Le ministre de l’IntĂ©rieur demande qu’on rĂ©flĂ©chisse aux moyens de le poursuivre pour escroquerie aux assurances sociales. Il souhaite aussi que cet individu, nĂ© Ă Alger, et qui a obtenu la nationalitĂ© française grâce Ă l’un de ses mariages en 1999, soit dĂ©chu de la nationalitĂ© française.
Les mĂ©dia que j’ai consultĂ©s se rĂ©crient gĂ©nĂ©ralement que ce serait impossible et d’ailleurs illĂ©gal. Ils font mine de se gausser de l’emportement du ministre, prĂ©sentant la chose comme un simple coup de colère sans lendemain, ou une “opĂ©ration politicienne”. Un geste spectaculaire, mais sans portĂ©e rĂ©elle, destinĂ© Ă calmer son Ă©lectorat - qui boude les urnes. Je crois, moi, qu’ils sont, cette fois encore, en dĂ©phasage avec la sensibilitĂ© populaire. Etant donnĂ© l’Ă©tat de dĂ©labrement dans lequel se trouvent les comptes sociaux et les finances de l’Etat, une nouvelle hausse des prĂ©lèvements obligatoires (qui nous amputent dĂ©jĂ de 41 % de toute la richesse produite dans le pays, cette annĂ©e 2010) est inĂ©vitable. Que ce soit avant ou (plus vraisemblablement) après les Ă©lections de 2012… Combien de temps les classes moyennes, sur lesquelles pèse l’essentiel de cette ponction, vont-elles accepter de cracher au bassinet, alors qu’elles pressentent l’ampleur des dĂ©tournements ? MalgrĂ© l’empressement des mĂ©dia Ă Ă©touffer la question, des Ă©conomistes commencent Ă tenter d’estimer le coĂ»t financier de l’immigration. Et il n’est pas mince. MĂŞme si les estimations varient,  selon qu’il s’agisser des chiffres fournis par La Cour des comptes en 2004, par les professeurs Jacques Lafay et Jacques Bichot, de GĂ©rard Pince du FMI, ou, plus rĂ©cemment, de Jean-Paul GourĂ©vitch, dans son essai, “L’immigration, ça coĂ»te ou ça rapporte ?”, l’un des derniers livres publiĂ©s par Jacques Marseille dans sa collection “Ă dire vrai”, chez Larousse.
Pour qu’un Etat-providence aussi gĂ©nĂ©reux que le nĂ´tre puisse continuer Ă fonctionner, il faut que la population Ă©prouve un sentiment de solidaritĂ©, de fraternitĂ©. Lorsque des groupes font sĂ©cession sur une base ethnique et/ou religieuse, ils dĂ©truisent le sentiment d’appartenance Ă une communautĂ© nationale sur lequel est fondĂ© le pacte social. Je rappelle que, rĂ©cemment, le niveau des dĂ©penses de protection sociale (mesurĂ© par Eurostat) en France a dĂ©passĂ© celui de la Suède (31 % contre 30,7 %). Sans un minimum de cohĂ©sion, des redistributions de l’ampleur de celles que nous pratiquons deviennent vite intolĂ©rables. Deux professeurs de Harvard, Edward Glaeser et Alberto Alesina l’ont dĂ©montrĂ© dans un livre formidable, “Combattre les inĂ©galitĂ©s et la pauvretĂ© : les Etats-Unis face Ă l’Europe“.
Les sites musulmans que j’ai consultĂ©s sont très gĂ©nĂ©ralement scandalisĂ©s qu’un croyant se comporte ainsi en tricheur aux assurances sociales. Ils s’inquiètent en outre et Ă juste raison de l’image dĂ©plorable que quelques individus de cet accabit risquent de donner des Français de confession musulmane. Il faut cesser de croire, comme le font certains de nos mĂ©dia bien intentionnĂ©s mais mal informĂ©s (BiMis), qu’en punissant le comportement provocateur d’une infime minoritĂ©, on “stigmatiserait” toute une “communautĂ©”. Au contraire, la faiblesse, la lâchetĂ© face aux provocations, sont perçues comme autant de signes d’impuissance et de renoncement de la part de l’Etat rĂ©publicain. Et l’on commence Ă douter de sa dĂ©termination à protĂ©ger contre des minoritĂ©s tapageuses aujourd’hui, violentes demain, les populations qui vivent sous leur menace.
En furetant dans ma collection de revues, je suis tombĂ© opportunĂ©ment sur cet extrait d’une chronique de Dominique Schnapper sur France Culture du 17 septembre. Elle y rĂ©agissait aux attentats du 11 septembre. Et voilĂ ce qu’elle disait : “Dans l’histoire, les sociĂ©tĂ©s vieillissantes et jouisseuses, qui ont nĂ©gligĂ© leur propre raison d’ĂŞtre, qui n’avaient plus la volontĂ© de dĂ©fendre leur existence et leurs valeurs, ont connu des destins tragiques.” (Texte reproduit dans Commentaire, n° 96, hiver 2001-2002). D’une terrible actualitĂ©. Cela reste d’une furieuse actualitĂ©.
Sur la polygamie en France, je recommande cette note toute rĂ©cente de l’Institut Montaigne : http://www.institutmontaigne.org/medias/documents/polygamie_en_france.pdf
Ajout le 7 août 2010
Ainsi, M. Lies Hebbadj s’avère ĂŞtre très officiellement le père de 15 enfants, pour lesquels ses trois diffĂ©rentes Ă©pouses et lui-mĂŞme auraient perçu des “prestations indues”. Deux de ses Ă©pouses sont actuellement enceintes et l’heureux papa sera très bientĂ´t Ă la tĂŞte d’une famille de 17 enfants, nĂ©es de ses trois Ă©pouses. C’est officiel, dans la presse, avec le fait que l’une des anciennes Ă©pouses, Nina Gomez, l’accuse de maltraitance. Il est Ă prĂ©sent en garde Ă vue pour viols et violences. La nationalitĂ© française est-elle vraiment compatible avec ce type de comportements ? Avec la polygamie de fait, en particulier. Je crois que la question mĂ©rite d’ĂŞtre posĂ©e. Je crois aussi que les journalistes ont eu tort de se gausser trop vite du ministre qui avait Ă©voqué cette possibilitĂ©. J’ai consultĂ© quelques sites d’informations donnant librement la possibilitĂ© de rĂ©agir Ă leurs lecteurs. Il est Ă©vident que, dans cette affaire, la grande majoritĂ© de ces rĂ©actions tĂ©moignent d’une exaspĂ©ration qui contraste avec la tonalitĂ©, ironique, de la sphère mĂ©diatique. Le dĂ©phasage entre les options idĂ©ologiques de la mĂ©diasphère et celles de la population s’est creusĂ© un peu plus Ă l’occasion de certains faits divers estivaux. Pas Ă©tonnant que les mesures annoncĂ©es par le chef de l’Etat - dont chacun pressent qu’il ne s’agit que d’effets d’annonce, qui ne contribueront pas Ă enrayer la spirale qui nous entraĂ®ne - recueillent l’approbation massive des sondĂ©s (que ce soient ceux du Figaro, ou ceux de l’HumanitĂ©, mĂŞme si c’est moins massif dans le deuxième cas). Les journalistes devraient mĂ©diter sur ce dĂ©phasage.
VoilĂ , c’est tout.



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25 avril 2010 à 12:28
Je me souviens, l’Ă©tĂ© dernier avoir croisĂ© une mère en niqab avec deux enfants devant la Poste (banlieue toulousaine). Le petit garçon Ă©tait en short, Ă l’europĂ©enne, la petite fille bien loin d’ĂŞtre pubère, Ă©tait elle aussi en niqab. Je n’ai pu m’empĂŞcher de les regarder s’Ă©loigner. Que pouvons-nous dire de la libertĂ© de cette petite fille ou de ses droits enfantins ?
25 avril 2010 à 22:21
Votre billet appelle peu de commentaires surtout après la citation de D. Schnapper. Nous ne voulons pas changer, nous ne voulons plus nous forcer ou nous contraindre. Nous avons perdu la saveur de ce que nous avons, autrefois, chéri et défendu farouchement : des idées, des idéaux qui nous portaient et nous dépassaient.
Personnellement, je situe le début de la fin en 1918/19 (Lisez P. Valéry).
Une ultime preuve : regardez, mais RE-GAR-DEZ et prenez conscience du sort réservé à notre jeunesse !!!
26 avril 2010 à 12:10
“Et, prĂ©cise Brice Hortefeux, les Ă©pouses, c’est comme les Auvergnats : quand il y en a une, ça va, c’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes.”
Source :
http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/04/24/Cachez-moi-cette-burqa-avec-laquelle-vous-ne-sauriez-voir
26 avril 2010 à 19:10
et on déchoit aussi tous les hommes politiques et citoyens dit de souche de notre beau pays qui ont fraudé ?
il ne restera pas grand monde…
quant Ă ceux qui rève d’un rĂ©gime anti libĂ©ral, il y a parmi eux des français dit de souche (les derniers propos de Le Pen), vous en faites quoi ?
quant au raccourci entre cette affaire de niqab en trotinette et le trou de la sĂ©cu c’est extrĂŞmement court…
26 avril 2010 à 21:09
@SIAP
Il serait plus facile d’ĂŞtre en accord/dĂ©saccord avec vous si vous dĂ©finissiez deux choses:
1. Quel est ce “nous” dont vous parlez?
2. De quelles idées, quels ideaux parlez-vous?
26 avril 2010 à 22:30
“Autrement dit, il fait partie de ces individus qui vomissent l’Occident, son opulence et ses libertĂ©s, l’égalitĂ© des sexes et l’esprit critique, et rĂŞvent de nous imposer la thĂ©ocratie moyennâgeuse et sanguinaire”
Il semble que vous chĂ©rissiez les libertĂ©s seulement lorsqu’elles vous arrangent. En France, c’est garanti par la constitution, chacun est libre de ses pensĂ©es et de ses paroles (en dehors de la nĂ©gation des crimes contre l’humanitĂ© et ce genre de chose). Les tabligh ont donc tout loisir de “vomir l’Occident” comme vous dites, tant qu’ils le font en respectant la loi, et en l’occurrence c’est le cas jusqu’Ă preuve du contraire. De plus, il n’est nul besoin de remonter au moyen-âge pour trouver le genre de rĂ©gime que vous dĂ©noncez : le droit de vote des femme en France date de 1944, l’opulence de l’Occident laisse tout de mĂŞme pas mal de monde de cĂ´tĂ© (aussi bien dans les pays occidentaux qu’ailleurs), les libertĂ©s sont parfois mises Ă mal (cf. le problème des gardes Ă vues en France par exemple), et l’esprit critique n’est visiblement pas toujours utilisĂ© par nos concitoyens. Quant Ă l’aspect sanguinaire et imposĂ©, je soulignerais simplement qu’il y a moins de 50 ans la France quittait l’AlgĂ©rie non sans massacrer et torturer quelques populations, et qu’il y a 7 ans les États-Unis attaquaient l’Irak sous des prĂ©textes affichĂ©s imaginaires.
Tout cela pour dire que donner des leçons, c’est bien, mais qu’il ne faudrait pas non plus oublier la longueur du chemin parcouru, celui qui reste Ă parcourir, et que toutes les opinions ont droit de citĂ© en dĂ©mocratie, justement parce qu’elles sont garantes de cette dĂ©mocratie et de ses libertĂ©s.
26 avril 2010 à 23:14
Bonjour Brice,
Merci pour cet article fort intĂ©ressant. Je me propose d’y ajouter deux rĂ©actions dans cet espace de libertĂ© (bien qu’un peu futile) allouĂ© aux commentaires.
Je lis deux axes (corrigez-moi si je me trompe), la logique de l’Ă©conomie française et la dĂ©fense de la France.
Dans la première partie, vous rappelez avec forte raison que notre modèle Ă©conomique basĂ© sur la solidaritĂ© nationale repose justement sur cette volontĂ© commune de s’entre-aider. Ces propos font Ă©cho au livre de Pierre Cahuc et Yann Algan (que je vous doit d’avoir dĂ©couvert) intitulĂ© “La sociĂ©tĂ© de dĂ©fiance”. Pour rĂ©sumer grossièrement, ils dĂ©veloppent qu’Ă se mĂ©fier les uns des autres, on s’arnaque les uns les autres, Ă commencer par l’Etat. La fraude dĂ©complexĂ©e, le vol gĂ©nĂ©ralisĂ©.
Or, je perçois dans votre texte que la situation de cet individu (fraudeur) particulier est une cause de cette dĂ©fiance des français et donc que cela met en pĂ©ril l’Ă©quilibre Ă©conomique de notre pays. Toutes proportions gardĂ©es, bien sĂ»r.
Je ne vous donne pas tort, en revanche, je me permet de relever qu’il manque Ă notre pays une condamnation unanime et populaire de la fraude, sans quoi, ce cas particulier ne sera qu’une excuse pour agir de la sorte.
La “dĂ©responsabilisation” de nombre d’individus ne peut ĂŞtre imputable Ă quelques mauvais exemples, il en va de la responsabilitĂ© individuelle. Ainsi faut-il espĂ©rer une prise de conscience gĂ©nĂ©ralisĂ©e, Ă l’image de celle qui fit baisser sensiblement les morts sur les routes.
Le deuxième point que je souhaitais aborder, rapidement, est celui de la dĂ©fense de la France, dans son existence propre. En cela, je tenterai de retenir votre ultime citation et me contenterai d’un regret : celui de n’avoir pu assister au cours du dĂ©bat sur l’identitĂ© nationale Ă des discours tels que le votre, puisqu’il appelle Ă une vĂ©ritable discussion, un vrai dĂ©bat. De part et d’autre, nous avons assistĂ© au spectacle affligeant de personnes voulant donner des rĂ©ponses sans prendre le temps de poser les bonnes questions.
Une d’entre elle aurait pu ĂŞtre “Que sommes-nous au point de vouloir le dĂ©fendre ? Quelles sont nos valeurs ?”.
C’eut Ă©tĂ© un bon dĂ©but, et un questionnement moins absurde que de savoir qui est Français et qui ne l’est pas…
27 avril 2010 à 2:50
“l’Occident, son opulence et ses libertĂ©s, l’égalitĂ© des sexes et l’esprit critique”
?!
Si c’est une blague, elle est très bonne.
27 avril 2010 à 3:10
Si je trouve certains de propos totalement fantaisistes, j’avoue sincèrement ĂŞtre en accord total avec le dĂ©but de votre avant-dernier paragraphe.
Mais ne pensez-vous pas que certains de nos compatriotes non musulmans, parfois racistes, peuvent quant Ă eux extrapoler et ne pas faire la part des choses comme vous nous y invitez fort justement, et comme vous nous assurez que la plupart des musulmans le font ? Autrement dit, ne pensez-vous qu’il existe Ă©ventuellement un lien entre le traitement assez intransigeant (et je vous rejoins pour m’en fĂ©liciter) du pĂ©ril islamiste dans notre territoire et mitraillage hier d’une mosquĂ©e française et la profanation de plus en plus rĂ©pandue de tombes musulmanes pas du tout mĂ©diatisĂ©es ?
Si nous et les musulmans pouvons Ă©ventuellement ne pas stigmatiser tout l’islam lorsque nous nous en prenons aux seuls radicaux, est-ce que tous les Français en sont capables ? N’exposons-nous pas ainsi (bien aidĂ©s par les “dĂ©rapages” ministĂ©riels quasi quotidiens…) une partie des musulmans innocents Ă la violence qui est de moins en moins potentielle et de plus en plus effective d’une partie de notre peuple qui rejette avec agressivitĂ© et sans faire preuve de votre discernement l’ensemble de nos compatriotes musulmans ?
27 avril 2010 à 10:15
L’Europe postmoderne ne mĂ©rite vraiment rien! Ce type a en outre le culot de porter plainte contre Hortefeux, et de nous sortir tranquillement que les maĂ®tresses ne sont pas interdites en France…Et plein de bonnes âmes de s’indigner sur ce “coup mediatique d’Hortefeux”!!! Rien qu’Ă voir Hollande et sa bande de gnĂ´mes hideux dansant au bord du volcan, j’en ai la nausĂ©e!!!Voici donc Ă quel point le rabaissement et la veulerie vous amènent!Et si cet imbĂ©cile devait ĂŞtre expulsĂ©, j’imagine dĂ©jĂ les manifestations contre le racisme et l’intolĂ©rance, les sempiternelles interventions de ces crĂ©tins subventionnĂ©s de sociologues annonant une Ă©nième fois leur mantra sur l’islamophobie et la tolĂ©rance (il me semble que cet imbĂ©cile du Tabligh n’est pourtant pas le musulman moyen, non?). En fait j’ai honte d’ĂŞtre europĂ©en, j’ai honte d’appartenir Ă cet amas de petites rĂ©publiques dĂ©clinantes dont la seule raison d’ĂŞtre n’est que la conservation de leurs petits bouts de gras et la fusion dans un “super-etat-providence” sans frontière, sans histoire, sans identitĂ© et surtout sans volontĂ© de puissance…
Les europĂ©ens postmodernes ne sont que des nabots, et comme disait Nieztsche, “Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser.”… Juqu’oĂą allez-vous tomber? combien de temps allez-vous encore abdiquez face au rĂ©el?
Tout le monde mĂ©prise les europĂ©ens, ces gentils donneurs de leçon sans moyens et complètement “DEVIRILISES”!!!J’en viens Ă haĂŻr l’Europe viscĂ©ralement…
27 avril 2010 à 10:31
de franzzzz….”De plus, il n’est nul besoin de remonter au moyen-âge pour trouver le genre de rĂ©gime que vous dĂ©noncez : le droit de vote des femme en France date de 1944, l’opulence de l’Occident laisse tout de mĂŞme pas mal de monde de cĂ´tĂ© (aussi bien dans les pays occidentaux qu’ailleurs), les libertĂ©s sont parfois mises Ă mal (cf. le problème des gardes Ă vues en France par exemple), et l’esprit critique n’est visiblement pas toujours utilisĂ© par nos concitoyens. Quant Ă l’aspect sanguinaire et imposĂ©, je soulignerais simplement qu’il y a moins de 50 ans la France quittait l’AlgĂ©rie non sans massacrer et torturer quelques populations, et qu’il y a 7 ans les États-Unis attaquaient l’Irak sous des prĂ©textes affichĂ©s imaginaires.”
Quant Ă Franzzz… Va vivre en Arabie Saoudite, mon gentil petit garçon, ou mĂŞme moins loin en AlgĂ©rie… quitte ce mĂ©chant Occident colonisateur…va quĂ©mander ta pitance de droits sociaux et de “libertĂ©s bourgeoises”, vas-y… Quelque chose me dit pourtant que tu resteras lĂ … Il est tellement bon ton petit bout gras…tu verras que la garde Ă vue en France c’est pas la sinĂ©cure, certes, mais c’est quand mĂŞme mineur comme atteinte au droits de l’homme…et tes petites allocs chĂ´mage, t’es bien content de les trouver Ă©galement puisque l’Occident laisse de cĂ´tĂ© pas mal de monde…Je vais te dire…Il n’y a pas de misère en Occident, des pauvres oui mais pas de misère (ou du moins de façon très segmentĂ©e et rĂ©duite!)…si tu veux voir de la misère, de la vraie misère…bouge tes petites fesses d’europĂ©en postmoderne et va dans les favelas au BrĂ©sil, ou dans les bidonvilles d’Inde ou d’Afrique… tu reviendras bien vite dans ton mĂ©chant Occident… requĂ©mander la pitance de droits dont tu te crois Ă©ternellement et unilatĂ©ralement le crĂ©ancier…
27 avril 2010 à 10:58
Waouh !
27 avril 2010 à 11:48
Ouaou. Que voila un article convainquant.
Le type est du tabligh donc d’une mouvance fondamentaliste de l’islam, donc forcĂ©ment violente et haineuse vis Ă vis de l’occident. son Ă©pouse choppe un PV justement mĂ©ritĂ©. lui mĂŞme est polygame et vole le pognon des allocs. Et ce salaud ne veut pas perdre sa nationalitĂ© française pas plus qu’il ne souhaite que sa vie privĂ©e ne s’Ă©tale en première page des journaux. Mon dieu quelle horreur. Et c’est pas tout, voila que notre parasite social prĂ©tend porter plainte!!!!
sauf que…
1) Le PV.
