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Pourquoi Ă©dulcorer un pouvoir dont on peut s’emparer ?

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« Les hommes de parti, quelques pures que leurs intentions puissent être, répugnent toujours à limiter la souveraineté. Ils se regardent comme ses héritiers, et ménagent, même dans la main de leurs ennemis, leur propriété future. » (Benjamin Constant).
VoilĂ  pourquoi la majoritĂ© du PS refusera, en Congrès, les rĂ©formes constitutionnelles proposĂ©es par le gouvernement. MĂŞme s’il se trouve que nombre de ces rĂ©formes sont rĂ©clamĂ©es Ă  corps et Ă  cris depuis des annĂ©es par la gauche libĂ©rale. Pourquoi l’opposition contribuerait-elle Ă  rogner les pouvoirs exorbitants de l’exĂ©cutif, alors qu’elle sait qu’elle a de bonnnes chances de l’emporter dans moins de 4 ans ? A-t-on vu que l’auteur du “Coup d’Etat permanent” ait renoncĂ© en quoi que ce soit aux prĂ©rogatives ahurissantes accordĂ©e au prĂ©sident de la RĂ©publique, une fois Ă©lu ? Le pouvoir de nomination, en particulier, est, dans notre pays, scandaleux. On a vu l’usage qu’en ont fait et Mitterrand et Chirac en fin de mandat pour caser ou remercier leurs amis.

Je suspends ce blog pour la durée des vacances. Bon repos à tous.

Plus de réformes, moins de com !

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La campagne de communication lancĂ©e par le gouvernement pour tenter de redresser l’image dĂ©sastreuse produite par le « paquet fiscal » de la rentrĂ©e 2007 aura donc coĂ»tĂ© 4,3 millions d’euros aux finances publiques. En pure perte. Voir les sondages. La gauche est parvenue Ă  imposer l’idĂ©e qu’il s’agissait uniquement d’une sĂ©rie de mesures en faveur des plus aisĂ©s (bouclier fiscal, rĂ©duction de l’assiette de l’ISF, droits de succession). Le gouvernement et sa majoritĂ© n’ont n’a pas su convaincre du bien-fondĂ© de leur thèse, selon laquelle la majoritĂ© des rĂ©ductions d’impĂ´ts profiterait davantage aux classes moyennes (heures supplĂ©mentaires dĂ©fiscalisĂ©es et achat du premier logement). Tant pis pour eux. C’est une affaire de force de conviction et de talent politique. Exactement comme lorsque Laurent Fabius est arrivĂ© Ă  convaincre de nombreux Ă©lecteurs de la menace d’une forte augmentation de la TVA (« TVA sociale ») entre les deux tours des lĂ©gislatives de 2007. MĂŞme si c’était inexact. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas aux contribuables de financer les opĂ©rations de propagande d’un gouvernement qui ne parvient pas Ă  convaincre. Lire la suite »

Ingrid Betancourt et les guerres asymétriques

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Ce qu’il y a de frappant, dans la libĂ©ration d’Ingrid Betancourt par l’armĂ©e colombienne, c’est qu’elle apporte une dĂ©monstration a contrario de la sottise de la plupart des thĂ©ories de la “guerre asymĂ©trique”. Pour eux, puisqu’on ne saurait gagner face Ă  une guĂ©rilla, il ne resterait qu’Ă  nĂ©gocier et Ă  payer la rançon. Quitte Ă  renforcer ainsi le prestige et les moyens matĂ©riels de l’adversaire. Ils ont tout faux. La preuve. Lire la suite »

souverainisme et multiculturalisme québécois

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Nous rentrons du QuĂ©bec. Les deux Ă©missions que nous avons diffusĂ©es sur place, les contacts qui les ont prĂ©cĂ©dĂ©es et suivies, m’ont amenĂ© Ă  remettre en cause une vision de la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise qui, comme celle de beaucoup de Français, datait de la RĂ©volution tranquille des annĂ©es 60. Et je me suis aperçu que, sur nombre de problèmes, nos amis du QuĂ©bec, qui rencontrent en gros les mĂŞmes problèmes que nous, avaient pris une certaine avance.

Nos visions du QuĂ©bec juxtaposent deux visions qui sont contradictoires entre elles. Nous adhĂ©rons Ă  la fois Ă  celle des souverainistes du Parti QuĂ©bĂ©cois, pour qui la situation est caractĂ©risĂ©e par l’antagonisme entre un “petit peuple” francophone - trop longtemps opprimĂ© et encore dominĂ© par une majoritĂ© anglophone -, et Ă  celle du multiculturalisme, pour laquelle doivent coexister dans l’harmonie des populations dont les modes de vie et mĂŞme les valeurs fondamentales peuvent et doivent diverger les unes des autres, pour l’enrichissement mutuel des diffĂ©rences. En fait, ces deux idĂ©ologies, qui ont Ă©galement le vent en poupe, ne sont pas conciliables, comme on le constate sur place.

