Dany le Rouge contre le philosophe-ministre, le trublion en chef du joli mois de Mai - face Ă l’auteur du pamphlet ravageur « la pensĂ©e 68 »…. Nous vous proposons jeudi 31 janvier et vendredi 1° fĂ©vrier, Ă l’heure du thĂ©, un dĂ©bat Cohn Bendit / Luc Ferry, enregistrĂ©, Ă Lyon, pour la Villa Gillet, quelques jours plus tĂ´t. Belle façon d’inaugurer notre partenariat avec Le Nouvel Observateur, auquel cette Ă©mission s’associe pour vous proposer dĂ©sormais un dĂ©bat mensuel en tĂŞte Ă tĂŞte, susceptible d’éclairer une question d’actualitĂ©.
Débat qui constitue la première mais, certainement pas la dernière - n’est-ce pas Julie - des modestes contributions aux cérémonies du quarantième anniversaire que nous comptons organiser.
A l’écoute de ce débat, vous constaterez que les lignes de clivages entre ce qu’il est convenu d’appeler droite et gauche se sont déplacées de plusieurs kilomètres en 40 ans. Ce qui n’est pas étonnant. N’attendez aucune nostalgie émue pour ses vertes années de la part de Cohn Bendit. Pour lui, les Evènements appartiennent à l’histoire. Les exigences du présent sont tout autres. Il regrette d’ailleurs un certain nombre de dérapages anti-démocratiques du mouvement dont il fut la figure de proue. Quant à Luc Ferry, il a surpris plus d’un participant en mettant en cause la casse des valeurs culturelles, préalable, selon lui, à un redéploiement dramatique du capitalisme.
Toute sorte d’études, inaugurée par « L’héritage impossible » de Jean-Pierre Le Goff, ont mis en cause « les années contestataires ». Celles-ci auraient « sapé les fondements éthiques et rationnels du politique et porté le doute sur la possibilité même d’une reconstruction ». Dans la même veine, Marcel Gauchet redoute, on le sait, que l’accomplissement de la « révolution individualiste des droits », venue de plus loin, rende « problématiques la cohésion sociale et la gouvernance même de nos sociétés ». Ce sont des questions auxquelles Daniel Cohn Bendit réfléchit. Elles lui inspirent, on l’entendra, des conclusions informées sur la nécessité de renforcer les processus de gouvernance régionale (l’Union Européenne) ou mondiale (l’OMC).
De son côté, Luc Ferry développe des thèmes, esquissées par Christopher Lasch et Daniel Bell dans le prolongement des « Evènements ». Il met en cause le rôle joué par les philosophies du soupçon dans le déploiement d’un certain nihilisme contemporain, nihilisme sur lequel surfe le consumérisme qui contribue à nous décerveler. Nous manifestions il y a quarante ans contre la « société de consommation ». « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi ». Aujourd’hui, il nous a rattrapés. Le marketing le plus up-to-date nous incite en permanence à « oser être nous-mêmes », « sans tabous limites », à faire « la révolution des prix » ou encore à « bouger dans nos têtes »…
Oui, le souvenir de 68 se perd, mais ses effets se rĂ©vèlent bien Ă©loignĂ©s de ceux qu’en espĂ©raient ses participants. Nous pouvons en tĂ©moigner… N’est-ce pas François Armanet, rĂ©dacteur en chef du service DĂ©bats du Nouvel Obs, toi Ă qui revenais le redoutable privilège de lancer le dĂ©bat…
jan 28



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28 janvier 2008 à 16:21
CHICHE QUE VOUS PRONONCIEZ LE MOT PIGISTE DANS VOTRE EMISSION DE CE LUNDI CONSACREE AU JOURNALISME !!!!
