La campagne de communication lancĂ©e par le gouvernement pour tenter de redresser l’image dĂ©sastreuse produite par le « paquet fiscal » de la rentrĂ©e 2007 aura donc coĂ»tĂ© 4,3 millions d’euros aux finances publiques. En pure perte. Voir les sondages. La gauche est parvenue Ă  imposer l’idĂ©e qu’il s’agissait uniquement d’une sĂ©rie de mesures en faveur des plus aisĂ©s (bouclier fiscal, rĂ©duction de l’assiette de l’ISF, droits de succession). Le gouvernement et sa majoritĂ© n’ont n’a pas su convaincre du bien-fondĂ© de leur thèse, selon laquelle la majoritĂ© des rĂ©ductions d’impĂ´ts profiterait davantage aux classes moyennes (heures supplĂ©mentaires dĂ©fiscalisĂ©es et achat du premier logement). Tant pis pour eux. C’est une affaire de force de conviction et de talent politique. Exactement comme lorsque Laurent Fabius est arrivĂ© Ă  convaincre de nombreux Ă©lecteurs de la menace d’une forte augmentation de la TVA (« TVA sociale ») entre les deux tours des lĂ©gislatives de 2007. MĂŞme si c’était inexact. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas aux contribuables de financer les opĂ©rations de propagande d’un gouvernement qui ne parvient pas Ă  convaincre. Lire la suite »