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LE FILM AUX 7 CESAR, SERAPHINE … A ECOUTER SUR FRANCE CULTURE LE DIMANCHE 15 MARS 2009 DE 20H A 22H

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Après ses 7 César et son succès en salles, Séraphine, le scén
ario de Martin Provost,  vous est à nouveau proposé sur nos ondes le dimanche 15 mars 2009, de 20h à 22h dans Théâtre et Cie, l’émission de fiction que la chaîne consacre aux textes qui constituent le patrimoine d’hier, celui d’aujourd’hui et de demain.  La première diffusion de ce scénario, dans une réalisation de Christine Bernard-Sugy, avait eu lieu en mai 2007, après avoir obtenu le Grand Prix du meilleur scénario en 2006 et la distribution de cette création radiophonique réunit, dans les rôles principaux, Jacques Gamblin, Clotilde Mollet, Catherine Hiégel, sociétaire de la Comédie française et Georges Claisse.

L’occasion pour nous aussi de vous dire quelques mots sur notre politique d’accompagnement des écritures cinématographiques et audiovisuelles. Depuis plus de trois ans, en nous associant à de grandes manifestations cinéma et TV, nous vous faisons découvrir de nouveaux auteurs dont les textes sont mis en ondes dans les émissions fiction. 
France Culture s’engage, ainsi, chaque année, à produire pour la radio et à diffuser le texte primé au Grand Prix du meilleur scénario. Ce fut le cas de Martin Provost, pour Séraphine.
Nous sommes aussi présents à Premiers Plans à Angers où nous captons des lectures de scénarios, qui deviendront, nous l’espérons, des films, voire des premiers films.  Ouf ! de Yann Coridian et Sophie Fillières, Prix du meilleur scénario de Premiers Plans cette année, est l’une des quatre fictions diffusées chaque dimanche du mois de mai, à l’occasion du Festival de Cannes.
Avec le Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle du CNC - le Centre national du cinéma, qui so’ccupe aussi de programmes télévisuels (comme ne le laisse pas entendre son nom !)-, France Culture met en ondes, pendant le Festival de la Fiction TV à la Rochelle, des projets de … fictions audiovisuelles.

Encouragés par cette reconnaissance du public et de la profession du cinéma de Séraphine, nous souhaitons pourvuivre ce travail d’accompagnement et, en produisant près de 7 heures de fiction par semaine, rester ainsi … le premier employeur de comédiens en France !

UNE JOURNEE AVEC … CLAUDE LANZMANN le jeudi 12 mars sur France Culture

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Nous avons décidé de dédier sur l’antenne de France Culture, de temps à autre, selon l’actualité culturelle, une journée spéciale à une personnalité du monde des arts et de la culture.
Ali Baddou dans Les Matins de France Culture et Arnaud Laporte dans Tout arrive ! recevront ainsi l’invité du jour pour un entretien au long cours et un dialogue approfondi sur son parcours alors que Le RenDez-Vous de Laurent Goumarre proposera une programmation spéciale en écho à sa personnalité et à son Å“uvre.

Pour la première édition de Une journée avec …, Claude LANZMANN, cinéaste et producteur, est notre invité sur les ondes de France Culture, alors que sort le jour même Le lièvre de Patagonie (Gallimard), le recueil de ses mémoires.

donc, le Jeudi 12 Mars 2009, de 7h à 9h, Claude Lanzmann s’entretient avec Ali Baddou dans Les Matins de France Culture, dialogue dans Tout arrive ! avec Arnaud Laporte, autour d’archives de l’INA et évoque ses rencontres avec de grandes figures intellectuelles. Enfin, dans Le RenDez-Vous, en écho à l’Å“uvre de Claude Lanzmann, Laurent Goumarre reçoit Julie Maeck, docteur en histoire contemporaine, pour le livre Montrer la shoah à la télévision : de 1960 à nos jours (Nouveau Monde éditions), et la vidéaste Natacha Nisic, pour son livre Effroi : Natacha Nisic aux Editions Paris Musée.

France Culture vous donne d’ores et déjà rendez-vous le mercredi 15 avril pour passer Une journée avec … Patrice Chéreau et le le mardi 9 juin pour Une journée avec … Gérard Mortier

Bonne écoute !