29 janvier 2008 à 10:11
( Dans la mĂŞme veine, Marcel Gauchet redoute, on le sait, que l’accomplissement de la « rĂ©volution individualiste des droits », venue de plus loin, rende « problĂ©matiques la cohĂ©sion sociale et la gouvernance mĂŞme de nos sociĂ©tĂ©s ». Ce sont des questions auxquelles Daniel Cohn Bendit rĂ©flĂ©chit. Elles lui inspirent, on l’entendra, des conclusions informĂ©es sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer les processus de gouvernance rĂ©gionale (l’Union EuropĂ©enne) ou mondiale (l’OMC).) Franchement, croyez vous qu’Ă ce constat de Gauchet on puisse rĂ©pondre , comme Cohn Bendit, par plus de gouvernance.Il est quand mĂŞme paradoxal que l’emblème de 68 se fasse le porte parole d’une rĂ©ponse essentiellement technocratique. Sauf Ă prĂ©tendre, certains l’on dit, que ce mouvement et leurs leaders n’Ă©taient que la pointe avancĂ©e du libĂ©ralisme. Par eux, les barrières psycho-socio d’une sociĂ©tĂ© française bloquĂ©e et aux dĂ©sirs de consommation de toute nature cadenassĂ©s ont sautĂ©. Un hasard, si on les retrouve, pour les plus douĂ©s d’entre eux, dans le monde des mĂ©dias,de la politique et de l’humanitaire ( leur mauvaise conscience mais remixĂ©e par les deux premiers…)
Bien Ă vous
31 janvier 2008 à 15:52
Bonjour,
Est-ce juste une impression ou bien souffrez-vous rĂ©ellement d’un coup de blues Mr Couturier? Je regrette de ne pas vous entendre beaucoup ces derniers jours…
31 janvier 2008 à 18:04
Quelques précisions.
A Michel Santo, mon propos sur la loi de 1905 n’est pas de contester la réalité du mimétisme querelleur d’alors, mais je regrette qu’on évoque ce moment fort avec condescendance. L’enjeu n’était pas mince comme le rappelle la mise au point très claire de Jean-Claude Monod dans le Monde du 29/01. Je ne vois pas en quoi les principes de la loi de 1905 seraient « négatifs » ou dépassés. Le contexte a changé, les aspects caricaturaux de la lutte contre les adversaires de la république et les valeurs démocratiques se sont atténués, même s’il reste une tradition de railleries anticléricales paresseuses et, plus préoccupant, une mise hors-jeu dès qu’il est question de religion. Je regrette d’ailleurs que certains défendent la laïcité avec trop de raideur, quitte à ranimer la conflictualité de l’époque, comme ce fut le cas lors de l’émission semble t’il, à lire une autre intervention de Brice Couturier.
Autre point, votre vision du sacré républicain me surprend : qu’il soit héroïque ou qu’il disparaisse ! Contre cette alternative, je plaide pour qu’il ne soit pas grandiloquent mais attentif aux problèmes nouveaux. En somme, rester fidèle aux valeurs républicaines dans les choix à faire sans ignorer la spécificité des contextes. En reprenant les termes de Régis Debray, préserver un minimum de verticalité (de sacré) pour que l’horizontalité (le lien) ne se désagrége pas.
Des déclarations de Sarkozy, Jean-Claude Monod a fait une critique précise dans son intervention. Ces déclarations ne sont pas anodines dans la mesure où c’est le chef de l’Etat qui s’est exprimé. Je ne crois pas que les autorités politiques aient à intervenir sur les questions religieuses, ni à vouloir organiser les cultes, les communautés. Elles doivent respecter leurs libertés.
Sur l’importance de la laïcité, je me permets d’évoquer à nouveau le livre de Jacques Julliard « Le choix de Pascal » et l’accent porté sur la distinction des ordres.
