La gauche fait mine de se gausser du “virage idĂ©ologique” qu’aurait accompli Sarkozy, dĂ©sormais en campagne internationale pour une “refondation” et une rĂ©gulation mondiale du capitalisme. Elle l’accuse de “rĂ©vision dĂ©chirante” lorsqu’il fustige le “capitalisme de court terme” et les spĂ©culateurs, lorsqu’il se bat pour un gouvernement Ă©conomique de la zone euro. Je n’y vois, moi, aucun reniement. Mais je crois comprendre que cet Ă©nervement tĂ©moigne du sentiment d’Ă©touffement qu’Ă©prouve la gauche de gouvernement, dont l’espace politique ne cesse de se rĂ©trĂ©cir. Or, il n’est pas sain pour la dĂ©mocratie que la partie de l’opposition qui a vocation Ă  gouverner soit coincĂ©e entre la majoritĂ© au pouvoir et des forces politiques purement contestataires.

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