“L’Ă©pigramme est l’esprit de la haine, de la haine qui hĂ©rite de toutes les mauvaises passions de l’homme, de mĂŞme que l’amour concentre toutes ses bonnes qualitĂ©s. […] MalgrĂ© la facilitĂ©, la vulgaritĂ© de cet esprit en France, il est toujours bien accueilli. L’article de Lucien [de RubemprĂ©] devait mettre et mit le comble Ă la rĂ©putation de malice et de mĂ©chancetĂ© de son journal.” (Balzac : Illusions Perdues, p. 428) Quand StĂ©phane Guillon s’en prend Ă Eric Besson, il le fait prĂ©cisĂ©ment dans cet esprit. Celui de l’Ă©pigramme. Mettre le lecteur/l’auditeur de son cĂ´tĂ© en faisant rire aux dĂ©pends de quelqu’un qui ne peut pas se dĂ©fendre. Ricaner tous ensemble aux dĂ©pends de quelqu’un qui est seul et qui est censĂ© incarner une autoritĂ©, en faisant semblant de croire qu’elle est redoutable. MĂŞme si c’est au prix de la dĂ©sinformation, du mensonge. Comme Lucien de RubemprĂ©, faisant rire aux dĂ©pens du “vieux beau d’Empire”, le baron du Chatelet et de son “os de seiche”, madame de Bargeton.
 La gauche bobo, dont StĂ©phane Guillon est l’un des hĂ©rauts, est bimi : bien intentionnĂ©e, mal informĂ©e. L’humoriste croit sans doute oeuvrer Ă une bonne cause, en s’attaquant Ă un ministre qui lui semble incarner Ă la fois le ralliement d’une partie du centre-gauche Ă Nicolas Sarkozy et l’utilisation de thèmes patriotiques, potentiellement scabreux, à l’approche d’Ă©lections. La gauche bobo, qui prĂ©tend interdire le constat que les dealers sont majoritairement d’origine immigrĂ©e, voudrait interdire aussi tout dĂ©bat sur l’identitĂ© nationale. Mais le paradoxe, c’est que son hĂ©raut Guillon le fait dans un style qui appartient en propre Ă l’extrĂŞme-droite. C’est LĂ©on Daudet, dans l’Action Française, qui comparaĂ®t Naquet Ă une “araignĂ©e torve”. C’est dans Gringoire et dans Je suis Partout que les ministres du Front Populaire Ă©taient moquĂ©s pour leur petite taille, ou la forme de leur nez…. De nombreux auteurs (Barthes, par exemple) ont relevĂ© combien cette rĂ©duction de l’adversaire Ă l’animalitĂ© prĂ©parait les esprits Ă la nĂ©gation de son humanitĂ©. Afin de s’attribuer le droit d’exterminer les gens, il est utile de les avoir au prĂ©alable expulsĂ©s symboliquement de l’espèce humaine… Cette rhĂ©torique-lĂ est prĂ©cisĂ©ment celle du racisme - contre lequel l’humoriste croit combattre.
StĂ©phane Guillon s’en prend au “physique antipathique” de Besson, Ă “ses yeux de fouine, son menton fuyant, un vrai profil Ă la Iago, idĂ©al pour trahir.” Ayant travaillĂ© sur ce sujet pour une très ancienne maĂ®trise, je peux assurer que la polĂ©mique de gauche, par tradition, ne recourt jamais Ă ce genre de stylistique. Elle peut ĂŞtre très violente dans le combat d’idĂ©es, menacer de mort l’adversaire, mais jamais, par principe, elle ne s’en prend Ă son apparence physique. Et je trouve dramatique qu’un tel tabou soit tombĂ©.
Il est plus facile de s’indigner Ă bon compte que de s’informer. Bimi, disais-je, bien intentionnĂ©, mal informĂ©. Accuser Eric Besson d’ĂŞtre un sous-marin du FN et un raciste est d’une grande injustice et manifeste une absence complète d’information. Il suffirait Ă StĂ©phane Guillon d’avoir, par exemple, pris la peine de lire le livre de rĂ©glement de comptes de Sylvie Brunel, l’ex-Ă©pouse de Besson, pour savoir Ă quoi s’en tenir Ă ce sujet. Mais il s’agit de dĂ©fendre une thèse en faisant rire, n’est-ce pas, et non d’informer.
Citations : “Nous vivons dans une ville connue pour son importante population d’origine maghrĂ©bine, ce qui lui a valu longtemps d’avoir d’avoir mauvaise rĂ©putation - Comment avez-vous pu choisir de de vous installer Ă Donzère ? C’est le Bronx ! nous a-t-on dit lorsque nous y avons achetĂ© notre maison en 1989.” “Les immigrĂ©s avaient Ă©tĂ© parquĂ©s dans une citĂ© HLM assez glauque, baptisĂ©e de façon suggestive “l’Enclos”. Eric [Besson, devenu maire] a mis un point d’honneur Ă le rĂ©habiliter, refaire la crèche, crĂ©er des espaces verts et un terrain de sport tellement beau que pas un jeune n’a osĂ© le dĂ©grader depuis. ” “Mon Mari [Eric Besson] est considĂ©rĂ© comme celui qui a rĂ©conciliĂ© les communautĂ©s et pacifiĂ© la ville. Personne n’oublie qu’il est nĂ© Ă Marrakech et qu’il a vĂ©cu dix-huit ans au Maroc. Peu savent, en revanche, que sa grand-mère maternelle ne parlait pas français.” (Manuel de GuĂ©rilla Ă l’usage des femmes, p. 144, 145)
A Donzère, Eric Beson a attaquĂ© politiquement un FN qui y rĂ©alisait des scores extravagants. Et il a obtenu, lui, des rĂ©sultats en ce domaine que les billets d’humoristes quotidiens sont bien incapables de produire. Quand ils n’ont pas l’effet inverse Ă celui qui est recherchĂ© : l’exaspĂ©ration d’une population - qui ne vit pas dans les beaux quartiers, mais peut-ĂŞtre dans ceux oĂą l’on vend de la drogue aux enfants - envers les humoristes matinaux ignorant les fins de mois difficiles.
L’humoriste de droite Eric Zemmour est attaquĂ© de toutes parts pour avoir osĂ© dire Ă un micro ce que tout le monde sait pour vrai et que confirme l’une des personnalitĂ©s les mieux informĂ©es dans le domaine. Ceux qui s’en scandalisent devraient plutĂ´t travailler Ă expliquer un phĂ©nomène qui a des causes objectives dans la rĂ©alitĂ© sociale de nos quartiers : lorsque l’accès Ă l’emploi est rendu impossible, il ne reste que le “bizness”. La mĂŞme semaine, l’on court au secours de l’humoriste de gauche StĂ©phane Guillon, menacĂ© d’une éventuelle rĂ©primande, pour avoir lancĂ© une accusation mensongère Ă un autre micro.
Double standard moral. Aron parlait aussi, Ă propos de Sartre, d’un “moralisme Ă sens unique” (PolĂ©miques, 1955), qui fait qu’on se scandalise ou s’Ă©merveille des mĂŞmes actes, selon qu’ils sont commis par l’adversaire ou par l’alliĂ© politiques. Et dans l’Opium des intellectuels, il explique le “double jeu de la rigueur et de l’indulgence” auquel parvient l’intellectuel aveuglĂ© par l’esprit partisan. Qu’on en soit encore lĂ dans ce pays 20 ans après la fin de la guerre froide est affligeant.



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25 mars 2010 à 15:44
Bonjour,
Je suis un fidèle auditeur “Du grain Ă moudre” et j’ai toujours apprĂ©ciĂ© votre travail de prĂ©paration, vos questions au invitĂ©s mais aussi la pertinence de julie Clarini dont j’Ă©coute les Ă©missions depuis sa participation Ă “la suite dans les idĂ©es”.
j’approuve entièrement votre remarque sur la diffĂ©rence de traitement entre les deux chroniqueurs qui, par ailleurs, ne relèvent pas du mĂŞme registre. L’un, faute de culture et d’idĂ©es politiques,prĂ©fère les attaques sur le faciès, l’autre, cultivĂ© et reprĂ©sentant une droite bonapartiste, fait toujours des remarques circonstanciĂ©es dans ses chroniques, mais ne contrĂ´le pas toujours son image mĂ©diatique.
Pour faire la promotion de son livre, Zemmour court les plateaux télé et se retrouve à jouer outrancièrement son propre rôle qui,de surcroît, fait le miel de nombreux médias.
Cette participation particulière Ă l’Ă©mission d’Ardisson n’eĂ»t pas permis de vendre un exemplaire supplĂ©mentaire de son dernier ouvrage si elle n’eĂ»t Ă©tĂ© marquĂ©e du sceau du “scandale”.
25 mars 2010 à 17:33
Personnellement, je n’attaque qui Guillon qui force le trait pour faire rire ni Zemmour qui pourrait ĂŞtre moins lapidaire dans ses dĂ©clarations. Qu’ils s’expriment et q’on les laisse dire.
On est toujours le diffamateur de quelqu’un non ?
:-))
25 mars 2010 à 17:42
Parfaitement d’accord avec vous. Mais on peut ajouter quelques remarques sur la nature,les circonstances et les consĂ©quences de la dĂ©sinformation qui rĂ©sulte du double jeu que vous dĂ©noncez.
1- Je n’Ă©coute pas France Inter le matin, mais France Culture et Ă ce titre j’ai pu il y a quelques annĂ©es apprĂ©cier l’intelligence supĂ©rieure de Nicolas Demorand, sa culture encyclopĂ©dique, sa rapiditĂ© d’esprit et son sens de la rĂ©partie remarquables, mais aussi sa subjectivitĂ© gigantesque dont on ne sait pas si elle procède de rĂ©flexes idĂ©ologiques inconscients ou de la volontĂ© tenace de critiquer systĂ©matiquement “la droite”, “le libĂ©ralisme Ă©conomique”… (tous dĂ©fauts partagĂ©s par Ali Baddou et Marc Voinchet, d’ailleurs). N’Ă©coutant pas France Inter en direct, je suis donc allĂ© Ă©couter et REGARDER sur Internet la fameuse chronique de Guillon. J’y ai très bien entendu celui-ci parler de “dobermans aboyant” et l’ai clairement VU dessinant de deux doigts sur sa lèvre supĂ©rieure la cĂ©lèbre moustache d’un certain Adolf (chacun peut aller le vĂ©rifier sur le site de Fce Inter, sauf si la vidĂ©o a Ă©tĂ© enlevĂ©e). Or, Ă©coutant les rĂ©actions indignĂ©es de Besson, quelques minutes plus tard sur France Inter, j’ai entendu celui-ci dire “je n’ai pas entendu la chronique de Guillon mais plusieurs amis m’ont alertĂ© par SMS et ont relevĂ© des allusions Ă Mein Kampf”. AussitĂ´t, dĂ©nĂ©gations de Demorand : “Je peux certifier qu’il n’y a eu aucune allusion Ă Mein Kampf”. Vrai au pied de la lettre mais faux quant Ă l’esprit : Demorand a ainsi fait la preuve de sa totale malhonnĂŞtetĂ© intellectuelle (malhonnĂŞtetĂ© tout court, aurais-je dĂ» Ă©crire), mentant effrontĂ©ment pour couper court Ă la critique de Besson.
VoilĂ , c’est très anecdotique, mais, rĂ©pĂ©tĂ© des dizaines de fois, ce genre d’attitudes constitue clairement une dĂ©sinformation qui laisse pantois l’auditeur-spectateur de bonne foi.
2- A cĂ´tĂ© de ces dĂ©sinformations actives, un très bon exemple de dĂ©sinformation “passive” quand, dans un rĂ©cent DGAM, Catherine Withol de Wenden a rĂ©pondu Ă Michelle Triballat (en substance) “mais c’est très dangereux de dire cela car cela donne des arguments au Front National” (inutile de prĂ©ciser que “cela” dĂ©signait des faits et donnĂ©es avĂ©rĂ©s dont C W de W ne contestait aucunement la vĂ©racitĂ©).
3- Au rythme auquel vont les choses, les censures et dĂ©nis de rĂ©alitĂ© se multipliant sur un nombre croissant de sujets, on s’explique facilement le dĂ©veloppement de l’abstention, signe de discrĂ©dit d’une classe politique qui prĂ©fère masquer les problèmes plutĂ´t que de les diagnostiquer pour pouvoir les affronter; on ne peut pas exclure non plus (pour le dĂ©plorer) qu’en 2012 le candidat du FN soit au deuxième tour, et ait quelques chances de l’emporter… Les belles âmes de droite comme de gauche auraient l’air malin, mais il sera bien tard : comme disait l’autre, “bien fous sont ceux qui s’indignent des consĂ©quences après avoir laissĂ© agir les causes”.
25 mars 2010 à 22:00
“On vit dans la sociĂ©tĂ© de la traque du dĂ©rapage, il y a des grands maĂ®tres de la patinoire qui dĂ©terminent qui dĂ©rape et qui ne dĂ©rape pas”
Zemmour est revenu sur l’affaire, la phrase illustre bien ce que vous dites, la note a Ă©tĂ© meilleure pour lui que pour guillon on dirait
25 mars 2010 à 22:05
Vous avez un mode de pensĂ© assez basique malgrĂ© vos tentative de paraitre plus intelligent que vous ne l’ĂŞtes. Reprendre les propos de Bilger tels quels fait preuve de stupiditĂ© absolue.
Ok il essaye de faire passer le fait qu’il y a plus d’arabes et de noirs devant les tribunaux pour prouver “sa bonne foi”. Ce qu’il oublie de dire c’est p-e aussi qu’en Ă©tant arabe ou noir on a 10 fois plus de chances de se faire contrĂ´ler en rue, donc 10 fois plus de chances que la police ne finisse par trouver qqchose Ă redire.
Qui sont ceux qui sont dans la plus grande misère et insĂ©curitĂ© en France? Oui il y a plus de noirs et d’arabes que l’on a entassĂ© dans des quartiers misĂ©rables et Ă qui on ne donne pas forcĂ©ment une chance Ă©gale au blanc de base … parce que les stĂ©rĂ©otypes comme ceux de Bilger sont bien ancrĂ©s chez de nombreux patrons, etc.
Avec ce genre de raisonnement on pourrait très bien dire que la France est attardĂ©e niveau nouvelles technologies, ce qui serait d’autant plus vrai si on dĂ©cide de se baser sur un Ă©chantillons de personnes rĂ©sidant Ă la campagne dans des endroits ou peu de ligne adsl passent…
Et ça bosse sur France Culture, bein mes aĂŻeuls ont est pas rendu…
25 mars 2010 à 22:54
C’est pas fini!!!Bilger lui-mĂŞme commence ĂŞtre embĂŞtĂ© par le syndicat de la magistrature!
Nous ne vivons plus en démocratie.
25 mars 2010 à 23:04
2 choses :
1. On ne peut pas estimer la couleur de peau dominante des trafiquants de drogue en fonction de l’observation des “audiences correctionnelles”, oĂą l’on ne peut voir que les trafiquants effectivement arrĂŞtĂ©s par la police.
2. Concernant votre Ă©mission sur la mixitĂ© sociale, il est Ă©vident que la mixitĂ© ne peut faire ses preuves si l’on Ă©tudie les cas oĂą une minoritĂ© de classe moyenne s’implante dans un quartier pauvre. La mixitĂ© peut faire ses preuves si on l’envisage, Ă l’inverse dans le sens de la loi SRU, qui vise Ă implanter des classes populaires dans des quartiers plus aisĂ©s. On peut mĂŞme envisager une loi qui interdirait de dĂ©passer un quota de logements sociaux par municipalitĂ© de manière Ă Ă©viter les ghettos.
L’exemple peut Ă©videmment difficilement ĂŞtre donnĂ© par une minoritĂ©.
De plus les comparaisons faites pendant l’Ă©mission avec les expĂ©riences menĂ©es aux USA me paraissent inappropriĂ©es Ă©tant donnĂ©es les diffĂ©rences historiques et sociales Ă©normes qui existent entre les 2 pays. Pour terminer je pense que les familles de classe moyenne qui s’installe dans les quartiers populaires font ce choix sur un critère Ă©conomique et que cela n’a rien d’une attitude de “bobo”. L’Ă©mission aurait pu ĂŞtre intĂ©ressante.