Dans l’action politique, collective, bref la « chose politique », la laïcité repose sur l’accord d’individus sur des choix, un programme, sans que ces individus aient à étaler les raisons profondes, personnelles, éventuellement religieuses, de leur engagement dans tel parti, tel syndicat, ou telle association. Avoir une conviction religieuse sincère n’entraîne pas logiquement l’engagement dans telle organisation précise à l’exclusion d’autres. Je souligne le fait que cela préserve la liberté de l’individu. En outre, on peut accepter de discuter, de transiger sur des choix politiques, mais beaucoup moins sur le soubassement philosophique ou spirituel de son engagement, sur son identité, son vécu, sa sensibilité. Ces convictions personnelles sont essentielles, bien-sûr, mais elles ne doivent pas occuper le devant de la scène quand il s’agit de l’action politique, collective. Dans ce sens, la laïcité qui s’est développée en France consiste en la reconnaissance de projets, non à l’arbitrage entre prides.
Dans l’ordre intellectuel, rien n’interdit aux convictions religieuses, spirituelles de participer aux débats. Paul Valadier a constaté que l’on considère souvent en France cette participation incompatible avec discussion sérieuse (d’ailleurs, une religion peut être intellectuellement un chef d’œuvre, selon Paul Veyne dans « Quand notre monde est devenu chrétien » !). Evacuer toute réflexion prenant en compte la foi, l’héritage des religions ne fait pas avancer la laïcité. Si la laïcité peut être positive, c’est sur ce terrain, celui des idées.
En somme, j’approuve la réponse du 25 de Brice Couturier sur l’apport éventuel des spiritualités face au relativisme et au subjectivisme. Mais, en attendant de lire Charles Taylor, je reste toutefois très perplexe quant aux modalités d’application d’un communautarisme intelligent, et à son articulation avec la laïcité française.
1 fĂ©vrier 2008 à 7:58
la photo qui vous représente,Julie et vous,affichant le sourire factice des V.R.P télévangélistes est franchement ridicule.
Encore un dĂ©gat collatĂ©ral des retombĂ©es de 68.Spectacle! quand tu nous tiens…
1 fĂ©vrier 2008 à 10:05
Nous sourions plus souvent que nous ne pleurons, c’est vrai, et l’air du temps n’est pas au bonheur. Mais quel rapport avec l’Ă©vangĂ©lisme tĂ©lĂ©visuel ?
On nous “entend”, Julie et moi, Ă tour de rĂ´le. Il y a, chaque semaine 3 Ă©missions “Julie” ou trois Ă©missions “Brice”, en alternance. Celui de nous deux qui choisit un sujet dĂ©cide aussi des invitĂ©s (avec de prĂ©cieux conseils mutuels). Ca permet Ă l’autre d’intervenir avec plus de libertĂ© dans la discussion, sans ĂŞtre contraint Ă la neutralitĂ© entre les invitĂ©s.
VoilĂ pour la “cuisine”.
Merci Ă Emmanuel Deschrevel dont je partage souvent les idĂ©es. De manière gĂ©nĂ©rale, nous avons des auditeurs intelligents, si j’en crois ce blog et les messages sur le net. Ca nous incite Ă continuer Ă lire et Ă nous informer, plutĂ´t que de cĂ©der Ă la pente, pourtant facile, de la rĂ©duction idĂ©ologique bĂŞtasse et manichĂ©enne. Mais quel bouilot !
N’hĂ©sitez pas Ă nous suggĂ©rer des sujets et des invitĂ©s. On ne voit pas tout !
1 fĂ©vrier 2008 à 10:41
A la communication quantitativement infinie des choses(idĂ©al bourgeois/marchand) s’est substituĂ©e,Ă©phĂ©mère,la communication qualitativement infinie des ĂŞtres;la fĂŞte rĂ©volutionnaire,nos rĂŞves devenus rĂ©alitĂ©;l’impossible rĂ©alisĂ©.voici ce que fut,quelques jours,le tremblement de terre soixantehuitard. Une raretĂ© historique que ceux qui l’ont vĂ©cue ne pourrons jamais oublier.