Le souverainisme quĂ©bĂ©cois, indĂ©pendantiste ou pas, s’appuie sur une vision “moderniste” de l’Etat-nation, qui rentre en symbiose avec la nĂ´tre, issue de la RĂ©volution de 1789. Elle suppose qu’un peuple a le droit de se constituer en nation et que celle-ci a pour devoir de former et de renforcer un Etat qui lui corresponde, l’unifie et l’exprime sur la scène de l’histoire. D’oĂą le fait que le Parti QuĂ©bĂ©cois est classĂ© Ă  gauche, alors mĂŞme qu’il est nationaliste. Mais il est aussi favorable au renforcement de l’Etat, centralisateur, homogĂ©nisateur de la sociĂ©tĂ©. Et c’est lĂ  qu’il se heurte au multiculturalisme, qui est une idĂ©ologie de la post-modernitĂ©. Le PQ accuse le multiculturalisme d’ĂŞtre l’instrument manipulĂ© par Ottawa, par le Canada anglophone, pour mieux noyer le “petit peuple” francophone du QuĂ©bec dans un magma de minoritĂ©s, afin de l’affaiblir et de le rĂ©duire Ă  n’ĂŞtre bientĂ´t plus qu’une de ces “minoritĂ©s” auxquelles on concède des droits folkloriques, pour mieux la priver du droit civique Ă  la formation d’un Etat sĂ©parĂ©, qui n’est reconnue qu’aux peuples.

C’est dans ce contexte qu’il faut aborder la question de la “sortie de religion” qui revĂŞt, au QuĂ©bec, un aspect d’autant plus spectaculaire qu’elle s’est effectuĂ©e en une douzaine d’annĂ©es. Le catholicisme y Ă©tait enracinĂ© en tant que religion civique, ciment identitaire du “petit peuple”, noyĂ© dans un ocĂ©an antglo-saxon et protestant. C’est cette Eglise qui avait offert ses structures, ses rĂ©seaux de bienfaisance et son système Ă©ducatif, en guise d’Etat, aux QuĂ©bĂ©cois, leur permettant par lĂ -mĂŞme, de ne pas disparaĂ®tre. De nombreux intellectuels quĂ©bĂ©cois estiment que, en parvenant Ă  construire un Etat puissant, socialisant, le QuĂ©bec a prĂ©cipitĂ© ainsi la chute de l’Eglise civique. Car cet Etat, en se  substituant Ă  l’Eglise catholique, l’a rendue politiquement inutile. Et il n’a pas perçu le risque que lui faisait courir le multiculturalisme, nouvelle “religion politique” officielle de la FĂ©dĂ©ration canadienne.

On lira avec intĂ©rĂŞt le Manifeste pour un QuĂ©bec lucide qui, bien que lancĂ© Ă  pĂ©tition il y a presque trois ans, montre que les problèmes Ă©conomiques, dĂ©mographiques et sociaux du QuĂ©bec sont pratiquement les mĂŞmes que les nĂ´tres. Ce Manifeste m’Ă©voque Ă©trangement les “vekhis” russes (”Jalons”), qui ont succĂ©dĂ© Ă  la rĂ©volution ratĂ©e de 1905 : soyons rĂ©alistes et amĂ©liorons d’abord notre situation Ă©conomique, dĂ©veloppons notre sociĂ©tĂ©, menacĂ©e par les dĂ©fis de la mondialisation, avant de songer Ă  de nouvelles tentatives d’Ă©mancipation radicale.