Epouse n°1 conduit avec un niqab. Allez donc jeter un oeuil Ă l’article utilisĂ© pour la verbaliser. Je cite: “Ses possibilitĂ©s de mouvement et son champ de vision ne doivent pas ĂŞtre rĂ©duits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportĂ©s ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres.” Ou avez vous vu que cet article parle de vĂŞtements?
Le policier s’est trompĂ© et quand cette affaire ira Ă un tribunal de proximitĂ©, un avocat bègue obtiendra sa relaxe mĂŞme en traitant le juge de sale con.
2) la polygamie.
“Le fait, pour une personne engagĂ©e dans les liens du mariage, d’en contracter un autre avant la dissolution du prĂ©cĂ©dent, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende.”
Est-il prouvĂ© que ce fondamentaliste a contractĂ© plusieurs mariages non dissous. Non. Exit la polygamie. Notre barbu n’est pas polygame et sa situation lĂ©gale est la mĂŞme que Feu M. Mitterrand.
3) la fraude aux allocs.
N’Ă©tant pas mariĂ©es et ne vivant pas maritalement avec lui, les maitresses de notre mini ben Laden sont bel et bien des parents isolĂ©es. Quand bien mĂŞme il y aurait fraude, ce sont elles qui ont touchĂ© l’argent et donc ce sont elles qui ont trichĂ©, notre mollah Omar n’a rien Ă y voir lĂ©galement.
4) Le tabligh.
Le tabligh et en effet un mouvement musulman prosĂ©lyte et fondamentaliste. Il n’a jamais Ă©tĂ© mĂŞlĂ© Ă quelqu’acte violent que ce soit Ă ma connaissance, si vous en connaissez un seul, il est dommage que vous ne l’ayiez pas citĂ©. En attendant, ce mouvement religieux est Ă peu près aussi dangereux que celui des mormons ou des tĂ©moins de jĂ©ovah. Personne n’a proposĂ© jusqu’ici de couper les programmes sociaux aux adhĂ©rents de ces derniers?
5) la guerre civile algérienne.
cette guerre a Ă©tĂ© provoquĂ©e par l’armĂ©e algĂ©rienne qui a interrompu un processus dĂ©mocratique en 1992. il est amusant que les mĂŞmes intellectuels qui n’ont pas de mots assez durs pour fustiger Pinochet, Videla ou Franco aient soutenus les gĂ©nĂ©raux AlgĂ©riens. Personnellement, j’ai du mal Ă comprendre ce qui les sĂ©pare. Je dois manquer une case.
6) le dépôt de plainte
Il me semble que dans notre pays il existe ce qu’on appelle un code civil. c’est ce qui nous distingue de l’Arabie Saoudite et autres. Ce code civil protège notre vie privĂ©e. Mais je suis sĂ»r qu’aucuns des lecteurs de ce blog n’a jamais oubliĂ© de dĂ©clarer sa TV ni mis un coup de canif dans son acte de mariage. Vous n’aurez donc aucune objection Ă ce que votre vie privĂ©e s’Ă©tale partout n’est-ce pas? Etant moins irrĂ©prochable que vous, j’avoue que ca me gènerait quelque peu de voir le JDD rapporter dans sa une combien de fois j’ai baisĂ© la nuit dernière, avec qui, et dans quelles positions. LĂ encore je dois manquer une case.
mais le plus beau, c’est l’Ă©ternelle revendication Ă ĂŞtre d’une sensibilitĂ© populaire. il me semble que lorsque cette sensibilitĂ© s’exprime ce n’est pas toujours pour jeter les musulmans Ă la mer. musulmans qui d’ailleurs forment dĂ©sormais une large fraction de cette sensibilitĂ©. Moi qui suis employĂ©, par exemple, j’aimerais beaucoup que ce soient les exilĂ©s fiscaux, qui ont prĂ©fĂ©rĂ© leur argent Ă la patrie qui soient dĂ©chus de leur nationalitĂ© française. Pas d’impĂ´ts? pas de passeports. Ce serait pas mal que notre ministre de la sensibilitĂ© populaire l’inscrive Ă l’ordre du jour celle lĂ .
27 avril 2010 à 14:26
Ă zouillefr.
Je reconnais lĂ le discours des mĂ©dia. Hier, Ă la tĂ©lĂ©, un journaliste plantĂ© devant le ministère de l’IntĂ©rieur (pour donner plus de poids Ă ses faibles propos ?) nous assĂ©nait le mĂŞme laĂŻus sur le mode “circulez, il n’y a rien Ă voir !” : le type n’est mariĂ© civilement qu’une seule fois ; ses autres Ă©pouses ne comptent pas (le mariage n’est que religieux) ; en rĂ©alitĂ©, ce sont donc lĂ©galement ses “maĂ®tresses” ; la loi ne permet pas au ministre de l’IntĂ©rieur de dĂ©choir de sa nationalitĂ© pour des motifs aussi futiles qu’une fraude aux allocs ; ou sinon, de toute façon, ça prendrait une bonne annĂ©e ; tout ça, c’est une diversion politique, pour faire oublier la crise et le chĂ´mage (tout autre sujet que celui des usines qui ferment est illĂ©gitime). Conclusion : “le ministre s’est pris les pieds dans le voile” (citation exacte).
C’est bien joli, mais Ă force de nier les Ă©vidences et d’envoyer aux pelottes les gens que tout ça Ă©nerve de plus en plus parce qu’ils paient toute cette gabegie et que leurs enfants paieront tous ces lâches abandons, ils finiront par se mettre en colère. Car si la loi ne permet pas de mettre un terme Ă des abus aussi manifestes, alors c’est que la loi est mauvaise. Et qu’il faut en changer.
Heureusement, ” la loi” n’autorisait pas les ennemis de la dĂ©mocratie française Ă manifester en uniforme de SA dans les rues de Paris en 1938, sinon des tas de BiMis nous auraient invitĂ©s Ă la tolĂ©rance et Ă la modĂ©ration… Or ĂŞtre tolĂ©rant envers les intolĂ©rants, c’est “se prendre les pieds dans le tapis”…
27 avril 2010 à 15:21
Je suis sĂ»r que zouillefr57 a du dĂ©filer contre la menace fasciste de 2002! Ah lĂ …on en avait des rĂ©sistants! Chirac en De gaulle, Besancenot en Manouchian… et toute cette belle jeunesse citoyenne et engagĂ©e… je vomis ce que nous sommes devenus…Ă force de petites lâchetĂ©s…Un type dĂ©guisĂ© comme Ben Laden, appartenant au Tabligh… et vous passez votre temps Ă discuter de procĂ©dures et de points de droit… et l’autre minable d’Eolias de nous pondre une chronique “cachez moi ce voile qu’on ne saurait voir!…”, car bien sĂ»r l’antisarkozysyme primaire sert tranquillement d’alibi Ă tous nos rĂ©sistants de pacotille pour temps post-modernes, nos salariĂ©s de la contestation… et si demain des types dĂ©filaient en SS et qu’on apprenait qu’ils fraudent la SĂ©cu, vous seriez prĂŞts Ă leur accordez le mĂŞme pointillisme juridique?…Non et vous savez pourquoi parce que vous ĂŞtes des veaux et que vous n’avez pas de c., parce qu’en rĂ©alitĂ© le vrai danger fasciste il est du cĂ´tĂ© de l’islamisme…car dites-vous bien mes petits dhimmis en puissance que vous ne valez pas un clou et que vous ne mĂ©ritez mĂŞme pas une once de toutes vos libertĂ©s et de vos droits sociaux.A la limite, j’ai plus de respect pour les islamistes…car ils ont choisi un camp, ils veulent dĂ©truire l’occident, ils utilisent toutes nos contradictions et, en quelque sorte, ça fait partie du jeu!!!Vous savez, les islamistes haissent l’Europe et les Etats-unis, mais ils mĂ©prisent l’Europe et Ă vrai dire il y a de quoi…
La seule vraie question qui vaille, le reste c’est du blabla pour minette, la question fondamentale, c’est jusqu’oĂą ĂŞtes-vous prĂŞt dans l’avilissement? vous voulez la dĂ©mocratie? les droits de l’homme? ça n’est pas un dĂ», ça se mĂ©rite alors il serait temps de se rĂ©veiller!
27 avril 2010 à 16:46
A A.Haye, non, je n’ai pas dĂ©filĂ© devant la menace fasciste de 2002, parce que je n’ai pas cru Ă cette menace et je n’y crois pas plus aujourd’hui.
Il ne s’agit pas de fascisme, et Ă ma connaissance, personne ne souhaite sĂ©rieusement aujourd’hui soumettre notre pays Ă un rĂ©gime comparable Ă celui de l’Italie des annĂ©es 1925 Ă 1943.
En revanche, il est parfaitement exact que je tiens Ă accorder Ă tous le mĂŞme pointillisme juridique. J’ai une excellente raison pour ça: c’est ce pointillisme juridique qui me protège.
Vous parlez d’islamistes dont le but est de dĂ©truire l’occident. Ces islamistes existent en effet. Ils n’ont absolument aucune chance de rĂ©ussir leur mauvais coup. En revanche, il y a un risque de voir notre Ă©tat de droit succomber. Mais ce ne sont pas les islamistes qui auront sa peau, mais vous autres couillus. Ne comprenez vous pas que si on s’attaque illĂ©galement aux droits fondamentaux de qui que ce soit, mĂŞme si vous le dĂ©testez, mĂŞme si vous avez d’excellentes raisons pour ça, alors vous ĂŞtes, nous sommes tous, en grand danger?
N’avez-vous pas Ă©tudiĂ© l’histoire? ne vous ĂŞtes vous pas rendus compte que ce ne sont jamais les terroristes qui ont fait tomber les dĂ©mocraties mais toujours ceux qui prĂ©tendaient les en protĂ©ger?
Vous me traitez d’antisarkosyste primaire. Il est vrai que je lui ai prĂ©fĂ©rĂ© un autre candidat lorsqu’il s’est prĂ©sentĂ©. Il est Ă©lu, je fais avec. Mais en quoi cela prouve-t-il la justesse de vos vues?
Vous me parlez d’usines qui ferment. Je suis mosellan. Pendant des annĂ©es, lorsque j’ouvrais les volets le matin, je voyais une friche industrielle. Elles ont fermĂ© leurs portes dans les annĂ©es 80 ces usines. Les islamistes n’ont rien eu Ă y voir.
Je hais la Burqa. Je suis athĂ©e, et la religion ne m’est nullement nĂ©cessaire. Mais il existe des gens pour qui ces choses lĂ comptent. Or ces gens ne me retirent rien. Je n’ai donc aucun motif valable de leur ordonner de changer de vie.
Je serais donc un futur Dhimmi. Un ĂŞtre veule et misĂ©rable qui ne devrait sa libertĂ© qu’aux hommes intransigeants comme vous. Sachez que mes libertĂ©s et les vĂ´tres sans doute, je les ai dĂ©fendues, FAMAS en main, en Bosnie, il y a 15 ans. Je sais Ă quoi ressemble un pays sans Ă©tat de droit, sans Ă©tat du tout. Et vous? Sachez enfin qu’en Yougoslavie, ce ne sont pas les musulmans qui ont provoquĂ© la guerre civile et fait tomber le rĂ©gime. Ce sont les gens qui avaient peur de (re)devenir des dhimmis. des gens qu’un petit malin avait flattĂ©, endoctrinĂ©, Ă qui il avait fait peur. Les peuples de Yougoslavie n’ont guère de motifs de s’en fĂ©liciter.
27 avril 2010 à 17:09
cher Brice,
Votre article (et la citation qui le conclut) ainsi que la réplique que vous faites à Zouille me vont comme un gant et je tiens à dire au premier degré que je les approuve entièrement.
Il est alors sans doute malhabile de donner des armes Ă ceux qu’on condamne??? mais je ne peux me retenir d’ĂŞtre cohĂ©rent.
Nous sommes en situation bien dĂ©licate (hĂ©las) pour dĂ©noncer cette polygamie et les abus de ressources tirĂ©es de l’Ă©tat-providence qui en dĂ©coulent dans ce cas. Le “grand homme” François Mitterrand n’Ă©tait il pas bigame, strictement dans les mĂŞmes termes que ce Nantais? N’a t’il pas lui aussi piochĂ© dans les poches de l’Ă©tat-providence? Et logĂ© et dotĂ© de protections policières (etc.) autrement couteuses que les dĂ©tournements de ce boucher, son deuxième foyer?
Qui l’a dĂ©noncĂ© (en dehors d’un journaliste qui a eu Ă le regretter)? Qui Ă l’Ă©poque a dit que nos valeurs comprenaient la monogamie? Souvenons-nous de ses obsèques oĂą la surenchère Ă©motionnelle des journalistes consistait Ă admirer et Ă porter au pinacle comme un modèle de civilisation la rĂ©union d’un clan binaire rĂ©conciliĂ© autour du cercueil.
Oui la presse BiMi, les Ă©ditorialistes, les faiseurs d’opinion sont en train de passer Ă nouveau Ă cĂ´tĂ© du raisonnement sain que vous avez, et de danser d’un pied sur l’autre pour Ă©viter de prendre position; mais si on leur rafraĂ®chit la mĂ©moire, ils ont dĂ©jĂ rendu les armes depuis plus de 20 ans sur la polygamie…et Ă propos d’un français qui se devait d’ĂŞtre exemplaire. Alors si je devais dĂ©fendre ce nantais (ce qui est Ă 180° de mes intentions), je parlerais de paille et de poutre….
La cohérence et la consistance sont à ce prix.
Les Ă©lites nous trahissent depuis un quart de siècle au moins avec leur bien-pensance. Dominique Schnapper a raison. Puisqu’un PrĂ©sident-jouisseur a rĂ©ussi Ă faire la quasi-unanimitĂ© (je me flatte d’avoir dĂ©sapprouvĂ© ceci dès que l’omerta des faiseurs d’opinion a Ă©tĂ© levĂ©e par le microcosme) sur sa bigamie au dĂ©triment de nos valeurs, nous allons vers un destin tragique: la dĂ©cadence au bĂ©nĂ©fice d’une civilisation plus sĂ»re de sa cohĂ©sion et de sa cohĂ©rence, ou le recours non moins terrifiant Ă un “homme providentiel” de ceux qui en auront assez de cracher au bassinet.
27 avril 2010 à 19:14
non Brice ce qui ne colle pas c’est la construction de votre post qui passe allègrement du Niqab au trou de la sĂ©cu et Ă la dĂ©chĂ©ance de nationalitĂ©, en un joyeux mĂ©lange
sur la conclusion ok évidemment
bien évidemment le reporter de france 2 était nullissime
mais ce qui contrarie nos concitoyens ce sont les inĂ©galitĂ©s rĂ©elles ou fantasmĂ©es, c’est aussi un certain dĂ©ni de rĂ©alitĂ© sur la situation de nos finances et le phĂ©nomène de fraude (nso concitoyens sont enfermĂ©s dans des contradictions).
Vous savez en discutant de l’affaire du Niqab et de la fraude de cet immigrĂ©, vous vous apercevez rapidement de la gène d’en parler de la crainte de l’attisement des conflits communautaires, un peu comme ces rĂ©sidents de Tremblay en France qui se rĂ©signaient Ă voir leur hall d’immeuble occupĂ© par des dealers… c’est grave car la “libre parole” appartient dès lors aux extrĂŞmistes
Mais sur la fraude le sujet est passionnant le gouvernement actuel a lancĂ© depuis plusieurs annĂ©es une politique ambitieuse mais discrète car la lutte contre la fraude est mal perçue ; pourtant vous pourriez facilement trouver des interlocuteurs qui vous parleraient de la fraude aux prestations sociales et de la fraude documentaire. Le sujet est tabou mais abyssal. Et il serait intĂ©ressant de savoir s’il y a une gĂ©ographie de la fraude, une sociologie de la fraude et Ă©voquer courageusement la part des immigrĂ©s dans cette fraude… un beau sujet d’Ă©mission non ?
27 avril 2010 à 21:21
@A. Machefer
Me tendriez-vous deux pièges? Comme Mitterrand non seulement je vais les contourner mais mĂŞme m’appuyer dessus.
Pour le “nous” je parle de la nation française, disons ce peuple hĂ©tĂ©roclite mais parfois inspirĂ© qui a fait de si belles choses : 1793(la Constitution bien sĂ»r); 1848 (de fĂ©vrier Ă avril); 1940-44 de l’Ile de Sein Ă Strasbourg …
Mais je me garderai bien d’Ă©voquer la couleur a ce peuple, il en a tellement. Et pourtant, n’en dĂ©plaise au grand Charles, il faut bien y mettre Manouchian et Bousquet. C’est tout ça le “nous”. Notre gĂ©nie a ses bassesses.
Quant aux idĂ©aux, ben je ne sais pas moi, ceux qui font rĂŞver De Gaulle de la “Madonne aux fresques des murs”, ceux de Hugo, de Schoelcher, de Voltaire, de Gary ( Ă remplir par vos soins ). Pas mal d’exilĂ©s dans le lot, pas mal d’idĂ©alistes.
Je voulais simplement dire que ces ces personnages sont lointains et pour quelques courageux aujourd’hui, combien de rentiers ?
A mon tour de vous tendre un piège.
Face aux barbus, comment réagirait le petit père Combes?
27 avril 2010 à 21:25
Bonjour,
Je me souviens d’une Ă©mission ”du grain Ă moudre” en dĂ©cembre 2009 ou vous faisiez la leçon Ă un un journaliste (il me semble) serbe en lui disant ”nous on n’a pas bombardĂ© Sarajevo”. Rappelons qu’Ă l’Ă©poque outre l’odieux Milosevic qui gouvernait la Yougoslavie, gouvernait Itzebegovic fondamentaliste musulman (qui avait pour modèle l’Iran).En Bosnie le passĂ© très douloureux a favorisĂ© les haines entre communautĂ©s (de chaque cĂ´tĂ©) et beaucoup d’intellectuels ont perdu leur sang froid (notamment du cĂ´tĂ© serbe).
En lisant votre chronique remontĂ©e et les rĂ©actions très vigoureuses contre un Ă©piphĂ©nomène français (qui mĂ©rite d’ĂŞtre combattu), je me demande simplement dans quel camp aurions nous Ă©tĂ© si nous Ă©tions nĂ©s serbe en Bosnie.
27 avril 2010 à 22:11
@SIAP
Je crois avoir déjà mentionné que je suis plus interéssé par le dialogue que le débat. A ce titre, il me semblait honnête de vous poser ces deux questions plutôt que de faire mes propres extrapolations.
Et puis, en fait, je constate qu’il est plus facile de savoir ce que les internautes n’aiment pas plutĂ´t que ce qu’ils aiment. Donc un merci, sincère, pour votre rĂ©ponse.
En ce qui concerne votre question “piège” (?), je pense que le danger d’anachronisme est toujours prĂ©sent lorsque l’on “mobilise” nos gands anciens: autres temps, autres moeurs, comme on dit. Cependant, j’ai retrouvĂ© ce document-affiche intĂ©rĂ©ssant qui pourrait apporter une rĂ©ponse. (J’espere que le lien vers le site marchera).
http://archives.cg94.fr/virtuelles/separation_eglise_etat/petit_pere_3.html
27 avril 2010 à 22:59
Quelques informations supplémentaires sur le sympathique polygame :
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/04/27/01002-20100427ARTFIG00297-une-femme-temoigne-sur-son-blog-contre-lies-hebbadj-.php
28 avril 2010 à 12:01
J’aime la question de SIAP : “face aux barbus, comment rĂ©agirait le Petit Père Combes ?”
Caroline Fourest a montrĂ© la position paradoxale de certains laĂŻcards, intransigeants envers les catholiques, mais disposĂ©s Ă une indulgence dĂ©concertante aussitĂ´t qu’il est question de prĂ©jugĂ©s et de traditions islamistes. Comment l’expliquer ? On assassine le pape pour n’avoir pas livrĂ© des prĂŞtres pĂ©dophiles Ă la justice des hommes, mais on passe discrètement sur le sort des dizaines de milliers de petites filles “mariĂ©es” Ă des barbus de 20 ou 30 ans leurs aĂ®nĂ©s, dans des pays comme le YĂ©men. C’est Ă©trange. Est-ce l’effet de la peur face Ă l’intimidation, ou du relativisme ambiant, de notre passion pour “l’autre”, quel qu’il soit et quelle que soit sa culture, inversement proportionnelle Ă notre haine de soi ?