Que le jargon gauchiant se soit retrouvĂ© comme chez lui dans le jargon marketting-”produit rĂ©volutionnaire”,”rĂ©volution des prix”etc…-et que les gauchistes,aigris devant l’impossibilitĂ© de faire une carriĂ©re de commissaires du peuple”,se soient retrouvĂ©s comme chez eux dans les honteuses places de valets des capitalistes est dans l’ordre des choses.L’un sied Ă merveille Ă la propagande de la marchandise,les autres Ă©taient les mieux formĂ©s pour occuper ces places honteuses.
Un sujet? L’antiutilitarisme.
Des invités? Des membres du M.A.U.S.S
1 fĂ©vrier 2008 à 17:00
A Emmanuel Deschrevel.
En fait, nous sommes d’accord. Plus prĂ©cisĂ©ment, et si vous me le permettez,je suis prĂŞt Ă reprendre et Ă signer votre texte.Bien Ă©crit de surcroĂ®t.
Merci
1 fĂ©vrier 2008 à 20:40
J’aimerais que Luc Ferry nous explique plus prĂ©cisĂ©ment en quoi consiste le phĂ©nomène incontrĂ´lable et mystĂ©rieux (certainement Ă©tranger Ă l’espèce humaine et qui pour cette raison “nous Ă©chappe”) qu’il nomme “flux financiers”.
2 fĂ©vrier 2008 à 16:13
Merci pour cette Ă©mission sur le joli Mai, qui permet de mettre des choses en place pour ceux qui comme moi n’ont rien connu de toute cette agitation. J’ai Ă©tĂ© surpris de me retrouver sur la mĂŞme ligne que M. Ferry sur le rĂ´le de l’Ă©cole et du savoir comme moyen de lutter contre un consumĂ©risme très largement dĂ©bilitant et “anxyogène” selon le clichĂ© consacrĂ©. Je reste nĂ©anmoins rĂ©servĂ© sur les critères qui permettraient de sĂ©lectionner une “grande oeuvre”… Le problème de l’Ă©mancipation et de l’alphabĂ©tisation me semble capital dans ce monde et j’ai le sentiment que la fonction formatrice des partis marxistes qui ont eu une place si importante dans le monde d’alors a Ă©tĂ© relayĂ© par des partis religieux et des Ă©coles coranique: ainsi le problème de la rĂ©partition des pouvoirs et des richesses demeures le mĂŞme derrière une formulation dĂ©sormais essentiellement religieuse. Existe-t-il encore des penseurs marxistes un peu sĂ©rieux pour donner une formulation des problèmes gĂ©opolitiques et financiers que nous connaissons? Pourriez-vous y consacrer une Ă©missions?
P.S. il parait que l’un des idĂ©ologues du MEDEF, fut un grand Ă©lève de Foucault…
(pour rĂ©pondre Ă quelques rĂ©actions que j’ai pu lire)
3 fĂ©vrier 2008 à 19:53
C’est une bonne chose que vous ayez un blog, Brice Couturier. Un journaliste de radio qui ne blogue pas: il manque quelque chose…Et en plus vous rĂ©pondez !
4 fĂ©vrier 2008 à 10:42
L’ancien disciple de Foucault devenu conseiller du MEDEF est, j’imagine, François Ewald. Au demeurant, un excellent spĂ©cialiste de politiques sociales. Mais il y a bien d’autres figures de Mai 68 qui font maintenant partie de l’Ă©lite sociale. J’ai ainsi connu Henri Weber Ă l’Ă©poque oĂą il dirigeait le Service d’Ordre de la Ligue Communiste - toujours Ă la tĂŞte de ses troupes casquĂ©es de blanc, lui sans casque, chargeant les CRS au Palais des Sports en 1971… Il est devenu sĂ©nateur, conseiller très proche de Laurent Fabius. L’an dernier, son mariage avec une femme de la grande bourgeoisie a Ă©tĂ© l’un des Ă©vènements les plus mondains de la saison. Qu’est-ce que ça prouve ? Il a Ă©voluĂ©, il a bien fait. C’est l’un des thĂ©oriciens les mieux informĂ©s et les plus novateurs de la social-dĂ©mocratie en France. Faut-il lui prĂ©fĂ©rer Alain Krivine, bloquĂ© dans ses certitudes d’il y a quarante ans ?