activation des chĂ´meurs sans offres d’emplois

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“L’activation” des chĂ´meurs est l’un des trois cĂ´tĂ©s du “triangle d’or” de la flexisĂ©curitĂ©, qui a permis Ă  l’Europe du Nord de sortir pour de bon du chĂ´mage de masse depuis une dizaine d’annĂ©es. Rappelons que ces systèmes combinent 1° une assurance chĂ´mage extrĂŞmement gĂ©nĂ©reuse, 2° un droit du travail très souple, qui ne risque pas de dissuader les employeurs d’embaucher par crainte de longues et coĂ»teuse procĂ©dures judiciaires en cas de licenciement, 3° des politiques “d’activation” de la personne tombĂ©e au chĂ´mage. Ces dernières comportent une prise en charge individualisĂ©e et efficace, des offres de formation et de reconversion et, bien entendu, des pĂ©nalitĂ©s prĂ©vues pour ceux qui refuseraient les offres de travail correspondant Ă  leurs qualifications. C’est vrai au Danemark, comme en Suède. Dans tous ces pays, le principe selon lequel il ne saurait y avoir de droits individuels sans responsabilitĂ©s envers la collectivitĂ©, apparaĂ®t comme une Ă©vidence. Ce sont des pays dotĂ©s d’un degrĂ© Ă©levĂ© de sens civique, oĂą l’on ne juge pas tout naturel de “profiter” du système, car on y a le sentiment que celui-ci n’est pas votre adversaire, mais qu’il est fondĂ© sur la confiance mutuelle. Pour mesurer Ă  quel point la France constitue, au contraire, une “sociĂ©tĂ© de dĂ©fiance”, assez exceptionnelle en Europe, oĂą l’incivisme est proportionnel au sentiment que personne ne respecte les règles, en commençant par le sommet de la hiĂ©rarchie sociale, on lira avec profit “la SociĂ©tĂ© de DĂ©fiance” de Yann Algan et Pierre Cahuc.

C’est pourquoi, je l’avoue que je ne suis nullement choquĂ© par la proposition Ă©mise par Christine Lagarde selon laquelle un chĂ´meur qui refuserait une offre Ă©quivalent Ă  une baisse de 5 % de son ancien salaire devrait l’accepter, sous perdre de perte d’indemnitĂ©s, au bout de 3 mois et de 20 % de son ancien salaire au bout de 6 mois. Non, ce qui me choque, c’est le caractère un peu irrĂ©aliste d’une mesure qui montre que le gouvernement agit comme si les principaux problèmes du pays avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©solus et qu’il ne restait plus qu’Ă  peaufiner. Lire la suite »

Rigueur ? Quelle “rigueur” ?

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Entre les deux tours des lĂ©gislatives de 2007, Laurent Fabius a sorti une arme de dissuasion Ă©lectorale massive : le gouvernement s’apprĂŞtait, selon l’ancien premier ministre, Ă  faire voter un important relèvement de la TVA. La « TVA sociale ». Aujourd’hui, seuls quelques Ă©conomistes comme Jean Arthuis, prĂ©sident de la Commission des finances du SĂ©nat, persistent Ă  recommander cette mĂ©decine impopulaire, afin d’allĂ©ger les charges sociales pesant sur les salaires, jugĂ©es dissuasives Ă  l’embauche. Mais le gouvernement n’a toujours pas adoptĂ© la « TVA sociale ». Entre les deux tours des municipales de mars, une autre menace fut brandie comme un Ă©pouvantail par le PS : le gouvernement s’apprĂŞtait, cette fois, Ă  faire voter un plan de rigueur ! Il allait bien falloir payer, disaient ses dirigeants les largesses du « paquet fiscal » de juillet 2007. Le pouvoir avait mangĂ© son pain blanc en allĂ©geant les impĂ´ts sur les successions, les charges sur les heurs sup’, et l’impĂ´t sur la fortune, avec le bouclier fiscal. Maintenant, il allait falloir payer pour ces imprudentes largesses. Christine Lagarde elle-mĂŞme n’avait-elle pas employĂ©e le mot dĂ©s septembre dernier ? Alors oĂą en est la « rigueur » ? Lire la suite »

Le MoDem a-t-il son avenir devant lui ?

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De la passionnante discussion qui a eu lieu, devant et hors micro, avec nos invitĂ©s d’hier , je conclus deux choses : primo la stratĂ©gie de Bayrou est bien prĂ©sidentielle. Il est prĂŞt Ă  sacrifier l’Ă©norme rĂ©seau d’Ă©lus locaux de l’ancienne UDF sur l’autel de sa vocation personnelle. Il se croit très bien placĂ© pour l’emporter en 2012 car il compte sur des affrontements si violents au sein du PS que le/la candidat(e) socialiste sera, comme en 2002, Ă©liminĂ©(e) dĂ©s le premier tour. Bien sur, le rĂ©seau des notables de l’ancienne UDF ne l’entend pas de cette oreille et la majoritĂ© de ses membres aspirent Ă  la traditionnelle alliance avec la droite. Le sĂ©nateur Arthuis joue, en outre, sa prĂ©sidence de la commission des finances. Il ne semble pas qu’ils puissent aller jusqu’Ă  relancer la vieille maison de l’UDF. Bayrou aurait pris ses prĂ©cautions. Il ne leur restera alors qu’Ă  valider la stratĂ©gie de Morin en rejoignant, un par un, le Nouveau Centre. Lire la suite »