28 avril 2010 à 16:15
Cher Brice,
D’abord, avant d’en revenir Ă l’islamisme, les laĂŻcards, sont des habituĂ©s du “deux poids deux mesures”: ce sont les mĂŞmes le plus souvent qui s’offusquent qu’on mentionne les Ă©carts pĂ©dophiles de FrĂ©dĂ©ric Mitterrand, Cohn-Bendit ou Polanski et sortent l’artillerie lourde quand il s’agit de dĂ©noncer les fautes de certains prĂŞtres catholiques dans le mĂŞme domaine. L’optimiste y verra l’effet de la haute attente qu’ils entretiennent Ă l’Ă©gard de la religion catholique.
Le relativisme ambiant ne vous parait-il pas lĂ©gèrement dĂ©passĂ©? Il y a dans “relativisme” une sorte de relent de couci-couça, p’tèt ben qu’oui, p’tèt ben qu’non, ou fifty-fifty, pour faire plus moderne, bref un Ă©quilibre dubitatif qui traduit mal ce qu’il est devenu. Dans le relativisme que j’entends autour de moi, il y a une poussĂ©e implicite d’autocritique: tout ce qui vient de l’univers judĂ©o-chrĂ©tien, des racines catholiques, de ce qu’ont cru nos ancĂŞtres est suspect, porteur de handicap, tandis que tout ce qui est exotique et Ă©ventuellement peu connu est sympathique.
Donc un relativisme dĂ©passĂ©, penchant lourdement du cĂ´tĂ© oĂą il veut tomber, et puis l’inĂ©vitable attente d’auto-flagellation qui va avec la haine de soi (de notre identitĂ©?): n’avons-nous donc pas une dette immense envers l’islam, nous les descendants des croisĂ©s, odieux impĂ©rialistes Ă l’eau bĂ©nite?
PĂ©nitence, repentance, peuples d’occident! Arrières-petits fils et filles des compagnons de Saint Louis, face aux barbus: silence, robe de bure et corde au cou.
A défaut de savoir ce qu’aurait dit le petit père Combes, on peut imaginer ce qui guide aujourd’hui Mme Fourest ?
30 avril 2010 à 7:49
la prose de A.Haye, c’est beau comme du radio mille collines…
1 mai 2010 à 7:49
La démocratie à l’assaut de l’islamisme ?
http://www.laviedesidees.fr/La-democratie-a-l-assaut-de-l.html
L’islamophobie déconstruite
http://www.laviedesidees.fr/L-islamophobie-deconstruite.html
Multilingualism Is a Humanism
http://www.laviedesidees.fr/Multilingualism-Is-a-Humanism.html
1 mai 2010 à 8:13
http://www.nonfiction.fr/article-3352-p2-tout_contre_freud.htm
“La posture de la divulgation (”on ne nous dit pas tout !”) est liĂ©e Ă la position objective de l’essayiste dans le champ intellectuel. Il a un impact sur la forme de l’argumentation, la portĂ©e mĂ©diatique, la durĂ©e et l’issue de la polĂ©mique. Dans ce cas, l’iconoclaste est aussi une icĂ´ne du champ intellectuel dont le système d’opposition et la radicalitĂ© structure de longue date son audience. En dĂ©nonçant la psychanalyse dans les mĂ©dias, il participe tout autant Ă “l’appareil de domination idĂ©ologique” (p. 453). En captant les rieurs, il est toujours du bon cĂ´tĂ© : le corps, le plaisir, l’existence, le populaire, le rĂ©gional, la satire, la libertĂ©, l’anti-institutionnel, etc.”
Concernant le “rĂ©gional”, la “libertĂ©”, l’”anti-institutionnel”, notons tout-de-mĂŞme que le Onffray a des positions jacobines tout Ă fait classiques ; et que son Instance-de-consaĂ©cration reste “pariS” et les medias parisiens (il n’y en a pas d’autres pour lui !)
1 mai 2010 à 12:58
Décidément, je suis très déçu.
Comme Brice Couturier et comme la plupart des intervenants de ce fil, je trouve déplorable que deux cents ans après la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, mais, surtout, après l’assassinat d’Olympe de Gouge, auteur d’une déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne, par Robespierre et ses séides, il y ait encore des femmes assez inconscientes de leur dignité pour porter la burqa ou le niqab, et pas seulement en France.
Cela posé, pourquoi dire n’importe quoi ?
Pour ne citer qu’un exemple : quand je lis sous la plume (?) de B.C. que :
« elle (celle qui Ă©copĂ© d’une amende de 22€ pour conduite “non aisĂ©e”) a ainsi attirĂ© l’attention des autoritĂ©s, qui ont dĂ©couvert que l’homme qui s’exhibait Ă ses cĂ´tĂ©s avait trois autres Ă©pouses… Ce brave et honnĂŞte polygame collectionne ainsi le plus lĂ©galement les aides sociales (les Ă©pouses, toutes voilĂ©es, bĂ©nĂ©ficient, parmi d’autres bĂ©nĂ©fices, de l’allocation de parent isolé…). »
D’abord, une seule de ces femmes est l’épouse de M. Hebbadj. Il n’y a que dans les familles « regroupées » avant la loi de 1993 que la polygamie soit tolérée. Dans les autres cas, c’est un délit. Or, lorsqu’un homme est soupçonné de délit, il doit être mis en examen par un juge et est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été reconnu coupable. M. Hebbadj a-t-il été reconnu coupable par une juridiction quelconque ? Non. Donc attendons pour parler « des épouses » de M. Hebbadj. En tout état de cause, ce monsieur a tout-à -fait raison de dire qu’il est permis en France d’avoir une épouse et plusieurs maîtresses (manquerait plus que cela !). Tant qu’il n’aura pas été démontré qu’il a été marié CIVILEMENT plusieurs fois, il sera fondé à porter plainte pour diffamation contre tous ceux qui le disent polygame. Si, par ailleurs, il a été marié plusieurs fois RELIGIEUSEMENT (ce qui, au regard de la Loi, seule référence qui nous importe, n’en fait pas pour autant un polygame), le ministre du culte qui a présidé à la cérémonie pourra, S’IL EST COUTUMIER DU FAIT, être poursuivi en vertu de l’article 433-21 du code pénal qui dit :
« Tout ministre d’un culte qui procĂ©dera, DE MANIERE HABITUELLE (c’est moi qui souligne), aux cĂ©rĂ©monies religieuses de mariage sans que ne lui ait Ă©tĂ© justifiĂ© l’acte de mariage prĂ©alablement reçu par les officiers de l’Ă©tat civil sera puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euro (sic) d’amende. »
Ensuite, je ne vois pas comment ces dames pourraient percevoir l’Allocation de Parent Isolé alors que cette prestation sociale n’existe plus.
Enfin, à supposer qu’elles perçoivent effectivement une aide, il reste à prouver que c’est « indûment » (supposition absurde s’il s’agit d’allocations familiales). J’ai entendu dire que les enfants de ces femmes ne portaient pas le nom de ce monsieur. Si leurs mères étaient ses épouses, ce ne serait pas le cas. Non plus que s’il les avaient reconnus. Ces femmes célibataires et mères d’enfants nés de père inconnu seraient donc sans ressources et auraient droit au R.S.A.. Personnellement, je serais profondément choqué qu’on laisse ces gosses mourir de faim au prétexte que leur père est un salaud et leur mère une conne, ce qui, d’ailleurs, n’est pas un délit…
Par ailleurs, comment quelqu’un d’aussi informé que B.C. peut-il écrire :
« Il appartiendrait Ă une “mouvance radicale du tabligh”. Autrement dit, il fait partie de ces individus qui vomissent l’Occident, son opulence et ses libertĂ©s, l’égalitĂ© des sexes et l’esprit critique, et rĂŞvent de nous imposer la thĂ©ocratie moyennâgeuse et sanguinaire, au nom de laquelle ont Ă©tĂ© assassinĂ©s rĂ©cemment plusieurs dizaines de milliers d’AlgĂ©riens et d’AlgĂ©riennes dans des conditions de sadisme indescriptibles. »
Ces horreurs n’ont rien Ă voir avec le tabligh, mĂŞme s’il est vrai que certains sectateurs de ce mouvement se soient radicalisĂ©s et aient rejoints le “salafisme du jihad” (Ă ne pas confondre avec le “salafisme de la prĂ©dication”, ce qui interdit d’employer ce mot sans dĂ©terminant). Le tabligh est un mouvement purement religieux, fondamentaliste, certes, mais sans projet politique. Son objet n’est autre qu’un retour des musulmans Ă la lettre des textes fondateurs (Coran et hadith). Il a Ă©tĂ© fondĂ© (en Inde et non au Pakistan comme on le lit un peu partout) pour prĂŞcher aux hindous convertis un Islam dĂ©barrassĂ© des pratiques hĂ©ritĂ©es de l’hindouĂŻsme. Il condamne la violence, notamment les attentats-suicides.
Je voudrais dire aussi quelque chose à propos de cet Etat-providence qu’il est de bon ton de vomir avec des accents haineux qui me font penser à ceux des indigènes de la république.
Si je bénéficie de prestations sociales, ce n’est pas en vertu d’une certaine providence, qui veillerait sur moi jour et nuit. Lorsque votre assureur vous dédommage de l’incendie de votre maison ou d’un accident de voiture, vous ne considérez pas ce geste comme celui d’une divinité tutélaire qui viendrait à votre secours lorsque vous êtes dans le malheur. Vous avez en face de vous un assureur qui commence par vérifier que vous êtes à jour de vos cotisations.
De même, lorsque j’ai fait valoir mes droits à la retraite, j’ai eu en face de moi des assureurs qui ont regardé si j’avais bien cotisé trente-huit ans (CRAM) et combien j’avais acquis de points (caisses de retraite complémentaire). Par ailleurs, si je suis remboursé d’une partie (de plus en plus faible, d’ailleurs) de mes dépenses de santé, c’est parce que j’ai cotisé cinquante-six ans à l’assurance-maladie. Enfin, si j’ai pu passer sans dommage une période de chômage, c’est parce que j’avais cotisé à l’assurance-chômage. Je ne vois pas en quoi une assurance a quoi que ce soit à voir avec la Providence. Faire entrer les prestations sociales dont le versement est lié à une cotisation dans le calcul des dépenses de l’état, c’est tout aussi ridicule que d’y compter les prestations des assurances automobiles (qui sont tout aussi obligatoires que les cotisations sociales).
En revanche (ou « par contre », c’est comme vous voulez…), il est vrai que l’Etat aide à ne pas mourir de faim, elles et leurs enfants, certaines personnes sans ressources, qui, n’ayant jamais cotisé ni payé d’impôts, devraient être abandonnées à leur misère, si j’ai bien compris. Ce qu’on appelle l’Etat providence, d’une formule qui vous a un petit côté religieux bien de nature à susciter la méfiance, n’est autre que la Solidarité nationale.
D’une part, je fais partie de ces gens qui sont heureux de gagner suffisamment d’argent pour être assujetti à l’impôt, et je m’étonne que certaines personnes trouvent parfaitement scandaleux qu’on prenne plus de cinq millions d’impôts par an à quelqu’un qui en gagne dix quand on sait que le revenu médian est de mille quatre cents euro (sic) par mois. Le fait qu’il y ait des riches ne me gêne en rien. Je n’aimerais pas vivre dans une société qui, alors qu’elle en aurait les moyens, n’empêcherait pas de mourir de faim certaines personnes, MEME COUPABLES DE LEUR SITUATION. La paresse ne mérite pas la mort, peine qui, d’ailleurs, a été abrogée depuis 1983 et, surtout, la paresse des parents ne mérite pas la mort des enfants. C’est une scie du discours (petit-)bourgeois que les pauvres sont responsables de leur pauvreté et qu’il faut les laisser crever pour l’exemple…
D’autre part, si certaines personnes fraudent, c’est l’affaire de la police et de la justice, pas la mienne. Plus exactement, l’existence de fraude et l’éventuel laxisme des pouvoirs public est mon affaire, en tant que citoyen, mais je n’ai rien à dire, ni vous non plus, sur telle personne nommément soupçonnée de fraude. Seul le crime doit être dénoncé. Une chose est d’exprimer une opinion défavorable au port du voile intégral ; autre chose est de désigner à la vindicte des internautes M. Hebbadj, son épouse et ses concubines. Dit autrement : une chose est de faire de la politique, c’est-à -dire essayer de gagner les autres à ses idées et faire en sorte que le pouvoir les mette en œuvre ; autre chose est de se livrer à la délation.
Comme le disait Antoine Garapon dans son Ă©mission “le bien commun”, sur France-culture : « c’est Ă©tonnant de voir que tous les gens qui s’exprime Ă propos de cette affaire (le port du voile intĂ©gral) ne tiennent aucun compte du Droit. »
On ne saurait mieux dire…
Question : pourquoi, alors que les collégiens et les lycéens étudient les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, l’orthographe (si, si !), la grammaire, la littérature, l’anglais, l’espagnol, l’allemand, l’arabe, le russe, le japonais, le chinois,…, l’histoire, la géographie, la philosophie, l’économie, l’informatique, etc… Pourquoi n’étudient-ils pas LA LOI ? Ce serait pourtant un bon moyen d’éviter à des gens très intelligents et très cultivés PAR AILLEURS, voire chargés de diplômes, de dire des âneries…
Jusqu’à quand s’entêtera-t-on à confondre la loi, la morale et les mœurs ? Quand prendra-t-on un peu de temps pour relire Montesquieu, qui pensait qu’il ne faut légiférer que d’une main tremblante ?
Ne voit-on pas que, si on interdit le port du voile intégral on va condamner les femmes qui croient devoir le porter à l’enfermement. Et puis, en matière de condition des femmes en France, n’y a-t-il pas plus urgent ? Je connais des Français, dont l’origine normande ou auvergnate remonte à la nuit des temps, qui battent leur femme (heureusement ils n’en ont qu’une) ou « oublient » de verser la pension alimentaire de leurs enfants à leur ex-épouse. Quand, par ailleurs, malgré les lois sur la parité, on n’a toujours moins de 10% de femmes au Parlement, peut-on se permettre une telle arrogance à l’égard de ceux qui tentent d’importer dans notre pays des comportements dont il est vite dit qu’ils sont d’un autre âge ?
Lorsque j’étais étudiant, une de mes camarades s’est fait engrosser par un garçon qui a disparu des écrans radar dès qu’il a appris la nouvelle. Elle a tenté d’avorter (à l’époque c’était un crime, passible de la peine de mort). Elle est morte quelques jours plus tard d’une septicémie à l’hôpital. Le garçon n’était ni arabe ni noir. Il ne l’a jamais obligée à porter un voile. Bref, un type bien.
1 mai 2010 à 19:05
et la prose de Kenique, c’est beau, tout court !
Et surtout, contrairement Ă notre hĂ´te, il nous donne des informations, des faits. Le problème de B.C., et lĂ il n’est pas diffĂ©rent du reste de la presse qu’il dĂ©nigre par ailleurs, est qu’il se “prĂ©cipite” sur tout ce qui va dans son sens, sans attendre de vĂ©rifier la qualitĂ© de l’information (Les “Ă©pouses” de notre “polygame” maintenant, mais souvenons nous du professeur qui avait passĂ© la nuit en prison).
Il est humain (trop humain ?)de chercher la validation de nos idĂ©es, mais je crois qu’il est de notre devoir, et surtout pour un journaliste de France Culture, de s’assurer de la vĂ©ritĂ© de l’information, avant de la commenter.
Et cela est d’autant plus dommage, comme le dit Kenique, que le vrai sujet, celui du port de la burqa/niqab et ses consequences sur la vie de certaines femmes, mĂ©rite une approche beaucoup plus rigoureuse.
DĂ©cidemment,Kenique, votre “dĂ©ception” me rĂ©jouit !
1 mai 2010 à 20:47
formidable texte Kenike, merci Ă vous !
Alain, merci pour le lien concernant la réglementation sur la soutane
ce sujet est vraiment intĂ©ressant car il y a eu peu de rĂ©glementation de la tenue vestimentaire dans notre droit. En l’espèce, cet arrĂŞtĂ© a Ă©tĂ© pris sous le rĂ©gime du concordat. Mais en 1905, un parlementaire avait proposĂ© d’interdire la soutane. il qualifiait ce vetement de “robe” et estimait qu’il portait atteinte Ă la “dignitĂ©” des personnes concernĂ©es, l’interdiction avait pour objectif de libĂ©rer ces “esclaves”. Il faut toujours faite attention comme vous le faites remarquer aux anachronismes, mais la rĂ©sonnance de ce dĂ©bat est passionnante ! L’amendement a Ă©tĂ© rejetĂ© Ă la majoritĂ© de la chambre comme d’ailleurs tous les amendements ayant une tendance laiciste. L’approche libĂ©rale dĂ©fendue par Briand a prĂ©valu et contrairement Ă ce que disait les laicistes ces amendements n’ont pas empĂŞchĂ© la rĂ©alisaiton de la sĂ©paration et la rĂ©alisation du principe de libertĂ© de conscience. Par ailleurs, l’application de loi si elle a créé de vives tensions a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans l’apaisement. La concordance des temps…
3 mai 2010 à 11:53
Paulo Nogueira Batista Jr est un Ă©conomiste brĂ©silien actuellement directeur exĂ©cutif pour l’AmĂ©rique Latine au FMI. Il vient de publier la tribune suivante dans le grand quotidien brĂ©silien O Globo.
“Il y a peu, une information a choquĂ© les europĂ©ens : Barack Obama ne se rendra pas au meeting annuel Etats Unis-Europe, programmĂ© pour le mois de mai, en Espagne. Il semble que le prĂ©sident des Etats-Unis n’est pas disposĂ© Ă traverser l’Atlantique pour participer Ă l’une des ces rĂ©unions sans beaucoup de substance, comme celle qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă Prague l’annĂ©e passĂ©e.
La dĂ©cision d’Obama est cependant symptomatique de quelque chose de plus grande ampleur : le dĂ©clin persistant de l’influence europĂ©enne. Le brĂ©silien ne perçoit pas toujours ce phĂ©nomène et place parfois des espoirs probablement dĂ©mesurĂ©s dans le rĂ´le que l’Europe pourrait tenir en tant que contrepoids des Etats-Unis dans un monde de plus en plus mulipolaire. Les europĂ©ens, en effet, ont un bon “marketing” et font de beaux discours progressistes.
J’ai moi-mĂŞme Ă©tĂ© bercĂ© par cette illusion quand je vivais au BrĂ©sil. VoilĂ maintenant presque trois ans que je vis Ă l’Ă©tranger, en contacts quasi quotidiens avec les reprĂ©sentants europĂ©ens du FMI. J’ai aussi participĂ© Ă de nombreuses rencontres du G20, dans lesquels la reprĂ©sentation europĂ©enne est importante. Depuis lors, mon point de vue sur l’Europe (ou tout au moins sur son rĂ´le Ă l’international) a totalement changĂ©.
A quelques exceptions près, qui sont liĂ©es en gĂ©nĂ©ral Ă la qualitĂ© individuelle de quelques reprĂ©sentants europĂ©ens, l’Europe agit de manière mĂ©diocre et conservatrice. La majoritĂ© des mauvaises idĂ©es, dans le FMI ou au sein du G20, vient des europĂ©ens. Les britanniques se distinguent particulièrement en la matière. Je peux dire sans peur de me tromper : l’Europe est aujourd’hui la principale force rĂ©trograde dans les institutions financières europĂ©ennes.
Les signes de dĂ©clin relatif de l’Europe viennent de toutes parts. Par exemple : bien que les Etats-Unis (en particulier le système financier amĂ©ricain) aient Ă©tĂ© l’Ă©picentre de la crise internationale de 2007-2009, la rĂ©cession a Ă©tĂ© plus profonde en Europe en 2009. Selon les premiers chiffres, le PIB amĂ©ricain a chutĂ© de 2,5%. Celui de la zone Euro s’est contractĂ© de 3,9%. L’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont enregistrĂ© des chutes de presque 5%. Seule la France a eu un rĂ©sultat un peu meilleur, avec une baisse estimĂ©e Ă 2,3%. A la pĂ©riphĂ©rie europĂ©enne, le tableau est encore pire. De nombreux pays sont ou sont sur le point d’ĂŞtre en situation de faillite financière. Plusieurs d’entre eux ont dĂ» recourir au FMI dans le passĂ© rĂ©cent. Ca a Ă©tĂ© le cas de l’Ukraine, de la Serbie ou de l’Islande, par exemple. Mais cela a Ă©galement concernĂ© des membres de l’Union EuropĂ©enne : la Hongrie, la Lettonie ou la Roumanie.