C’est vrai que je lis tout ce qu’on m’Ă©crit sur ce blog, ne serait-ce que pour “modĂ©rer” les propos racistes, ou simplement stupides. Mais ils sont jusqu’Ă prĂ©sent très rares. Merci. Et je ne censure pas, bien entendu, les propos avec lesquels je peux ĂŞtre Ă©ventuellement en dĂ©saccord.
4 fĂ©vrier 2008 à 20:40
A BriceCout : Puisque le dĂ©bat autour de la laĂ®citĂ© se poursuit sur votre blog, je viens ajouter quelques commentaires et exposer les questions qui me sont venues suite Ă votre billet du 23 janvier. Je ne pense pas qu’il s’agisse du remake de la lutte entre Don Camillo et Peppone. Doit-on rappeler que la loi de 1905 fut,au fond une rĂ©plique Ă la volontĂ© de l’Ă©glise catholique (de sa tendance ultramontaine) de continuer Ă peser sur les dĂ©cisions des pouvoirs politiques français, donc de se mĂŞler de l’exercice du pouvoir temporel. PrĂ©senter l’affirmation de la laĂ®citĂ© Ă la française comme le combat contre les religions et particulièrement la religion catholique est par trop simpliste. Ensuite, est-ce cette laĂ®citĂ© qui est la cause de la dĂ©christianisation ? Ce n’est quand mĂŞme pas le communisme staliniste (dont le poids Ă©lectoral a plafonnĂ© Ă 30 %) qui est responsable de “la perte de repères” en France! D’ailleurs Ă cette Ă©poque, l’Eglise catho demeurait vigoureuse.
Ou encore sont-ce les consĂ©quences dĂ©lĂ©tères d’un nietzchĂ©isme rĂ©interprĂ©tĂ© Ă la sauce qui voulait justifier les terribles orientations que l’on sait. Ou une autre lecture qui a irriguĂ© la pensĂ©e philosophique moderne? (vous parlez de mort de Dieu) - Le philosophe au marteau voulait aussi la mort des “idoles” que constituaient les valeurs humanistes portĂ©es par les Lumières). La mort de Dieu, venons-y. Sur quels fondements vous appuyez-vous pour reprendre Ă votre compte (si je vous ai bien compris)la vieille antienne: “qui proclame la mort de Dieu s’affranchit plus aisĂ©ment qu’un autre de toute limite…”. Ce qui veut dire que la distinction entre le bien et le mal implique nĂ©cessairement la croyance en un Dieu personnel (et père fouettard)? Est-ce lĂ votre pensĂ©e? Vous Ă©crivez ensuite “Les croyances…engagent les individus dans des contextes de signification”.
N’y a-t-il pas quelque lĂ , sous-jacent,un ammalgamme entre athĂ©isme,libre pensĂ©e et laĂŻcitĂ© ? Et puis, les esprits chagrins -dont je fais partie-, s’Ă©meuvent de voir ainsi mis dans un mĂŞme sac, libre pensĂ©e (qui s’affranchit de la divinitĂ©) et totalitarismes criminels(qui s’affranchissaient de la crainte d’un châtiment dans l’au-delĂ ).En somme on ne saurait ĂŞtre moral si on ne se rĂ©fère pas Ă un code de conduite d’inspiration divine ? Et je me demande si ce n’est pas une telle confusion qui habite l’esprit de notre prĂ©sident. Pourtant le monde fourmille d’incroyants qui ne sont ni des brutes Ă©paisses qui n’Ă©coutent que leurs pulsions, ni des bĂŞtes dĂ©pourvues d’Ă©lĂ©vation mentale.Pourquoi ne pas admettre aussi que des individus puissent avoir une dĂ©marche spirituelle et un morale dĂ©liĂ©e d’une transcendance. N’existe-t-il pas d’autres voies pour trouver du sens Ă nos existences? Se reporter aux oeuvres de AndrĂ© Comte Sponville ou Luc Ferry, athĂ©es proclamĂ©s. Ils parlent d’amour .Ils ne sont pas l’AntĂ©christ! Pourtant, le père Verdin, dans le Figaro Magazine du 26 janvier rejette l’expression “SpiritualitĂ© sans Dieu”, qui doit lui apparaitre comme oxymorique, ce qui est envisageable pour un croyant. L’Ă©ternel dualisme platonicien qui pose le primat de l’Esprit sur la Matière, irrigue toujours les pensĂ©es.
