Daniel Caux, musicologue, essayiste, programmateur et producteur radio, disparu en juillet 2008,  fut l’un des prestigieux agitateurs de l’ACR dans les années 70-80. Un passeur d’inconnu, un heureux passionné de l’avant garde et des musiques expérimentales, instigateur d’essais radiophoniques anthologiques notamment aux côtés de Steve Reich et Terry Riley, Michael Snow et Luc Ferrari, Michael Snow et Peter Grenaway, La monte Young et Charlemagne Palestine, Meredith Monk, Nina Hagen…  

Les éditions de l’éclat lui rendent un très bel hommage en publiant Daniel Caux, Le silence, les couleurs du prisme et la mécanique du temps qui passe, un important ouvrage qui regroupe ses textes éparpillés dans les nombreuses revues et quotidiens dans lesquels il a écrit pendant près de 40 ans.

Le programme que l’atelier de création radiophonique lui a consacré, Daniel Caux de A à Z, diffusée le 5 octobre 2008 se trouve joint à cette publication sous la forme d’un CD offert.


Note de l’éditeur :

Les musiciens de la seconde moitié du XXe siècle, de John Cage à Richie Hawtin, en passant par les minimalistes américains, le free jazz et quelques inclassables et visionnaires, savent ce qu’ils doivent à l’écoute créatrice et généreuse de Daniel Caux. Passeur de sons, caravanier des musiques nomades, il a porté jusqu’à nos oreilles la conque de ses découvertes enthousiastes. Toute son action, depuis la fin des années 60, aura consisté à faire connaître et entendre celles et ceux qui dessineront notre paysage musical. Son écriture, toujours juste et précise, a accompagné au jour le jour cette aventure musicale: articles, textes de pochette de disques, programmes, émissions radiophoniques sur France Culture et France Musique, les textes rassemblés ici sont une histoire vivante du siècle sonore mise en musique par les musiciens mêmes.

Producteur à France Culture (et France Musique), journaliste (L’Art vivant, Jazz Hot, Le Monde, Art Press, Le nouvel Obs…), organisateur de concerts (Ayler, Sun Ra, Riley, Glass, Reich…), directeur artistique du label Shandar, chargé de cours à Vincennes puis Saint Denis, Daniel Caux fut un ‘activiste musical’ qui a profondément marqué la scène musicale de ces quarante dernières années. Il disparaît en juillet 2008. Le Festival d’Automne lui rendra hommage avec la projection du film de Jacqueline Caux: «Les Couleurs du prisme et la mécanique du temps qui passe».