Mai 68 jusqu’Ă  la saturation

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Comment ne pas ĂŞtre gĂŞnĂ© par l’unanimisme commĂ©moratif autour de Mai 68 ? NumĂ©ros spĂ©ciaux de revues, affiches dans les gares, Ă©missions de radios et de tĂ©lĂ©visions, avalanche Ă©ditoriale (on annonce environ 70 bouquins !), tout le monde se croit obligĂ© de contribuer au grand Ă©difice mĂ©moriel du quarantième anniversaire. Quelle immodestie de la part des vĂ©tĂ©rans qui, nous dit-on, tiennent les rĂ©dactions et les maisons d’Ă©dition ! Faudra-t-il organiser, sous l’Arc de Triomphe, une cĂ©rĂ©monie de remises de mĂ©dailles aux glorieux dĂ©fenseurs des barricades de la rue Gay-Lussac ? Inventer un grand Prix de l’AcadĂ©mie pour les orateurs loufoques de l’OdĂ©on ? On a dĂ©jĂ  atteint le ridicule avec la saturation. Et cette auto-glorification ne fait que conforter la thèse de ceux qui, comme François Ricard, dans “la GĂ©nĂ©ration lyrique“, ont cru voir dans Mai 68 une mise en scène auto-glorificatrice de la gĂ©nĂ©ration du baby-boom. (Je signale que c’Ă©tait aussi la thèse d’un livre prĂ©curseur et oubliĂ©, “Nous sommes irrĂ©sistibles, (Auto)critique d’une gĂ©nĂ©ration abusive”, publiĂ© au Seuil en 1990 par Jacqueline Remy).

Car enfin, les “Ă©vènements” - auxquels j’ai participĂ©, bien jeune, aux ComitĂ©s d’Action LycĂ©ens - ne revĂŞtent sans doute pas la dimension historique que partisans et adversaires lui prĂŞtent aujourd’hui. Lire la suite »

Herling sur le sens de la vie

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Je n’ai pas le temps de rĂ©pondre aux Ă©tudiants qui ont bien voulu rĂ©agir Ă  mon cours de ce matin.
Comme j’ai fait rĂ©fĂ©rence Ă  une citation sans parvenir Ă  la formuler, je la laisse ici Ă  leur intention, comme Ă  celle de nos amis de France Culture.

“Il fallait pourtant qu’il existât au monde un endroit d’oĂą, arrivĂ© au bout du chemin, on pouvait voir sa vie autrement, non comme un tourbillon insensĂ© mais comme une voie menant quelque part, vers quelque chose !

Gustav Herling-Grudziński : Journal écrit la nuit, p 292

Ayaan Hirsi Ali, citoyenne europĂ©enne d’honneur

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Je ne sais pas si l’affaire Hirsi Ali est instrumentalisée par la gauche, comme on le dit, pour gêner Sarkozy. Et ça ne me paraît pas le fond du problème. Le fait que depuis le 2 novembre 2004, elle vive sous menace de mort me semble suffire largement à justifier qu’elle soit protégée, comme le fut, en son temps et pour les mêmes raisons, Salman Rushdie. Qu’elle soit « adoptée » par le Parlement européen, expression d’un « peuple européen » en gestation, comme le voudraient Benoît Hamon et ses amis, me semble une bien belle idée. Il faut rappeler ce qui s’est passé ce 2 novembre 2004. C’est ce jour-là que Theo Van Gogh, avec lequel elle avait réalisé le film « Soumission » a été abattu à coups de revolver en pleine rue d’Amsterdam, alors qu’il roulait à vélo. Ensuite, son assassin, Mohammed Bouyeri, l’a achevé en vidant son arme sur lui, puis l’a égorgé, avant de lui planter sur la poitrine un couteau au bout duquel était fixé la liste des autres « blasphémateurs de l’islam », promis au même sort. Ayaan Hirsi Ali figurait en tête de cette liste effroyable.
Comme l’a montrĂ© notre Ă©mission d’hier, l’affaire Ayaan Hirsi Ali est passionnante, parce qu’elle dessine de nouveaux clivages idĂ©ologiques, pas souvent perçus par les commentateurs, qui, comme moi, ont parfois bien du mal Ă  suivre. Elle divise en effet nettement la gauche en deux camps difficilement conciliables. Mais ce dĂ©bat en rappelle d’autres, plus anciens, qui permettent de mieux comprendre les logiques intellectuelles en prĂ©sence.

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