Mais qui peut raisonnablement se targuer d’ĂŞtre l’exclusif dĂ©tenteur de la vĂ©ritĂ© ?
Cordialement
4 fĂ©vrier 2008 à 21:06
Je m’appuie sur deux auteurs, Eric Voegelin et… Albert Camus (”l’homme rĂ©voltĂ©”). DĂ©s que possible, je vous rĂ©pondrai en dĂ©tail.
5 fĂ©vrier 2008 à 1:06
Afin d’alimenter votre french bashing usuel, je vous suggère un sujet : le scandale de l’utilisation d’hormone de croissance prĂ©levĂ©e sur des cadavres pour traiter les retards de croissance infantile.
5 fĂ©vrier 2008 à 15:52
claire
merci pour votre émission que j’écoute autant que je peux
j’admire chez vous deux votre équilibre dans vos chapeaux, vos présentations ne sont jamais tendancieuses et si vous prenez parti, c’est le + souvent de manière très sage ! si , si, l’émission d’hier soir (le traitement de l’autisme) le démontre encore avec tous mes encouragements !
(j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© ce commentaire qui m’a fait grand plaisir et que les machines qui gèrent ce blog avaient dĂ©truit, malgrĂ© mon “approbation”. Merci. La question Ă©tait pour moi très personnelle. VoilĂ . Brice Couturier)
5 fĂ©vrier 2008 à 17:59
j’aimerais bien,cher Bricecou,prendre connaissance des commentaires “racistes” que vous prĂ©tendez avoir reçus et “modĂ©rĂ©s”.
Dans le sĂ©rie “la dĂ©lation un sport français” vous avez oubliè l’ex disciple de Mao qui assimilat si bien la “G.R.C.P*” qu’il fut un temps N°2 du M.E.D.E.F au cotĂ© du baron Salière(je ne donne pas de nom,moi!).
*G.R.C.P=Grande RĂ©volution Culturelle ProlĂ©tarienne(on ne rit pas!).Vous devriez nous narrez vos aventures de jeunesse,cher Bricecou,ne serait-ce que pour l’Ă©dification de la jeunesse.
7 fĂ©vrier 2008 à 0:28
Bon! ou sont-ils ces propos “racistes”(”antisĂ©mites” peut-ĂŞtre? Il s’en dĂ©nonce tous les jours sur F.C…),sont-ils comme Al Qaeda? Partout et nulle part!
7 fĂ©vrier 2008 à 13:54
Et pourquoi aimeriez-vous tant les lire, ces propos racistes ? Quelle dĂ©lectable transgression y aurait-il Ă les voir Ă©crits, lĂ , noir su blanc ? HonnĂŞtement, j’en reçois très peu, c’est vrai, mais je peux vous garantir que ça m’est dĂ©jĂ arrivĂ©. Des gens qui prĂ©tendent “vivre dans la rue”, mais qui savent fort bien se servir d’un ordinateur connectĂ© Ă internet. Il y a un courant de l’opinion qui croit mordicus Ă la thèse du “complot des Ă©lites”, qui imagine que les gens-qui-causent-dans-le-poste dĂ®nent avec les puissants de ce monde, et que tous partagent une mĂŞme idĂ©ologie pro-mondialisatrice et pro-immigration, le mĂŞme “mĂ©pris de petites gens comme nous”, etc. Et les propos antisĂ©mites (”complot sioniste”, “journalistes Ă la botte”, jusqu’au “vous ne saviez pas pour le 11 septembre, mais le “professeur” MachinTruc “a dĂ©montrĂ© de manière irrĂ©futable la machination amĂ©ricano-sioniste”, etc), j’en ai, oui, reçu plus que mon compte.