25 mars 2010 à 23:31
de “bimi”Ă “dhimmi” il n’y a que le pas dans la persistance dans l’indiffĂ©rence pour la rĂ©alitĂ© des autres
j’ai Ă©galement citĂ© une de vos Ă©missions Brice Couturier : c’est ici :
http://elisseievna.blogspot.com/2010/03/ce-genre-dargumentation-mais-enfin-la.html
a coté de quelques points sur Eric Zemmour et autres
25 mars 2010 à 23:59
Bonjour et bien Zemmour a rien fais et quand y va avoir 20 25 % de musulman partout et qu’on va critiquer l’islam on va se faire attaquer comme ça par les mĂ©dias ?
ya pas de quoi s’Ă©nerver sur une phrase de ce genre la ya rien dit de mal combien de fois faut encore le dire lol
C’est sur qui faut Ă©duquer ces pauvres gens!!
Dans les Ă©meuttes de banlieu C’Ă©tait pas des noirs et des magrhĂ©bien ou si c’Ă©tait des Français de souche pour la majoritĂ© ?
On a le droit de dire qui font les crime et leur caractĂ©ristique ça ne veut pas dire qu’on accuse tout ceux qui ont cette caractĂ©ristique d’etre noir arabe magrhĂ©ben.
Les blancs se démarquent dans la Fraude bancaire la mafia tout ça bon chacun dans son domaine.
Pas la peine de faire un Scandal pour une phrase comme ça..
La pluspart et TOus ce n’est pas parreil..
Quelque uns ou tous NOn plus…
Il a dit les vendeur de drogues pas dit les marocain sont tous arabe il a dit la pluspart des vendeur son arabe ou noir et c’est vrai mĂŞme si plus clairement on devrais dire marocain ou africain pour etre plus clair.
Mais C’est important de dire qu’on a le droit de critiquer et spĂ©cialement les ethnie et l’islam sinon on s’en va vers l’assimilation religieuse la ou autres…
c’est la base la Critique de tout !! la libertĂ© d’expression certes ça dĂ©range mais bon c’est la vie!
Merci bien pour ce blog je vous ai vue le site de Zemmour.
26 mars 2010 à 2:32
Tout d’abord quelques opinions:
1. La chronique de S. Guillon ne m’a pas fait rire du tout. Je suis d’accord avec B. Couturier que ces rĂ©fĂ©rences animalières sont dangereuses et rappellent de sinistres moments de l’histoire.
2. Le passage d’Eric Zemmour m’a paru ĂŞtre effectivemment plus une Ă©vidence qu’une position “raciste”. Par contre, d’autres propos qu’il a tenu dans le passĂ© sur les femmes ou les banlieux me semblent plus criticables.
3. Quelles que soient mes opinions, comme Monsieur Poireau, je suis pour la libertĂ© d’expression de ces deux personnes.
Ce qui m’amène Ă deux “Ă©tonnements”:
1. Brice Couturier nous fait une magnifique dĂ©monstration du “faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, en faisant des rĂ©fĂ©rences tout Ă fait judicieuses Ă R. Aron notamment sur le “double jeu de la rigueur et de l’indulgence” auquel parvient l’intellectuel aveuglĂ© par l’esprit partisan.” Et ceci aprĂ©s un dĂ©velopement “unilatĂ©ral” sur la “saintetĂ©” d’Eric Besson ! Une chose est de le dĂ©fendre, une autre d’en faire un “Saint”.
J’ai trouvĂ© aussi la litote “dont je ne partage pas toutes les idĂ©es” parlant d’Eric Zemmour particuliĂ©rement dĂ©licieuse.
2. Bien sur A. Haye se devait d’utiliser ce mini-Ă©vĂ©nement pour nous rappeller que “nous ne vivons plus en dĂ©mocratie.”
Cela me parait d’autant plus surprenant que j’avais plutĂ´t l’impression que l’on pouvait dire un peu tout et son contraire en France. Le “martyr” Eric Zemmour passe pratiquemment partout, avec des chroniques ou autres interventions rĂ©gulières sur de “petits” mĂ©dias RTL, France 2, le Figaro, et j’en passe. Il est vrai que le dangereux gauchiste Etienne Mougeotte risque de le rĂ©primander mais il restera probablement Ă son poste. Ce qui est bien ainsi. Quelle dictature !
26 mars 2010 à 4:05
Nous vivons de moins en moins en dĂ©mocratie… Ce qui ne veut pas dire que nous vivions en dictature! Je ne fais guère partie des imbĂ©ciles (de gauche gĂ©nĂ©ralement) qui crient au fascisme ou au pĂ©tainisme dès que l’on ose Ă©mettre une idĂ©e contraire Ă la leur ou qui vont courageusement dĂ©filer en masse contre Le pen (on aurait aimĂ© les avoir en 40!). En tout cas, nous ne vivons plus en dĂ©mocratie, tout simplement parce que pour reprendre la dichotomie de Constant, la libertĂ© des modernes (libertĂ© autonomie) a fini par engloutir celle des Anciens (libertĂ© des anciens) et que la dĂ©nationalisation des ordres politiques a permis la dĂ©connexion radicale du libĂ©ralisme et de la dĂ©mocratie.D’ailleurs historiquement, le mariage entre la dĂ©mocratie et le libĂ©ralisme n’allait pas de soi, vous n’avez qu’Ă relire Sieyès (le suffrage censitaire et autres…)ou Constant.Qu’on le veuille ou non, la dĂ©mocratie repose sur la sacralisation du SU et du principe majoritaire… La dĂ©mocratie libĂ©rale avait rĂ©ussie Ă concilier les deux ordres par la superposition des mĂ©canismes de l’Etat de droit et la juridictionnalisation des constitutions après la seconde Guerre mondiale…mais aujourd’hui les Ă©volutions Ă©conomiques, dĂ©mographiques et socio-politiques sont telles qu’une fracture plus que bĂ©ante rĂ©gne entre le Ă©lites et la masse( elle-mĂŞme soigneusement divisĂ©e par tous ces politiques de la diversitĂ©!), et que les premières (malgrè une concurrence interne entre factions de gauche et de droite…relire Marx lĂ -dessus!) ont de plus en plus les moyens de s’Ă©manciper des mĂ©canismes dĂ©mocratiques classiques!
Nous ne vivons plus en dĂ©mocratie car je pense sincèrement que le système mĂ©diatique joue contre elle…oui je sais on me dira que c’est une nouvelle forme dĂ©mocratique (la dĂ©mocratie d’opinion!) et blablabla… Tout ce qui Ă©tait central Ă la dĂ©mocratie: une certaine Ă©galitĂ© sociale, un espace public (au sens Harendtien du terme), un enracinement dans un univers symbolique et culturel commun…tout cela a Ă©tĂ© dĂ©truit (paradoxalement essentiellement par la Gauche, cette avant-garde culturelle de la sociĂ©tĂ© capitaliste intĂ©grale!).Sincèrement je suis comme Guy Hermet dans un de ses derniers ouvrages, je pense que nous sommes Ă la veille d’un nouveau rĂ©gime, une sorte de gouvernance libĂ©rale dont le mantra sera l’unification juridico-marchande des sociĂ©tĂ©s…que cela plaise ou non Ă tous ces beaufs racistes, minables et pĂ©tainistes des petites gens. M’enfin quoi, ils n’ont pas fait Normale Sup!
D’ailleurs la forme politique la plus Ă mĂŞme de maintenir une telle hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©isation du corps social, ne relève plus de l’Etat-nation dĂ©mocratique mais de l’empire libĂ©ral!Oui je crois que l’empire (dont Raymond Aron soulignait avec raison dans “Paix et Guerre entre les nations”, qu’il ne pouvait jamais ĂŞtre dĂ©mocratique, sa lĂ©gitimitĂ© ne reposant guère sur la souverainetĂ© populaire mais plutĂ´t sur celle d’une idĂ©e ou d’un principe) sera notre nouvelle destinĂ©e… “L’impĂ©rialisme, stade suprĂŞme du capitalisme” disait LĂ©nine…pas faux mais pas dans le sens oĂą il l’entendait.
26 mars 2010 à 4:34
Un grand merci pour cette analyse que je trouve très juste et pour votre soutien (pour cette fois-ci) à Eric Zemmour !
26 mars 2010 à 10:06
Fidèle auditeur de France Culture, j’apprĂ©cie plus particulièrement la profondeur et la durĂ©e des reportages ou des interviews, Ă©loignĂ©s des formules lapidaires propres aux chroniqueurs ou humoristes. Passons sur les personnalitĂ©s Zemmour ou Guillon qui s’accommodent très bien des scandales qu’ils provoquent. Je voudrais revenir sur les Ă©vidences, qui d’une façon gĂ©nĂ©rale me semble biaiser la rĂ©flexion. En ce qui concerne la vente des drogues, il me semble intĂ©ressant de rappeler quelques faits. Il existe des drogues lĂ©gales et d’autres non. Pour les drogues lĂ©gales il me semble qu’on trouve peu d’arabes et de noirs chez les dĂ©lĂ©guĂ©s mĂ©dicaux, de mĂŞme peu de patrons foncĂ©s chez les dĂ©bitant de boissons. Le Maroc pays du Maghreb, premier producteur mondial de rĂ©sine de cannabis possède de nombreux ressortissant en France, quoi de plus naturel que les maghrĂ©bins soient de grand pourvoyeurs de haschich dans nos banlieue française, oĂą ils rĂ©sident plus particulièrement,, haschich qu’il peuvent revendre Ă leur voisins y compris noirs Ă prix intĂ©ressant selon les quantitĂ©s. J’habite en zone rurale ici les producteurs sont plus locaux y-compris pour leur couleur de peau. Il est vrai qu’ils ne transforment pas leur marijuana en rĂ©sine, au tarif horaire en vigueur en France cela ne serait vraiment pas rentable. Cela ne les empĂŞchent pas de revendre une bonne partie de leur production en gĂ©nĂ©ral auprès d’un rĂ©seau d’amis, jamais dans la rue encore moins Ă des inconnus, cela limite considĂ©rablement les risques. Ce qu’ils craignent le plus ce n’est pas la police plus particulièrement ici la gendarmerie, mais bien entendu le vol au moment de la rĂ©colte. FatiguĂ©s de se faire piller par des fumeurs ou revendeurs moins agronomes, de nombreux producteurs locaux se reconvertissent Ă la culture de placard, plus onĂ©reuse mais aussi plus productive grâce aux qualitĂ©s bien connu d’agronomie de nos voisins bataves chez qui ils se fournissent par Internet, magie de l’ADSL en zone rurale, en graines, lampes Ă sodium et autres appareils hautement technologiques, pas du tout fabriquĂ©s en Afrique.
Je ne voudrais pas m’appesantir sur la distribution de drogues plus en vogue dans les milieux du show-business et de la tĂ©lĂ©vision tel que la cocaĂŻne. C’est vrai ces 2 dernières dĂ©cennies on y rencontre plus de noirs et d’arabes. Mais ils ne me paraissent pas ĂŞtre les pourvoyeurs les plus mĂ©diatiques. A la suite de la baisse de consommation sur le marchĂ© nord-amĂ©ricain, les producteurs colombiens, pĂ©ruviens et boliviens de cocaĂŻne se sont tournĂ©s vers le marchĂ© europĂ©en, faisant baissĂ© les prix au point de voir les noirs et les arabes de nos banlieues accĂ©der au commerce de ce produit ainsi qu’Ă sa consommation, jusque lĂ rĂ©servĂ© Ă l’Ă©lite. Pour ne pas m’appesantir je ne parlerai pas ici des drogues illĂ©gales de synthèses produites essentiellement depuis la chute du communisme dans la dĂ©funte “Europe de l’est” par des chimiste en reconversion professionnelle, ni de l’hĂ©roĂŻne.
Ni de toute les autres drogues y compris tĂ©lĂ©visuelle qui lĂ j’en convient c’est une Ă©vidence touche la quasi totalitĂ© de la population.
Evidence pour Ă©vidence il est vrai que la grande majoritĂ© du trafic visible, et par lĂ accessible aux ires de la justice, se passe dans dans nos banlieues oĂą elle est un substitut lucratif pour quelques uns Ă l’ascenseur social. A part cela le marchĂ© de la drogue me semble mondial et le rĂ©duire au commerce de dĂ©tail de banlieue c’est le voir par le petit bout de la lorgnette qui pointe uniquement sur les Ă©vidences que l’on veut voir en rĂ©duisant considĂ©rablement le champ de vision.
Bon courage Ă tous.
26 mars 2010 à 10:30
Cher Brice,
Vos interventions (trop) rares sur ce blog sont toujours d’un grand intĂ©rĂŞt. Le commentaire de Jean-BenoĂ®t complète parfaitement votre texte.
Cette chronique est particulièrement opportune et forte car le resserrement de la police de la pensĂ©e s’accĂ©lère.
Les mĂ©dias bien pensants: le Monde, LibĂ©, l’Obs, TĂ©lĂ©rama, F Inter et France Culture (eh oui, je l’ai dĂ©jĂ Ă©crit sur ce blog)et les officines droit de l’hommistes ne suffisent plus. Voila qu’Etienne Mougeotte et la chancellerie d’un gouvernement de droite s’en mĂŞlent!!!
La doxa a beau nous dire que tout ce qui vient des ricains est de la m… le premier amendement de leur constitution est quand mĂŞme une marque de civilisation dont nous nous Ă©loignons Ă vitesse grand V. Ici, quand la Censure officieuse mais omniprĂ©sente n’est pas suffisante, on vote des lois Gayssot ou Taubira. A quand un GAM sur le thème: “existe t’il d’autres dĂ©mocraties oĂą on interdit de penser ou au moins d’exprimer ce qu’on veut?”.
Une fois posĂ©s ce principe et l’angoisse qui accompagne l’Ă©volution de son application, on peut entrer dans le dĂ©tail: ce n’est pas pareil effectivement de dire tout haut le vrai et le faux (et toute la gamme des gris intermĂ©diaires) et le travail des journalistes est de nous guider comme vous le faites très bien Ă propos d’E. Besson et de son penchant affirmĂ© par S. Guillon pour le FN. On peut tout dire mais quand on dit une grosse ânerie, ce serait bien que ce cher Demorand ou JL Hees (au lieu de s’excuser ce qui fait courtisan) vienne le lendemain Ă la mĂŞme heure expliquer aux auditeurs ce que vous Ă©crivez sur le sujet. On peut aussi entrer dans le dĂ©tail de la manière, de l’opportunitĂ©: Guillon et Zemmour font si peu dans la nuance que je suis assez allergique Ă la forme dans leur cas, mais aux antipodes Bilger est une merveille d’expression prĂ©cise et subtile. Et j’ajoute que Longuet, qui n’est pas un perdreau de l’annĂ©e, fait preuve de sĂ©nilitĂ© quand il s’exprime avec la finesse d’un bleu sur un sujet qu’il sait explosif et Ă nuancer avec des pincettes…mais il a le droit de s’exprimer!
J’ai dĂ©jĂ Ă©crit ici que j’Ă©tais inquiet pour vous, perdu au milieu des hordes monochromes de Radio France, je le suis aussi pour Philippe Bilger que j’admire.
Et je trouve tout cela beaucoup plus grave qu’il y parait. Et on a cru entrer en 2007 dans une pĂ©riode de “droite dĂ©complexĂ©e”…je cauchemarde!
Allégeons le ton pour terminer
Brice: “dĂ©rapage” fait partie de la novlangue puisque dans l’esprit de ceux qui l’emploient cela signifie: “pĂ©chĂ© mortel contre la bien-pensance qui dans les temps heureux du maoĂŻsme valait quelques annĂ©es d’internement au dĂ©viant”
Jean-BenoĂ®t: l’autre, dans “comme dit l’autre” me parait bien cavalier pour parler de Bossuet:”Dieu se rit des crĂ©atures qui dĂ©plorent des effets dont elles continuent de chĂ©rir les causes”.
26 mars 2010 à 11:37
quelle tartuferie…
allons bon, quand Zemmour dit que la majoritĂ© des trafiquants sont noirs ou arabes (enfonçant au passage une porte ouverte), c’est Ă©videmment au nom de l’honnetĂ© intellectuelle et sans aucune arrière-pensĂ©e.
Il n’y a qu’Ă voir le flot d’adhĂ©sion que cette polĂ©mique a suscitĂ© chez les internautes d’extrĂŞme droite identifiables Ă leurs propos moins subtils que ceux de leur maitre Ă penser.