Dans les dernières semaines (humiliation suprême), les spéculations sont allées bon train sur le fait que, pour la première fois, un pays membre de la zone Euro devrait avoir recours au FMI : la Grèce. Les autorités européennes, de peur de perdre leur prestige, font tout pour éviter cet affront.
Le pire est que la crise grecque a dĂ©jĂ contaminĂ© les autres pays du sud de l’Europe, qui font Ă©galement partie de la zone Euro, notamment le Portugal et l’Espagne. Les marchĂ©s financiers font dĂ©jĂ rĂ©fĂ©rence avec dĂ©goĂ»t aux ‘PIGS’ (Portugal, Italy, Greece and Spain)…
La rĂ©alitĂ© est que l’Europe est un continent qui a vieilli, qui vit dans la gloire du passĂ© et qui cherche Ă s’accrocher Ă des privilèges et des positions qui ne reflètent dĂ©jĂ plus son poids actuel dans le monde. C’est ce qui se passe au sein du FMI, oĂą la sur-reprĂ©sentation de l’Europe est simplement scandaleuse.
Tout ceci me fait penser Ă Charles de Gaulle, qui, en 1969, peu de temps avant de mourir, a commentĂ© avec tristesse : ‘J’ai tentĂ© de fortifier la France face Ă la fin d’un monde. Ai-je Ă©chouĂ© ? D’autres le sauront, plus tard. Sans aucun doute, la fin de l’Europe est devant nous’ “.
3 mai 2010 à 12:00
allez…une autre shoot de rĂ©el…ça fait mal, hein?
alain Besançon sur l’ouvrage de Christopher Caldwell, discutĂ© librement aux Etats-Unis, mais couvert d’une chape de plomb dans l’Europe post-moderne (c’est dire s’il doit ĂŞtre vrai!):
“Le vrai sens du livre est donnĂ© par son sous-titre Can Europe be the same with different people in it ?
L’Europe peut-elle rester la mĂŞme avec en son sein des peuples diffĂ©rents ?
Caldwell est Ă ma connaissance le premier Ă poser la question dans toute son Ă©tendue et dans toute sa complexitĂ©. Est-ce parce qu’il a le courage d’ouvrir un dossier que les EuropĂ©ens s’efforcent de tenir fermĂ© depuis des dizaines d’annĂ©es, bien que sans l’ouvrir, ils en sachent dĂ©jĂ parfaitement le contenu ? Le livre devrait faire scandale. Mais parce qu’il dĂ©truit des clichĂ©s imposĂ©s, auxquels personne ne croit plus, et parce qu’il porte au jour des pensĂ©es qu’on n’ose plus formuler publiquement, il est possible qu’il soit enterrĂ© dans une fosse profonde entourĂ©e d’une palissade. On verra s’il est bientĂ´t traduit.
L’exposĂ© est remarquablement clair. Chapitres et sous-chapitres sont si bien ordonnĂ©s qu’ on en saisit l’idĂ©e dĂ©s qu’on a lu les titres. C’est parce que nous savions dĂ©jĂ ces choses au fond de nous-mĂŞmes que leur cohĂ©rence Ă©clate maintenant qu’elles sont mises sous nos yeux.
L’Europe doit faire face Ă deux problèmes qui sont distincts bien qu’ils se recouvrent partiellement et qu’on les confondent souvent volontairement, pour ne pas en prendre conscience. Le premier est celui de la capacitĂ© de l’Europe Ă assimiler les immigrants, le second est celui de la difficultĂ© qu’elle rencontre avec l’islam.
L’Europe avait-elle besoin d’autant d’immigrants ? Au lendemain de la guerre, il le semblait, et nul ne songeait Ă Ă©lever des barrières institutionnelles. Il ne faut pas comparer le phĂ©nomène Ă la rĂ©cente immigration hispanique aux États-Unis, qui se produit dans une Ă©conomie post-industrielles, mais plutĂ´t Ă l’immigration noire des États du Sud, au dĂ©but du XX Ă© siĂ©cle vers les industries du Nord, en besoin de main-d’oeuvre. Encore une fois, l’Europe avait-elle vraiment besoin de tous ces immigrĂ©s ? L’argument “capitaliste” est que cette main d’oeuvre a sauvĂ© beaucoup d’industries. En fait c’Ă©tait des industries condamnĂ©es. L’immigration a retardĂ© les gains de productivitĂ©, et au prix de coĂ»ts latĂ©raux dont le calcul n’a jamais Ă©tĂ© fait. L’argument “socialiste” est que le rajeunissement gĂ©nĂ©ral provoquĂ© par l’immigration, avec son taux Ă©levĂ© de natalitĂ©, a permis de sauver le Welfare State. Mais il est devenu Ă©vident qu’elle ponctionne ce Welfare State plus qu’elle ne lui apporte. Il est donc facile de refuter ces deux arguments. Mais si on ne le fait pas, si on n’ose pas le faire, c’est Ă cause du second problème : la difficultĂ© que rencontre l’Europe avec l’islam. En effet l’Europe a cru importer de la “main-d’oeuvre”, pour prendre un terme abstrait et gĂ©nĂ©ral, une population passive, un simple facteur de production. Elle s’est aperçue qu’elle importait des ĂŞtres humains, douĂ©s d’une volontĂ© propre.
L’idĂ©e d’Europe ? IdĂ©e d’origine Ă©litaire, avait une dimension morale. Il Ă©tait cru comme un dogme, dans ce milieu, que les cultures Ă©taient d’Ă©gale dignitĂ©, ce qui revenait Ă dire qu’elles se valaient. L’idĂ©ologie de tolĂ©rance descendit dans les masses et se durcit en tolĂ©rance intolĂ©rante. Les lois mĂ©morielles criminalisent non plus des faits, mais des opinions et des croyances. L’Allemagne, la Suisse les adoptèrent après la France. Une peur vague de penser ce que l’on pense se rĂ©pandit.
Pendant de nombreux siècles, en Europe, l’islam avait Ă©tĂ© ressenti, avant tout examen, comme l’ennemi inconditionnel. Cet instinct immĂ©morial, qui dispensait de le connaĂ®tre, avait Ă©tĂ© documentĂ© et justifiĂ© au XIXe siècle par les premiers savants islamistes, qui Ă l’instar de Renan le tenaient en peu d’estime. Le fanatisme qu’on lui attribuait n’Ă©tait pas pourtant perçu comme un danger, bien moins en fait que le fanatisme religieux que l’europe avait nourri en elle-mĂŞme et que les LumiĂ©res continuaient de redouter. L’islam Ă©tait extĂ©rieur et au loin.
Mais il ne l’est plus. Il y a probablement plus de 20 millions de musulmans installĂ©s en Europe, 5 en France, 4 en Allemagne, 2 en Angleterre. Ils approchent de la majoritĂ© Ă Amsterdam et Rotterdam, Ă Marseille, Ă Duisbourg et Cologne, dans maintes villes anglaises. Leur taux de fĂ©conditĂ© est supĂ©rieur. En Autriche, par exemple, il est de 2,34 contre 1,31 pour les catholiques et 0,82 pour ceux qui se dĂ©clarent sans religion. A Bruxelles, oĂą 57 % des nouveaux-nĂ©s sont musulmans, les sept premiers prĂ©noms qui sont donnĂ©s aux garcons sont Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza (en 2006). Dans certaines banlieues, il forme une sociĂ©tĂ© parallĂ©le, autosĂ©grĂ©gĂ©e, crĂ©ant des espaces pour la Charia, construisant des mosquĂ©es, capable mĂŞme de “dĂ©sassimiler” ceux qui avaient auparavant progressĂ© dans l’”assimilation”. Ces faits mĂ©ritent d’autant plus d’attention que le jus soli Ă la française est plus ou moins adoptĂ© en Allemagne, en Espagne, et que de toute façon personne ne pense plus que ces populations pourraient repartir, encore moins ĂŞtre expulsĂ©es.
C’est alors que fleurissent les mythes providentiels de la diversitĂ© et du mĂ©tissage. Ils sont encore une manière de transfigurer une inquiĂ©tude qu’on ne veut pas s’avouer. Caldwell produit des faits qui indiquent, selon lui, que l’islam constitue une supra identitĂ© et que les jeunes musulmans se sentent tels prioritairement avant de se dĂ©clarer français, allemands ou anglais. Il n’y aurait pas, affirme Caldwell, un islam de France, malgrĂ© ce dont nos mĂ©dias veulent nous persuader, pas plus qu’il n’y aura un deutscher islam, un islam italiano. Mais il existe dĂ©jĂ une contre-culure islamique, plus ou moins paneuropĂ©enne, qui se cherche encore et qui prend souvent ses modèles dans la robuste American Black Culture.
Nous en arrivons Ă un chapitre qui est, selon moi, dĂ©cisif, mais le plus dĂ©licat Ă traiter : le rapport entre l’islam et le monde chrĂ©tien oĂą il a pris domicile. Sachant que les musulmans restent substantiellement fidèles Ă leur religion, qu’en est-il des chrĂ©tiens qui dĂ©laissent la leur Ă vive allure ? Qu’en est-il du fameux dialogue interreligieux ? Caldwell note que jusqu’ici il demeure un voeu pieux et parfaitement unilatĂ©ral. Les musulmans n’en ont cure. Pour les non-croyants, les deux confessions n’ont aucune raison de ne pas ĂŞtre mises sur le mĂŞme pied. L’agnostique, ou le “laĂŻc”, comme on dit en France, tiendra sa position pour plus Ă©levĂ©e, plus intelligente, plus libre, ce qui est bien naturel. Beaucoup d’entre eux, cependant, estiment que “tant qu’Ă faire”, le christianisme est prĂ©fĂ©rable… Jean-Paul II, selon l’auteur, pensait que le sentiment religieux reunissait les chrĂ©tiens, les musulmans, les bouddhistes et les rendaient plus proches les uns des autres que les athĂ©es. Benoit XVI, lui, met l’accent sur la raison commune et accepte tous ceux qui se laissent conduire par elle. A Regensbourg, il a critiquĂ© en revanche l’irrationalisme d’une religion, l’islam, qui s’affirme pourtant rationnelle de bout en bout.
… L’auteur me fait le plaisir de citer une mienne formule : “L’islam est la religion naturelle du Dieu rĂ©vĂ©lĂ©.” Si le christianisme meurt en Europe, l’islam est un bon candidat pour remplir le vide. Une autre mienne formule avance que l’islam est “une idolâtrie du Dieu d’IsraĂ«l”. En tant qu’idolâtrie, l’islam plaĂ®t naturellement Ă l’homme qui est, disait Calvin, une “boutique Ă forger des idoles”. Le Dieu d’IsraĂ«l, auquel il n’est pas reliĂ© par une alliance, est suffisamment hors de portĂ©e pour qu’il ne soit pas connu comme il est, mais assez prĂ©sent pour garantir et sacraliser cette paradoxale relation idolâtrique. D’un cĂ´tĂ©, l’islam prend comme elle la nature humaine et lui donne des satisfactions (je saute le chapitre touchant le sexe), de l’autre il exalte un sur-judaĂŻsme et un sur-christianisme. Des deux parts, il offre une tentation.
Cependant, l’Occident semble paralysĂ©. Il reste sous le remords du “racisme” et des interdits qui se sont associĂ©s Ă lui. Le principal est “l’antiracisme”, ce “communisme du XXI siècle”. La culpabilitĂ© occidentale forme un abri sĂ»r pour les musulmans qui se sont mis sous sa protection.
Y a-t-il un islam “modĂ©rĂ©” ? Mais qui peut proposer une dĂ©finition d’un islam modĂ©rĂ© ? Si, comme beaucoup le pensent, l’islam n’a rien Ă voir avec le terrorisme, pourquoi, demande Caldwell, aussitĂ´t qu’il y a un attentat terroriste quelque part, tous les gouvernements vont-ils enquĂŞter dans ces milieux ? Je n’ai pas d’opinion sur ce point.
Avec justesse, Caldwell conclut que l’immigration musulmane de masse procède d’une grappe (cluster) de courants sociaux nombreux et indĂ©pendants : la libre Ă©conomie, l’augmentation de la richesse, les femmes au travail, les inĂ©galitĂ©s de revenus, le bas taux de fĂ©conditĂ©… Ajoutons la crise du christianisme et d’autres courants idĂ©ologiques et spirituels. C’est un problème compliquĂ©, immense, auquel on ne voit pas de solution.
Quel avenir ? Caldwell voit deux modèles possibles. Le premier est celui de la sociĂ©tĂ© multi-ethnique, type États-Unis. Il le juge peu plausible. L’autre est celui de l’Empire ottoman avec son système du millet, c’est Ă dire la formation d’une mosaĂŻque de communautĂ©s plus ou moins autonomes, sous le contrĂ´le d’un Etat impĂ©rial. Ce dernier modèle est plus vraisemblable. Mais, si l’Empire ottoman a vĂ©cu sous le rĂ©gime du millet, Ă la longue il en est mort, quand les forces centrifuges ont Ă©chappĂ© Ă son contrĂ´le.
On espère que l’ouvrage de Caldwell sera traduit, lu et discutĂ©. Il en vaut la peine.”
Alain Besançon
Membre de l’Institut
Commentaire n°128, hiver 2009-2010
3 mai 2010 à 18:46
pour une autre lecture de cet ouvrage (que je n’ai pas lu), un article de M Vaisse :
http://www.esprit.presse.fr/archive/review/article.php?code=15604
et un regret qu’aucune Ă©mission n’ait traitĂ© d’Eurabia ni sur France culture ni ailleurs
3 mai 2010 à 20:55
Sur la partie “dĂ©mographique” de ce sujet, voici une Ă©mission Ă Ă©couter/réécouter:
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place-des-peuples/fiche.php?diffusion_id=82730
De plus, en Iran, le taux de fĂ©condite est passĂ© de 7 en 1962 Ă moins de 2 en 2008. Il semble, que, sur ce plan dĂ©mographique au moins, le monde musulman soit en train d’Ă©voluer.
@Saturnin
Oui J.N. Jeanneney pourrait nous faire une trés passionnante émission sur cette concordance des temps.
4 mai 2010 à 7:15
@Machefert: Vrai.
Sinon, mon propos n’est mĂŞme pas de dire que tout est la faute de l’islam…. Ă la limite il n’est mĂŞme pas le souci principal de l’Europe puisque son meilleur ennemi n’est autre qu’elle mĂŞme et la “post-modernisation” de sa culture ou de ses structures socio-politiques. Je ne sais plus qui disait (Hegel, Nietsche ou Toynbee)qu’une civilisation n’Ă©tait jamais conquise de l’extĂ©rieur mais s’effondrait toujours en interne.
4 mai 2010 à 11:18
“la “post-modernisation” de sa culture ou de ses structures socio-politiques.”
Je ne sais toujours pas ce qu’est le “post-modernisme”, et je doute que quekqu’un le sache.
Pas plus que je ne sais ce qu’est l’ “identitĂ© française”. Qu’est-ce que l’”identitĂ© française” ?
“Je ne sais plus qui disait (Hegel, Nietsche ou Toynbee)qu’une civilisation n’était jamais conquise de l’extĂ©rieur mais s’effondrait toujours en interne.”
L’histoire n’est pas une science dure, si mĂŞme c’est une science, ce qui est quand mĂŞme douteux. Donc il n’y a pas de “lois” historiques inĂ©luctables.
4 mai 2010 à 12:28
Vous n’avez qu’Ă lire Michel Freitag…par exemple… pour savoir ce qu’est la post-modernisation des rapports sociaux.
4 mai 2010 à 12:29
Et l’identitĂ© bretonne?… Vous savez savez ce que c’est?
4 mai 2010 à 13:14
@Kenique : Si votre construction logique parait juste, je trouve que vous vous cachez bien vite derrière la loi. Certes, la loi ne dit pas -encore- que l’individu est polygame, en revanche, la morale l’affirme. Et notre culture ne peut que condamner le fait d’avoir plusieurs femmes. Ce monsieur peut parler de maĂ®tresses, je ne doute pas qu’en privĂ©, il Ă©voque ses femmes.
@A. Haye : Je trouve que le texte de l’auteur BrĂ©silien est parfaitement navrant. Il y fait une confusion totale entre Ă©conomie et politique, mais ce n’est pas Ă©tonnant de la part d’un Ă©conomiste.
Votre rĂ©alitĂ© n’est pas la mienne, vos “doses de rĂ©alitĂ©” ne sont pas dures Ă encaisser, elles sont juste dommages, puisque vous vous comportez alors comme un fou de dieu qui se croit porteur de la rĂ©alitĂ©, alors que je vous lis rĂ©gulièrement ici et que je vous crois capable d’Ă©couter les avis divergeants.
L’exemple de la non-venue d’Obama est d’ailleurs Ă ce titre risible, elle ne signifie en rien que l’Europe est sur le dĂ©clin. On peut le dire alors des Etats-Unis. La mondialisation implique que la concurrence des Etats doit prendre en compte l’ensemble de la planète, que le BrĂ©sil, la Chine ou l’Inde en tĂŞte, nous ne pouvons plus balayer d’un revers de la main leur parole, le temps du mĂ©pris Ă l’Ă©gard du Tiers Monde est terminĂ©, et c’est une bonne chose.
D’abord en tant que Français, les idĂ©aux vĂ©hiculĂ©s par nos dirigeants (jusqu’Ă Jacques Chirac au moins, nous attendrons pour tirer le bilan de l’action de Sarkozy) sont basĂ©es sur des valeurs de respect des peuples. Avez-vous dĂ©jĂ oublier combien notre alliĂ© amĂ©ricain s’est trouvĂ© meurtri que la France mette en doute son honnĂŞtetĂ© sur le bien-fondĂ© de la guerre en Irak ?
En tant qu’EuropĂ©en, il est ridicule de traiter du continent dans son ensemble, d’ailleurs, le texte que vous citez se contredit presqu’immĂ©diatement en avouant que la France n’entre pas lĂ dedans puis que certains pays sont moins bien placĂ©s que d’autres. L’Europe n’existe pas encore, elle n’est pas politique et bien peu Ă©conomique, il est donc facile de la condamner sur sa fragilitĂ©.
L’Europe est inter-dĂ©pendante Ă©conomiquement avec les Etats-Unis, et ces relations sont un exemple de stabilitĂ©. Nous pouvons spĂ©culer sur les 50 ans Ă venir mais en attendant, nous ignorons mĂŞme quel sera le système Ă©conomique en vigueur dans 10 ans.
Pour le deuxième texte, comme j’ai dĂ©jĂ fait bien long, je me bornerai Ă deux rĂ©flexions.
Pourquoi la dĂ©gĂ©nĂ©rescence du christianisme entrainerait-elle un vide qu’il faudrait alors remplir Ă coup d’Islam ?
Croyez-moi, de nombreux français se passent bien volontiers de religions, une bonne part n’est mĂŞme pas anti-clĂ©ricale et veut juste la tranquillitĂ©. Je me suis souvent amusĂ© de voir certains athĂ©es combattre les religions comme le ferait un fou de dieu et les ait souvent comparĂ© Ă une religion Ă part entière. En revanche, il existe des athĂ©es non belliqueux et vous les oubliez en affirmant que les ChrĂ©tiens laissent place Ă du vide.
La deuxième chose est spĂ©cifiquement sur l’Islam et l’immigration. Tout d’abord est un problème ce qu’on veut bien qualifier comme tel et j’attends de voir ce qui pose tellement problème dans l’immigration.
Ensuite, concernant l’Islam, souvent dĂ©fendu avec plus d’ardeur par des convertis (Ă l’image des Born Again chrĂ©tiens amĂ©ricains), il fait bien souvent son beurre sur le sentiment d’injustice et la solidaritĂ© des opprimĂ©s. D’ailleurs nombre de musulmans se disent solidaires de la cause palestinienne. Il nous faut donc d’abord agir avec tolĂ©rance et fraternitĂ©, il nous faut balayer devant notre porte.
Je n’ai aucun problème Ă condamner le Niqab ou la Burka parce que je ne suis pas embarrassĂ© par des idĂ©es douteuses ou par la peur d’un Ă©tranger de nationalitĂ© ou de religion.
4 mai 2010 à 13:18
Tout ceci n’est pas très bien Ă©crit, vous m’en excuserez.
Mais l’idĂ©e est lĂ .