L’esprit de Paris 8 Saint-Denis/Vincennes était-il là hier, sur l’antenne de France Culture ?

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A l’antenne, sur le coup de 18h30, dans un hall A comble, Antoine entame un rap endiablé. Il en ressort qu’enfant de la banlieue et fier de l’être, l’auteur considère Saint-Denis comme le centre du monde. Ayant longtemps enseigné dans cette ville, y revenant souvent,  je ne suis pas loin, parfois, de penser comme lui. A ce moment de la soirée, j’éprouve donc une certaine satisfaction d’avoir convaincu la chaîne de s’y installer non pas pour une heure, comme au temps de Travaux Publics, mais pour une journée.    J’avais oublié que, de ma vie, rien ne m’avait autant épuisé, lessivé, essoré que le travail à Saint-Denis. Plonger dans la fournaise du “centre du monde”, c’est éprouvant . La veille déjà, le mardi, pendant le prélude à la Cartoucherie de Vincennes, et tout le mercredi, nous avons dû négocier, émission après émission, avec le même petit groupe, UFR 0. Ces sympathiques libertaires disaient, inlassablement, vouloir instaurer un nouveau concept de radio. Ils demandaient qu’on ouvre, en plein hiver, une plage de libre parole qui s’étendrait à l’infini. Ils s’installaient avec une belle régularité non loin des micros, comme une promesse d’anarchie qui se serait déployée silencieusement pour faire de l’ombre à chacune des émissions soigneusement et classiquement préparées par nos producteurs. Après pas mal de palabres - l’UFR 0 se déplace en grappe, discute en groupe avant de décider qui va pisser le premier - il avait été convenu qu’un de ses membres - mais lequel, ce fut incertain jusqu’au dernier moment - viendrait parler de la ”misère étudiante” ( formule de 68) et de la réalité, aujourd’hui, des ghettos universitaires.

     Patatras, un peu avant 19 heures, alors que nous guettions les réactions d’une délégation de Sud qui s’était installée au premier  rang et exigeait évidemment sa part, voila que surgit du diable vauvert un commando dit du 11 novembre qui s’empare du micro et lit un très long appel que nous parvenons à interrompre au moment où il y est répété, pour la troisème fois de la journée, que le groupe de Tarnac n’est pas ce que de vains médias pensent. Après une intervention de Danièle Tartakovski, qui s’avère vaine et quelques propos peu amènes qui fusent de part et d’autre, Paris coupe l’antenne.

    Laurent Goumarre dont l’émission doit commencer dans dix minutes décide de faire face. On délibère un petit moment. Une secrétaire du département Arts plastiques intervient. C’est le genre de femme qui fait des trajets quotidiens de quatre heures pour rejoindre son poste qu’elle adore mais que la grève des cheminots de Saint-Lazare ne gêne pas : “Cela permet de discuter plus longtemps sur les quais”. En revanche, une longue expérience lui fait haïr l’intolérance : “Pour moi, dit-elle, c’est important que France Culture finisse la programmation qu’elle a entreprise à Saint-Denis…” Bref, elle recommande que le centre du monde se comporte avec… comment dit-on à Saint-Denis ? respect.

     Sur ces entrefaites, Laurent entre dans l’arène. Pour lui, c’est clair, on ne déprogramme pas.  Chapeau, l’artiste. Il y a une manière crâne, naturelle, de se comporter qui l’obtient, ce respect. Sans plus de précautions, il donne la parole à Julie Coudry. L’ex-leader étudiante polarise l’hostilité dès qu’elle ouvre la bouche. “On ne veut pas de leader”… crient les uns. Ca passe encore.”Fasciste”, “fasciste”, entend-on, par contre, dans les rangs de Sud. Je m’ éloigne avec le micro d’ambiance: il n’y a plus de raison de le tendre, notre fonction est maintenant de protéger des cris notre invitée.Laquelle en a vu d’autres et continue, impavide. Quand on a une suffisante habitude des assemblées générales, on sait qu’on a une chance de l’emporter face aux lazzi : par l’usure. C’est ce que pense Laurent, sans doute. Les minutes passent; les rangs des opposants s’éclaircissent ; à Paris, le studio attend le moindre faux pas pour couper défintivement l’antenne ; ouf; la fin approche, l’acrobate n’est pas tombé…

     ”Quel pensum, cette succession de déclarations d’extrème gauche”, disent certains auditeurs.D’autres critiquent, ils auraient voulu entendre les manifestes se chevaucher indistinctement plus longtemps. Beaucoup, derrière leur poste, ont tendu l’oreille. Et se souviendront de ce moment de radio sur le fil où, bien que disposant d’un filet - la coupure de la diffusion - nous nous sommes mis en danger.