Quant Ă Guilllon et ses mĂ©taphores animales…je ne crois pas me souvenir que le bĂ©bĂŞtes show, politiquement marquĂ© Ă droite, soulevait autant de protestations outragĂ©es ? alors le double standard moral…quel plaisir trouvez-vous tant Ă rabâcher cette notion puĂ©rile qui vous sert de marronier ?
votre goût de la vérité toute nue ? bong sang quelle fatuité !
Un petit effort et je suis certain que vous allez arriver Ă hiĂ©rarchiser les problèmes entre un type nĂ©vrosĂ© bĂ©nĂ©ficiant d’un crĂ©dit mĂ©diatique disproportionnĂ© pour propager ses idĂ©es frelatĂ©es et un comique pas toujours (mais parfois) très drĂ´le, tendance “gĂ´che caviar” et fils de pub, qui n’aurait jamais rĂŞvĂ© Ă autant de publicitĂ©.
Ou alors Ă©pargnez-nous cet air de ne pas y toucher…
26 mars 2010 à 12:00
“A Donzère, Eric Beson a attaquĂ© politiquement un FN qui y rĂ©alisait des scores extravagants. Et il a obtenu, lui, des rĂ©sultats en ce domaine que les billets d’humoristes quotidiens sont bien incapables de produire. Quand ils n’ont pas l’effet inverse Ă celui qui est recherchĂ© : l’exaspĂ©ration d’une population - qui ne vit pas dans les beaux quartiers, mais peut-ĂŞtre dans ceux oĂą l’on vend de la drogue aux enfants - envers les humoristes matinaux ignorant les fins de mois difficiles.”
Rien qu’Ă Canal plus, Guillon gagne 40000 euros par mois… C’est drĂ´le on ne l’entend jamais critiquer “l’esprit canal”!!!
26 mars 2010 à 19:33
OĂą etait tous ces defenseurs de la libertĂ© d’expression quand DieudonnĂ© se faisait lyncher et interdire d’exercer son mĂ©tier?…Si on dit que la plupart des dĂ©linquants financiers qui nous ont conduit Ă la crise sont juifs… c’est aussi la libertĂ© d’expression ?
Brice Couturier :
LibertĂ© d’expression ? Peut-ĂŞtre, mĂŞme si je n’en suis pas sur. Et en tous cas, c’est une inexactitude, doublĂ©e d’une imbĂ©cilitĂ© (les “dĂ©linquants financiers juifs” - comme JĂ©rome Kerviel, sans doute ? …).
Question Ă mes lecteurs : aurais-je du censurer ce post, manifestement inspirĂ© par l’antisĂ©mitisme ? D’habitude, je supprime les propos racistes. Cette fois, je me sens piĂ©gĂ© par la fausse symĂ©trie que tend Ă Ă©tablir son auteur.
26 mars 2010 à 20:08
Très franchement BRICE vous signez là votre meilleure chronique
Passionnante et d’une exactitude redoutable. Elle est de surcroit courageuse.
Voici la rĂ©ponse de Zemmour aux censeurs, je crois que c’est ce qu’il a Ă©crit de mieux
http://www.surlering.com/article/article.php/article/la-reponse-d-eric-zemmour-au-president-de-la-licra
que ses détracteurs la lise
quant Ă l’esprit Canal cher Alan Haye, voici une video admirable ou l’on atteint des sommets d’imbĂ©cilitĂ© et d’abrutissement
http://www.surlering.com/video/video.php/video/dieudonne-recu-chez-karl-zero
27 mars 2010 à 0:07
Thierry,
meme un homme de la droite racialiste comme guillaume faye dit que “le pĂ©ril juif est aussi rĂ©el que le pĂ©ril extra-terrestre”, mais que si certains pensent que les juifs domineraient la finance mondiale : moi tout ce que j’exige d’eux, c’est de m’apporter des faits Ă l’appui de leurs dires.
Eric Zemmour est attaquĂ© par des fĂ©ministes Ă propos de son effarement depuis les ” 7 millions” d’avortĂ©s depuis la loi (non pas de Simone Veil mais) proposĂ©e par le gouverment de VGE et votĂ©e par le parlement en 1974 :
pour ma part, tout en Ă©tant fermement pour le droit Ă l’avortement, tout en souhaitant que l’avortement disparaisse en fait, je trouve son questionnement tout Ă fait lĂ©gitime :
http://elisseievna.blogspot.com/2010/03/eric-zemmour-et-les-7-millions.html.
Je rappelle aussi, qu’un des points principaux du livre “le premier sexe” de Zemmour, (Ă cĂ´tĂ© de sa charge contre le fĂ©minisme, assez injuste mais loin d’ĂŞtre entiereemnt fausse), est une accusation des plus forte contre les hommes, qui abandonnent leurs charges d’hommes : une accusation des plus graves, et qui a d’autant plus de portĂ©e que c’est un homme, et non des fĂ©ministes, qui la font.
27 mars 2010 à 0:19
Le procès fait Ă Zemmour, de manquer de “bienseance” en disant des choses qui “dĂ©plaisent”, me fait penser Ă la confusion qui règnent dans les procès faits aux islamologues.
Ces procès reposent sur une confusion des genres.
Un journaliste n’est pas un hĂ´te de diner mondain, soumis aux règles de politesse qui veulent que l’on ne parle pas des sujets qui fâchent, un journaliste est un chercheur de fait, qui doit les relater sans Ă©tat d’âme, un chirurgien qui doit chercher dans les viscères et jusque dans les dĂ©jections de notre sociĂ©tĂ©, quelles sont les maladies pour que l’on puisse savoir comment les soigner.
De mĂŞme il est reprochĂ© aux islamologues de dire des choses qui poseraient des problèmes aux politiques, comme si les savants que sont les islamologues devaient se conduire comme des Lissenko, sous prĂ©texte que les politiques ne trouvent pas de solutions aux problèmes …
voici le compte rendu que j’avais fait de l’Ă©mission oĂą Anne-Marie Delcambre Ă©tait invitĂ©e, face Ă des …disons “apologistes” de l’islam : http://islam-connaissance.blogspot.com/2009/11/france-culture-1611-anne-marie.html
27 mars 2010 à 18:10
FĂ©licitations et merci pour ton courage. Si l’on s’en tient Ă ce que la TSF et la TV ont dit de cette affaire, Éric Zemmour devrait bientĂ´t rejoindre Redeker dans le maquis!
Amitiés Bernard
28 mars 2010 à 6:31
Quelle est donc cette évidence que les compères Bilger et Couturier prétendent pouvoir confirmer courageusement sans pour autant adhérer à la pensée de Zemmour ?
La voici :
« Pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait. »
Premier problème
En prenant la défense de Zemmour, Brice Couturier et Philippe Bilger s’intéressent uniquement à la deuxième partie de la phrase :
« La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».
Cela leur semble en effet indiscutable et ils trouvent injuste, angélique et « politiquement correct » toute volonté de nuancer, relativiser voire réfuter complètement une telle allégation. Mais la phrase ne se contentait pas d’établir ce que ces gens considèrent comme étant un simple constat : elle justifie aussi le harcèlement policier et le contrôle au faciès. Sans assumer cette abomination, les défenseurs de ce pseudo-constat n’admettent pas – ou omettent de signaler – que si ce qu’ils disent est vrai, cela donnerait un peu de biscuits à ceux qui voudraient justifier les pratiques policières les plus illégitimes : loin d’être racistes, les contrôles au faciès trouveraient ainsi une justification pseudo-rationnelle. Il ne s’agit donc pas uniquement de rappeler ce qu’ils croient être une évidence mais aussi, dans le cadre de la stratégie argumentative de Zemmour, de renforcer les fondements de sa thèse.
Deuxième problème
Toujours en admettant provisoirement la véracité de ce douteux « constat », quelle est la conséquence politique concrète qui est tirée ? Si l’on prétend pouvoir trouver dans un tel pseudo-constat une justification du harcèlement policier – et telle est bien, on l’a vu, la démarche de Zemmour – cela implique déjà de renoncer à l’indifférence que la loi républicaine est censée observer vis-à -vis des appartenances raciales – et d’y renoncer non pas pour repérer des inégalités afin de les combattre, mais bien au contraire pour en commettre et en justifier.
Ce positionnement se rattache à une conception philosophique et juridique bien précise de la nationalité et des individus. Des policiers, des représentants des forces de l’ordre républicain, peuvent-ils se placer au-dessus des principes universels d’une république qui se définit comme antiraciste ? Pour les nécessités d’une enquête ou du maintien de l’ordre républicain, mes droits peuvent-ils être niés ? Me faut-il accepter, pour que la police soit efficace, de me voir déchu de certains de mes droits à cause de ma religion, de la consonance de mon nom ou de l’aspect de mon visage ?
Faut-il, au nom de la nécessité de ne pas affaiblir une cohésion sociale en principe protégée par les forces de l’ordre, au nom donc d’une sorte de raison d’Etat, faire passer la réputation de la police et de la république au-dessus des droits de tel citoyen isolé ?
Et de quel citoyen ? Doit-on soumettre Jean Sarkozy par exemple aux mêmes contrôles à répétition ?
Ce débat a déjà eu lieu dans le monde politique français : à l’idée d’une France qu’on ne peut aimer que lorsqu’elle reste fidèle aux principes des Lumières, les antidreyfusards opposaient l’idée d’un impératif catégorique d’aimer la nation sans condition, au-delà de toute considération philosophique – quels que soient par exemple les crimes dont certains de ses dirigeants ou agents peuvent se rendre coupables :
« Mais la justice ? Objection non recevable ; elle n’a ici que faire ; il y a la patrie, l’Etat et, en politique, la raison d’Etat. Le raisonnement antirévisionniste est donc, à son tour, exemplaire de la pensée de droite par ces deux aspects conjoints et solidaires : accepter un non-universel, la France, comme sommet de la hiérarchie des valeurs ; et affirmer la spécificité du politique et de ses règles d’action au lieu de soumettre l’action politique aux règles de la morale générale. » [2].
Tel est bien l’enjeu dans l’actuelle « affaire Zemmour » : la police procède à des contrôles au faciès, et Zemmour les justifie en invoquant la spécificité de la police et de ses règles d’action au lieu de soumettre l’action policière aux règles de morale générale. De nombreux policiers, soutenus par des journalistes et même des magistrats, se moquent de savoir si toutes les personnes qu’ils harcèlent méritent ou non d’être tourmentées, en se contentant de se fonder sur leur race – tout comme certains antidreyfusards se moquaient de savoir si Dreyfus était réellement coupable : « Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race » a pu écrire Maurice Barrès, le célèbre écrivain auquel Nadine Morano a tenu à rendre hommage récemment [3].
Autrement dit : que je puisse légitimement être contrôlé 17 fois et suspecté chaque jour d’avoir commis une infraction, Zemmour, Couturier et Bilger ne le déduisent d’aucun de mes actes mais uniquement de ma race, supposée fournir la plupart des contingents de « trafiquants » de ce pays. Le soutien de Brice Couturier et Philippe Bilger à la phrase de Zemmour révèle en somme une certain conception de la République : elle valide la perception racisée des individus et justifie le traitement inégal de ces individus en fonction de leur appartenance raciale.
Troisième problème
Ce que Bilger et Couturier croient pouvoir qualifier de constat objectif est, nous y venons, une pure et simple absurdité. Quand bien même Dreyfus aurait été coupable, il aurait été plus que discutable de ne le condamner, comme Barrès y invitait, qu’en se fondant sur sa race. Mais il se trouve en outre – et c’est ce qui rend la chose encore plus insupportable – que Dreyfus était innocent ! De même, non seulement une « dominante noire ou arabe » dans les « trafics » ne saurait justifier qu’on harcèle tous les Noirs et tous les Arabes, mais en outre ce pseudo-constat n’a rien d’une évidence – il est même, en lui-même, parfaitement tendancieux.
Rappelons en effet à MM. Couturier et Bilger une première évidence : les mots sont importants. Qu’est-ce, par exemple, qu’un « trafiquant » ? Comme il existe en droit plusieurs types de crimes et de délits, il serait légitime de les distinguer et de nommer objectivement les individus qui se rendent coupables d’actes condamnés par la loi en fonction de la nature et du degré de gravité de ces actes. Zemmour, Bilger et Couturier voulaient-ils parler de tous ceux qui en France contreviennent effectivement aux lois ou visaient-ils uniquement un certains type de délit bien précis ? Autrement dit, le coupable d’un délit d’initié, d’un détournement de fonds publics, d’une politique menant à la ruine de l’Etat en vue de s’enrichir personnellement, sont-ils des « trafiquants » au même titre que les petits dealers de cannabis et plus largement des petits délinquants de banlieue en baskets-casquette, qui traînent dans les halls d’immeubles des cités des périphéries des grandes villes ? Ou ne visait-on d’avance que certains individus commettant un certains type de délit ?
Car enfin, si les non-blancs sont sur-représentés quelque part, ce n’est assurément pas dans la délinquance patronale mais plutôt, éventuellement, dans cette « petite délinquance » qu’est la délinquance de rue – la délinquance des pauvres. Et s’il s’avérait que les non-blancs sont surreprésentés dans cette délinquance de pauvres, n’y aurait-t-il pas d’autres conclusions que la réhabilitation des contrôles au faciès et autres pratiques racistes ? La possible sur-représentation des non-blancs dans la délinquance de pauvre n’est-elle pas tout bêtement proportionnelle à la sur-représentation – bien avérée celle-ci – des non-blancs dans la population pauvre ? Ce qui déboucherait sur cette autre question : pourquoi les non-blancs sont-ils ainsi cantonnés dans les couches les plus pauvres de la population ?
Messieurs Bilger et Couturier auraient en tout cas dû se garder de généraliser leur « constat », porté uniquement sur un certain type de délit, à l’ensemble des « trafics » qui peuvent exister sur le territoire français, dans la mesure où la phrase formulée ainsi jette une opprobre imméritée sur une catégorie de personnes qui peuvent n’avoir jamais rien commis d’illégal.
Brice Couturier ne s’embarrasse pas de tant de scrupules, et affirme froidement :
« Il faut n’avoir jamais acheté de drogue de sa vie pour ignorer encore que la grande majorité des dealers de drogue sont noirs et maghrébins. »
Cela, ajoute-t-il, peut se « constater de la fenêtre de[notre] immeuble » [4]
À votre avis, de quel « immeuble » parle-t-il exactement ? D’un bel immeuble haussmannien du huitième arrondissement de Paris, ou d’une barre de banlieue ? Les mots de Brice ne sont évidemment pas innocents : la fenêtre d’un immeuble d’où l’on verrait clairement « des Noirs et des Arabes » s’adonner à toutes sortes de trafics font clairement référence à l’imagerie de la « banlieue » telle que les médias la façonnent quasi-quotidiennement depuis près de trois décennies – et c’est dans le cadre d’une telle image (une femme penchée à sa fenêtre d’un immeuble de banlieue et se plaignant de trafics) que notre président, alors ministre de l’Intérieur, avait promis de débarrasser la France de « cette racaille ».
Comme pour confirmer que Zemmour visait uniquement certains individus basanés (et non par exemple un trafiquant blanc en costume qui prendrait certaines libertés avec le droit du travail et vivant dans un quartier chic), Philippe Bilger a pu lui aussi se revendiquer, lors de l’émission de Guillaume Durand du mercredi 24 mars 2010, de son expérience d’avocat général non seulement à Paris mais aussi à Bobigny, en Seine Saint Denis.