5 mai 2010 à 10:08
J irrai meme plus loin,
Ne plus accepter des deals financiers avec des etats aux lois feodales et sexistes negligeant les droits de l homme/et de la femme.
Le genre de raisonnement kantien et non hypocrite.
J avais oublie, tout cela est distraction de l essentiel.
5 mai 2010 à 10:21
Bizarrement, c est toujours des convertites francaises qui proclament leurs soidisante liberte de protegee leur “pudeur” par un sac sur la corps,je n entends pas les femmes voillees isolees recluses.
Quel triste theatre .
C est la meme hysterie negligeant la raison du corps,que la soidissante liberte de “rendre service” des escort girls ou autres narcissimes proclamateur face a la citee.
L apparance plus que le contenu.
6 mai 2010 à 10:18
@lucas
qui Ă©crit : “vous vous cachez bien vite derrière la loi”.
Ce que je dis, sans me cacher derrière autre chose que mon pseudonyme, c’est qu’on peut se rĂ©fĂ©rer Ă SA morale pour juger UN COMPORTEMENT (LA morale, cela ne veut rien dire), mais que la seule rĂ©fĂ©rence lĂ©gitime pour juger UNE PERSONNE, c’est LA loi et que ce n’est pas mon affaire, ni la vĂ´tre (sauf le cas de crime, que la loi oblige tout citoyen Ă signaler), mais celle de la Police, Ă qui il incombe d’Ă©tablir les faits en se conformant au Code de procĂ©dure pĂ©nale, et Ă la Justice, Ă qui il incombe de dĂ©cider (ou non) d’une peine en se rĂ©fĂ©rant au Code pĂ©nal. Point barre.
Je crois bien que c’est la quatrième fois que j’explique cela sur ce blog, mais, promis, jurĂ©, ce sera la dernière.
Quand vous dites : “NOTRE culture NE PEUT QUE condamner le fait d’avoir plusieurs femmes”, de quel NOUS parlez-vous ? L’art du prĂ©supposĂ© est une des clefs de la rhĂ©torique et je vois que vous le maĂ®trisez, mais je ne suis pas nĂ© de la dernière pluie : moi aussi, j’ai lu Aristote, CicĂ©ron et Quintilien et je rĂ©cuse ce NOUS, qui fait semblant de m’inclure, alors que, manifestement, VOTRE culture n’est pas LA MIENNE. Je vous rappelle que c’est prĂ©cisĂ©ment parce que je fais passer la loi avant la culture (avec un c minuscule) que je refuse que la cha’aria soit la rĂ©fĂ©rence dans les quartiers Ă majoritĂ© musulmane. C’est cette position qui caractĂ©rise les partisans de l’”Ă©tat de droit”. Nous avons la chance d’en bĂ©nĂ©ficier. C’est assez rĂ©cent (que sont deux siècles dans l’histoire de l’humanitĂ© !), mais faute de Culture (avec un C majuscule…) cela reste très fragile. Il suffit de lire ce qui s’écrit ici et ailleurs pour s’en convaincre…
6 mai 2010 à 10:55
Meme si notre espece n est pas “naturellement” monogame, tant que ce messieur peut “avoir” plusieurs femmes, je doute qu elles ont les memes droits d exprimer leurs sentiments et leurs sexualites.
Ces voilages sont autant des symboles de sousmission fetishiste,que des personnes se promenant attache a une chaine.C est de l exibitionisme primaire nous obligeant a la participation passive.
6 mai 2010 à 22:45
Bonjour,
J’avoue que je partage parfois l’Ă©coeurement de notre ami A. Haye.
Pas plus tard par exemple que dans l’Ă©mission de ce jour (6 mai) ou l’on a vu un participant se faire reprendre puis quasiment tournĂ© en ridicule pour avoir utilisĂ© le mot “civilisĂ©”. Au motif bien sur qu’il ne saurait y avoir de populations plus civilisĂ©es que d’autres.
Ok: pour ne pas discriminer mettons la civilisation de cĂ´tĂ©, et la culture. Et toutes les valeurs d’ailleurs puiqu’elles impliquent une Ă©chelle des valeurs. C’est très mal.
J’ajoute que la victime de cet Ă©chauffourĂ©e a Ă©tĂ© la première Ă se reprendre et Ă faire son autocritique.
Il est Ă©vident que le pays qui s’interdit de parler de civilisation (et d’identitĂ©) n’en a plus pour longtemps…
7 mai 2010 à 6:45
@Kenique
J’ajouterais Ă votre commentaire sur la rhĂ©torique, que le “pathos” a largement pris le dessus sur “l’ethos.” Ceci dit, je me demande si la probitĂ©, la sincĂ©ritĂ© dans le discours ne soient pas des utopies, en tout cas dans le discours politique.
Et puis, dans l’art du prĂ©supposĂ© comme vous dĂ®tes, une petite phrase bien pratique et trĂ©s “Ă©fficace”: tout le monde sait que….
7 mai 2010 à 13:31
@ A.Haye (Vous n’avez qu’à lire Michel Freitag…par exemple… pour savoir ce qu’est la post-modernisation des rapports sociaux.)
Merci pour cette rĂ©fĂ©rence. Finalement vous ne lisez pas que du n’importe quoi (j’espère que vous n’ĂŞtes pas aller piocher ce nom sur Wikipedia, article PostmodernitĂ©)
@ A. Haye bis (Et l’identité bretonne?… Vous savez savez ce que c’est?)
L’identitĂ© bretonne, c’est une de ces identitĂ©s que les Ă©lites de l’identitĂ© “française” ont cherchĂ© Ă faire disparaĂ®tre, avec les moyens tout Ă fait consĂ©quents qu’Ă donnĂ© Ă ces Ă©lites l’”Etat-Nation”
@ kernique (”la seule rĂ©fĂ©rence lĂ©gitime pour juger UNE PERSONNE, c’est LA loi” - “l’”état de droit”. Nous avons la chance d’en bĂ©nĂ©ficier. C’est assez rĂ©cent (que sont deux siècles dans l’histoire de l’humanitĂ© !”)
D’accord avec vous sur “NOTRE culture… VOTRE culture n’est pas LA MIENNE. “.
Par contre LA loi n’existe pas. Il existe DES lois, changeantes, et qui mĂŞme dans les dĂ©mocraties, sont rarement favorables aux minoritĂ©s.
(Si LA loi n’exterminait pas les Juifs dans les chambres Ă gaz, elle les y conduisait, l’Ă©toile jaune sur la poitrine).
La loi ne se contente parfois pas seulement de dire le droit, elle dit aussi la … rĂ©alitĂ© : la loi “française” dit par exemple qu’il n’existe pas de “minoritĂ©s” en france !
Elle dit aussi oĂą on peut ou ne peut pas parler une langue “minoritaire” (je veux dire … “rĂ©gionale”, puisque lĂ oĂą il n’y a pas de “minoritĂ©s” il ne saurait y avoir de langues … “minoritaires”)
La loi peut mĂŞme dire quel prĂ©nom on peut ou pas porter. Il n’y a pas si … longtemps, il Ă©tait interdit, en france-Etat-de-Droit, de s’appeler … Yann, Yannick, Yohann, Nolwenn, … Hoel !
VOTRE loi n’est pas la mienne.
Entre parenthèse, l’Ă©tat de droit n’existe pas depuis 2 siècles, mais depuis Hammurabi, au moins.
HOEL
7 mai 2010 à 19:31
@Kenique : Pour le “NOTRE” culture, permettez-moi de vous dire que j’imaginais que nous Ă©tions le fruit de la mienne. Et oui, les complots, les manipulations ou la rĂ©thorique, il n’y a parfois que des petites erreurs bien humaines.
En revanche, pour ce qui est de LA morale, je me permettrai humblement de ne pas ĂŞtre d’accord avec vous. La morale est ce qui permet de diffĂ©rencier le bien du mal, et je crois que dans certains cas, bien que rares, la morale peut ĂŞtre universelle.
La morale est au dessus de la loi qui elle doit statuer sur les zones grises. Ne dit-on pas qu’il est parfois un devoir de dĂ©sobĂ©ir ?
MA morale, en revanche, est dictĂ©e par ma culture et bien d’autres Ă©lĂ©ments de l’ordre de ma construction personnelle.
Bien cordialement,
Lucas.
8 mai 2010 à 12:17
Citer Schnapper comme une rĂ©fĂ©rence alors qu’elle a avouĂ© publiquement avoir votĂ© pour Tiberi, ah, ah, ah, Brice vous nous faites mourir de rire (blague Ă part vous croyez vraiment Ă tout ce que vous dites ?)
Sinon un sujet de débat comme vous les aimez : fallait-il jeter des cocktail molotov sur les jaunes à Athènes ? Cela devrait vous rappelez vos souvenirs de discussions bolcheviques
8 mai 2010 à 14:27
La “morale” est comme nous pouvons le voir une creation tres arbitraire suivant les societees et les phases historiques.
L ethic humaine est notre interaction avec l energie vitale , qui peut etre partagee par ceux qui recente l experience de leur senses qui permet le sense au dela de la neurose limitante au lieu de leur imposer des doctrines et “morales”interpretant le monde.
Donc, au lieu de croyance, l EXPERIENCE sensuel du reel permettant la perception ouverte du monde et de soi meme.
Au lieu de debats de clochers sur le chemin a suivre, la faculte du resentir, et de la respiration libre.
Nos neurones batissent des ponts interrieurs par le plaisir de vivre.
Des personnes croyant a l enfer, y vivent deja.
Ceux qui divisent l univers en clichees moraux, projetants sur autri un diable, sont deconnectes non seulement de l experience du reel par ce bout de tissus et leur interpretations symboliques entre eux et le monde, mais vers l interieur entre eux meme et leurs “demons interieurs”, se privant de l integration intelligente de leurs propres zones d ombres, ce qui serrai un veritable acte d amour envers eux meme et les autres.
Cela serrai veritablement un acte spirituel, au lieu de stagner dans le dedale d un “faire bien” immature essayant de plaire a sa propre projection d omnipuissance hierachique honteuse et arrogante.
Ce costume est non l expression d un esprit humble, mais d un esprit imbu du bessoin de l attention d autrui et sa demonstration d une superiorite imagine face a autrui, par la creation artificiel de distance des corps.
Elle est aussi une insulte fait aux hommes, les decrivant comme des perverts de touts instants,et de soi meme comme le centre d interet du reste du monde.
Une forme de nombrillisme egocentrique et narcissique excluant l autre.Cette division entraine la denigration de l autre comme “non humain” sans valeur.
CA c est le veritable danger!
Ce n est pas notre societe qui les exclue , mais eux meme qui nous exclus.
8 mai 2010 à 14:31
@Hoel
Comment pouvez-vous écrire de telles choses !
Je vous cite : « Votre loi n’est pas la mienne »
Vous ne me ferez pas croire que vous ignorez que, en France, la loi est la mĂŞme pour tous et que c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui la distingue de la morale (j’avais promis que je ne le dirais plus, mais je suis bien obligĂ©. Ne pas rĂ©pĂ©ter pour ceux qui n’ont pas compris, ce n’est rien d’autre que du mĂ©pris.).
Certaines personnes considèrent qu’il est immoral d’avoir plusieurs épouses et d’autres qu’il est immoral de ne pas se marier (je vous renvoie à ce « fait divers » dont on parle à l’occasion de la sortie du livre « Laissées pour mortes », de Nadia Kaci). Parmi ceux qui considèrent qu’il n’est pas immoral d’avoir plusieurs épouses, il y a les polygames, comme certains musulmans, qui trouvent bien d’en avoir plusieurs en même temps, et les autres, comme la plupart de ceux qui s’expriment sur ce blog, qui, semble-t-il, pensent qu’il est préférable de les avoir successivement, les Chrétiens considérant qu’on doit attendre que la précédente soit morte pour épouser la suivante, les incroyants considérant qu’il suffit de divorcer. Comme me le disait un Musulman (d’ailleurs monogame, à l’époque) : « Nous, lorsque nous voulons épouser une femme, nous gardons les autres ; vous, vous les foutez dehors ; il n’y a pas de quoi se vanter ! ».
Comme dit très justement Lucas, notre morale est le fruit de notre culture. Les polygames épousent plusieurs femmes sans penser à mal lorsqu’ils sont nés dans une société où tout le monde, y compris les femmes, trouve cela normal (sauf lorsqu’elles ont la télé…). Personnellement, je serais plutôt « monogame successif », mais est-ce là un choix personnel ? N’est-ce pas plutôt l’expression de mon appartenance à une société dans laquelle on n’épouse qu’une femme à la fois, quitte à divorcer lorsqu’on a envie de changer d’air ? Allez savoir… En fait, ce qui me choque vraiment dans la « polygamie concomitante », c’est surtout qu’elle n’est admise que dans un sens : les hommes peuvent épouser plusieurs femmes, mais pas le contraire. Notez que, si les deux solutions étaient permises, alors la famille aurait, au moins potentiellement, une extension infinie. On pourrait dire : « j’ai épousé une femme qui a épousé un homme qui a épousé une femme qui a épousé un homme qui a épousé ma sœur »… ce qui permettrait d’épouser sa sœur (je vous laisse réfléchir)… D’où l’avantage de n’avoir qu’une femme à la fois : c’est le seul régime qui admette la réciprocité (un homme peut épouser plusieurs femmes successivement, et vice versa) sans trop compliquer les choses (mais cela les complique quand-même un peu : voir les problèmes que rencontrent les familles recomposées. J’en ai l’expérience).
Quant à dire que l’état de droit existe depuis Hammourabi, n’est-ce pas aller un peu vite en besogne ? Comme si l’existence de lois suffisait à fonder l’état de droit… Le « Code noir » est-il un signe suffisant que la France coloniale était un état de droit ? Le statut des Juifs dans l’Allemagne nazie était-il un signe suffisant que le IIIème Reich était un état de droit ? Qui ne voit, par ailleurs, que le code noir fut un progrès vers l’état de droit alors que le statut des Juifs fut une régression ? De même, Le code d’Hammourabi, imposé par un pouvoir autocratique, même si, comme le code noir, il constitue un progrès vers l’état de droit, ce n’en est pas la réalisation.
Une dernière chose : oĂą avez-vous lu (car nous sommes dans un pays de droit Ă©crit) que la loi française (tiens, je croyais que « la loi » cela n’existait pas…) disait que « les minoritĂ©s n’existent pas ». Elle ignore les minoritĂ©s ETHNIQUES (ce qui n’est pas du tout la mĂŞme chose que de dire qu’elles n’existent pas. Il en est d’ailleurs de mĂŞme des religions), mais pas les autres (vieillards, enfants, handicapĂ©s, malades, parents isolĂ©s, etc.). Un handicapĂ© breton a les mĂŞmes droits qu’un handicapĂ© picard, un malade alsacien a les mĂŞmes droits qu’un malade basque, une femme corse a les mĂŞmes droits (si, si !) qu’une femme auvergnate, un vieillard pĂ©rigourdin a les mĂŞmes droits qu’un vieillard normand. Je sais, il y a des gens que cela choque, mais c’est ainsi. Tous ces gens forment une nation, c’est-Ă -dire un espace de solidaritĂ© Ă l’intĂ©rieur duquel tous contribuent Ă la mutualisation des risques courus par chacun et vice versa. L’appartenance Ă une rĂ©gion fĂ»t-elle le lieu d’une culture brillante comme la bretonne ne confère aucun droit particulier (on appelle cela des « privilèges ») et je continue de m’en rĂ©jouir.
8 mai 2010 à 14:44
Très sympa Ă lire… un collectif nommĂ© Judas qui vient de sortir un petit essai “Sarkozy va partir: comment nous allons l’aider.”
9 mai 2010 à 8:50
On croit rĂ©ver brice couturier defend le neoliberalisme d’hayek contre les totalitarismes. Sait-il au moins que ceux la mĂŞmequi ont participer au congrès lippmann sont des vichystes Louis rougier soutenu par hayek( qui appuya pinochet , le grand pinochet de Coururier) , Marjolin vichyste , kojève qui rencontra strauss Ă paris et qui fut le professeur de Fukuyama et de bloom, et pour vichy fut un objecteur de conscience et enfin le grand aron Raymond aron qui ne caha jamis sa passion pour le rĂ©volution nationale.
Et bien M.Couturier etre neoliberal c’est etre vichyste, dailleurs votre eternelle rengaine neoconservateruice temoigne de votre attachament pour cette f rance moisie(vive sollers.
9 mai 2010 à 9:02
La france ferait secession, le cout de l’immigration etc… cher M.cOUTURIER VOS PROPOS rappelle la france vichyste donc neoliberale et avant de citer Hayek aron consulter quelques livres qui vous diront les origines doctrinales de ces personnes que vous aimez tant.
Avant de s’interroger sur le cout de l’immigration interrogĂ© vous sur le cout d’un journaliste comme vous sur nos impots.
Après avoir loué le modele anglais , echec le modele américain échec , il ne vous reste plus que vichy la colonisation positive et le debat sur le controle didentité nationale.
Si vous vous appliquiez les règles que vous pronez vous seriezz viré depuis longtemps.
Mais vous etes un neoconservateur francais allan bloom fukuyama ont été les éléves de kojève qui fut un ardent defenseur de petain.
Seriez vous petainiste, c’est fort possible
9 mai 2010 à 19:19
S’il vous plaĂ®t, Zidane, apprenez Ă respecter l’orthographe. Ensuite, vous pourrez peut-ĂŞtre apprendre dans quelques livres le rĂ´le jouĂ©, par exemple, par Raymond Aron dans la France Libre, Ă Londres… RĂ©pĂ©ter des slogans creux dispense certains de la culture de base et mĂŞme de la logique. C’est un peu lassant, mais hĂ©las assez rĂ©vĂ©lateur de l’Ă©chec de notre système d’enseignement.
9 mai 2010 à 19:36
@Zidane
PĂ©tain, nĂ©o-libĂ©ral? Je n’y avais pas pensĂ©!
Rassurez-moi,Zidane, vous le faites exprès pour provoquer, non?
9 mai 2010 à 20:03
Pour se bien porter, il faut rire au moins une fois par jour.
Raymond Aron soutenant la RĂ©volution nationale, j’aurais aimĂ© la faire…
Merci Zidane
9 mai 2010 à 20:42
“C’est un peu lassant, mais hĂ©las assez rĂ©vĂ©lateur de l’échec de notre système d’enseignement”
HĂ©las. J’aimerais ĂŞtre d’accord. Sans remettre en cause l’Ă©chec de notre système d’enseignement, il me semble que les choses soient un peu plus compliquĂ©es. Disons qu’avec un enseignement partant des fondamentaux, “Zidane” aurait Ă©crit la mĂŞme chose sans les fautes d’orthographe. La soupe qu’il nous sert (quelques cours de facultĂ©, beaucoup de WikipĂ©dia, quelques pseudo-dĂ©bats tĂ©lĂ©visĂ©s) ne reflète qu’une dĂ©liquescence gĂ©nĂ©rale de la pensĂ©e. L’enseignement n’est jamais que le fruit de celle-ci (voyez les programmes et les nouveaux programmes). Un bon siècle de relativisme radical(sinon plus) explique plus sĂ»rement ce genre d’intervention. Vive le “dĂ©mocratisme” ?
9 mai 2010 à 21:29
@Zidane: “quand on mettra les c. sur orbite…t’arrĂŞteras pas de tourner!” M.Audiard
9 mai 2010 à 21:58
@ kernique
@ kernique
Vous ĂŞtes un excellent casuiste (mais j’apprĂ©cie peu la casuistique).
J’ai dit que «La» loi n’existe pas. Le loi «française» existe.
Je n’ai pas parler de minoritĂ©s ETHNIQUES mais LINGUISTIQUES. La loi française, depuis la RĂ©volution (et apparemment c’est de lĂ que vous datez la naissance de l’Etat de droit) ou disons, l’Etat, la loi n’Ă©tant qu’un des instruments de l’Etat qui a bien d’autres armes Ă son arsenal, l’Etat, donc, a menĂ© une politique linguistique visant Ă imposer une langue unique, le français, et Ă Ă©liminer les autres.
C’Ă©tait la politique de Franco en Espagne (contre les Basques et les Catalans), celle de la Turquie contre les Kurdes, de l’Etat algĂ©rien contre les Kabyles, de l’Etat chinois contre, entre autres, les TibĂ©tains.
Ces politiques ont toutes en commun de passer par l’Ă©cole pour imposer La langue.
