Et chez nous, qui sortira le mieux son épingle du jeu ? Les élites de la compétence - malgré leur incapacité à prévoir et à empêcher la catastrophe en cours ? Ou plutôt l’esprit de dérision qui prend pour cible ces mêmes élites, parce que c’est facile et qu’elles sont à terre ? Le besoin de comprendre ce qui se joue favorisera-t-il un regain d’intérêt pour le savoir et l’étude ? Peut-on rêver d’une réhabilitation de la culture humaniste traditionnelle, parce que les diverses branches de l’expertise ont définitivement manqué le coche et n’offrent aucun horizon de sens ? Ou la crise va-t-elle, au contraire, achever la culture littéraire et humaniste, en en faisant l’ultime passe-temps de quelques retraités ? Lire la suite »
Comme tout le monde, je me pose ces questions. Comme tout le monde, je cherche des réponses chez certains penseurs dont la boîte à outils conceptuelle semble offrir des pistes prometteuses. France Culture me semble bien placée pour les dénicher. En ce qui concerne “Du grain à moudre”, nous avons décidé de consacrer le mardi de chaque semaine au thème “penser la crise”. Ceci est donc aussi un appel à participation. Indiquez-moi les économistes, philosophes, sociologues, anthropologues, blogueurs, etc. qui vous paraissent intéressants dans le cadre de cet exercice.
Et pour commencer, je vous propose ce thème : les Etats pourront-ils financer les déficits déments que leur coûtent le sauvetage de leurs banques et leur fameux plans de relance, autrement que par un recours à une méga-inflation ?
Deux journées largement consacrées, par France Culture, au quarantième anniversaire de la création du défunt “Centre Universitaire Expérimental de Vincennes”, c’est beaucoup. C’est un honneur dont peu d’autres institutions françaises peuvent espérer bénéficier. Mais il s’agissait, on l’aura compris, d’un symbole. Vincennes a voulu incarner “l’Université critique“. Une institution publique, créée et financée par l’Etat “bourgeois”, et spécialement vouée à la “critique sociale” - et non à la production de cadres au service du “système” - voilà un beau symbole de libéralisme, en vérité. Il se trouve que, parmi les producteurs de France Culture, je suis le seul à avoir fait la première partie de mes (trop longues) études à Vincennes. J’y ai obtenu une licence et une maîtrise de lettres modernes. Plus récemment, j’ai même donné quelques cours à Paris VIII (sur la dissidence intellectuelle dans les démocraties populaires, en tant que chargé de cours). C’est donc avec une bonne dose de sympathie que je me suis prêté au jeu de la confession (dans le “Dock en Stock” de Jean Lebrun du mardi 13 janvier). Mardi 13, nous avons déplacé notre émission, “Du Grain à Moudre”, au Théâtre du Soleil, où avaient lieu les cérémonies du 40° anniversaire. Mercredi, à Saint-Denis, ville qui a accueilli ma vieille fac, après sa destruction, à la sauvette, en 1980.
Les deux fois, cela s’est mal passé. Des commandos, rôdés à ce genre de pratique, se sont chaque fois emparés du micro, après des travaux d’approche visibles à l’oeil nu. On rejouait “l’agitation” comme en 1968/74 : cela aurait pu éveiller chez moi quelque nostalgie. En vérité, j’ai été seulement exaspéré de voir l’émission prise en otage par des gens qui n’avaient rien à dire - mais très envie de le faire savoir. Lire la suite »
Il se trouve que les premières réactions d’auditeurs aux confiscations de micro - effectuées par deux groupes distincts - lors des cérémonies d’anniversaire de Paris VIII (ex-Vincennes) sont arrivées ici, en réaction à un article qui n’avait rien à voir : j’y plaidais l’irresponsabilité dans le fait que lorsqu’on clique sur “articles précédents”, en bas de cette page, on n’obtient rien du tout….  Les choses ne se sont pas arrangées depuis sur ce dernier point, mais je préfère changer le titre de l’article, afin que toutes les contributions puissent être trouvées sur l’affaire “France Culture à Paris VIII”.
(ancien contenu : Plusieurs commentateurs de ce blog (notamment à propos de l’autisme) se plaignent que j’aurais censuré leur contribution. Tel n’est pas le cas. Simplement, ce blog connaît un dysfonctionnement. Quand vous cliquez, en bas de la page d’accueil, sur ‘billets précédent’, la plupart du temps, vous tombez sur la mention ‘page introuvable’. Cela m’arrive à moi aussi - et je n’y peux rien. Or, c’est dans ces “pages précédentes” que se trouve mon article sur l’autisme qui continue à donner lieu à des témoignages bouleversants et très révélateurs du désastre français en ce domaine. Je suis d’autant plus frustré par ce problème technique dont je vous prie de m’excusez, même s’il m’est impossible d’y remédier par moi-même. Je vais à nouveau demander de l’aide au service compétent à la radio.)
Je précise que la discussion sur l’autisme et les invraisemblables retards et lacunes du système pédopsychiatrique français dans le domaine de sa prise en charge se poursuit dans les “réactions” à mon article de février dernier. Par des témoignages de parents, on y apprend des choses épouvantables, notamment sur les effets des neuroleptiques. Et également sur la situation où beaucoup se trouvent d’exiler leurs enfants à l’étranger, et notamment en Belgique. Je n’ai censuré aucun message (pour répondre à un message en particulier). Pour être encore plus précis, je n’ai pas censuré les messages qui s’en prennent à la psychanalyse - responsable de bien des erreurs tragiques dans ce domaine, comme chacun ou presque en convient, à présent. “La forteresse vide” et “la mère-frigidaire” de Bettelheim apparaissent aujourd’hui comme de fameuses inepties.
Pour les lire, il suffit de cliquer sur “billets précédents” en bas de cette page d’accueil. Il est vrai que, parfois, cela ne marche pas. Je ne suis pas responsable de ce dysfonctionnement. Il faut insister. Ca finit par marcher, à la longue, je viens d’en faire l’expérience.
Je compte consacrer une émission à faire le point sur l’état de réalisation du “plan autisme”. Toutes vos informations, tous vos témoignages sont les bienvenus. Il s’agit, en effet, d’un véritable scandale d’Etat.



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