Or, dans la mesure où il n’existe aucun moyen d’établir scientifiquement la part « d’Arabes et de Noirs » composant la masse de personnes coupables « d’avoir trafiqué » (puisqu’il n’existe même pas, rappelons-le, de moyen scientifique permettant ne serait-ce que de distinguer clairement un « Noir » d’un « Blanc », et que ces termes ne désignent que des appartenances sociales), comment peut-on faire ce type de « constats » en se fondant sur la « bonne foi » et le « bon sens » ? Sur le sens que l’on attribue aux mots que l’on décide d’employer ? Ou plutôt sur le sens objectivement dénoté des mots que Zemmour, Couturier et Bilger emploient ? Résumons leur proposition : les « trafics » qu’ils décident de considérer comme des « trafics » sont ceux qui sont commis dans des banlieues où les non-blancs sont sur-représentés. Et cela dans un cadre précis, faisant appel à une représentation médiatique où le personnage du délinquant arabe ou noir (le petit sauvageon cher à Jean-Pierre Chevènement ou la « racaille » chère à Nicolas Sarkozy) joue un rôle primordial. Autrement dit, la définition arbitraire des « trafiquants » dans les discours de Brice Couturier et Philippe Bilger contient déjà , a priori, le caractère « non-blanc » : comment s’étonner d’y retrouver au final plus d’ « Arabes » et de « Noirs » ? Pour peu qu’un Blanc (par exemple député) commette dans une périphérie de grande ville (Levallois) un délit beaucoup plus grave, il ne sera à coup sûr pas considéré comme un « trafiquant » au même titre qu’un Arabe ou un Noir pauvre et délinquant, dans la mesure où il n’entre pas dans une catégorie – « trafiquant » – spécialement réservée aux non-blancs, que créent dans leur petite tête Zemmour, Couturier et Bilger. La phrase de Zemmour ne peut en somme être vraie que si elle s’énonce de cette manière tautologique : la plupart des trafiquants que je perçois comme étant des trafiquants noirs et arabes sont des trafiquants noirs et arabes parce que le je les perçois comme tels.
Quatrième problème
Si Zemmour, Bilger et Couturier (qui prétend s’intéresser à la sociologie) voulaient uniquement parler de la surreprésentation supposée des jeunes issus de l’immigration parmi les délinquants, ils auraient dû, toujours parce que les mots sont importants, se contenter de parler de la « surreprésentation supposée des jeunes issus de l’immigration parmi les délinquants », et se garder d’extrapoler en validant des idées reçues racistes qui nourrissent l’imaginaire de l’électorat sarkozyste et lepéniste.
Laurent Mucchielli dans un très bon article intitulé « Immigration et délinquance : fantasmes et réalités » (paru dans le livre collectif dirigé par Nacira Guénif-Souilamas,La République mise à nu par son immigration) démonte un à un tous les clichés liés à l’idée selon laquelle les Arabes et les Noirs auraient des prédispositions spéciales et naturelles à la délinquance. Bilger et Couturier ne vont certes pas jusqu’à cautionner ouvertement ce type d’amalgame, mais ils l’entretiennent en validant le faux constat de Zemmour, et si l’on se penche sur les fondements de leur perception erronée du réel, on constatera qu’à l’origine de leur erreur (fondée sur une condamnation présupposée et un soupçon général fondé sur la race), à l’origine donc de cette tendance à ne pas percevoir objectivement un être en fonction de ce qu’il dit et de ce qu’il fait réellement, il y a exactement les mêmes prémisses que celles de Zemmour – et du policier qui contrôle au faciès.
Pour reprendre l’exemple de Dreyfus, ses détracteurs ne se souciaient que très rarement de savoir ce qu’il avait réellement commis : ils partaient souvent du principe qu’il était juif (ils décidaient de voir avant tout cet élément en lui) et en concluaient ensuite toute une série de choses que leur esprit malade et raciste avaient en réalité déjà décidé de conclure avant tout examen rationnel des faits. À la fin, puisqu’ils en arrivaient à décider qu’il était coupable, ils pensaient sincèrement pouvoir y trouver là une justification de leur antisémitisme – qui était au contraire le fondement de leur empressement à vouloir voir un coupable là où il n’y avait en l’occurrence qu’un innocent.
De la mĂŞme manière, le faux constat qui permet de dire que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ne peut s’établir que si on dĂ©cide d’avance de percevoir ces individus comme noirs et arabes et d’en tirer une sĂ©rie de conclusion ad hoc. Il ne s’agit pas d’un raisonnement rationnel mais d’un vĂ©ritable cercle vicieux. Un cercle vicieux qui n’opère pas que dans les cerveaux de Zemmour ou Bilger, puisqu’on le retrouve au niveau de la pratique policière du contrĂ´le au faciès, dont le caractère massif a Ă©tĂ© Ă©tabli scientifiquement [5] : si la police cible particulièrement les non-blancs, il est assez vraisemblable qu’elle finira par tomber sur des non-blancs ayant quelque chose Ă se reprocher, et Philippe Bilger pourra alors, « de bonne foi », « constater » qu’il y a une proportion importante de non-blancs dans les prĂ©toires – sans songer un instant que c’est peut-ĂŞtre parce que les « trafiquants » blancs, beaucoup moins contrĂ´lĂ©s, sont beaucoup moins arrĂŞtĂ©s et donc beaucoup moins convoquĂ©s dans lesdits prĂ©toires…
Brice Couturier, journaliste à France Culture, a cru pouvoir se réclamer de George Orwell, l’auteur génial de 1984 – et cela pour justifier les propos d’un journaliste du Figaro omniprésent sur nos télécrans. Propos eux-mêmes défendus par un célèbre avocat général, familier lui aussi des émissions sur les « tueurs en série » qui effraient tant les électeurs les veilles de scrutin. Pauvre George Orwell… Lui qui en appelait à la common decency – c’est-à -dire à ce sens commun qui nous avertit de l’immoralité de certaines choses… Quel ne fut pas mon étonnement en constatant que Brice Couturier a cru pouvoir invoquer cette même « décence commune » pour affirmer, contre toute logique, que le groupe auquel j’étais assimilé fournissait la plupart des trafiquants de ce pays.
Personnellement, je ne trouve pas tout cela très décent. Et je suis même assez certain que l’anarchiste antifasciste et antilibéral qu’était Orwell n’aurait pas approuvé cette idéologie consistant à stigmatiser les individus en fonction de leur race. J’ajoute que la prose de Couturier, loin de braver un « tabou » comme il l’écrit et semble le croire, ressemble à s’y méprendre aux « petites phrases » racistes de nos ministres sarkoziens et aux sermons de nos « éditocrates ». Loin de s’opposer aux idées reçues, il participe, avec eux, à la promotion des stéréotypes racistes. Et loin de pouvoir prétendre au statut de penseur subversif, ils mérite plutôt celui de laquais servile de la pensée dominante.
28 mars 2010 à 10:14
T’es gentil mon garçon, retourne lire Muchielli!
28 mars 2010 à 10:15
Ci-dessus un bel exemple de mauvaise foi, d’aveuglement et d’arrogance, drapĂ© dans l’appareil thĂ©orique des sciences humaines. HĂ©las, on en connaĂ®t bien d’autres…
Avec extrapolation idĂ©ologique fantaisiste : ai-je jamais Ă©crit qu’il fallait dĂ©fendre la Nation, la RĂ©publique, l’Etat, la Police, etc. au risque de l’injustice ? (la comparaison avec l’Affaire Dreyfus et la rhĂ©torique barrĂ©sienne). Je pense très prĂ©cisĂ©ment le contraire.
Les catĂ©gories sociales “dĂ©construites” : qu’est-ce qu’un dĂ©linquant ? Etc.
Ce ne serait pas si grave si toute cette esbroufe conceptuelle n’avait pas pour but de dissimuler les faits qui dĂ©rangent son idĂ©ologie implicite et d’intimider ceux qui refusent de baisser le regard.
Dans l’affaire Zemmour, il s’agit de la libertĂ© d’expression. Et c’est pourquoi, en tant que journaliste, je suis prĂŞt Ă me battre pour qu’il ne soit pas bâillonnĂ©. C’est moi qui suis du cĂ´tĂ© de Zola. Pas vous, Polo !
J’appelle un chat un chat. Et qu’on ne vienne pas me dire que le concept de “chat” est une construction thĂ©orique, qui n’a pas de rĂ©alitĂ© objective…
Plus grave : ce type de “sociologie” a acquis de puissantes positions dans nos universitĂ©s. Elle impose son idĂ©ologie de bĂ©ton aux Ă©tudiants. Elle dispose aussi de relais efficaces dans les administrations qu’elle “conseille”. Elle est donc co-responsable de la non-rĂ©solution de nombreux problèmes sociaux, qu’elle interdit de nommer et donc de traiter.
28 mars 2010 à 10:49
Cher polo,
je cite Zemmour dans sa lettre Ă la LICRA dont j’ai mis le lien dans mon prĂ©cĂ©dent post
“D’autres sont allĂ©s plus loin. J’aurais dĂ©clarĂ© : «tous les Arabes et noirs sont dĂ©linquants.» C’est ainsi que l’a pris - ou a voulu le comprendre- un membre Ă©minent du CSA, Rachid Arhab, qui a rĂ©torquĂ© Ă la cantonade : «on peut ĂŞtre Arabe et membre du CSA». Mais Ă©tait-ce le sujet ? Des journalistes m’ont mĂŞme demandĂ© si j’avais voulu dire qu’ils «étaient dĂ©linquants parce qu’arabes et noirs». Et ils se sont Ă©tonnĂ©s que je refuse de leur rĂ©pondre.
Je n’ai bien entendu pas voulu dire tout cela. Je connais trop la souffrance réelle de mes compatriotes «Arabes et noirs», honnêtes travailleurs, parents intègres, qui se sentent «salis» par les exactions des bandes de jeunes gens qui ont la même origine qu’eux. Je le sais d’autant mieux qu’avec mon patronyme, je me souviens du temps pas si lointain - les années 70- où une bande de truands célèbres - les frères Zemour - défrayaient la chronique criminelle, la honte dans les yeux de mon grand-père; et accessoirement, l’attente interminable dans les aéroports pour la vérification vétilleuse - et sans ordinateur- de mon identité. Mon grand-père souffrait en silence pour «son nom traîné dans la boue», mais il n’a jamais prétendu que nos homonymes n’étaient pas des brigands de grand chemin !
On a volontairement oubliĂ© que ma dĂ©sormais fameuse phrase n’était qu’une rĂ©ponse aux arguments dĂ©veloppĂ©s par les autres intervenants selon laquelle «la police n’arrĂŞte que les Arabes et noirs». Cette double «stigmatisation» - et de la police rĂ©publicaine - et des «Arabes et noirs» ne choque personne. Les «Arabes et noirs» peuvent ĂŞtre distinguĂ©s du reste «de la communautĂ© nationale» s’ils sont hĂ©ros ( le livre de Thuram exaltant les hĂ©ros noirs) ou victimes. Dans tous les autres cas, il est infâme de les distinguer. Cette injonction universaliste conviendrait assez bien Ă mon tempĂ©rament assimilationniste. J’ai tendance Ă ne voir dans tous les Français que des enfants de la patrie, sans distinction de race ni de religion, comme dit le prĂ©ambule de notre Constitution.”
votre approche “scientifique” me semble manquer de rigueur !
n’avez vous donc pas lu ce texte ?
je suis Ă©galement admiratif du raisonnement qui consiste Ă dire qu’un problème politique ne peut pas exister puisque l’outil sociologique, soit l’instrument de la vĂ©ritĂ© scientifique et politique, n’existe pas
ce qui est extraordinaire Polo, c’est que vous mĂŞme vous vous fondez sur une gĂ©nĂ©ralitĂ© (l’injonction dont parle Zemmour) suivant laquelle la police dans sa totalitĂ© fait des controles au faciès, et que l’Ă©lectorat sarkozy est raciste. Derrière votre verbiage pseudo scientifique se dissimule un principe simpliste: tous des racistes, et je serais curieux de connaitre vos rĂ©fĂ©rences “scientifiques” pour le dĂ©montrer.
enfin, la façon dont vous vous rĂ©fĂ©rez Ă l’affaire Dreyfus et faites un parallèle est intĂ©ressante, tuer l’argumentaire d’autrui en l’inscrivant immĂ©diatement dans l’infame
de belles mĂ©thodes “Ă l’ancienne” Polo
28 mars 2010 à 18:00
Personne ne m’a toujours pas rĂ©pondu pourquoi ce silence quand DieudonnĂ© s’est fait interdire d’exercer son mĂ©tier?Pourquoi Aymeric Chaupadre s’est fait virer ainsi que MĂ©nargues et plein d’autres sans vous entendre messieurs les dĂ©fenseurs de la libertĂ© d’expression? Que de tartuffes…
28 mars 2010 à 19:36
Je pense que ce qu’il y a de terrible dans cette affaire c’est que nos deux vedettes ne font que dire tout haut ce que pensent tout bas les gens de leur bord: guillon a raison, pour les gens de gauche de dire que besson est un fourbe personnage (que je compare au personnage de la vipère noire incarnĂ© Ă la tĂ©lĂ© par mister bean)qui est allĂ© se vedre pour un gros plat de lentille (ce n’est pas le premier homme de gauche qui trahit son camp de la sorte; le pen lors du discours rĂ©cent Ă la rĂ©gion PACA dont il est doyen des Ă©lus a rappelĂ© que mussolini avait commencĂ© son parcours Ă gauche…)une fois que vous avez tournĂ© le dos Ă vos valeurs de base il ne vous reste plus que le suicide ou le jusqu’au boutisme pour justifier cette ignominie.
CĂ´tĂ© Zemmour il n’est pas difficile de constater que nombre de nos braves concitoyens ne verraient pas d’un mauvais oeil que noirs, arabes et autres bizarres dans le genre, soient foutus dehors ou mieux soient parquĂ©s dans des lieux bien Ă©tanches dont ils ne sortiraient que pour aller bosser dans nos champs ou nos usines (celles qui restent) le père longuet est de ceux-lĂ (il n’a pas mis longtemps d’ailleurs a ressortir son discours occident-gammĂ© de sa jeunesse (devedjian doit en ĂŞtre jaloux)
il n’est pas surprenant non plus finalement qu’un “journaiste” qui passe son temps Ă justifier le système libĂ©ral comme “horizon indĂ©passable” de la pensĂ©e contemporaine vienne en soutien de moralitĂ© Ă des individus qui vantent la loi du plus fort comme base sociale de rĂ©fĂ©rence
ça casse pas trois chevilles à un mouton cette histoire
ça prouve seulement que la radio et la tĂ©lĂ© servile d’Ă©tat est traversĂ©e de contradictions (guillon et couturier par exemple) avant, sous de gaulle, on avait santelli et guy lux ou zitrone (chacun se met du cĂ´tĂ© de l’intelligent qu’il veut)
28 mars 2010 à 19:45
Excusez-moi, Reynier, mais la “loi du plus fort”, par les temps qui courent, elle me semble plutĂ´t du cĂ´tĂ© de votre Guillon que de Zemmour… dont, encore une fois, je ne partage pas toutes les idĂ©es ; mais que je trouverais très prĂ©occupant que vos amis parviennent Ă le faire taire. Ca signifierait qu’une chape de plomb totalitaire se serait abattue sur nos libertĂ©s. Si on veut se retrouver avec un taux d’abstention de 60 % et un FN Ă 20, il faut continuer comme ça ! Ce n’est pas ce que je souhaite pour mon pays.
Et puis, vous pratiquez la fausse symĂ©trie, en faisant croire que vous allez renvoyer nos deux comiques chacun Ă son camp, alors que, ensuite, vous faites de Besson une espèce d’hĂ©ritier de Mussolini (!) (”tout ce qui est excessif est insignifiant”, comme dit l’autre) et de Zemmour, un raciste patentĂ©. Guillon, lui, par contre, Ă vous suivre, est du cĂ´tĂ© du “dĂ©voilement” de la vraie nature de Besson.
Quant au libĂ©ralisme, pour vous, qui ne le connaissez pas, la question est aisĂ©ment rĂ©glĂ©e : c’est simplement l’idĂ©ologie de ceux qui sont du cĂ´tĂ© du manche. Ce n’Ă©tait pas exactement le cas de mes maĂ®tres Ă penser : Tocqueville, Aron, Rosselli, I. Berlin, John Rawls, etc. Ce manichĂ©isme est irrespirable. Ouvez votre esprit. Lisez un peu.
28 mars 2010 à 19:56
La loi du plus fort au moment oĂą l’on trouve des Ă©carts dantesques entre nantis-voyous et populo-prĂ©caires je doute que guillon et ceux qui ne le honnissent pas soient du cĂ´tĂ© sordide de l’affaire
le pire ce n’est pas ce que nous pensons les uns et les autres, c’est ce qui sans doute se prĂ©pare en souterrain: la montĂ©e d’une violence de classe qui risque de faire beaucoup de dĂ©gâts; la droite se prĂ©pare depuis longtemps Ă sauvegarder par tous les moyens les biensmalacquis de ses donneurs d’ordres (l’armĂ©e se prĂ©pare depuis belle lurette aux guerres civiles), le drame sera sĂ©vère si la dĂ©mocratie reste baffouĂ©e comme elle l’est aujourd’hui avec les demi-fachos du type sarko et consorts
28 mars 2010 à 20:25
“Il faut n’avoir jamais achetĂ© de drogue de sa vie pour ignorer encore que la grande majoritĂ© des dealers de drogue sont noirs et maghrĂ©bins.”