Elles sont contraires aux «Droits Humains» tels qu’exposĂ©s dans certains traitĂ©s internationaux (qui n’ont malheureusement pas Force de Loi), et qui considèrent que chacun doit pouvoir recevoir un enseignement dans la langue de ses ancĂŞtres.
La france impose Ă tout nouveau entrant dans l’Union europĂ©enne la Charte europĂ©enne sur les langues minoritaires qu’elle-mĂŞme refuse de ratifier. («Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !»)
Que La loi française actuelle satisfasse un esprit jacobin, je n’en doute pas une seconde. Un Etat qui impose sa culture et sa langue par son arsenal lĂ©gislatif, administratif, financier, mediatique, etc, et par contre-coup dĂ©truit d’autre langues et cultures, ne m’est pas sympathique.
La loi d’un Etat jacobin n’est pas Ma loi, c’est La loi d’un Etat oppresseur.
CHACUN DOIT POUVOIR RECEVOIR UN ENSEIGNEMENT DANS LA LANGUE DE SES ANCĂŞTRES ET UTILISER CETTE LANGUE DANS L’ESPACE PUBLIC.
Comme chacun sait, en france l’Etat s’est fait un peuple Ă son image, ce qui est triste
Hoel
10 mai 2010 à 10:45
@Hoel
1) je ne vois pas le rapport entre la “casuistique” et notre affaire. Voyez un dictionnaire pour le sens de ce mot.
2) vous n’avez pas parlĂ© de minoritĂ©s linguistiques, mais de minoritĂ©s tout court. Je vous cite :
“la loi “française” dit par exemple qu’il n’existe pas de “minoritĂ©s” en france !”.
D’autre part, vous parlez de l’”identitĂ© bretonne” ; c’est ce qui m’a fait penser que vous faisiez allusion Ă la “minoritĂ© bretonne”, qui, Ă supposer qu’elle existe, est bien une minoritĂ© “ethnique” et non “linguistique”, puisque la plupart des Bretons ignorent “la langue de leurs ancĂŞtres” pour le dire comme vous. La langue de mes ancĂŞtres, c’est l’indo-europĂ©en ; je me vois mal prĂ©coniser son usage dans les services publics.
3) je vous cite encore : “certains traitĂ©s internationaux (qui n’ont malheureusement pas Force de Loi)”.
Non seulement les traitĂ©s ont force de loi, mais ils ont prioritĂ© sur l’ensemble du droit.
Pour mémoire, je vous rappelle que les sources du droit sont, dans l’ordre de priorité, les traités, la constitution, les lois, les règlements, la jurisprudence. Lorsque, à un de ces niveaux, un texte est en contradiction avec un autre du niveau précédent, c’est celui-ci qui constitue la seule référence légitime. C’est la raison pour laquelle, à chaque fois qu’on signe un traité dans le cadre de l’Union européenne, si la constitution n’est pas en accort avec ce traité, on la change. Lorsqu’on change la constitution, on devrait vérifier que toutes les lois existantes sont en accord avec la nouvelle version.
Par exemple, lorsqu’on a mis la DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen en prĂ©ambule Ă la constitution, on n’a pas vu (?) que les lois sur le mariage Ă©taient en contradiction avec l’article premier qui dit : “tous les hommes naissent et demeurent libres et Ă©gaux en droits”. Jusqu’en 1975, les gens qui se mariaient cessaient et d’être libres (il Ă©tait interdit de divorcer par consentement mutuel) et d’être Ă©gaux (la femme ne pouvait rien faire d’important sans l’autorisation de sont mari).
Une telle vérification serait un travail pharaonique, mais les nombreux changements qui sont intervenus depuis une trentaine d’années on multiplié les conflits entre les textes des différents niveaux. La seule solution raisonnable était de permettre aux justiciables concernés par ces incohérences d’exciper de la constitution dans tous les cas où il y allait de leur intérêt, ce qui vient d’être fait (enfin !).
4) Vous Ă©crivez : “CHACUN DOIT POUVOIR RECEVOIR UN ENSEIGNEMENT DANS LA LANGUE DE SES ANCĂŠTRES ET UTILISER CETTE LANGUE DANS L’ESPACE PUBLIC.”
Allez expliquer cela aux professeurs (j’en connais) qui enseignent dans des classes où les élèves sont de quinze nationalités différentes !
D’autre part, l’exemple chinois n’est pas pertinent. Au Tibet, ce n’est que dans les villes qu’on enseigne en chinois, plus prĂ©cisĂ©ment en mandarin commun ou “putonghua” (que la moitiĂ© des Chinois ne comprennent pas…), tout simplement parce que, comme Ă Clichy-sous-Bois, et comme en Bretagne (LE breton n’existe pas plus que LE chinois), la diversitĂ© linguistique des usagers impose de recourir Ă une “lingua franca”, comme disent les linguistes. Au Tibet, oĂą on parle une foule de dialectes, plus de 95% des enfants reçoivent un enseignement en “tibĂ©tain commun” (proche du dialecte de Lhassa)!
Et je ne voudrais vexer personne, mais vous n’allez pas comparer la situation du Tibet avec celle de la Bretagne. Le patrimoine littéraire tibétain est sans commune mesure avec celui des Bretons, sauf si on y inclut des œuvres comme celles de Chateaubriand, mais les Mémoires d’outre tombe sont écrits en français et c’est une chance pour tout le monde…
Par ailleurs, la situation actuelle en Belgique m’inclinerait plutĂ´t Ă bĂ©nir les prĂ©tendus Jacobins qui ont imposĂ© l’usage et l’enseignement du français sur tout le territoire. Je n’ose imaginer la situation d’une France oĂą on parlerait les langues rĂ©gionales d’origine. Comme disait l’autre : “pauvre Belgique” !
10 mai 2010 à 11:58
Pourquoi n y a t il plus de nouveaux articles a commenter depuis le 24 avril?
10 mai 2010 à 12:25
@apolline
Ce blog Ă©tant celui de Brice Couturier, animateur de l’Ă©mission “du Grain Ă moudre”, on peut, me semble-t-il, y commenter non seulement les articles de B.C., mais aussi ses Ă©missions. Il y en a une par jour, ce qui vous donne… du grain Ă moudre.
D’ailleurs, vous-mĂŞmes ne vous ĂŞtes pas privĂ©e de publier des messages qui n’avaient pas grand chose Ă voir avec l’article sur la burqa… Personne ne vous en fait le reproche, que je sache.
10 mai 2010 à 14:48
@ kernique
1 - je ne m’attendais pas Ă ce que vous acceptiĂ© la qualification de «casuiste». Votre rĂ©ponse en est pourtant une parfaite illustration.
2 - je ne sais pas ce qu’est une minoritĂ© «ethnique». je sais un peu mieux ce que sont des minoritĂ©s «culturelles» et «linguistiques». Quant Ă ce que les Bretons veulent faire du breton (et du gallo), c’est Ă eux d’en dĂ©cider, pas Ă l’Etat-central, qui malheureusement dispose seul de tous les pouvoirs que j’ai dĂ©jĂ mentionnĂ© (pouvoirs symboliques et pouvoirs «dures»), et qui a donc seul les moyens de mener une «politique linguistique» (en l’occurence, Ă sens unique, en faveur du français et Ă l’encontre des autres langues).
Ce n’est pas parce que les Bretons, les Basques, etc., ont Ă©tĂ© aliĂ©nĂ©s et dĂ©posĂ©dĂ©s de leurs langues qu’ils ne peuvent pas se la rĂ©approprier. C’est justement ce qu’ils sont en train de faire. Ces langues ont au moins la chance d’ĂŞtre très «documentĂ©es».
«La langue de mes ancĂŞtres, c’est l’indo-europĂ©en»
Je croyais que vous êtiez normand. Si vous êtiez normand, que le normand était en voie de disparition et que vous êtiez très attaché au normand (ça fait beaucoup de «si», et dieu vous garde de tous ces «si»), vous auriez probablement une autre «grille de lecture» que celle du «jacobinisme»
Le basque et le catalan sont en usage dans les services publics au sud des PyrĂ©nĂ©es, et interdit d’usage public au nord : dura lex sed lex ?
Les «patrimoines littéraires» catalans et basques, au nord, seraient-ils insuffisants pour les faire passer dans la catégorie des langues ou dialectes ayant le droit de vivre ?
3 - Il existe des traitĂ©s signĂ©s par la france qui demande Ă ce que les minoritĂ©s linguistiques et culturelles soient «respectĂ©es» et aient les moyens de transmettre leurs langues/cultures. Dans le tout rĂ©cent «traitĂ© de Lisbonne», ont trouve des articles allant dans ce sens. Ainsi que dans des «conventions» de l’Unesco. Mais j’ai pu constater combien on se moquait en france de ce que pouvait dire et recommander l’Unesco, quand bien mĂŞme on aurait mis sa signature au bas de la page.
Reste la Charte europĂ©enne des langues minoritaires dont j’ai dĂ©jĂ parlĂ© et qui montre le «double jeu» de la france.
«4) Vous Ă©crivez : “CHACUN DOIT POUVOIR RECEVOIR UN ENSEIGNEMENT DANS LA LANGUE DE SES ANCĂŠTRES ET UTILISER CETTE LANGUE DANS L’ESPACE PUBLIC.”
Allez expliquer cela aux professeurs (j’en connais) qui enseignent dans des classes oĂą les Ă©lèves sont de quinze nationalitĂ©s diffĂ©rentes !»
Parfait exemple de casuistique, comme le «coup» de l’indo-europĂ©en (casuistique plutĂ´t grossière, d’ailleurs, pour le coup - la casuistique se voulant subtile, peut-ĂŞtre que le mot ne vous convient finalement pas). Le droit Ă un enseignement dans la langue de ses ancĂŞtres est dĂ©fini dans les traitĂ©s (et conventions) internationaux signĂ©s par la france (vous connaissez mieux le code civil français que les traitĂ©s/conventions signĂ©s par la france, on dirait. C’est dommage, mais pas surprenant !). Il s’applique aux minoritĂ©s vivant sur leurs territoires, pas forcĂ©ment aux migrants rĂ©cents.
«D’autre part, l’exemple chinois n’est pas pertinent. Au Tibet, ce n’est que dans les villes qu’on enseigne en chinois, plus prĂ©cisĂ©ment en mandarin commun ou “putonghua” (que la moitiĂ© des Chinois ne comprennent pas…),
- On commence par les villes. quand les TibĂ©tains des villes auront oubliĂ© le tibĂ©tain et ne parleront plus que le chinois (mandarin), les campagne suivront. C’est toujours comme ça que ça se passe (quand ça se passe bien !!)
«plus prĂ©cisĂ©ment en mandarin commun ou “putonghua” (que la moitiĂ© des Chinois ne comprennent pas…)»
- je ne sais pas oĂą en est l’avancĂ© du putonghua en Chine, mais je sais qu’il avance et que le gouvernement chinois y travaille. peut-ĂŞtre feront-il mieux et plus rapide que les «gouvernements» français (qui y travaillent depuis des siècles)
«une “lingua franca”, comme disent les linguistes. Au Tibet, oĂą on parle une foule de dialectes, plus de 95% des enfants reçoivent un enseignement en “tibĂ©tain commun” (proche du dialecte de Lhassa)!»
- Les TibĂ©tains ont de la chance : ils ont droit Ă 2 “lingua franca” ! (vous avez au final raison : «l’exemple chinois n’est pas pertinent» puisqu’on y a droit Ă deux “lingua franca” lĂ oĂą en hexagonie il n’y a droit qu’Ă une seule.
Toutes les langues sont divisĂ©es en dialectes, le breton comme le chinois, le basque, le japonais, l’allemand, l’espagnol, le kurde, etc. Le «français» n’est qu’un dialecte qui a rĂ©ussi et cherchĂ© Ă Ă©liminer ses co-dialectes (certains Normands savent ça !)
«Et je ne voudrais vexer personne, mais vous n’allez pas comparer la situation du Tibet avec celle de la Bretagne. Le patrimoine littĂ©raire tibĂ©tain est sans commune mesure avec celui des Bretons, sauf si on y inclut des Ĺ“uvres comme celles de Chateaubriand, mais les MĂ©moires d’outre tombe sont Ă©crits en français et c’est une chance pour tout le monde…»
- je ne doute pas que vous maĂ®trisiez parfaitement le tibĂ©tain et que vous saurez donner des conseils de lectures au usagers de ce blog qui n’ont probablement pas tous la mĂŞme connaissance de la littĂ©rature tibĂ©taine que vous, mais vous semblez avoir une conception assez particulière du «patrimoine littĂ©raire». Avoir un «patrimoine littĂ©raire» donnerait des «droits» ? A qui et pour quelles raisons ?
Chateaubriand appartient Ă la littĂ©rature mondiale, et en tout premier lieu Ă ses lecteurs. Il a Ă©crit en français parce que c’Ă©tait la langue qu’il maĂ®trisait le mieux. Il n’a pas Ă©crit pour que son oeuvre soit rĂ©cupĂ©rer par un pouvoir Ă©tatique qui se donnerait bonne conscience d’opprimer d’autres langues sous prĂ©texte qu’il disposerait, ce pouvoir, d’un fabuleux «patrimoine littĂ©raire».
Je trouve très bizarre cette façon de se prĂ©valoir d’un «patrimoine littĂ©raire», sauf Ă y voir une rĂ©cupĂ©ration «nationaliste» Ă laquelle les Ă©crivains cherchent en gĂ©nĂ©ral Ă Ă©chapper (peut-ĂŞtre pas si «en gĂ©nĂ©ral» que ça, en fait). Et c’est bien ce qui pose problème, cette «nationalisation» (au sens d’utilisation «nationaliste») de la langue et du patrimoine littĂ©raire qui l’accompagne.
Le «patrimoine littĂ©raire» chinois Ă©tant malgrĂ© tout plus consĂ©quent que celui des TibĂ©tains, vous donnez un bon argument Ă la politique linguistique chinoise (qui n’en a certes pas besoin), et de fait Ă toutes les langues dominantes par rapport aux langues minoritaires et dominĂ©es, et mĂŞme Ă l’anglais par rapport au français (qui n’en a pas besoin non plus !).
«Par ailleurs, la situation actuelle en Belgique …»
Vous n’ĂŞtes pas flamand, manifestement. Ce qui vous donne une grande supĂ©rioritĂ© sur les Flamands. «Comment peut-on ĂŞtre flamand ?», comme dit l’autre (français).
Vous avez un point de vue de jacobin français.
That’s all.
11 mai 2010 à 8:30
A Appoline : je n’Ă©cris plus d’articles sur ce blog, car il s’apprĂŞte Ă fermer. Tous nos blogs vont migrer sur un nouveau site. J’attends avec impatience de dĂ©couvrir son mode de fonctionnement.
En Attendant, merci aux auteurs des 1 550 posts qui ont fait vivre ce lieu d’Ă©changes, de dĂ©bats d’idĂ©es et de confrontations intellectuelles.
J’espère les retrouver sur ma nouvelle adresse. Et qu’ils continueront Ă Ă©couter l’Ă©mission avec la mĂŞme vigilance.
11 mai 2010 à 12:57
@Hoel
J’ai beau me relire, je ne vois pas oĂą j’ai « acceptĂ© la qualification de casuiste ». Mais j’aurais pu le faire, car que fait-on lorsqu’on discute de savoir s’il faut ou non interdire la burqa et le niqab, si ce n’est de la casuistique ? En tout cas, ce devrait en ĂŞtre. Malheureusement, nos Ă©changes se rĂ©duisent souvent Ă la polĂ©mique ou, dans le meilleur des cas, Ă la dialectique, c’est-Ă -dire que, au lieu de rechercher la moins mauvaise solution Ă un problème qui n’en a pas de bonne (ce qui pourrait ĂŞtre une dĂ©finition de la casuistique), chacun cherche Ă imposer ses vues avec (dialectique) ou sans (polĂ©mique) art.
C’est la raison pour laquelle je ne suis pas du tout blessĂ© d’ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un casuiste par quelqu’un chez qui je ne sens Ă aucun moment le moindre doute sur ses positions.
J’envie vos certitudes. Je ne vois pas pourquoi vous dĂ©battez, puisque vous possĂ©dez la vĂ©ritĂ©. Cela devrait vous suffire. Au lieu de cela, non seulement vous ressassez une argumentation constestable par nature, comme toute argumentation, mais vous croyez foudroyer votre adversaire en le cataloguant. Vous ĂŞtes de la mĂŞme race que zidane (celui qui se fait appeler ainsi sur ce blog, et qui devrait effectivement plutĂ´t jongler avec un ballon qu’avec des idĂ©es). Comme vous qui pensez avoir trouvĂ© l’argument dĂ©cisif en me collant l’étiquette « jacobin » (que d’ailleurs j’accepte, Ă condition de mettre cette notion Ă jour. J’accepte l’hĂ©ritage des Lumières, mais reste Ă savoir ce que j’en fais), zidane pense avoir clos le dĂ©bat en nous rĂ©vĂ©lant Ă tous, Ă©bahis, que Brice Couturier est pĂ©tainiste, comme l’Ă©tait Raymond Aron !!! C’est ce qu’on appelle la « reductio ad Hitlerum ». Pour ce qui me concerne, il s’agirait plutĂ´t de « reductio ad Robespierrum », ce qui a pour objet de faire de moi, dans l’esprit de vos lecteurs, une sorte de Fouquier-Tinville de la linguistique. Allez donc faire cela sur les forums de france5 ; cela grouille de gens comme vous. Ici, pitiĂ© ! Laissez-nous ce petit espace de pensĂ©e libre, c’est-Ă -dire incertaine, oĂą il est de bon ton de considĂ©rer avec Flaubert que « la bĂŞtise, c’est de conclure ».
Autrefois, il y avait le certificat d’études. On l’avait ou on ne l’avait pas. On savait à qui on avait affaire. Aujourd’hui, face à un bachelier, on n’est même plus sûr d’avoir devant soi quelqu’un qui connaît la règle d’accord du participe passé. J’ai même entendu un agrégé d’anglais dire : « il vaut mieux qu’ils en savent peu, mais qu’ils le savent bien » (il parlait de ses élèves). Si trouver cela navrant c’est être réactionnaire, je suis réactionnaire.
Moi aussi, Hoel, je pleure sur ma langue qui fout le camp. Moi aussi, tout comme vous, j’aimerais la voir enseignée dans les écoles. Que faire contre le consensus démocratique sans cesser d’être démocrate ? Voilà un « casus » qui mériterait d’être débattu…
11 mai 2010 à 14:25
< < ... un nouveau site. J’attends avec impatience de découvrir son mode de fonctionnement.>>
Euh Brice vous écrivez cela pour nous coller les jetons ?
Vous voulez VRAIMENT dire que vous ne savez pas encore comment ça va marcher ?
Peut-ĂŞtre que vous ne vous inquiĂ©tez pas, parce que vous avez su maintenir votre blog Ă un niveau impeccable, de mĂŞme qu’Antoine Mercier dans son forum. Mais tous n’y sont pas parvenu : il y a eu deux des blogs qui ont du fermer ou se limiter en ouverture parce que des chicanes incroyables et explosives ont pris le dessus, favorisĂ©es par l’anonymat qui ouvre la porte Ă tous les coups bas. MĂŞme une fois fermĂ©s, les querelles et les coups bas y persistent ou se continuent ailleurs sur des modes diffĂ©rents, car ceux qui aiment la baston ont aussi parfois de l’imagination
Nombre d’auditeurs attendent, pour pouvoir de nouveau s’exprimer, un système qui fasse l’Ă©quilibre entre la libertĂ© d’expression et le nĂ©cessaire dĂ©couragement des saboteurs du dialogue. Je pense ici non aux contradicteurs, mais Ă un certain type de provocateurs. Ici, ces derniers ne sont pas trop venus, ou bien vous avez su les contenir. Mais si vous-mĂŞmes n’ĂŞtes pas au courant de la future organisation, on se dit qu’il y a de quoi s’inquiĂ©ter pour tous les autres espaces oĂą les vrilleurs de la discute vont pouvoir s’en donner Ă coeur joie si un contrĂ´le sĂ©rieux n’est pas mis en place.
