Je ne fais pas partie des EuropĂ©ens qui estiment avoir le droit de voter aux Etats-Unis, sous prĂ©texte “d’hyper-puissance”. Je ne crois pas Ă la thèse de “l’Empire”, dont nous ne serions qu’une province. J’estime le droit de vote liĂ© aux droits et aux devoirs de la citoyennetĂ© - qui comporte, entre autres, le fait de payer des impĂ´ts pour l’entretien de l’Etat et l’Ă©ventualitĂ© d’aller se faire tuer Ă la guerre pour la dĂ©fense de son pays… Je me demande quelle serait la rĂ©action de ces journalistes qui, ici, ont fait une campagne maladroite et tapageuse en faveur d’Obama, si les AmĂ©ricains venaient nous indiquer pour qui nous devons voter… Mais, c’est vrai, je fais partie de cette Ă©crasante majoritĂ© d’EuropĂ©ens qui ont souhaitĂ© la victoire de Barack Obama. Je dis EuropĂ©ens, car il faut savoir que les Ă©lites asiatiques prĂ©fĂ©raient son rival (voir l’article de Dominique MoĂŻsi sur Project Syndicate). Cependant, les rĂ©action des mĂ©dia français Ă cette victoire m’embarrassent. Parce qu’ils me semblent en ”racialiser” Ă outrance le sens. Au lieu d’y voir la preuve 1° que la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine n’est pas raciste, contrairement Ă ce qu’on nous chante sur tous les tons, 2° que la mobilitĂ© sociale, liĂ©e au “rĂŞve amĂ©ricain” y est une rĂ©alitĂ© incontestable, 3° que, dans la concurrence des modèles qui se joue, en ce moment, la dĂ©mocratie libĂ©rale, la sociĂ©tĂ© ouverte peut encore marquer des points face Ă ses concurrents autoritaristes - tant dans les versions russe que chinoise.
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nov 10



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