Cette phrase suffit Ă ruiner votre dĂ©monstration. Effectivement vous n’avez pas souvent du acheter de la drogue dans votre vie… la quasi-totalitĂ© des dealers que j’ai connu Ă©taient blancs. Tout dĂ©pend de quelle type de drogue on parle, dans quel milieu social on vit et de lĂ oĂą on se fournit et Ă quel niveau on est dans le trafic.
C’est sĂ»r que si on observe le phĂ©nomène sous le prisme “je vais acheter ma barrette de shit dans le supermarchĂ© de la citĂ© voisine” et qu’est ce que c’est Ă©tonnant les dealers sont majoritairement arabes ou noirs. Et c’est d’ailleurs ceux qui se font le plus souvent prendre car ils sont au bas de l’Ă©chelle, vendent en plein jour et se trouvent dans des quartiers sur lesquels la police aime garder un Ĺ“il attentif (au moins en ce qui concerne ce type de dĂ©lits).
Par contre, dès qu’on achète dans le cadre feutrĂ© d’appartements de la classe moyenne “sans histoires” (je ne parle pas de la haute sociĂ©tĂ© que je connais pas mais je pense que le constat est le mĂŞme) c’est vraiment bizarre lĂ le profil des dealers Ă une furieuse tendance Ă se “dĂ©mĂ©laniser”. Et encore, je ne parle que de hachich et non pas d’herbe, de cocaĂŻne et autres drogues de synthèse pour lesquelles le profil des dealers est bien diffĂ©rent. Il faudrait poser la question Ă nos milieux artistiques, politiques et journalistiques pour savoir si leurs dealers sont “pour la plupart” noirs ou arabes.
Voila tout le problème des Ă©vidences,comme le bon sens, c’est de ne pas voir plus loin que le bout de son nez.
De lĂ Ă faire de St Zemmour un martyr de la bien-pensance bobobimiste, c’est pas le Figaro qui voulait le virer? Personne ne lui a interdit de parler, loin de lĂ , jusqu’Ă prĂ©sent. Vous avez pourtant raison de dire qu’E. Zemmour est un “humoriste (de droite)”. Son talent n’est d’ailleurs pas reconnu Ă sa juste valeur on devrait lui donner une chronique sur le sĂ©vice public (autre que France2 bien sĂ»r)au moins son temps de parole serait limitĂ©.
Enfin, moi aussi je trouve dramatique qu’un tabou dans la polĂ©mique de gauche ait Ă©tĂ© brisĂ©, c’est vrai ça semble autrement plus grave que de “menacer de mort l’adversaire”…
28 mars 2010 à 21:43
Sarkozy ” demi-fachos” : il y en a vraiment qui mĂ©riteraient de savoir ce que c’est qu’un vrai “facho”.
Pour rĂ©pondre Ă Thierry, que certains spectacles soient interdit par peur qu’ils ne chauffent des salles Ă blancs dans un climat oĂą la violence antisemite Ă©clatait dĂ©jĂ , pendant une pĂ©riode et un temps limitĂ©, est normal, ce n’est pas une interdiction professionnelle gĂ©nĂ©rale.
Quant Ă Chauprade, tout est allĂ© très vite …
Et vous, qu’avez vous fait contre la meute aux trousses d’un Sylvain Gougenheim ?
28 mars 2010 à 22:32
Qu’il est dommage que Polo se perde dans ses considĂ©ration idĂ©ologiques car le “premier problème” est Ă mon avis le seul vĂ©ritablement intĂ©ressant.
La phrase de Eric Zemmour n’a rien de chocante en elle-mĂŞme et rĂ©sonne en moi celle de Nicolas Sarkozy “Si Le Pen dit que le soleil est jaune, je ne vais pas dire qu’il est bleu” (ou un truc du genre, pardonnez mon approximation).
Par contre, le contexte dans lequel cette phrase a été donnée est, lui, sujet à questionnement.
Je ne soupçonne pas Zemmour d’ĂŞtre raciste, mais Ă mon avis, il a dit une incroyable bĂŞtise, car jamais le fait que la majoritĂ© des gens qui dealent soient noirs ou arabes ne peut justifier qu’ils soient soumis Ă de nombreux contrĂ´les de police.
D’ailleurs puisque les statistiques ethniques sont interdites en France, on ignore s’il y a plus de dealers noirs ou arabes et le fait de les retrouver au prĂ©toire, n’est-ce pas lĂ une preuve au contraire que ce sont eux qui sont le plus harcelĂ©s par la police ?
Ces considĂ©rations mises Ă part, si nous devions prendre la phrase d’Eric Zemmour au pied de la lettre, nous devrions contrĂ´ler fiscalement tous les hommes blancs en costard, nous devrions demander Ă tous les asiatiques que nous croiserions s’ils tiennent un restaurant traiteur, nous devrions tout simplement appeler “mon père” tout individu en habit de moine.
La phrase de Zemmour n’aurait pas dĂ» ĂŞtre choquante, mais elle l’a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle a Ă©tĂ© dite au mauvais moment.
Quant Ă ce cher Guillon, vous posez une intĂ©ressante question sur la frontière entre l’humour et la thèse…
Cordialement,
Lucas.
29 mars 2010 à 3:15
La Claque du Cirque zemmourien
Z. l’Antibiepensant a visiblement l’appui de tout les reprĂ©sentants bien assis du Quatrième pouvoir (ou presque).
Si Z. dit tout haut “ce qu’ils” (les patrouilleurs Internet de chez Fdsouche) pensent tout bas. D’accord. Mais vu absence totale de contestation sĂ©rieuse des “thèses de Zemmour” au sein du Quatrième P., on est forcĂ© de conclure que les mĂ©diatiques font semblant de penser, en gros, comme les FDS (Le Vrai Peuple de Z.)
On peut fortement supposer que ces membres du Quatrième en question qui n’ont pas osĂ© dire tout haut et. Etc. que ce sont eux qui ont poussĂ© Z. devant les micros, et fait de lui l’Étoile de la propagande FDS. Je parle des rusĂ©s JFKahn, Finkielkraut, É. LĂ©vy, Cohen, et de leurs alliĂ©s R. Camus, Rioufol, et j’en passe.
L’Establishment qui tente de se prĂ©senter comme l’Anti-Establishment : amusant.
Au fait : combien d’interventions de Zemmour en 2 ans : 1000? 2000?
… “les bobos gauchistes” fascisent leur adversaire” … blablabla.
Les partisans de Z. se gĂŞnent-ils pour appeler leurs adversaires de “collaborateurs” lorsque ceux-ci Ă©mettent des doutes sur le rapport origine ethnique-accĂ©lĂ©ration des phĂ©nomènes de la dĂ©linquance dans toutes les mĂ©tropoles du monde?
Allez donc. Nazifier l’adversaire est devenu une habitude, mais contrairement Ă ce que certains racontent pas du seulement Ă gauche. Rappelez-vous mes chĂ©ris : le terme “islamofasciste”, mitraillĂ© de manière incessante pendant plusieurs annĂ©es. On a renoncĂ© à « la » stratĂ©gie pour en adopter une autre : Grand remplacement/Contre-Colonisation.
(Tiens ça me rappelle: tout rĂ©cemment, Grossman, “patron” de Strasbourg, a traitĂ©, le visage dĂ©formĂ© par la haine, de fasciste l’un de ses opposants en pleine assemblĂ©e. Et il a morflĂ© aux Ă©lections … rien que pour cela, je m’en rĂ©jouis. De toutes façons, mĂŞme Ă la Knesset, on se traite de fascistes : une manie « europĂ©enne »)
Z., se pique d’ĂŞtre un littĂ©raire, mais rĂ©pète Ă longueur d’Ă©mission 3 mots fĂ©tiches : “bobo gauchiste” (comme Soral et FDS) “bisounours”, “bienpensant” (idem). Notez que le mot bienpensance a dĂ©trĂ´nĂ© “droitdelhommiste”, presque dĂ©trĂ´nĂ© “politiquement correct”.
Ce martelage a un nom : propagande.
Quant aux Antibienpensants aboyeurs d’Internet, ce sont simplement des gens très agitĂ©s, agressifs et très souvent vulgaires, de sexe gĂ©nĂ©ralement masculin, qui ont l’impression que tout ce qui n’est pas eux est mieux servi.
Ils veulent que quelqu’un, bien placĂ© au centre du Quatrième pouvoir, leur confirme qu’ils existent, qu’ils sont des Bienpensants majoritaires : la crème du Peuple. Qui pourrait bien leur confirmer cela? Et bien : celui qui a Ă©tĂ© nommĂ© par les producteurs tĂ©lĂ© et radio « expert en chef de la question migratoire ». Zemmour. Qui a remplacĂ© Finkielkraut, trop Ă©motif et moins mĂ©diatique.
Rappelons aussi Ă ceux qui citent Voltaire (ffff : vraiment usĂ©e et abusĂ©e la citation) que si Voltaire a affrontĂ© l’État, Z. se contente d’affronter des brigands basanĂ©s …. Ă la tĂ©lĂ©, qui pourrissent surtout la vie d’autres basanĂ©s sans pour autant constituer mĂŞme l’équivalent de la mafia. Nous sommes avec Z. TRĂS TRĂS loin de Voltaire.
J’en profite pour signaler qu’un des amis de Zemmour et Finkielkraut notre cher Renaud Camus – n’a pas peur de se grotesquifier en comparant la dĂ©linquance violente d’une partie des enfants de migrants au mouvement nazi.
Très terrifiante cette bĂŞtise rĂ©currente chez les gens intelligents dès qu’une situation politique se complique.
29 mars 2010 à 3:27
Petit pari :
Les Notables NĂ©crophages qui ont pour habitude de rĂ©cupĂ©rer les Ă©crivains morts (en citant les extraits de leurs oeuvres qui les arrangent et en repoussant sous le tapis tout ce qui les dĂ©range … c’est Ă dire l’oeuvre entière) et les trahissent systĂ©matiquement, comme Camus et Orwell, vont, d’ici quelques semaines, commencer Ă rameuter leurs patrouilleurs FDS pour la promotion de la peine de mort.
Vous pariez?
Comme on ne peut pas expulser des populations entières .. Faudra bien en passer par lĂ , hein? Et en se “rĂ©clamant” de Camus, Madame la Marquise.
29 mars 2010 à 3:40
http://elisseievna.blogspot.com/2010/03/eric-zemmour-et-les-7-millions.html.
Mademoiselle Elisseivna, j’ai remarquĂ© que vous aviez vainement essayĂ© de discuter “relations h-f” chez Renaud Camus, mais que vous avez très vite Ă©tĂ© forcĂ©e de battre en retraite (et traitĂ©e d’excitĂ©e).
Pauvre E. ! N’avez-vous pas encore compris que dans la droite de droite, toute parole “fĂ©ministe”, fut-elle de la bonne couleur politique, est depuis toujours interdite?
29 mars 2010 à 3:45
Brice Cou n’aime pas non plus les paris.
Ce que les intellectuels mĂ©diatiques qui citent Orwell prĂ©fèrent oublier qu’Orwell lui mĂŞme a insistĂ© sur un point : la fascination qu’exerce le pouvoir sur les intellectuels.
29 mars 2010 à 7:50
Elisseievna ,merci de prendre le temps de me rĂ©pondre,moi contraire Ă certains je ne suis pas un prescripteur d’ opinion comme certains( mĂ©diacrates, licra etc….) je suis juste Ă©coeurĂ© par le 2 poids 2 mesures,quant Ă interdire les spectacles de DieudonnĂ© je vous rappelle que ce n’etait pas des dĂ©cisions de justice mais des pressions d’associations qui ne representent qu’elles meme…Parler de Zemmour comme martyr alors qu’il court les mĂ©dias on croit rigoler….Bref la libertĂ© d’expression pour se “lacher” sur les noirs et les arabes, par contre il faut faire attention pour d’autres (juifs et dans une moindre mesure homosexuels)….
29 mars 2010 à 10:54
cher Brice, puis-je Ă mon tour vous conseiller un peu de lecture, pas du niveau de Rawls certes, mais disons plutĂ´t de votre niveau ?
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/26/les-petits-calculs-d-eric-zemmour-par-caroline-fourest_1324773_3232.html
29 mars 2010 à 11:21
pour une fois je suis d’accord avec Fourest…Quant Ă l’echange entre l’hote de ce blog et Polo, autant M.Couturier doit essayer d’ĂŞtre impartial sur france culture( “l’impartialitĂ©” des journalistes me faisant doucement rigoler) autant sur son blog il peut exprimer ses opinions, celles ci le rapprochant plutot de causeur.fr que de rue.89,ce qui est son droit le plus absolu!Moi encore une fois c’est le double-standard qui me revolte.Ou la libertĂ© d’expression est totale ou on ne s’en reclame pas..Quant aux soi-disant”briseurs de tabou” BOF l’a dit cent fois mieux que je ne l’aurais exprimer!
29 mars 2010 à 11:50
@Thierry
Brice Couturier impartial ? vous ne devez pas souvent Ă©coutĂ© du grain Ă moudre. J’en suis fan ; je recommande Ă tous ceux qui n’ont pas la chance de connaĂ®tre la pensĂ©e dite “nĂ©oconservatrice”, pĂ©rimĂ©e (Ă©lectoralement) aux USA, mais j’ai l’impression en vogue sur le marchĂ© de l’occasion en Europe. Brice Couturier et sa charmante modĂ©ratrice assurent les cours de rattrapage.
29 mars 2010 à 12:02
l’expression “bien pensance” est devenu un slogan idĂ©ologique, comme politiquement correct, bobo. Termes utilisĂ©s par les gens de droite qui n’ont pas d’autres arguments comme des gens de gauche avec aussi peu de jugeotte utilisaient “fasciste” ou “bourgeois” pour disqualifier leur adversaire. On ne prend mĂŞme plus la peine de discuter du fond, on tape tout de suite avec un bon coup de “bien pensant” et de “bobo”, on utilise Orwell et Aron Ă sa sauce, en prenant ce qu’on a envie dedans, comme si l’histoire de la pensĂ©e Ă©tait un supermarchĂ©. Fast thinking dĂ©primant. Misère de la pensĂ©e Ă coup de gros concepts, de grosses gĂ©nĂ©ralitĂ©s, de slogans.
29 mars 2010 à 12:11
Quand on n’y connaĂ®t rien, on la boucle! Georges Bush n’Ă©tait pas nĂ©o-conservateur! Ces derniers ne sont pas systĂ©matiquement Ă la colle avec le parti rĂ©publicain (ils y ont d’ailleurs un lourd contentieux avec les fractions religieuses ou plus largement les “paleo-conservative”, et dĂ©testent les libertariens!), on les trouve aussi au parti dĂ©mocrate ou du moins dans ses rĂ©seaux (cf Richard Perle!).
Les nĂ©o-conservateurs ne sont pas contre le Welfare State, ils ne sont pas non plus ultra-religieux, et encore moins d’extrĂŞme-droite!D’ailleurs pour votre gouverne, Huntington n’Ă©tait pas nĂ©o-conservateur (il Ă©tait, Ă juste titre d’ailleurs, contre la guerre en Irak) et avait toujours Ă©tĂ© liĂ©, mĂŞme d’une façon assez lointaine aux dĂ©mocrates.
Il suffit de passer quelques temps aux Etats-Unis pour s’apercevoir du provincialisme atavique de la scène intellectuelle française avec des raccourcis stupides du genre Huntington=Ben Laden, ou encore RĂ©publicain=nĂ©o-conservateur=Nazi ultra-capitalistes!
Quant Ă Caroline Fourest, elle est bien gentille la Jeanne d’Arc de l’universalisme, mais il va falloir que les petits occidentaux se le mettent dans le crâne une bonne fois pour toute, l’universel ça n’existe pas! Qu’on le veuille ou non, qu’on le dĂ©plore ou pas (je le dĂ©plore!) mais le religieux se rĂ©veille, car l’Occident moderne s’effondre, c’est comme ça!