11 mai 2010 à 19:14
fascinante émission ce soir
savoir qu’il y a encore des gens capables d’expliquer en se disant thĂ©oricien politique ou philosophe de la laicitĂ©, qu’il faut suppprimer les Ă©coles privĂ©es c’est toujours fascinant ! surtout quand on nous explique que le vrai problème c’est les catho et cette catholaicitĂ©
l’idĂ©e de changer le calendrier pour supprimer le dimanche a failli prendre, moi je propose le retour au calendrier rĂ©volutionnaire, l’interdiction des sonneries de cloches, la chasse aux congrĂ©gations et la rupture des relations diplomatioques avec le vatican et puis aussi le remboursement de la subvention de la mairie de Paris pour la construction de la mosquĂ©e de Paris dans les annĂ©es 20. Il est Ă©vident que lĂ sont les solutions.
11 mai 2010 à 19:43
Avant fermeture …
@ Brice Couturier
Merci pour ce dernier texte : j’ai apprĂ©ciĂ© la libertĂ© de votre rĂ©flexion et votre audace Ă l’exprimer. Ch
11 mai 2010 à 22:22
A bientĂ´t sur le nouveau blog alors et… rendez-vous Ă ma petite bande d’adversaires prĂ©fĂ©rĂ©s (pas besoin de les citer!)
12 mai 2010 à 14:30
@saturnin
Il me semble que vous avez mal Ă©coutĂ© (Ă moins que ce soit moi…). L’intervenant de mardi soir ne disait pas qu’il fallait supprimer l’enseignement privĂ©, mais qu’il fallait cesser de le subventionner.
IdĂ©ologiquement, cela peut se dĂ©fendre (personnellement, je serais plutĂ´t favorable), mais politiquement, c’est Ă peu près injouable (un million de personnes dĂ©filant Ă Versailles ont fait manger son chapeau Ă Alain Savary, alors ministre de l’Education nationale), et Ă©conomiquement ce serait une catastrophe. En effet, la plupart des Ă©lèves du privĂ© passeraient dans le public, faute de moyens. Or un Ă©lève du public coĂ»te Ă peu près deux fois plus cher aux contribuables qu’un Ă©lève du privĂ©. Ce n’est donc pas le moment de faire du purisme laĂŻque, vu l’Ă©tat de nos finances publiques !
Il faut d’ailleurs se rappeler que c’est précisément parce que le service public de l’Education nationale était à cette époque débordé par la vague démographique du baby-boom, aggravée (si je puis ainsi m’exprimer) par l’élévation générale du niveau de vie et la toute nouvelle propension des filles à faire des études secondaires, que la loi Debré a été votée.
C’est d’ailleurs aussi à cause de cette situation qu’on a décidé de créer des établissements mixtes dans les petites villes où il aurait été économiquement insupportable d’ouvrir deux collèges et à plus forte raison deux lycées. Dans les grandes villes, où il y avait déjà plusieurs établissements, la mixité est venue plus de dix ans plus tard. On n’a donc pas mélangé les filles et les garçons pour des raisons philosophiques ou psychologiques, mais par souci d’économie. C’est la raison pour laquelle la mixité n’a jamais été pensée en tant que telle. Or elle pose (au moins) deux problèmes. D’abord, celui de la différence de maturité (j’ai eu des classes terminales où j’avais devant moi des femmes et des gamins), ensuite celui des tropismes intellectuels (j’ai eu des terminales scientifiques avec deux filles et trente garçons et des terminales littéraires avec deux garçons et trente filles). Il paraît que c’est sans importance ; je n’en crois rien.
Où l’on voit, ici comme ailleurs, que les sous passent souvent avant les idées.
13 mai 2010 à 15:27
@ Saturnin
… Partagez surtout vos bonnes idĂ©es pour rĂ©ussir le pari de ” faire apprendre” davantage d’Ă©lèves dont la scolaritĂ© est obligatoire jusqu’Ă 16 ans. Et puis, nous verrons ensuite l’opportunitĂ© de supprimer le choix des familles entre Ă©tablissement public et Ă©tablissement privĂ© subventionnĂ©.
13 mai 2010 à 16:17
@Chantal Collet
Je vois que, comme moi, vous avez renoncé à mettre un commentaire sur le nouveau site du blog de Brice Couturier.
Je suis consterné par la nouvelle version du site de France-Culture. Mais, après tout, pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué. D’autant plus que le compliqué crée plus d’emplois que le simple, tout au moins dans le secteur public. Dans le privé, il mène à la faillite.
« Avant », sur la page d’accueil on cliquait sur [blogs], et sur la page des blogs, sur [Brice Couturier]. Maintenant, si vous ne savez pas qu’il y a des blogs sur Franceculture.com, vous n’avez mĂŞme pas l’idĂ©e de chercher, puisque le bouton [blogs] a disparu. Ensuite, lorsque vous avez trouvĂ© l’Ă©mission « du grain Ă moudre », toujours pas de bouton [blog] : il faut cliquer sur [Brice Couturier]. LĂ , enfin, apparaĂ®t le blog de B.C., mais avec une page par sujet et sans date, alors que, « avant », on avait tous les sujets sur la mĂŞme page et c’Ă©tait bien commode. Cliquons donc sur [conduite en Ă©tat de niqab], on trouve bien l’article de B.C., mais aucun des commentaires. Si on cherche Ă en envoyer un, il ne paraĂ®t pas. Seul point positif (il y en a quand-mĂŞme un…), le système conserve le nom et l’adresse, qu’on n’a pas besoin de saisir Ă chaque intervention. En revanche, il n’y a plus de filtre anti-spam.
Bref : je suis coupé du monde. Exactement le contraire de la Culture.
Heureusement, grâce Ă vous, Chantal, je me sens moins seul, mais je crains que les autres participants n’aient perdu l’adresse directe de cette page et, comme on ne peut plus y accĂ©der par la nouvelle page d’accueil, nous sommes tout seuls dans le noir…
Remarque : il est évident que, plus la navigation sur un site est compliquée, plus il y a de chances pour que les personnes peu expertes évitent de s’y aventurer. C’est finalement peut-être le but. France-Culture, non pas « pour cultiver les gens », mais « pour les gens cultivés ».
Cela me rappelle « belle vos beaux yeux marquise d’amour mourir me font »…
13 mai 2010 à 17:35
Monsieur
Vous n’avez pas publié le commentaire que je vous ai adressé le 7 mai, et je ne saurais vous le reprocher. Moins énervé, ou moins déçu, je l’aurais écrit différemment. J’aurais évité les accusations personnelles. Mais vous ne m’avez pas aidé. Que vous fassiez le choix de la diffamation à l’encontre de cet Auvergnat nantais que vous accablez au seul prétexte qu’un ministre aussi crédible que Brice Hortefeux l’a fait, ne m’a pas aidé à mesurer mes propos.
Que Lies Hbbaadj soit un escroc, c’est possible. Mais laissons d’abord la justice en décider avant de l’accabler.
Je suis allé relire vos blogs passés et je ne comprends toujours pas l’excès de votre indignation à l’encontre de ce mauvais pèlerin et, surtout, ce déchaînement de mauvaise foi à l’encontre de musulmans fantômes.
Je ne comprends pas davantage vos hurlements pour défendre des valeurs françaises que vous idéalisez au-delà de toute réalité. Pour vous convaincre que la démocratie n’est pas menacée par ces étrangers venus si nombreux en France, je vous suggère de venir à Belleville, où j’habite. Ce quartier a été de tout temps un refuge pour les étrangers et apatrides. Les septuagénaires et octogénaires d’origine polonaise et juive qui y vivent ont rencontré la même hostilité que celle que vous exprimez à l’encontre des mauvais musulmans lorsqu’ils sont arrivés. Ce sont aujourd’hui d’excellents Français qui ont fait et font honneur au pays qui les a souvent mal accueillis. Je vous invite également à rencontrer les enfants qui fréquentent les écoles du quartier. Vous constaterez le formidable travail que mènent ces enseignants que vous détestez.
Enfin, je voudrais contester votre vision patriotique du monde. La patrie, avec la religion, a été l’une des notions les plus criminelles inventées par les humains pour s’entre-tuer.
En vous assurant de mon écoute et de ma lecture toujours intéressées et vigilantes.
13 mai 2010 à 20:09
@ Kenique
Ne faut-il pas simplement le temps d’ajuster le dispositif ? En attendant d’avoir satisfaction, je vous laisse un propos d’Olivier Mongin (de la revue Esprit) qui parle de chercher : ” … le recul et de dĂ©calage qui nous permettent de mieux saisir corporellement et intellectuellement le monde prĂ©sent et comment on peut y agir autrement qu’en ravivant des vieux schĂ©mas. »
Et cela suffit Ă interpeller ma rĂ©flexion de la soirĂ©e ! Contente aussi de vous avoir croisĂ© encore sur l’ancien blog de Brice Couturier. Ch
14 mai 2010 à 7:33
@Chantal Collet
Si j’ai bien compris, c’est une chance que le nouveau site de France-Culture soit plus compliquĂ© que l’ancien. Le but n’Ă©tant pas d’ĂŞtre efficace, mais de nous empĂŞcher de mourir idiots.
Ça se tient…
Pour moi, la question est rĂ©glĂ©e. J’y ai passĂ© le temps nĂ©cessaire : je maĂ®trise et je ne mourrai pas idiot, au moins Ă court terme. Cependant, je continue de penser que France-Culture, SERVICE PUBLIC, doit constituer un accès le plus facile possible Ă la Culture, comme son nom l’indique. L’audience de cette station est dĂ©jĂ confidentielle ; si, en plus, on s’amuse Ă compliquer la navigation sur le site, je pense qu’on va laisser encore plus de monde sur le bord de la route. Autrement dit, ce n’est pas pour moi que je regrette l’ancienne version, mais pour ceux qui n’ont pas l’idĂ©e de cliquer un peu partout, comme je l’ai fait, pour trouver, par exemple, le nouveau blog de Brice Couturier, qui, au moment oĂą j’écris, ne fonctionne toujours pas, ce qui ne fait qu’aggraver son cĂ´tĂ© dissuasif.
De toute façon, je continue de penser que, en l’absence de concurrence, il n’y avait aucune raison de basculer sur le nouveau système, quelque fussent ses qualités, avant qu’il fût au point. C’est du travail de cochon. Point barre.
Vous aurez noté qu’il y a une page « aidez-nous à améliorer le site », sur laquelle on pouvait exprimer sa réaction. Ils ont publié une cinquantaine de commentaires (pas le mien) et ont fermé l’espace de dialogue : ils étaient débordés. La lecture de leurs explications me fait penser à celles que donnent les élèves de quatrième qui n’ont pas appris leur leçon. C’est consternant.
14 mai 2010 à 8:08
Quelle horreur !
Pas “quelque fussent”, mais “quelles que fussent”.
Le lecteur aura rectifiĂ© de lui-mĂŞme…
14 mai 2010 à 12:54
@ Kenique
j’ai eu envie d’Ă©crire quelque chose comme : un nouveau site de FC ? Quelle chance ! Comme un voyage qui rĂ©servera quelques bonnes surprises inattendues, Ă dĂ©nicher probablement”.
De fait, je n’ai su oĂą poster mon message. Je reconnais que la somme des reproches avait de quoi dĂ©courager HervĂ© Gardette !!! Ceux-ci viennent-ils de quelques “ronchons-critiqueurs” qui ont dĂ©cidĂ© d’en dĂ©coudre. Savez-vous que mon hypothèse, qui met en doute l’identitĂ© de leurs auteurs, a dĂ©jĂ Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©e ailleurs ?
Je ne peux penser qu’Ă terme le nouveau site n’offrira pas les avantages attendues . Alors, j’attends sans impatience : un plaisir neuf se conquiert au fil du temps.
Cordialement. Ch
PS. D’ailleurs, ici … on peut encore Ă©changer ou causer. Il y faut la curiositĂ© d’y revenir.
14 mai 2010 à 13:34
J’avoue que je n’ai pas encore compris le fonctionnement du nouveau site de France Culture, et si j’allais pouvoir y poursuivre ce lieu d’Ă©change qu’est un blog.
14 mai 2010 à 18:48
Brice, je ne saurais faire mon oiseau de mauvaise augure et je dirais qu’aujourd’hui, un site internet ne se conçoit plus sans laisser une place aux commentaires, et donc par extension Ă la discussion. EspĂ©rons juste que le cadre favorise l’Ă©change.
MĂŞme si le service web a pu se montrer abscons par le passĂ©, nul doute que la fĂ©e mode (et non mood cher Didier Lombard) aura pensĂ© Ă se pencher sur les dĂ©cideurs, leur faisant parcourir le long de l’Ă©chine un doux frisson d’excitation devant la perspective de faire leurs ces concepts si jeunes et si cools que sont les blogs ou le web communautaire dit 2.0.
15 mai 2010 à 14:19
Arretez de faire rire ce qui savent que vous avez plus d’anneries que d’annĂ©es de professorat Ă votre compteur et bossez vraiment les sujets.
Je souhaite vous entendre dire un jour que le neoliberalisme a Ă©chouĂ© vous qui ĂŞtes si prompt Ă casser l’Etat providence qui vous a fort injustement promu.
15 mai 2010 à 14:21
<p>brice cout @ Zidane :
Je rappelle Ă Zidane que raymond Aron, mon maĂ®tre Ă penser, n’a jamais soutenu la RĂ©volution nationale, qu’il n’a jamais Ă©tĂ© pĂ©tainiste, et qu’il a Ă©tĂ© l’un des premiers intellectuels français Ă suivre de Gaulle Ă Londres. je ne dĂ©sire pas me faire agresser sur mon propre blog par des gens dont la culture consiste en ragots glanĂ©s sur internet.
Je lui conseille aussi de lire Hayek dans le texte, ne serait-ce que pour s’en faire une idĂ©e personnelle, plutĂ´t que de rĂ©pĂ©ter ce que son milieu lui en a dit.</p>
15 mai 2010 à 15:00
Lancer un nouveau site Ă grands renforts de trompettes car “il arrivait techniquement Ă bout de souffle” (KĂ©saco ?) ; s’apercevoir dès la 1ère heure qu’il y a de grosses bourdes (pas d’archives, rien de datĂ©, plein de trucs inutiles et clinquants…) ; demander MAINTENANT l’aide des auditeurs et (peut-ĂŞtre) analyser MAINTENANT leurs pratiques et besoins après avoir travaillĂ© 2 ans sur le projet…
Non, ce n’est pas scandaleux ni consternant, c’est NORMAL.
Car c’est très bien pour occuper une Ă©quipe de “forçats du web” tellement fĂ©rus de prouesses multimedia et d’actu qu’ils nĂ©gligent d’Ă©couter FC et d’y chercher quoi que ce soit.
J’imagine le brainstorming pour trouver un logo gĂ©nial pour chaque Ă©mission et blog : une cafetière Seb pour “La suite dans les idĂ©es”, un piment pour vous, Brice, des cuivres pour les chroniques… On peut au moins rire (jaune) de ces trouvailles tellement dĂ©co.
17 mai 2010 à 15:54
si vous assimilez des propos qui tranchent avec votre vulgate comme agrssif, quel etrange conception de la democratie.
Pour ce qui est d’hayek vous l’avez mal compris et pas lu lisez donc son interview dans le journal chilien el mercurio en 1982 et vous verrez son soutien a Pinochet. De plus il ya consensus qu’hayek fut l’ami de Rougier.
Quant a aron il eu cette phrase lumineuse en 1983:”Traitres les colaborateurs,oui;Traitres les tenants de la Revolution nationale, certainement non”.
C’est dur d’etre aronien et hayekien , peu etre seriez vous friedmanien autre acolyte de pinochet.
Comme le fit remarquez Tsvtan todorov” tous les parties qui se reclament de la libertĂ© sont soient neo fascistes soient neonazis.
A bon entendeur.
17 mai 2010 à 15:57
Lisez Hayek et les attendus du congres lippmann et arrètez de polluer le servive public avec vos anneries, tout ce que vous racontiez sur le modele anglosaxon est nul et sans fondement M. le Professeur de modèle républicain méritocratique.
17 mai 2010 à 16:01
J’ai lu hayek cher Professeur certainement plus que vous et je peux mĂŞme vous dire que vous l’avez pas lu, car ceux qui se sont interessĂ©s au neoliberalisme, de vrais professeurs comme laval et dardot, foucault dans naissance de la biopolitique ne raconte pas autant d’anneries que vous ne le faite trop frĂ©quemment.
Avez vous lu l’ordre sensoriel?
18 mai 2010 à 6:54
PlutĂ´t que de lire Hayek, zidane devrait lire Flaubert ou Stendhal, cela le familiariserait avec la langue française et notamment son orthographe. Quand on insulte les gens, encore faut-il se montrer soi-mĂŞme inattaquable. Qu’est-ce que peut bien comprendre Ă Hakek et autres quelqu’un qui pense, et persiste Ă penser Ă longueur de blog, que le mot “âne” prend deux “n” et pas d’accent grave ?
De plus, tous ces jugements moraux sur les hommes sans le moindre argument sur le fond quel sens cela peut-il avoir ?
Supposons un instant que Raymond Aron ait été pétainiste et Hayek pinochétiste ; en quoi cela leur donne-t-il tort lorsqu’ils parlent d’économie ? Céline était un collaborationniste antisémite ; cela ne l’empêche pas d’être un des deux ou trois écrivains géniaux du XXème siècle français. Heidegger était nazi ; cela ne l’empêche pas d’être un philosophe incontournable. Il y a des salauds géniaux et des crétins irréprochables. C’est très gênant, mais c’est ainsi.
A un discours, il convient d’opposer argument contre argument, pas Dupont contre Durand. Le faire me paraît caractériser l’ignorance et l’inculture ; je n’ose pas dire la bêtise : ce ne serait pas gentil.
Autre chose. je persiste et j’insiste : la nouvelle version du site de france-culture est nulle ; j’aurais honte de l’avoir conçue et, plus enore, de l’avoir livrĂ©e telle.
18 mai 2010 à 7:35
Du reste, la rafale de rĂ©ponses de zidane : trois messages en 5 minutes trahissent trop l’Ă©ructation du pauvre diable piquĂ© au vif et manifestement Ă court d’argument(s) !
18 mai 2010 à 11:35
cher valpo ,
Vous ne comprenez rien au neoliberalisme qu’avez Ă dire Ă part la vacuitĂ© de votre propos zĂ©lĂ©.Apprenez d’ou viennent les saillies de votre gorou couturier et vous m’adresserez la parole.
Merci
18 mai 2010 à 11:37
qu’avez vous Ă dire sur le neolioberalisme et le neoconservatisme de M.Couturier qui prohĂ©tisait il y a peu le triomphe du blairisme et du modèle anglo saxon.
18 mai 2010 à 11:46
cher kenike ,
Je lis les chroniques italiennes de stendhal, je suis d’accord pour la forme mais il s’agit de faute de frappe.
Quand au fond je maintiens, qu’ils ont tort quand ils parlent d’Ă©conomie parce que la crise a mis en faillite leurs idĂ©es et leur doxa.
Quand a M.Couturier avant de pester contre les utopies ils devraient savoir sil a lu hayek dans le texte qu’il veut reconstruire une utopie liberale(lire son texte les intellectuels et le socialisme 1949) ce sont ses termes, voila ou l’utopie liberale nous a menĂ©e.
Le neoliberalisme c’est la troisième voie , selon hayek.
Ou est la troisieme voie de blair tant vanté par Couturier.
18 mai 2010 à 12:22
Vous avez raison M. Kenique,
Je sais que des figures tutĂ©laires tels que celine ou heidegger furent des salauds , mais entendre dire a longueur de temps sur une radio de service public M.Couturier raconter des salades sur tout et n’importe quoi cela me dĂ©sole d’autant plus que M.Couturier est professeur et qu’il prend la plage horaire d’un immense esprit qu’est Antoine Spire.
Si on paye sa redevance pour M.Couturier et sa vulgate périmée par la crise et le reflux de la doxa post hégélienne, je préferent payer plus et avoir Antoine Spire et le retour de staccato.
M.Couturier joue les declinologues ou les doxosophes de comptoirs, admettez au au moins que Spire ressemble plus a un intellectuel rt qu’en plus d’incarner la pensĂ©e tiède ( anderson), il symbolise la dĂ©faite de la pensĂ©e en recyclant les remugles du neoconservatisme amĂ©ricain(allan bloom fukuyama etc..).
Si le declin de france culture avait un nom il s’appellerait Couturier.
18 mai 2010 à 15:20
zidane :
18 mai 2010 Ă 11:35
cher valpo ,
Vous ne comprenez rien au neoliberalisme qu’avez à dire à part la vacuité de votre propos zélé.Apprenez d’ou viennent les saillies de votre gorou couturier et vous m’adresserez la parole.