     Et encore n’ont-ils pas vu le plus étonnant : Antoine qui, une heure après son rap, entamait un strip-tease. Et le plus émouvant : l’un des membres de l’UFR 0 penché vers le micro, plutôt tendu comme un arc, les yeux embués, se jetant dans le direct comme parmi les fauves. Ce n’était pas facile pour nous, mercredi, de conserver le contrôle du micro. Pour les libertaires qui gardent confusément le meilleur de l’esprit de Vincennes, c’était un défi de s’y frotter : face aux professionnels, au public, dans la contrainte des secondes qui tournent, c’était pour eux aussi tentant et difficile que de plonger au fond d’eux-mêmes.

     Demeure tout de même une autre question formulée par un des nombreux étudiants contraints  au silence : tous mes camarades prêts à transformer France Culture en mascarade, demandait-il, ne sont-ils pas en train de rejouer, en mineur, avec moins de talent que ses premiers auteurs, l’antique pièce de l’agit’prop des années 70 ? Et, loin du théatre, ailleurs, dans d’autres facultés moins  narcissiques, d’autres étudiants qui contestent avec plus d’efficacité ? Et si Saint-Denis n’était pas le centre du monde ?

Pierre Boulez et le bel avenir de la guerre : une semaine au son du canon !

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L’antenne de France Culture se place sous une double actualité, cette semaine : la guerre et la musique.  Dès lundi 10 novembre et jusqu’au samedi 15, un bataillon d’émissions part à l’assaut des ondes, sur le thème de la guerre hier, demain et après-demain, alors que nous commémorerons mardi, le 90e anniversaire de l’armistice. Vous notez que, ce qui était jusqu’à la semaine dernière le nom de code de cette semaine, annonce hier, demain, après-demain, mais pas aujourd’hui. Surtout pas ! 
Aujourd’hui - je veux dire à l’heure où j’écris - le titre a changé et s’est transformé définitivement en Le bel avenir de la guerre*. Moins de mots, plus de concision, c’est le propre des titres.
Le bel avenir de la guerre illustre ainsi au plus près l’idée de Jean Lebrun : ne pas s’arrêter à la commémoration du passé, mais se projeter, dans le futur, dans l’avenir, sans commenter ce qui se passe actuellement pour mieux se consacrer à la réflexion et l’analyse . Si on constate la situation actuelle dans le monde, on ne peut que penser qu’effectivement, les conflits ont, auront des lendemains qui chantent malheureusement. Mais je vous laisse le soin d’écouter les émissions de cette semaine, qui, chacune dans leur ligne éditoriale habituelle, vous ouvriront de nombreux champs de réflexion sur la question.
Celle qui a le chic pour les titres (ceux qui suivent sont d’elle), c’est la rédaction multimédia, qui, avec Demain, la guerre (c’est une variante !) sur le site internet de France Culture vous invite à découvrir votre feuille de route de la semaine : entre autres, le programme de l’antenne - le bataillon d’émissions - dans Sur tous les fronts, Ici Londres pour entendre des lectures de textes d’Albert Londres, lus par Marc de Roy, tandis que L’art de la guerre vous propose en deux parties, les visions de six artistes contemporains sur la guerre et comment elle les inspire dont le chorégraphe Angelin Preljocav, et le plasticien Harald Fernagu.
En force alliée, Rue89 s’est associée à France Culture, et consacre cette semaine un dossier spécial à ce thème intitulé Lignes de fronts : Textes, images, cartes pour mieux comprendre les guerres et conflits qui ont déchiré ou déchirent encore le monde. Et sur les deux sites alliés, un forum - Engagez-vous !  sur celui de France Culture - pour entrevoir ce que pourrait être un conflit en 2018.
C’est pour quand l’armistice ?
Peut-être le mercredi 12 novembre … Pierre Boulez sera l’invité d’Ali Baddou dans Les Matins de France Culture et d’Arnaud Laporte dans Tout arrive ! deux émissions, deux ambiances, deux angles différents pour s’entretenir avec ce musicien, ce compositeur d’exception, évoquer son oeuvre et son apport à la musique à l’heure où Le Louvre invite Pierre Boulez.
Et si la musique adoucissait vraiment les moeurs ?

