Encore une info qui est curieusement passée à la trappe, le mois dernier : le niveau des dépenses de protection sociale de la France, en pourcentage de PIB, est passé à 31,1% en 2006 (dernier chiffre connu) selon Eurostat. La moyenne européenne est de 26,9 %. Pour la première fois, la France se place donc devant la Suède (à 30,7%) et devient donc le pays européen qui consacre le pourcentage le plus élevé de sa richesse produite au financement de son système de protection sociale. Un fait objectif qui ne dérangera pas les tenants de la thèse de la “dérive néolibérale” qui “menacerait de démantèlement les acquis de l’Etat-providence”. Il est plus facile de répéter des slogans que de croiser des chiffres. Mais la vraie question, celle de la soutenabilité à moyen terme de cet ensemble de politiques, de plus en plus financées par l’emprunt, cette question-là, la seule qui vaille, ne sera pas soulevée. Elle est trop complexe pour nos idéologues.