29 mars 2010 à 12:33
Mondemoiseau “b:”, ce qu’il y a de sur c’est que ce n’est le fĂ©minisme qui vous Ă©touffe.
http://www.c-e-r-f.org/nomrevendications
29 mars 2010 à 12:37
Pierre j’ai Ă©crit “impartial” comme le proclame un autre Ă©minent mĂ©diacrate Apathie.Je rigole juste quand tous ces gens qui se proclament victimes de la pensĂ©e unique alors que c’est EUX qui la font!! Le tryptique de la pensĂ©e unique aujourdh’ui: libĂ©ralisme,atlantisme,sionisme.Si vous osez un dĂ©saccord alors vous etes au choix( munichois, islamo-fascite,idiot utile,etc…)
Quant Ă Haye vous ne m’avez pas rĂ©pondu sur le double standard dans l’indignation
29 mars 2010 à 12:38
Pierre merci pour le lien, le texte de Fourest est limpide. Haye plutĂ´t que d’attaquer bille en tĂŞte sur la religion et l’universalisme (elle ne parle pas de ça, pourquoi vous lui faites un procès d’intention?) rĂ©pondez Ă ses dĂ©veloppements sur les “vĂ©ritĂ©s” et leur contexte d’Ă©nonciation.
29 mars 2010 à 12:39
thierry, je vous rĂ©ponds, mais brievement, car quand vous parlez de deux poids deux mesures, il est evidemment impossible de vous repondre ici, puisqu’il faudrait des heures pour parler reellement de chaque cas que vous comparez, Ă dĂ©faut on ne peut que parler d’impressions,
mon impression generale est que malgre les lois gayssot etc qui effectivement Ă©limine ici les discours antisemites d’entredeuxguerres, l’”on” laisse parler beaucoup d’antisemite sous le label “antisionisme”, dont d’infectes actions de boycott, dont d’infectes allĂ©gation d’une volontĂ© de tuer les enfants ou de prĂ©lever des organes etc,
et que l’on laisse libre court Ă un racisme anti-français de rappeurs, d’une violence insensĂ©e, qui n’a aucun (et heureusement !)pendant en terme de langage anti-noir ou anti-arabe (et heureusement !)
29 mars 2010 à 12:51
Ă “b:”
je ne suis pas allĂ©e parler de fĂ©minisme sur le blog du parti de l’in-nocence, mais du Père Samuel, chorĂ©veque de l’Eglise syriaque et prĂŞtre en Belgique, qui est ignoblement poursuivi par l’eglise et l’Etat belge, pour ses propos sur l’islam, alors que ce qu’il dit est ce que disent d’autres islamologues, et que sa famille aramĂ©enne a Ă©tĂ© elle victime de persĂ©cutions en Turquie puis au Liban oĂą elle s’Ă©tait exilĂ©e.
29 mars 2010 à 13:06
@A.Haye
vous ĂŞtes formidables, vous lisez dans mes pensĂ©es…
Si je suis votre dĂ©monstration Brice Couturier est rĂ©publicain tendance bushiste, Ă moins qu’il soit libertarien, ultra-religieux, d’extrĂŞme-droite, Hutingtonien et nazi ultracapitaliste ? toutes choses qui prouvent qu’il n’a rien Ă voir avec la pensĂ©e nĂ©ocons (et au passage que je n’y connais rien et ferais mieux de la boucler).
Ouah ! en tout cas je ne sais pas de quelle secte vous vous revendiquez mais ça doit pas ĂŞtre le flower power…
Bisous
29 mars 2010 à 13:13
http://www.peresamuel.be/siteFR/
29 mars 2010 à 19:02
A ceux qui jouent à la légende des trois singes chinois et oublient que celui qui dispose de la parole doit se taire :
- Ouvrez les yeux du singe chargé de la vue sur ce site -
http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R
Merci Monsieur Brice Couturier
29 mars 2010 à 21:24
A BOF et Ă BT : chez Orwell, comme chez Aron, du reste, je ne fais aucun “tri”. Je prends tout. Et bien sur, l’opposition Ă la peine de mort d’Orwell, cela va sans dire. Pourquoi imaginer le contraire ?
A thierry : je n’ai pas de goĂ»t pour la censure, mais certaines limites s’imposent d’elles-mĂŞmes par dĂ©cence. Le racisme et l’antisĂ©mitisme (votre DieudonnĂ©) font, en effet, partie des rares opinions dont je n’accepte pas l’expression. (Par exemple : “les Noirs et les Arabes sont des dealers” - qui n’est pas ce que Zemmour a dit) Parce que ce ne sont pas des opinions, mais des slogans potentiellement mortifères. Et que j’ai le goĂ»t dĂ©licat.
A Pierre : merci de m’avoir signalĂ© l’article de mon amie Caroline Fourest dans Le Monde. Mais quoi ? Elle Ă©crit :
“Enfin, oui, Eric Zemmour, la plupart des petits trafiquants sont noirs et arabes. Non parce que le fait d’ĂŞtre noir ou arabe mène naturellement ou culturellement au trafic. Mais parce qu’on a beaucoup plus de chances de devenir dealer de shit que journaliste, lorsqu’on naĂ®t dans des familles pauvres, ne misant pas sur la culture.”
C’est exactement ce que je pense, et cela correspond parfaitement Ă ce que j’ai Ă©crit ici.
“Ceux qui s’en scandalisent devraient plutĂ´t travailler Ă expliquer un phĂ©nomène qui a des causes objectives dans la rĂ©alitĂ© sociale de nos quartiers : lorsque l’accès Ă l’emploi est rendu impossible, il ne reste que le “bizness”.” Donc, n’essayez pas de m’opposer Ă Caroline.
Merci Ă A. Haye, que je lis toujours avec un grand plaisir, parce qu’il sait de quoi il parle, contrairement Ă tant d’autres, qui se contentent d’aligner les slogans du jour (”aussitĂ´t dĂ©passĂ©s”, comme disait Gombrowicz). Au passage, il est parfaitement exact que Huntington ait Ă©tĂ© dĂ©mocrate, anti-guerre d’Irak, etc. Contrairement Ă ce que vont rĂ©pĂ©tant nos ignorantins nationaux. Mais s’informer exige du travail, vous savez bien.
Merci Ă tous les contributeurs de ce blog, qui me font l’honneur d’accepter la discussion. MĂŞme les contributions avec lesquelles je suis le plus en dĂ©saccord volent souvent Ă bonne hauteur. (”Polo”)
30 mars 2010 à 9:14
Monsieur Couturier,
je ne me place pas parmi les contributeurs de qualité mais acceptez mes remerciements sincères pour cet espace de dialogue.
Sur le fond: j’ai Ă©crit ici-mĂŞme que la dĂ©claration de Zemmour enfonçait une porte ouverte. Le malaise vient de ce que comme le dit Caroline Fourest “il n’en tire pas de conclusions constructives - comme la dĂ©fense de l’Ă©galitĂ©, de la laĂŻcitĂ© ou de l’universalisme -, mais une mĂ©lancolie rance favorisant le repli et le rejet.”
Ou encore: “Le problème rĂ©side moins dans la mentalitĂ© racialiste et comptable de ces raccourcis que dans ses “non-dits” : les fantasmes qu’ils suggèrent”.
Je n’ai pas dit autre chose. Et sur ces points que vous vous ĂŞtes bien gardĂ© de citer vous vous opposez nettement Ă Caroline Fourest, il me semble.
je n’ai pas une mentalitĂ© de procureur et ne veux pas faire le procès de votre honnĂŞtetĂ© intellectuelle. J’avoue simplement ĂŞtre un peu excedĂ© par votre goĂ»t puĂ©ril pour la provocation :
je ne vis pas dans le monde mĂ©diatique et ma rĂ©alitĂ© n’est manifestement pas la votre; sachez simplement que parmi les auditeurs de FC se trouvent aussi (peut ĂŞtre une majoritĂ©) de gens politiquement modĂ©rĂ©s, attachĂ©s Ă une certaine idĂ©e de la cohĂ©sion sociale, qui se sentent agressĂ©s par les excitĂ©s de tout bord. Et j’avoue, mĂŞme si je goĂ»te plutĂ´t l’ironie, se faire traiter d’idĂ©ologue obtus, voire de sociologue (!), par les fĂ©tichistes de la Chine d’hier devenus les fĂ©tichistes des USA d’aujourd’hui, c’est un peu Ă©nervant.
30 mars 2010 à 12:05
Pierre,
vous dites faire partie des ” gens politiquement modĂ©rĂ©s, attachĂ©s Ă une certaine idĂ©e de la cohĂ©sion sociale, qui se sentent agressĂ©s par les excitĂ©s de tout bord.”
Quand on est modĂ©rĂ©, quand on est attachĂ© Ă la cohĂ©sion sociale, il faut avoir le courage et la volontĂ©, de voir ce qui est justement, venant “de tout bord”, une menace pour la cohĂ©sion sociale.
Ce qui se passe aujourd’hui Pierre, c’est que les menaces contre la cohĂ©sion sociales deviennent “extremement” fortes, d’une part,
et que d’autre part, au nom de leur prĂ©tendue modĂ©ration, certains n’ont de cesse que de faire des procès en sorcellerie et en “extremisme” aux personnes savantes et vigilantes qui dĂ©crivent les sources de ces menaces extrĂŞmes,
ces accusateurs n’ont rien de “modĂ©rĂ©s”, ils ne sont que des obscurantistes qui veulent “tuer le messager”, tuer Cassandre, et meme pire, faire leur sale petite carriere de procureur en marchant sur le cadavre social des vrais dĂ©fenseurs des droits humains, des vrais dĂ©fenseurs de la vĂ©ritĂ©, des vrais rĂ©sistants au terrorisme fanatique religieux actuel.
Traiter Zemmour et d’autre d’”excitĂ©” parce qu’il parle principalement de ces causes d’atteinte Ă la cohĂ©sion sociale, c’est confondre la nouvelle et le message.
Cela n’a rien de modĂ©rĂ©, ou alors si, c’est du “courage modĂ©rĂ©”, autrement dit fondamentalement de la lâchetĂ©, le refus de voir la rĂ©alitĂ© telle qu’elle est.
Quand une nouvelle est celle d’une catastrophe, il n’y a pas de façon tout Ă fait “modĂ©rĂ©e” de la dire, de la faire percevoir, Ă moins de la cacher, car dès lors qu’on la dit dans sa veritĂ© de catastrophe, on quitte le registre feutrĂ©.
Fondamentalement, il faut une force dose de mauvaise foi pour reprocher Ă Zemmour quoi que ce soit d’atteinte Ă la cohesion sociale, alors qu’il passe son temps Ă dĂ©noncer les risques pour la cohĂ©sion sociale, afin de permettre une prise de conscience qui dĂ©samorcerait ces “bombes”.
Que voulez vous de la radio, de la tĂ©lĂ©, des livres : qu’ils vous disent “dormez tranquilles bonnes gens” ?
PrĂ©fĂ©rez vous traiter d’”excitĂ©s” tous ceux qui vous alertent contre des dangers, en espĂ©rant de ne pas les subir personnellement, et en acceptant eventuellement de perdre vos libertĂ©s, pourvu qu’on vous “laisse tranquille” ?
Est ce là votre modération ?
30 mars 2010 à 13:50
A Elisseievna,
Pourtant patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
je ne vous tiens pas plus le crachoir !
Cordialement
30 mars 2010 à 14:08
Pierre, le mode ordurier n’est pas modĂ©rĂ©, il est stalinien, il est fasciste, parfois comique, il est tout ce que l’on veut sauf modĂ©rĂ©.
30 mars 2010 à 18:10
DĂ©solĂ© M. Couturier c’est sur ce point que je ne suis pas d’accord avec vous,les seules limites devraient etre celles fixĂ©es par la loi…Qui dĂ©cide de ce qui est dĂ©cent ou pas? les mĂ©diacrates? les LICRA?,les SOS racismes? Les CRIF et autres lobbies?…Effectivement “mon” DieudonnĂ© a pointĂ© “votre” tartufferie vous les prescripteurs d’opinion…Je remarque que Caroline Fourest admet qu’il y a de nombreux juifs dans les mĂ©dias,cela dit par une autre personne aurait donnĂ© immĂ©diatemment une nouvelle chasse aux sorcières….A propos Renaud Camus ,Ă l’Ă©poque oĂą il critiquait la composition des Ă©quipes de France-culture etait il dans les limites de la dĂ©cence ou pas?Cela m’avait choquĂ© mais il avait le droit de le dire puisque ce n’etait pas interdit par la loi…
30 mars 2010 à 18:38
Je lis plus haut que vous posez la question de savoir si vous auriez du censurer mon post sur les dĂ©linquants financiers juifs, je ne reprends pas cette affirmation Ă mon compte,je dis juste que c’est quelque chose qui circule notamment sur internet, les gens ayant rĂ©sumĂ© la crise plus Ă Madoff,Greenspan… qu’Ă Kerviel.Pourquoi tout de suite l’excommunication Ă grand mot antisĂ©mitisme?(je croyais que seuls les staliniens agissaient ainsi,quoique en tant que taulier des lieux vous ayez ce droit…) Si cette phrase vous choque et bien admettez que d’autes se sentent choquĂ©s par la “plupart des Arabes et des Noirs sont trafiquants”.LĂ oĂą je suis cohĂ©rent c’est que je pense qu’aucun auteur de ces phrases ne devrait etre poursuivi…
30 mars 2010 à 19:45
@Thierry
Sur le principe du “droit” de tout pouvoir critiquer, vous avez raison. Cependant, la tragĂ©die de l’Holaucauste a rendu certains Etâts trĂ©s “attentifs” aux critiques envers la communautĂ© juive et ses consĂ©quences. Il n’est pas surprenant que l’un des Etâts les plus “attentifs” soit l’Allemagne. Et la France n’est pas loin derrière (Loi Gayssot, pas exemple).
Je prĂ©fère une sociĂ©tĂ© “ouverte” ou la libertĂ© d’expression est totale, mais cela m’est peut-etre d’autant plus facile que j’ai un “profil” facile, peu enclin Ă la discrimination (Homme blanc, hĂ©tĂ©ro, non-juif, etc..).
30 mars 2010 à 22:33
Thierry,
vous parlez de la nature des propos, mais pour savoir si les choses sont comparables, il ne faut oublier les circonstances dans lesquelles ces sortes de propos sont dites,
quand sur internet on parle des financiers juifs c’est pour dire des choses du style protocoles des sages de sion qui sont citĂ©s par Mein Kampf, quand dieudonnĂ© fait ses spectacles en pleine sĂ©rie d’agressions antisemite c’est rĂ©pugnant, alors que Eric Zemmour ne faisait que dĂ©fendre la police contre une accusation de discrimination.
31 mars 2010 à 12:00
Alain Machefert
Je comprends tout Ă fait cette “attention”…Par contre faites gaffe, votre “profil” ne vous garantit pas une place dans le sprint aux J.O..(sourire)…
Elisseievna
Je suis d’accord qu’il faut tenir compte du contexte,dans ce cas que pensez vous des paroles de Zemmour qui arrivent dans ce contexte d’identitĂ© nationale oĂą les “d’origine” en ont pris plein la gueule? Par ailleurs s’il fallait Ă chaque fois tenir compte du contexte,il y aurait toujours quelqu’un pour qui ce n’est pas le moment
1 avril 2010 à 5:53
Exemple cru (et comi-tragique) de double pensée:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g8H2c-hTwZs93IXDpwA5ErjrZkig
Bedos, Guillon, Njigol et Timsit dans un spectacle commun contre le politiquement correct…
ça laisse pantois, non?
1 avril 2010 à 5:59
Et la meilleure!
Stéphane Guillon:
“Vous allez ĂŞtre déçus, mes amis m’ont dit de ne faire aucune attaque sur le physique”, a lancĂ© StĂ©phane Guillon au dĂ©but de son sketch. “Le mĂ©tier d’humoriste a changĂ© depuis mai 2007 (date de l’Ă©lection de Nicolas Sarkozy, NDLR)”, a poursuivi l’humoriste, parlant de “crispation” autour de ses chroniques sur France Inter.
Quel rĂ©sistant ce Guillon, quel courage intellectuel et physique, quelle tĂ©mĂ©ritĂ© politique de se battre contre la dictature sarkozienne! Si on l’avait eu en 40!!!
1 avril 2010 à 14:56
Quel rĂ©sistant ce A. Haye, quel courage intellectuel et physique, quelle tĂ©mĂ©ritĂ© politique de se battre contre la dictature du politiquement correct, droitdel’hommisme gauchisme, universalisme! Si on l’avait eu en 40!!!