 *Le bel avenir de la guerre par Philippe Delmas (Gallimard).

Sur France Culture, la Saison (européenne culturelle) c’est Traits d’Union, Odéon, Avignon et la Mousson !

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L’effet vacances de la Toussaint est là … depuis le début de la semaine, des couloirs un peu moins peuplés, un téléphone qui sonne moins souvent, mais des projets toujours en pagaille.
Ce qui nous occupe - entre autres - cette semaine, c’est la fiction qui sera diffusée en direct de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, samedi 1er novembre, de 20h à 22h.
Nous avions décidé, en effet, d’accompagner la Saison européenne culturelle, lancée un peu partout en France à l’occasion de la Présidence française européenne, en nous associant à la programmation Traits d’Union.
Les Traits d’Union - quel joli titre ! - sont en fait 27 lectures de textes d’auteurs issus de 27 pays européens, textes qui ont été traduits en langue française par la Maison Antoine Vitez et publiés en français par les Editions Théâtrales.
Certaines d’entre elles ont été captées lors du dernier Festival d’Avignon en juillet, d’autres lors de la Mousson d’été, qui prend place en août. 
Et, c’est ce samedi 1er novembre que France Culture inaugure son cycle Traits d’Union à l’antenne, par une soirée spéciale en direct et en public de 20h à 22h depuis l’Odéon-Théâtre de l’Europe (le bien-nommé !) avec la lecture d’un texte d’un jeune auteur grec, Yannis Mavritsakis : Le point aveugle.
Julie Depardieu, Olivier Py, Michel Fau, Nicolas Cartier, Jérémie Bédrune, Frédéric Giroutru, Olivier Balazuc, Samuel Churin, Perle Palombe, Damien Bigourdan, Marie-Christine Orry ont accepté d’être sur scène pour interpréter les onze personnages de Το τυφλό σημείο, le titre original en grec. Si la lecture sur scène est dirigée par Olivier Py, c’est Christine Bernard-Sugy qui assurera la réalisation radiophonique, avec les bruitages de Bertrand Amiel.
Sur l’antenne, la soirée se poursuivra, après le journal de la rédaction, à 22h10, avec la diffusion de Débris, un texte sur la dissolution des rapports familiaux du Britannique, Dennis Kelly.
Puis les dimanche 2 et 9 novembre, dans Théâtre et cie de 20h à 22h, vous pourrez écouter, découvrir les quatre autres lectures enregistrées cet été au Festival d’Avignon et à la Mousson d’été… un voyage dans l’univers d’auteurs originaires de Suède, Lettonie, Pays-Bas et Belgique.
Bonne représentation ou bonne écoute !

Nouveau … sur La radio à l’envers

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Et c’est reparti ! certains esprits chagrins diront que ce n’est pas trop tôt ! La rentrée est passée par là … conférence de presse, nouveaux programmes, le directeur qui part, les manifestations qui s’enchaînent … bref, le temps qui passe ! La radio à l’envers revient avec un nouvel intervenant. Nouveau sur ce blog uniquement, car ce n’est pas un inconnu pour tous ceux qui écoutaient notre fréquence aux alentours de 18H30 ces dernières années. Jean Lebrun, de Culture matin à Travaux publics en passant par Pot au feu, poste sur La radio à l’envers un premier billet, pour évoquer notre présence au Forum Libération qui s’est tenu le week-end dernier. Si l’envie est là, lisez, réagissez, participez …
A très vite, et au plaisir de vous retrouver, de vous lire.
le RenDez-Vous de Laurent Goumarre © VNoël/Communication France Culture

le RenDez-Vous de Laurent Goumarre © VNoël/Communication France Culture

France Culture et le Forum Libération à Grenoble : un nouveau monde ?