Merci
Cher Zidane,
Certes, certes, je n’y comprends rien et mes propos sont vides.
Je me rĂ©jouis d’ailleurs d’apprendre que les vĂ´tres (loin d’ĂŞtre vides de sens), ne sont ternis que par des fautes de frappe.
Et puisque vous lisez tant (nous le savons maintenant), encore un petit effort ! Relisez-vous pour mieux m’enseigner !
18 mai 2010 à 16:16
Cher Valpo ou M.Couturier,
Repondez moi sur le fond et arrèter de vous focaliser sur la forme puisque votre fond est vide , comme les preches de votre gourou M.Couturier, Professeur Couturier qui est l’incarnation de la pensĂ©e vide(lisez perry anderson).
18 mai 2010 à 20:07
J’ai beau chercher ; je ne vois pas ce qui permet de parler de l’Ă©chec du libĂ©ralisme. Je rappelle que c’est l’intervention de l’ETAT amĂ©ricain qui a permis la catastrophe des subprimes et que c’est la gabegie de l’ETAT grec qui est Ă l’origine de la crise actuelle de l’euro (sans parler des mensonges).
Je note que la croissance est significative Ă peu près partout dans le monde, y compris en Afrique, alors que l’Europe se traĂ®ne. Le libĂ©ralisme n’est pour rien dans notre situation. Nous voulons seulement vivre le mieux possible en travaillant le moins possible dans un monde oĂą la lutte pour la vie est, ailleurs, la principale prĂ©occupation des gens.
Partout, on travaille d’arrache-pied pour des salaires ridicules, ce qui a pour consĂ©quence de dĂ©truire notre appareil productif par l’introduction, sur nos marchĂ©s, de produits et de services Ă des prix dĂ©risoires. C’est tout Ă fait dĂ©sagrĂ©able pour nous, mais cela permet de vivre Ă plusieurs centaines de millions de personnes que des Ă©conomies administrĂ©es avaient jusque naguère maintenues dans une misère noire.
L’autre jour, je dĂ©fendais, contre Brice Couturier, mais sans l’insulter, l’Etat-Providence ; aujourd’hui, je parais dĂ©fendre, contre zidane, le libĂ©ralisme. Je suis pour une alimentation variĂ©e : l’état-providence, le libĂ©ralisme, c’est comme le cholestĂ©rol. Il est aussi dangereux d’en manquer que d’en avoir trop. On dit quelquefois que les agents Ă©conomiques se comportent rationnellement. Ce que j’aimerais, c’est qu’ils se comportent raisonnablement. Par exemple, je trouve bon qu’on puisse s’assurer contre les risques de la vie (je suis oiseau, voyez mes ailes), mais je trouve mauvais qu’on gère cette assurance de telle manière que les cotisations ne couvrent pas les prestations (je suis souris, vivent les rats). Malheureusement, dans le monde oĂą nous vivons, les chauves-souris sont mal vues. Il faut ĂŞtre pour ou contre, globalement, ce qui, de mon point de vue, est parfaitement sot.
Et la burqa, dans tout cela ?
Faut voir…
18 mai 2010 à 22:18
Et moi, je persiste Ă faire miennes les vertus que recommandait Friedrich Hayek : “l’indĂ©pendance et la confiance en soi, l’initiative individuelle et le sens des responsabilitĂ©s, le respect du prochain et la tolĂ©rance envers les hommes et mes moeurs Ă©trangers, enfin une saine mĂ©fiance du pouvoir et de l’autoritĂ©”.
19 mai 2010 à 10:32
Tiens ! Je croyais que “mĹ“urs” Ă©tait fĂ©minin…
Doit-on interprĂ©ter “MES mĹ“urs” comme un lapsus significatif ? VOS mĹ“urs auraient-elles quelque chose d’intolĂ©rable aux yeux de certains ?
Quoi donc ?
La curiositĂ© me ronge…
« Comme on se connaĂ®t mal ! On le mesure en se relisant… » (Paul ValĂ©ry)
19 mai 2010 à 11:54
Lisez hayek dans le texte , et arretez de faire le professeur cultivĂ©, vous qui etes opposĂ© aux principes rĂ©publicain d’Ă©galitĂ©, c’est pas en accord avec le modèle anglo saxon qui a fait faillite mais que vous pronez derechef
19 mai 2010 à 12:48
Ă€ qui s’adresse le dernier factum de zidane ?
Qui est opposĂ© aux principes rĂ©publicains (avec un “s” au plutriel) d’Ă©galité ?
Références s.v.p.
Qui prône (avec un accent circonflexe) le modèle anglo-saxon (avec un tiret) ?
Références, s.v.p.
Où a-t-il pris que le modèle anglo-saxon (dont il ne serait pas inutile de nous rappeler en quoi il consiste) avait fait faillite ?
Comme j’aimerais que la croissance en Europe, et surtout en France, fĂ»t celle des États-Unis depuis dix ans !
19 mai 2010 à 13:09
M.Brice Couturier qui se cache derriere plusieurs pseudo dont kenique est opposĂ©, comme tous les neolibĂ©raux au modèle de l’Ă©galitĂ© republicaine( la chose publique est dĂ©testĂ© chez haek qui prĂ©fère la res privata) puisqu’il prone le modèle anglosaxon que l’on appelle la troisième voie( giddens gd lecteur d’hayek).
M Couturier prone depuis qu’il est sur france culture le modèle anglo saxon, il faudrait Ă©couter les archives d’avant crise pour montrer sa luciditĂ© lĂ©gendaire et son intelligence exceptionnelle.
La crise aux etats unis , en grande bretagne en irlande etc…
La croissance reposait sur de la fausse monnaie, elle était donc artificiellement entretenue puisque les salaires sont très bas on a financé la croissance à credit , sur de la fausse monnaie.
Pendant dix 10ans on a donc donc créer de la fausse croissance, fictive en compensant la baisse des salaires par du crédit.
En grande bretagne , modèle pour couturier, sur 3.1pour cent de croissance 3 pour cent Ă©tais du crĂ©dit, si bien que l’on a desormais 0.1 point de croissance .
Quand Ă l’europe le constitutionnalisme Ă©conomique hayekien( the constitution of liberty) la condamne a une croissance molle.
Le projet hayĂ©kien est de “dethroning politics” et de maettre fin a la democratie , couturier qui nous bassinent avec sa libertĂ© sa civilisation ses discours de salon devrait lire hayek et les manuels d’Ă©conomie .
Je sais que vous ĂŞtes M.Couturier.
Le modèle anglosaxon est issu de tatcher et reagan puisant chez hayek et friedmann , deux gds democrates amis de pinochet.
A bon entendeur
19 mai 2010 à 13:13
L’origine de la crise est donc la dette privĂ© et non la dette publique. Lisez mon article sur le blog de jorion , un vrai intellectuel pas comme M.Couturier dont je vais lancer une petition qu’il aille dans le privĂ© et qu’il ne soit plus rĂ©tribuĂ© par nos impots qui paye sa mĂ©diocritĂ© intellectuelle
19 mai 2010 à 13:43
Quand brice couturier parle de res publica et qu’il se rĂ©clame d’hayek ca me fait rire, c’est comme si un sympathisant d’extreme droite disait du bien des immigrĂ©s, ce que mĂŞme couturier ne fait mĂŞme pas, c’est vous dire.
19 mai 2010 à 15:26
SVP, Zidane, allez m’invectiver ailleurs et ailleurs faire Ă©talage de votre inculture (Aron, collabo… Il Ă©tait Juif, en outre, vous savez, et les Juifs n’Ă©taient pas vraiment bienvenus dans la collaboration…). DĂ©sormais, je vais ĂŞtre obligĂ© de vous censurer, ce qu’en authentique libĂ©ral, je dĂ©teste faire.
Peut-être êtes-vous un de mes anciens étudiants qui aurait gardé un mauvais souvenir, une mauvaise note peut-être ?
La bonne Ă©ducation n’oblige personne Ă tolĂ©rer chez soi un invitĂ© qui s’incruste, vous insultant sans vraiment vous connaĂ®tre.
Au fait, je ne suis pas Kenique, n’est-ce pas Kenique ?
19 mai 2010 à 15:38
@ Kenique : Si j’ai mal accordĂ© Hayek, c’est parce qu’en recopiant cet extrait de la page 154 de “La route de la servitude”, je me suis interrogĂ© sur l’adjectif “Ă©tranges” en Ă©pithète de hommes et moeurs. Je subodore une faute de frappe. La version originale parle-t-elle de “strange” ou de “foreign” ? Quelqu’un peut-il m’Ă©clairer ? Il s’agit du chapitre XIV.
19 mai 2010 à 20:27
la nouvelle version du site internet est plus que navrante pour ne pas dire catastrophique…
mais je m’aperçois que mon blog prĂ©fĂ©rĂ© a survĂ©cu… dans l’ancienne version…
faites nous migrer vers facebook Brice
19 mai 2010 à 20:29
Ainsi, je suis Brice Couturier…
Cela me flatte, car j’ai toujours prĂ©fĂ©rĂ© les gens intelligents qui se trompent aux imbĂ©ciles qui disent la vĂ©ritĂ© (ou qui rĂ©pètent ce qu’ils ont lu ici et ou lĂ et prennent pour la vĂ©ritĂ©).
Pourtant, il Ă©tait facile, ne serait-ce qu’en lisant le message n°28 de ce mĂŞme fil, de voir que Brice Couturier et moi ne sommes pas toujours d’accord. Dans le message n°97, j’ai mĂŞme Ă©tĂ© taquin…
Comme je l’Ă©crivais dans le message n°95, je ne suis ni pour ni contre le libĂ©ralisme. Pour moi, il y a d’excellentes idĂ©es chez Hayek comme chez Keynes (que je n’ai lu ni l’un ni l’autre intĂ©gralement, loin s’en faut) ; je fais ma petite cuisine personnelle avec tout cela. Je me moque Ă©perdument de savoir si Hayek admirait Pinochet ou Reagan et si Keynes Ă©tait homosexuel. Pourtant, il faut aimer l’un et haĂŻr l’autre. Le Français moyen “vomit les tiède”, comme le Christ :
“Qui n’est pas avec moi est contre moi” (Mat. 12 30, Luc 11 23).
Les chauves-souris n’iront pas au Royaume des Cieux.
Ne serait-ce pas lĂ ce qu’on appelle le totalitarisme ?
En tout cas, j’aime pas…
20 mai 2010 à 8:20
pschitt
20 mai 2010 à 11:40
re-pschitt
20 mai 2010 à 15:39
N’est plus admis dans ce club en raison de sa mauvaise tenue.
B.C.
21 mai 2010 à 13:23
Le nouveau blog de Brice Couturier ne fonctionne toujours pas.
En revanche, on peut mettre des commentaires sur le site de chaque Ă©mission de « du grain Ă moudre ». Apparemment, il est nĂ©cessaire de s’inscrire pour y parvenir. En tout cas, je n’ai rĂ©ussi Ă faire passer un message (sur la page de l’Ă©mission du 20/05) qu’après m’ĂŞtre inscrit. Mais ce n’est pas gagnĂ©, car un deuxième message (postĂ© voilĂ plusieurs heures) n’est toujours pas paru…
Le problème, c’est qu’on ne peut commenter une Ă©mission que pendant vingt-quatre heures (environ). Ensuite, les commentaires sont accessibles, mais on ne peut plus y rĂ©pondre. Etant donnĂ© que les Ă©missions peuvent ĂŞtre Ă©coutĂ©es pendant une semaine (et mĂŞme sans limite de temps si on les « podcaste ») cette restriction est complètement incohĂ©rente.
Les articles du blog de B.C. sont toujours accessibles, mais les conversations qui se sont ensuivies (et non « qui s’en sont suivies », comme je l’entends trois fois par jour sur France-« Culture ») ont disparu.
Le génie d’Hervé Gardette a encore frappé. D’ailleurs, la page sur laquelle on pouvait exprimer des critiques voire des suggestions est fermée au 13/05, ce qui dénote une ouverture au dialogue peu commune…
De toute façon, j’avais dĂ©jĂ mis des mails sur France-Culture (par la rubrique « contact », qui, chose curieuse, a disparu de la nouvelle version…) pour signaler cette bizarrerie, mais, non seulement on n’en a pas tenu compte, mais on ne m’a jamais rĂ©pondu ! DrĂ´le de conception du « contact »…
Pardon ! Un journaliste m’a répondu (à propos d’autre chose, évidemment) : Philippe Meyer (« l’Esprit public », le dimanche à 11h00).
De toute façon, rĂ©agir Ă l’Ă©mission, ce n’est pas la mĂŞme chose que de rĂ©agir aux billets d’humeur de Brice Couturier…
21 mai 2010 à 13:46
J’ai dĂ©couvert qu’on pouvait accĂ©der Ă ce blog (mais pas au nouveau) depuis l’article “Brice Couturier” sur wikipedia, qui, heureusement, n’est pas Ă jour !
21 mai 2010 à 14:04
Je viens de consacrer quelques minutes Ă la lecture des interventions sur la page des “suggestions”.
Quelle bĂŞtise d’avoir fermĂ© cette page, au prĂ©texte qu’il y avait trop de messages !
Il faudrait expliquer Ă HervĂ© Gardette ce que c’est qu’un forum. Depuis le 13/05, beaucoup d’auditeurs, j’en suis certain, ont la rĂ©ponse Ă des tas de questions posĂ©es par les intervenants dĂ©sorientĂ©s. Personnellement, j’ai passĂ© beaucoup de temps Ă explorer le site, car, volens nolens, il faudra bien s’y faire. je crois que je maĂ®trise, et je pourrais ĂŞtre utile si la page “suggestions” fonctionnait comme un forum. Malheureusement c’est impossible. Monsieur Gardette veut ĂŞtre le seul Ă possĂ©der les clefs. Je ne peux pas croire qu’il soit bĂŞte. Donc il le fait exprès. Ce serait donc quelqu’un de mĂ©chant ?
21 mai 2010 à 14:46
Le comble : cette fois-ci, c’est le site lui-mĂŞme de France-Culture qui n’est plus accessible DU TOUT…
Sous prétexte de maintenance !
Est-ce que c’est une heure pour faire de la maintenance…
21 mai 2010 à 14:50
Il y a un truc bizarre : je viens de poster un message Ă 16h10 et il est datĂ©e de 14h46…
23 mai 2010 à 15:44
Je pointais (post n°110) l’habitude (regrettable à mes yeux, sur France-Culture) de dire « s’en sont suivi(e)s » au lieu de « se sont ensuivi(e)s ».
Je viens d’Ă©couter l’émission du jeudi 20 mai Ă propos de Garzon. Dors-je ou rĂŞvĂ©-je ? Qu’ouĂŻs-je ? Julie Clarini (vers la minute 35) dit : « Quelque chose sur lequel » et se reprend : « quelque chose sur laquelle » !
Or, je lis sur Wikipedia que Julie Clarini est agrégée de lettres classiques. De mon temps, dans cette filière, on apprenait qu’il fallait dire « quelque chose sur quoi » (de même qu’on devait dire « quelqu’un avec qui » et non « quelqu’un avec lequel »).
Mais je me suis arrĂŞtĂ© Ă la licence…
Il est vrai que l’usage (lequel ?) est roi (encore un Ă qui on devrait couper la tĂŞte…) et que ces erreurs, de plus en plus courantes, pour ne pas dire systĂ©matiques, notamment sur France-Culture, seront bientĂ´t obligatoires…
A la décharge de Julie Clarini, je dois dire qu’il y a pire. Combien de fois ai-je entendu, toujours sur France-Culture, des horreurs comme « la précision avec lequel » ou autres choses semblables !
Au moins, elle, elle hĂ©site, se reprend… Il y a encore quelque chose, au fond de sa mĂ©moire, qui lui souffle que cela ne va pas… La situation n’est donc pas dĂ©sespĂ©rĂ©e…
Accrochez-vous, Julie, ne vous laissez pas influencer par le mĂ©pris ambiant pour le scrupule grammatical. On a mis tellement de temps pour remonter la pente, après ĂŞtre tombĂ© de CicĂ©ron et Tacite au serment de Strasbourg…
23 mai 2010 à 20:38
Apparemment, tout le monde a dĂ©sertĂ© ce blog, sans pour autant faire vivre le nouveau (on en est toujours Ă un message d’Alain Machefert, sur le dernier article de B.C.).
J’ai fait je ne sais combien de tentatives pour faire passer un post sur ce blog ainsi que sur le site de l’Ă©mission du 20 mai (la dernière, sur l’affaire Garzon) sans aucun succès. Pourtant, je me suis inscrit et connectĂ©…
Si vous avez des nouvelles, je suis preneur.
24 mai 2010 à 16:01
Oui, Ă la vĂ©ritĂ©, je ne sais pas encore me servir de mon nouveau blog. Et mes fidèles contributeurs ne m’y ont pas retrouvĂ© non plus. Après tout, est-il vraiment indispensable pour un simple mĂ©diateur dans mon genre d’exposer ses petites idĂ©es sur la façon dont va le monde ? Je ferais sans doute mieux d’Ă©crire enfin quelque bon livre. AmitiĂ©s Ă Kenique, Saturnin, Machefert, Chantal Collet et les autres.
24 mai 2010 à 16:02
Bon sang, j’oublais A. Haye ! Pourtant l’un des plus remarquables.
24 mai 2010 à 19:27
ce serait vraiment dommage Brice… un espace de discussion comme celui-lĂ est un petit bijou…
amitiés
24 mai 2010 à 21:54
… Un brin confidentiel, notre ancien blog. Pas de panique : nous finirons par apprivoiser notre nouveau “joujou” !!!
Monsieur Brice Couturier,
Est-ce vraiment nĂ©cessaire que je redise combien m’est prĂ©cieux votre façon d’ouvrir des fenĂŞtres sur ce que je ne vois pas ?
Cordialement Ă chacun. Ch
25 mai 2010 à 7:02
Cher Brice.
Vous n’allez tout de mĂŞme pas fermer votre salon pour un problème technique…
Puisque cet ancien blog-ci fonctionne toujours et que vous le maîtrisez, pourquoi ne pas continuer comme avant ?
Un jour, je suppose que nous tomberons sous le coup d’un mandat d’expulsion, mais, en attendant, pourquoi ne pas continuer d’occuper les lieux ?
N’y a-t-il pas quelque chose de romanesque Ă l’idĂ©e que nous nous rĂ©unissons, ni vu ni connu, dans un coin oubliĂ© du système, comme les membres d’une sociĂ©tĂ© secrète, au milieu d’un fatras de paroles gelĂ©es ?
Comme un squat numérique, en quelque sorte.
26 mai 2010 à 20:35
@ Ă l’attention de monsieur Brice Couturier
… Il est possible de mettre un message Ă l’issue d’une Ă©mission. mais celui-ci ne d’affiche pas sur votre blog !
Bizarre… Non ?!
31 mai 2010 à 12:21
Moi, ce que je trouve bizarre, c’est que tout le monde ait dĂ©sertĂ© ce blog, qui, jusqu’Ă prĂ©sent, fonctionne parfaitement.
1 juin 2010 à 15:05
… J’attends un nouveau texte de Brice Couturier.
Salut Ă vous, Kenique ! Ch.
9 juin 2010 à 14:01
“Drachme” est un substantif FÉMININ.
A bon entendeur, salut !
15 juin 2010 à 21:21
J’aime beaucoup l’idĂ©e du “squat numĂ©rique” de Kenique et attends Ă©galement la visite du maĂ®tre des lieux et de ses commentateurs.
8 juillet 2010 à 23:20
Sans vouloir rentrer dans le “dĂ©bat” merci en tout cas de proposer cette Ă©mission (que les autres Ă©coutent le privĂ© pour voir le niveau) et l’espace sur le net.
Merci
13 juillet 2010 à 12:38
Bonne émission le lundi 12 juillet, avec Cespédès entre autres.
On veut bien des “plus” sur un blog quand mĂŞme.
Pas assez de connaisseurs pour ces catacombes ?
30 juillet 2010 à 22:46
Toc, toc! Y’a quelqu’un?
23 aoĂ»t 2010 à 21:42
personne Alan personne…
dĂ©sespĂ©rant>…
obligĂ© de rechercher d’autres blogs…
mais rien n’Ă©gale celui-lĂ …
allé brice, fini les vacances !
24 aoĂ»t 2010 à 0:57
Bouaf on peut squatter…non? on a qu’Ă lancer un sujet! on verra si cela suit!