Hilarant, en effet
1 avril 2010 à 18:04
ce billet est consternant. Effrayant mĂŞme. La pensĂ©e d’Orwell est piĂ©tinĂ©e.
1 avril 2010 à 18:10
Quel rĂ©sistant ce Alain Machefert, quel courage intellectuel et physique, quelle tĂ©mĂ©ritĂ© politique de se battre contre la dictature de l’inpolitiquement correct, anti- droidelhommisme droitiste, souverainiste! Si on l’avait eu en 40!!!
Hilarant, en effet
1 avril 2010 à 20:52
Mr Couturier, ou avez-vous que la libertĂ© d’expression de Mr Zemmour Ă©tait menacĂ©e ? Je n’ai entendu personne rĂ©clamer qu’on le fasse taire. Par contre j’ai entendu des gens critiquer sur le fond ses idĂ©es et trouver choquants ses propos. Peut-on dans ce pays s’opposer Ă Eric Zemmour ?
Quant au raccourci que vous opĂ©rez entre Zemmour et Guillon il est stupide. Guillon est un humoriste (pas de grand talent Ă mon sens, mais c’est un autre problème), Zemmour est un journaliste-Ă©ditorialiste. C’est un peu comme si compariez un sketche des guignols ou un bon mot de Jean Amadou avec une chronique d’Alain Duhamel. Le rĂ´le d’un humoriste est de caricaturer. Le rĂ´le d’un journaliste est d’informer et d’Ă©clairer.
Quant au fond, lorsque vous dites que Zemmour dit tout haut ce que tout le monde sait, c’est un argument que mĂŞme le FN n’ose plus invoquer, mais puisque vous apprĂ©ciez la langage de vĂ©ritĂ© disons Ă©galement que s’il y a des vendeurs de drogue, il y a des acheteurs de drogue. Et les consommateurs de drogue, ils ont quelle couleur de peau Mr Couturier ? Et ils appartiennent Ă quel milieu social Mr Couturier ?
Pourquoi au moment oĂą l’on traverse une grave crise Ă©conomique et oĂą les traders sont devenus les cibles des politiques n’a-t-on pas fait remarquer que la plupart des tradders sont des blancs ?
Doit-on aussi relever que la plupart des délinquants sexuels sont des catholiques blancs ?
Faire une relation entre la dĂ©linquance et la couleur de la peau c’est effectivement une conception raciste. Mr Zemmour la dĂ©fend, visiblement vous la dĂ©fendez. C’est parfaitement votre droit mais il se trouve qu’il y a des gens qui contestent cette vision des choses.
1 avril 2010 à 20:56
Bravo pour votre blog, que je dĂ©couvre seulement maintenant, par manque de curiositĂ©, alors que j’Ă©coute assez rĂ©gulièrement du Grain Ă Moudre depuis des annĂ©es, oĂą vous Ă©quilibrez avec talent l’insupportable, mais nĂ©cessaire Julie Clarini.
Les rĂ©fĂ©rences Ă Orwell sont de plus en plus pertinentes en Europe ces dernières annĂ©es. Celle-ci est juste. Et merci pour l’Ă©clairage tocquevillien. Cet aspect m’avait Ă©chappĂ© chez lui, ce qui m’incite Ă reprendre avec plus d’assiduitĂ© ses oeuvres, qui trĂ´nent sur mon chevet.
Et bravo pour cette analyse du double traitement, qui donne un relief que peu d’articles ont sur Internet au sujet de l’affaire Zemmour !
@A Haye : Roger Muccielli ?
2 avril 2010 à 6:40
Excellente émission sur le capitalisme jeudi 1er avril. Salin était en grande forme et il a montré sa profondeur de réflexion face aux gadgets intellectuels de ses interlocuteurs.
Pourquoi ces derniers se sentent-ils obligĂ©s de faire du climat l’alpha et omega de toute pensĂ©e aujourd’hui ? En cela ils ne se rĂ©vèlent qu’Ă la traĂ®ne de l’opinion publique, ce qui est certainement le travail d’un homme politique, mais sĂ»rement pas celui d’un scientifique…
4 avril 2010 à 11:01
@Adalbert
Il est souvent surprenant de lire - ou entendre - la facilitĂ© dĂ©concertante avec laquelle les tenants d’une opinion, d’une croyance peuvent balayer d’un revers de main les arguments des gens qui ne la partage pas. Et chercher Ă la discrĂ©diter.
J’ai effectivement trouvĂ© l’emission particulièrement intĂ©ressante. C’est elle qui m’a amenĂ© sur ce blog. Pour avoir assistĂ© Ă des confĂ©rences de Pascal Salin lorsque j’Ă©tais Ă Dauphine et par la suite, je ne partage absolument pas votre point de vue. Il est Ă mon sens l’une des personnes les plus restrictives dans ces analyses qu’il m’ait Ă©tĂ© donnĂ© d’Ă©couter. Il reste que Pascal Salin est un redoutable connaisseur de la pensĂ©e Ă©conomique libĂ©rale et de son attirail thĂ©orique, ce qui est essentiel dans sa position.
Je suis en revanche plus surpris, choquĂ© mĂŞme, par votre mĂ©pris pour les autres invitĂ©s. “Gadgets intellectuels”? Je ne sais pas Ă quels gadgets vous faites rĂ©fĂ©rence, mais j’ai plutĂ´t eu la sensation d’un dĂ©bat de bonne facture. Maintenant, si le gadget - comme je le suppose Ă la lecture de la suite de votre post - s’applique au climat / dĂ©veloppement durable, la remarque devient intĂ©ressante.
L’une des principales difficultĂ©s du capitalisme contemporain n’est peut-ĂŞtre pas tant son fondement Ă©thique (thème de dĂ©bat inĂ©puisable), mais son Ă©volution historique. Et dans cette Ă©volution, il y a eu une rupture, qualifiĂ© un peu rapidement de passage au “capitalisme finaincier”. Cette rrupture est l’introduction de la thĂ©orie des droits rĂ©siduels, par Jensen & Meckling en 1976. Cette thĂ©orie (partie intĂ©grante de la thĂ©orie de l’agence), explique pourquoi la maximisation de la valeur actionnariale est le seul objectif sain et socialement optimal qu’une entreprise doive poursuivre: seuls les actionnaires sont exempts de garanties contractuels, donc maximiser la valeur de leurs “droits rĂ©siduels” conduit l’entreprise Ă l’optimum.
C’est après que le bât blesse. Ce modèle, dĂ©fendu par P. Salin dans l’Ă©mission se fonde sur l’absence d’externalitĂ©s. Or, c’est prĂ©cisĂ©ment ce que rĂ©introduit la problĂ©matique climatique / dĂ©veloppement durable dans la rĂ©flexion: nous avons basĂ© notre modèle de dĂ©veloppement sur l’ignorance volontaire des externalitĂ©s, environnementales ET sociales. Jensen, dans un article de 2001 reconnait d’ailleurs que la maximisation n’est optimale socialement que si les externalitĂ©s sont gĂ©rĂ©es par un tiers (l’Ă©tat, une fondation, le secteur associatif etc..).
La rĂ©ponse de P. Salin est l’attribution de droits de propriĂ©tĂ©. j’ai tendance Ă voir dans cette rĂ©ponse une solution simpliste et idĂ©ologique Ă un problème d’une formidable complexitĂ©. L’attribution de droits de propriĂ©tĂ© pourrait (j’insiste sur le conditionnel) rĂ©soudre la gestion des externalitĂ©s. Elle ferait fi des considĂ©rations Ă©thiques sur la valeur intrinsèques de l’existance de certaines espèces : quelle valeur attribuerions-nous Ă un ours blanc, ou au fameux thon rouge? Sa valeur de remplacement?. Mais plus important, elle renforce le problème social: dans les pays pauvres - exemple pris par P. Salin - l’un des enjeux majeur est l’accès au capital - naturel ou technique. PrĂ©cisĂ©ment parce que la pauvretĂ© y est omniprĂ©sente, le capital naturel est la seule ressource qui permet aux populations de survivre, et d’essayer de dĂ©terminer un chemin de dĂ©veloppement. Attribuer un droit de propriĂ©tĂ© Ă ce capital, est très probablement l’un des plus sĂ»r moyen de renforcer les disparitĂ©s sociales qui Ă©touffent dĂ©jĂ ces pays. Sauf Ă faire cette attribution sur une base 0, c’est Ă dire en rĂ©partissant la ressource au point d’origine. Mais je doute que ce soit cela que Pascal Salin ait en tĂŞte. Et je ne suis surtout pas convaincu que cela soit possible, ni peut-ĂŞtre mĂŞme souhaitable. Les efforts pour rĂ©partir de manière autoritaire (que ce soit ou non suite Ă des travaux d’experts), ont rarement donnĂ© lieu Ă des expĂ©riences rĂ©ussies.
Je souhaitais juste attirer votre attention sur ce point, car je préfère le débat aux jugements parfois hâtifs qui visent à décrédibiliser les interlocuteurs.
Par curiositĂ©, je suis allĂ© faire quelques recherches sur leurs parcours. Ils ne me semblent pas enclins au recours aux gadgets. Ils ont, comme tout le monde, une vue du monde. Ce n’est pas pour autant que leurs approches sont des approches ridicules ou inintĂ©ressantes. Peut-ĂŞtre serait-il bon de rappeler que tout discours est idĂ©ologique. celui de Pascal Salin, comme celui de ses adversaires.
4 avril 2010 à 18:19
Le niveau monte !…
@ Nicolas Piau
S’il vous plaĂ®t, restez avec nous, …
5 avril 2010 à 9:59
Cher Brice,
j’Ă©coute votre Ă©mission très rĂ©gulièrement, histoire de garder une certaine hygiène mentale mais mois j’aime StĂ©phane Guillon, il me fait rire, je le trouve sensible, intelligent, partisan, et plein de charme, toute votre haine jalouse ne pourra rien contre cela.
5 avril 2010 à 18:54
Si les femmes n’aimaient pas les beaufs, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de beaufs…
5 avril 2010 à 19:34
Bravo! votre article est magnifique d’intelligence de la situation. (Ă ceci près que vous y qualifiez Zemmour d’humoriste, ce qu’il n’est pas).
La charge de Guillon me parait beaucoup plus inadmissible quand il met Lepen, zemmour, Besson et les nazis dans le mĂŞme panier. ON s’est Ă©mu de l’attaque sur le physique alors que l’assimilation Ă des nazis me semble bien plus intolĂ©rable. Vous avez raison de parler d’Orwell mais on peut douter qu’il ait Ă©tĂ© lu par beaucoup.
6 avril 2010 à 19:50
ĂŠtes-vous un Bimi vous mĂŞme ? Depuis quand Zemmour est humoriste ? Je le croyais : Écrivain/Journaliste/Chroniqueur…
Et puis ce qui est Ă mon sens reprochĂ© Ă Zemmour n’est pas sa Lapalissade sur les dealers, mais son paralogisme qui consiste Ă extraire toutes donnĂ©es socio-Ă©conomique du dĂ©bat… De plus, s’il est vrai que les dealers d’herbe et chit sont majoritairement ce qu’il Ă©nonce, il n’en est rien pour la coke…
7 avril 2010 à 8:31
@ Cédric Courlet
Sans doute Zemmour ne consomme-t-il que les premiers. Mais ceux qui font usage de la seconde ne vous donneront pas tous raison.
7 avril 2010 à 14:00
J’ai enfin pu rĂ©cupĂ©rer internet de façon Ă m’informer de la chronique de StĂ©phane Guillon.
Je suis revenu ici et j’espère que les utilisateurs de ce blog me permettront de m’exprimer sans vouloir accoler sur moi une Ă©tiquette vouĂ©e Ă me faire dire ce que je ne dis pas.
Je ne parviens pas à être choqué par la chronique de Stéphane Guillon, pour une raison simple :
Elle n’est porteuse d’aucune rĂ©alitĂ©.
Il dĂ©veloppe une thĂ©orie du complot si fumeuse, si absurde, qu’elle ne saurait ĂŞtre prise au sĂ©rieux.
Le travail de l’humoriste (”canons desporgiens”, je ferai avec mes rĂ©fĂ©rences), est parfois d’incarner l’individu qu’il dĂ©nonce. Je ne me perdrai pas en exemples futiles, c’est une Ă©vidence.
Ainsi Guillon incarne-t-il un personnage, une sorte de journaliste, qui aurait trouvĂ© le scoop du siècle, allant jusqu’Ă dĂ©voiler les pensĂ©es intimes des protagonistes de son histoire.
Quel est donc le but de cette chronique ? Certes nous pouvons rire de ce journaliste de pacotille, de ses thĂ©ories fumeuses, des raccourcis honteux qu’il effectue et mĂŞme des propos choquants dont il est capable. Mais il y a bien pire, nous rions d’un constat terrible : les agissements mĂ©diatiques rĂ©cents de monsieur Besson ou de la majoritĂ© en gĂ©nĂ©ral, le dĂ©bat sur l’identitĂ© nationale, les dĂ©clarations choquantes (comme je l’ai dĂ©veloppĂ© prĂ©cĂ©demment ici-mĂŞme) d’Eric Zemmour et tous les exemples pris dans l’actualitĂ© rĂ©cente par StĂ©phane Guillon lui permettent ses exagĂ©rations.
S’il y a exagĂ©ration, c’est qu’il y a un fond, aujourd’hui, en France, de nombreuses personnes sont choquĂ©es par les agissements du gouvernement, et il ne s’agit pas lĂ de dĂ©bat, de discussion politique, il s’agit bien du sentiment, profond, que certains comportements sont frappĂ©s du sceau du manichĂ©isme, que certains Ă©vĂ©nements et dires rĂ©cents sont de l’ordre de ce qui est mal.
Que StĂ©phane Guillon aille loin, c’est un fait, mais dire qu’il va trop loin, cela me semble au contraire soumis Ă dĂ©bat. Entre attaques et contre-attaques, on semble bien embarquĂ©s dans un cercle vicieux, une sorte de course Ă l’armement.
Lucas.
8 avril 2010 à 17:25
Bonjour tt le monde,
Assez Ă©tonnant ce billet de BC et pas mal de rĂ©actions qui s’en suivent.
Je me permets donc d’ajouter la mienne.
En rĂ©f Ă quelqu’un qui Ă©voquait DonzĂ©re dont Besson est maire, il est Ă signaler que le FN “y est” Ă + de 20% aux rĂ©gionales; c dire ce monsieur lutte efficacement contre le racisme!:) Quand Ă la satire de Guillon, c un humoriste que l’on apprĂ©cie ou pas mais qui nous change de l’insignifiance dans laquelle ses confrères se meuvent. Il dit lui mĂŞme qu’il n’a pas le talent d’un Desproges ou Coluche mais il est certain que ces 2 lĂ seraient autrement + virulents Ă l’encontre des gouvernants que Guillon l’est aujourd’hui; il n’ait qu’Ă visionner ou réécouter certains de leurs sketchs.
Concernant Zemmour, ce qu’il dit concernant les arrestations, est vrai; le problème est qu’il ne prĂ©cise pas que ce sont essentiellement les reprĂ©sentants des couches les + dĂ©favorisĂ©s d’une sociĂ©tĂ© qui se retrouvent en prison. Il y a fort Ă parier que 98% des français non issus de l’immigration, qui sont incarcĂ©rĂ©s sont aussi issus des couches les + pauvres de ce pays.
Enfin, je me rappelle que, au dĂ©but de la campagne des prĂ©sidentielles , les mĂ©dias des pays d’Europe du nord notamment,(j’Ă©coutais la revue de presse internationale de France Q) s’Ă©tonnaient que Sarko soit en lice avec la “casserole ” des magouilles de son appart de Neuilly; ils s’Ă©tonnaient et se moquaient de ces journalistes cĂ©fran, Ă part ceux du “canard”, qui se gardaient bien d’enquĂŞter + Ă fond sur cette affaire, y compris ceux de France Q; de plus les mĂ©dias “nordiques” prĂ©cisaient que ds leur pays respectifs, un candidat avec un tel boulet, n’aurait mĂŞme pas eu le droit de se prĂ©senter avant que l’affaire soit Ă©claircie et jugĂ©e.