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Monsieur S, vieux compagnon de France Culture (il mériterait le nom de Grenoblois oreille fidèle) est resté, à 79 ans, un grand marcheur. Jeudi, il avait consacré sa journée à la randonnée et à la cueillette des champignons ( 2008, grand cru dans l’Isère, il a tant plu…) mais vendredi, c’était pour lui le jour Forum Libé. Monsieur S est  de tempérament exigeant, il aimerait que France Culture continue de parler comme lui, avec la même économie de mots:” Vous n’y parvenez pas toujours mais…bon! En ce qui concerne ce forum,vous avez eu raison de vous y associer; la première rencontre, par exemple, entre Lang et Cohn-Bendit, se situait, d’entrée, à la bonne altitude”.A la différence de Monsieur S. (et des quelque vingt mille spectateurs de la MC2, autant qu’au match de foot Bordeaux-Grenoble, le même week-end…), vous n’avez pas eu accès direct aux salles de la MC2  mais vous en avez entendu des échos sur notre antenne: partagez-vous son sentiment? Le Dauphiné libéré, observant le ballet des limousines qui déposaient les intervenants face à l’entrée des artistes, a titré, un rien jaloux peut-être: “Le défilé des ministres”…Les membres du gouvernement avaient en effet accepté nombreux l’invitation de Libération”: Xavier Bertrand, Martin Hirsch, Christian Estrosi, Fadela Amara. Aux actuels, il faudrait joindre le Perpétuel, Jack Lang qui, en chemise bleue puis rose, arpenta le hall et le parvis toute la journée de vendredi, jouant à l’hôte, accueillant avec affabilité ses jeunes successeurs. Une fois ou l’autre, le public fut moins aimable, étrilla tel ministre, Fadela Amara par exemple. Le débat que nous avons choisi de relayer, entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault, était un meilleur indicateur du climat dominant: les spectateurs penchaient pour le syndicaliste mais écoutaient avec retenue le ministre, les premiers donnant l’impression de craindre encore plus l’échec de l’expérience Sarkozy que sa réussite et le second faisant effort pour ne rien dire qui rompe cet équilibre fragile et puisse déboucher sur un affrontement.Exceptionnellement, ce vendredi, l’identité de l’émission Du grain à moudre s’effaca devant ce débat tel que le proposait “Libé”. Coup de canif à notre contrat  Ou instantané, qui rendait compte utilement d’une ambiance qui en dit long sur le rapport de forces actuel? C’est à vous de le dire.En haut de la volée de marches qui mène à la MC2, se tenaient, à bonne distance de Jack Lang, quelques gauchistes du parvis”, qui déployaient de temps à autre une modeste banderole ou distribuaient quelques tracts.Grâce aux bons offices du directeur de l’établissement, Michel Orier, les mesures de sécurité, à l’entrée du batiment, étaient plus discrètes, et surtout plus finement appliquées que lors des rendez-vous du même genre organisés les années précédentes.Néanmoins, le sentiment demeure, chez quelques uns, d’une “trahison”: “Qu’est-ce qu’un journal qui se dit toujours de gauche et nous ignore, nous, militants d’ici?” Dans les émissions qui lui étaient propres (la totalité, sauf une), France Culture s’était efforcé d’éviter ce reproche, nous avions invité plusieurs grenoblois, des innovateurs comme des historiens, en nombre significatif.Les tout petits groupes habitués à la prise et au contrôle de la parole sont évidemment déroutés par un forum d’un nouveau genre comme celui de “Libé”. Les spectateurs qui, à l’entrée, composent leur programme au dernier moment (”Et toi? Tu vas voir qui?”) se comportent un peu comme dans un festival, et non comme dans un meeting ou une assemblée générale. Plus étonnant encore: après avoir écouté, méfiants et hostiles, Rachida Dati, ils peuvent se précipiter vers elle pour solliciter un autographe…Un observateur superficiel pourrait se dire que nous sommes  vraiment entrés dans cette trop fameuse “démocratie d’opinion” qui tourne à la façon d’un manège, d’un spectacle à l’autre. Pierre Rosanvallon, au micro de Jean-Marie Colombani,  mettait justement en garde contre cette fausse évidence de la modernité. La démocratie quui vient, c’est aussi l’ultradémocratie, la contestation, silencieuse en public mais studieuse, attentive qui se transforme ,sur le net, en un bruissement continu.J’ajouterai : la démocratie représentative existe encore. Parti de Grenoble aussitôt achevée “La rumeur du monde”, et parvenu quarante kilomètres plus haut, dans une vallée qui m’est chère, celle du Haut-Breda, j’entendais le soir les habitants discuter avec leur conseiller général: - Formidable année, Philippe, pas pour les ceps, mais pour les chanterelles et les trompettes. - Il a tant plu! - Pour les champignons, ça va, mais pour le reste…Et la discussion démarra, très exactement sur le même thème qui avait occupé la MC2  trois jours durant et dont vous pouvez, ici même, apprécier le traitement que nous en avons fait.