7 fĂ©vrier 2008 à 14:02
ben!…Ce serait marrant ,non?
c’est vous qui nous avez allèchĂ©s quand mĂŞme!
7 fĂ©vrier 2008 à 18:06
HonnĂŞtement, il y en a auxquels j’ai rĂ©pondu une, deux, trois fois, par mail, parce qu’ils me faisaient pitiĂ© et que j’espĂ©rais les convaincre que le monde ne ressemblait pas Ă la caricature manichĂ©enne qu’ils s’en Ă©taient fait. C’est mon cĂ´tĂ© prof. Mais l’expĂ©rience prouve que cela ne sert Ă rien. On a souvent affaire Ă des problèmes qui relèvent plutĂ´t de la psychiatrie (paranoĂŻa).
8 fĂ©vrier 2008 à 7:48
Vous ĂŞtes prof ou toubib? Vous voyez des malades partout!C’est une vraie maladie…:o(
1 mars 2008 à 16:37
Cher Brice, chère Julie
Je vous Ă©coute tous les jours et je n’ai pas l’intention de changer cette habitude. C’est une très bonne chose que votre Ă©mission soit secondĂ©e par ce blog qui constitue un espace devenu avec le temps indispensable pour les auditeurs dĂ©sireux de prolonger la discussion. Par bonheur ou par malheur, tous les auditeurs n’ont pas une mĂŞme vision lorsqu’ils vont sur le blog pour discuter ou commenter. Personnellement, je ne vois aucun inconvĂ©nient dans le fait que vos images soient affichĂ©es en haut du blog. Au contraire cela m’a permis de mettre une image sur un nom et sur une voix. Quant aux propos racistes que vous avez citĂ©s pour un auditeur enthousismĂ© de les connaĂ®tre, Ă lire ses rĂ©pliques respectives Ă chacune de vos rĂ©ponses, je ne suis pas sĂ»r que son but se limite Ă une curiositĂ© intellectuelle d’autant plus qu’il tourne en dĂ©rision ce que vous Ă©crivez avec un jeu de mots mĂ©diocre! Bon courage et beaucoup de rĂ©ussite.
5 mars 2008 à 4:46
Merci pour vos Ă©missions que j’Ă©coute et que je réécoute.
Lors du dĂ©bat sur le livre noir de la RĂ©volution 22fev2008 vous avez dit Ă la fin que vous seriez present au dĂ©bat entre marcel Gauchet et Luc Ferry Ă la Sorbonne le 29 mars prochain. Y serez-vous qu’en tant que spectateur ou avez-vous l’intention d’enregistrer et de diffuser ce dĂ©bat ? Merci
5 mars 2008 à 21:10
Non, j’y serai Ă titre individuel et en tant que spectateur. J’ai toujours eu un fort intĂ©rĂŞt pour les manifestations organisĂ©es par le Collège de philosophie, qu’il ne faut pas confondre avec le Collège international de philosophie. Les deux institutions ne s’apprĂ©ciant guère.
Pour Chichi, savez-vous que le débat Brice Hortefeux / Stéphane Essel, co-arbitré par Julie Clarini, est disponible en vidéo sur le site du Nouvel Obs (En temps Réel). Vous pourrez mettre un visage sur la voix de Julie. Et elle en vaut la peine !