Je termine en indiquant qu’Ă mon sens, de nombreuses dĂ©cisions gouvernementales, ayant pour consĂ©quence la dĂ©sespĂ©rance de nos concitoyens ds leur vie et leur travail, il me semble que le fait qu’un humoriste s’attaque par n’importe quel biais Ă ces “responsables” irresponsables est un minimum : leur enlever toute dignitĂ©, ds laquelle ils se drapent et Ă laquelleils n’ont pas droit, devrait ĂŞtre un devoir national, pour tt français qui respecte son prochain.
8 avril 2010 à 21:48
juste concternée
bricecout :
conSternée !
9 avril 2010 à 6:53
Caroline Fourest revient sur “l’affaire Zemmour” ce matin sur FC et prolonge sa rĂ©flexion.
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10725.xml
11 avril 2010 à 15:52
Je podcast vos excellentes émissions.
Bravo pour avoir le courage d’exprimer ce point de vur Ă contre courant de la bien pensance.
12 avril 2010 à 2:28
Bon jour! Je suis un avocat brĂ©silien et j’habite Ă Sao Paulo - BrĂ©sil. Je telecharge tous les jour les podcast de votre emmissions et je vous ecoute au chemin du travail! Merci por les debats inteligent de tout les jours!
12 avril 2010 à 7:57
Mon cher Brice dĂ©solĂ© d’alunir ainsi sur ce blog, je souhaitais juste vous faire part, c’est de circonstance, de mon plaisir Ă vous rĂ©entendre ce matin, lundi 12 avril, dans la matinale de cette vieille dame, vous avez su conservĂ© cette fraĂ®cheur de ton qui faisait dĂ©jĂ votre charme en un autre temps.
Quand au drame qui vous occupait en cette matinée de printemps, une seule question me taraude réellement.
Qui Ă bien pu oublier d’inviter sa SaintetĂ© Ă bord de cet oiseau de fer, les dieux sont quelque fois taquins…
Bien Ă vous,
modem: suis forcément solidaire de tous les salariés de la presse libre.
12 avril 2010 à 19:02
“StĂ©phane Guillon s’en prend au “physique antipathique” de Besson, Ă “ses yeux de fouine, son menton fuyant, un vrai profil Ă la Iago, idĂ©al pour trahir.” Ayant travaillĂ© sur ce sujet pour une très ancienne maĂ®trise, je peux assurer que la polĂ©mique de gauche, par tradition, ne recourt jamais Ă ce genre de stylistique. Elle peut ĂŞtre très violente dans le combat d’idĂ©es, menacer de mort l’adversaire, mais jamais, par principe, elle ne s’en prend Ă son apparence physique. Et je trouve dramatique qu’un tel tabou soit tombĂ©.”
Je ne suis pas sûr de la pertinence de ces affirmations.
Un journal comme Charlie-hedbo utilise aussi (a au moins utilisĂ© un fois) le “recours” au physique et le “rapprochement” animal tendancieux :
Dans le numĂ©ro du 7 octobre 1998, une caricature reprĂ©sente deux Juifs avec des tĂŞtes de cochons (j’ignore le sens exact de ce rapprochement, la seule Ă©vidence Ă©tant qu’il s’agit d’un rapprochement stigmatisant. Votre amie C. Fourest Ă©tant passĂ© par ce journal, peut-ĂŞtre saura-t-elle interprĂ©ter ce genre de caricature).
Victor Hugo faisait déjà ce genre de rapprochement en son temps.
A part ça, Fourest termine son article sur le «buzz de la semaine» par cette phrase : «On peut ĂŞtre journaliste, cultivĂ©, et flatter l’instinct primaire.» Mais de qui parle telle ?
Ailleurs elle dit : «Il prĂ´ne l’assimilation». Elle aussi il me semble - contrairement Ă A. Haye - Comme quoi, tout est compliquĂ©.
D’autre part et par ailleurs, n’y a t-il pas une hypocrisie certaine a refuser les statistiques ethniques quand on passe son temps Ă compter le nombre de “Noirs”, d’”Arabes” ou de “Musulmans” parmi les prĂ©fets, les dealers, ou les joueurs de foot ? (bien que ni le fait d’ĂŞtre noir, ni arabe ni musulman ne soient des caractĂ©ristiques “ethniques”)
14 avril 2010 à 15:23
Vous avez dit «racisme» ?
“De nombreux auteurs (Barthes, par exemple) ont relevĂ© combien cette rĂ©duction de l’adversaire Ă l’animalitĂ© prĂ©parait les esprits Ă la nĂ©gation de son humanitĂ©. Afin de s’attribuer le droit d’exterminer les gens, il est utile de les avoir au prĂ©alable expulsĂ©s symboliquement de l’espèce humaine… Cette rhĂ©torique-lĂ est prĂ©cisĂ©ment celle du racisme - contre lequel l’humoriste croit combattre.”
Bricecout
«Dans les trois cas, plus l’Ă©motion est grande, plus nos valeureux statisticiens sont sĂ»rs d’engranger des soutiens parmi les amateurs d’Ă©vidences chiffrĂ©es et de francs-parlers. Ben quoi, c’est pas vrai ? Il y a beaucoup de Noirs dans l’Ă©quipe de France, beaucoup de juifs dans les mĂ©dias et beaucoup d’Arabes et de Noirs dans les prisons ! Alors quoi, on peut plus rien dire ?»
On peut. Mais tous les racismes commencent ainsi.
C Fourest
N’est-ce pas drĂ´le ? Dans un cas ce sont les propos de Guillon qui conduisent au racisme, dans l’autre ce sont les propos de Zemmour !
Dans le cas de Guillon, ça me parrait un faux procĂ©s : il n’attaque pas Besson pour ce qu’il «est» mais pour ce qu’il «fait». Par contre dans le cas que j’ai citĂ© de Charlie-hebdo, oĂą les gens sont stigmatisĂ©s pour ce qu’ils «sont» , non pour ce qu’ils «font», il s’agit de racisme pur et simple.
Quant Ă la phrase de Zemmour : “Les Français issus de l’immigration (sont) plus contrĂ´lĂ©s que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait.” me parait fausse. Je doute qu’on arrĂŞte des trafiquants en vĂ©rifiant leurs papiers (si c’est le cas, Z. aurait dĂ» en donner la preuve). Par contre on arrĂŞte des «sans-papiers» !
La bonne phrase devrait dont ĂŞtre : «On contrĂ´le plus les Noirs et les Arabes parce qu’ils ont plus de chance d’ĂŞtre sans-papiers et donc d’ĂŞtre expulsables, et donc de permettre de remplir le quota d’expulsion annuel (25000, je crois).
15 avril 2010 à 9:15
Fidèle auditrice du grain à moudre , je suis assez surprise par un ensemble d’arguments que vous avancez .
1.Le parrallèle avec les auvergnats ….me semble pour le moins tirĂ© par les cheuveux .Comparons ce qui est comparable ,lĂ il est question de mĂ©tier et dans le cas qui nous concerne il est question de dĂ©lit .Et dans certains mĂ©tiers tous les tailleurs n’étaient pas juifs et tous les maçcons n’étaient pas italiens ….penchez-vous sur les travaux des historiens …
2.Relever un fait ,avoir acheté de la drogue ..,sous la fenêtre sont des arguments trop légers pour étayer une thèse en tant que journaliste à moins que le journaliste ne commence à assener des vérités sans les vérifier comme le ferait quelques citoyens au langage sans nuance voire outrancier .
3.Puis il question du job de Zemmour .Oui il est question de sauver le job du journaliste .Sauver la profession et l’éthique de celle-ci vous en faites quoi .Vous devez certainement savoir que lbien avant le Watergate ,aux USA les politiques qualifiaient les journalistes de chiens ,plus vulgairement de fouineurs de merde tant leur travail d’enquête gênait et soulevait des questions qui pouvaient mettre fin à une carrière politique ,mettre des gens en prison …Inutile de dire qu’ils risquaient leur vie …On peut pas dire que Zemmour se soit inscrit dans cette tradition ,ni qu’il ait la trompe de ses aînés outre atlantique qui eux risquent leur job pour rester fidèle à leur métier de journaliste .
3.A propos ,Orwell parlait aussi de la manipulation des chiffres et de l’histoire et la destruction des dictionnaires au profit de la Novlangue ,n’avait pour seul but que d’instaurer un langage dépouillé de notions et de nuances et donc de compléxité .Ce qui manque cruellement aux propos de notre journaliste .C’est en effet d’après Orwell e regne du bien et du mal .On est en plein dans les propos de votre confrère …Puis le raisonnement par l’absurde aidant désignent les arabes et les noirs dans le camp du mal et tous les autres qui ne sont ni arabes ni noirs forcément dans le camp du bien .Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est dans l’air du temps …
4.Poursuivons notre raisonnement par l’absurde ,il est parraît-il de notoriété publique que tous les juges sont de droite ,donc les propos du juge Bilger sont tout simplement à situer dans cette lignée politique peu favorable aux arabes et aux noirs …Un minum de sérieux ,le juge Bilger s’il s’est penché sur les stastiques qu’il en sorte d’autres ,qu’il en oppose d’autres par exemple le traffic des enfants des politiques ,la corruption des cols blancs ……Là davantage que la bonne foi il sera question de s’inscrire dans l’impartialité et le ciblage des délits et pas dans le ciblage des populations à jeter en pâture .Par ailleurs, il s’agit de présenter des travaux qui en termes d’études respecteraient les paramétres de toutes enquêtes qu’elles soient journalistiques ou sociologiques ,à savoir de quels tribunaux s’agit-il , de quelles zones géographiques ,densité de la population stastiques éthniques à l’appui bien qu’interdites là et soudenainement ressorties par notre juge , de quelles couches sociales….L’intellectuel averti n’oubliera pas de mener l’enquête et de respecter les aléas de ces paramètres pour rester fidèle à la déontologie du métier …
4.Poursuivons notre raisonnement par l’asurde ,on ne peut pas dire que les pédophiles célébres médiatisés ne s’appllent pas Mohamed .On serait si l’on suit ce raissonnment tentés de dire que tous les pédophiles sont des « Français de souche »Gardons-nous de franchir ce pas là encore les choses sont trop complexes et des paramètres sont à prendre en considération pour se prononcer sur le sujet on est dans des environements qui peuvent être fermés et le recours à la justice n’est pas toujours assumé ou sollicité ….Donc le critère des contrôles aux faciès ne doit pas être balayée aussi vite
5.Autre parrallèle que je trouve innapproprié c’est celui que vous faites avec l’lhumoriste dont le métier consiste à faire rire et un autre ,journaliste dont le métier consiste à mener l’enquête et à vérifier les faits .Pour le coup ,là il n’est question ni de Novlangue ni de notre langue nationale ,il est questiopn de langue étrangère ,Guy Bedos lui aussi humoriste et natif d’Algérie et qui ne peut pas être qualifié de raciste parlait de langue étrangère pour le cas de l’humoriste ,il dit assez judicieusement que pour certains il faudrait des sous-titres .
6.Il est assez paradoxal et inquiétant que vous appliquiez une rigueur journalistique à un humoriste et que vous vous montriez aussi léger quand il s’agit de l’appliquer à votre confrère .
A propos ,Orwell était de gauche ,dans ses critiques ,il n’a épargné ni la gauche ,ni la droite ,ni le totalitarisme et ni la démocratie .Il ne manquait pas de rigueur intellectuelle .C’est le moins que l’on puisse dire .Et la manipulation intellectuelle qu’il a dénoncée est toujours d’actualité hélas .
5 mai 2010 à 10:47
Bonjour Ă tous. Du fond de ma campagne Gasconne, j’ai souvent pensĂ© que si les intellectuels savaient voler, le ciel de Paris serait couvert d’un nuage de suffisance. Mais peut-ĂŞtre est ce dĂ©jĂ le cas, ce qui expliquerait la prĂ©sence du voile qui leur cache la rĂ©alitĂ© simple des choses et la simple valeur du bon sens (Ă moins, naturellement, qu’ils ne fassent appel “courageusement”Ă leur conscience…aĂŻe, aĂŻe…)Lorsque l’on constate l’importance des populations immigrĂ©es dans les dĂ©lits, on ne fait que rĂ©pĂ©ter des choses connues depuis des siècles et qui correspondent effectivement au fait que ces populations se battent pour survivre Ă©conomiquement. Avez vous oubliĂ© tous ces films amĂ©ricains oĂą les “voyous” Irlandais, Polaks, et autres Italiens,sont pourchassĂ©s par une police aux ordres de la noble, juste et bien pensante bourgeoisie yankee! Ils Ă©taient la proie exploitable des bootlagers, mafiosi et autres exploiteurs de leur “fragilitĂ©”.Depuis, certains sont devenus des PrĂ©sidents, SĂ©nateurs, Maires, Gouverneurs, Financiers, Scientifiques, qui ont paticipĂ© de la “gloire” des Etats Unis, et ils sont devenus simplement des “ricains”, noirs ou blancs,qui ont mĂŞme dĂ©barquĂ© en Normandie….L’histoire est trop souvent oubliĂ©e, ainsi que ses enseignements,comme disait mon instit des annĂ©es…40 ! eh oui, Ă cette Ă©poque, on ne parlait pas des blacks et des maghrĂ©bens, mais des Ritals, des Espinguoins et autres Portugais. C’est fou comme c’est plus facile de rĂ©inventer l’histoire que de la connaitre, en se donnant l’impression de rĂ©inventer le Monde. Après ce court rappel (du niveau CM2, toutefois…)j’aimerai dire que je suis catastrophĂ© par les “exactions” entendues sur les ondes, produites par des journalistes qui ne le sont pas, dans le sens oĂą ils seraient incapables de respecter la “charte” Ă©crite au dĂ©but du XXèmle siècle, par l’union des journalistes de l’Ă©poque, et que je leur conseillerai d’apprendre par coeur ( ce qui probablement rĂ©duirait considĂ©rablement leur nombre). Le plus grave est que le journalisme n’est pas,comme dit trop souvent,la quatrième, mais en passe de devenir la 2eme puissance, après la finance, indĂ©tronable. Une dernière chose me vient Ă l’esprit, c’est que les plus belles et les plus grandes des pensĂ©es ne remplaceront jamais le plus petit des actes; pensez donc Ă remplacer bon nombre de vos cogitations et autres agitations intellectuelles (sans vouloir jouer les Mao…)par du travail et des actes “productifs” dont nous avons bien besoin pour sortir du pataques oĂą nous sommes. Un tout dernier petit point : N. Piau, parle de la “formidable complexitĂ©” etc.. ce ne sont pas les problèmes qui sont complexes, ce sont les hommes,puisque ce sont eux qui crĂ©ent les problèmes et lĂ ou il y a des hommes, il n’y a que des histoires d’hommes , cqfd.,
31 mai 2010 à 13:15
un article fort savant sur le mĂŞme sujet:
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/29/quelle-politique-du-rire-par-jean-marc-moura_1364940_3232.html
21 juillet 2010 à 13:42
Alors il faut dire la vĂ©ritĂ© de ce que l’on voit: la plupart des trafiquants sont noirs et arabes. Bien! et ensuite? on a l’impression que le nerf de la guerre se situe seulement dans le fait de pouvoir Ă©noncer ce que l’oeil voit dans les tribunaux ou ” de la fenĂŞtre des immeubles”. ET APRES??? Moi ce que j’en dĂ©duis naturellement c’est que les gens basanĂ©s, français ou pas d’ailleurs, le principal c’est l’oeil ne l’oublions pas, eh bien ces gens sont nuisibles. Et donc, comme personne n’aiment les nuisibles, eh bien il faut faire quelque chose contre ces gens lĂ . Après tout, logiquement, si la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est quand mĂŞme bien que ce sont des races naturellement dĂ©linquantes, non? Donc mes 2 frères, français basanĂ©s, casier judiciaire vierge, en CDI dans de bons emplois, sont rĂ©gulièrement arrĂŞtĂ©s pour des contrĂ´les parce que la voiture est bien trop jolie pour des arabes. Que mes frères aient roulĂ© 7 ans en twingo d’occasion pour Ă©conomiser de quoi s’acheter une vraie voiture, les autoritĂ©s ne le voient pas immĂ©diatement avec leur oeil. Mais je rappelle rĂ©gulièrement Ă mes frères que d’autres arabes qu’ils ne connaissent pas font des trafics, et que, alors que le communautarisme est très mal vu en France, eh bien ils resteront Ă vie liĂ©s de part leurs gènes Ă tous les autres arabes de France, dĂ©linquants ou pas, car ce que voit l’oeil, c’est qu’ils ne sont pas français de souche.