France Culture au musée Calvet : fictions et Cie !

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Plutôt que de faire de longs billets, pourquoi ne pas vous donner envie d’écouter les fictions avignonnaises de France Culture en images ?
Depuis lundi, nous avons investi la Cour du Musée Calvet.
A 11h, de lundi jusqu’à vendredi, une personnalité s’entretient avec Joëlle Gayot pour se souvenir d’Antoine Vitez. : Alain Crombecque, ancien directeur du Festival d’Avignon et aujourd’hui du Festival d’Automne, Valérie Dréville, artiste associée de ce 62e Festival, Pierre Vial, sociétaire de la Comédie française, et aujourd’hui, Nada Strancar, et demain Jack Ralite. Compagnons de route et amis d’ Antoine Vitez, tous le racontent et participent à approcher au plus près celui qui fut l’un de nos plus grands artistes. Ces entretiens seront diffusés en novembre, dans Théâtre et Cie le dimanche à 20h.
Lundi, en début de soirée, Thérèse Philosophe de Jean-Baptiste de Boyer, était proposé à l’écoute, dans une création radiophonique d’Anatoli Vassiliev spécifiquement réalisée pour France Culture. Vous pourrez en profiter le dimanche 20 juillet à 20h.

 

Blandine Masson présente la création radiophonique de Thérèse Philosophe avec Valérie Dréville et Anatoli Vassiliev © Communication/France Culture

Blandine Masson présente la création radiophonique de Thérèse Philosophe avec Valérie Dréville et Anatoli Vassiliev © Communication/France Culture

le public en pleine écoute de Thérèse Philosophe ! © Communication/France CultureBlandine Masson, conseillère aux Fictions, présente la création radiophonique de Thérèse Philosophe avec Anatoli Vassiliev à ses côtés © Communication/France Culture © Communication/France CultureEmilie, opératrice son, dans la cabine technique au musée Calvet © Communication/France CultureDans le public, Laurencine Lot, photographe de lAnatoli Vassiliev pendant l © Communication/France Culture

 

France Culture, Avignon 2008

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62e édition du Festival d’Avignon, c’est parti. Pour France Culture aussi.
Toute l’année, des auteurs du monde entier, de toutes les époques sont joués sur l’antenne de France Culture et nos studios accueillent chaque jour des acteurs pour des créations radiophoniques. A travers une programmation imaginée en écho, en dialogue mais aussi en coproduction, nous affirmons nos liens avec le plus grand festival de théâtre.
Quartett, l’an dernier, avec Jeanne Moreau et Sami Frey, a laissé un souvenir impérissable aux spectateurs présents dans la Cour d’honneur, mais aussi, à tous ceux qui, derrière leur poste de radio, ont pu vivre en direct cette lecture du texte d’Heiner Müller. Associée au Festival d’Avignon, France Culture diffusera en direct, le premier soir de sa grille d’été, le 21 juillet, une lecture, proposée par Valérie Dréville,artiste associée du Festival, de La Divine Comédie de Dante.

Guettez la une du site de France Culture ! un dossier spécial vous permettra de retrouver toutes les diffusions mais aussi de vivre en photos les événéments non seulement de France Culture, mais du Festival.

Aujourd’hui, tout n’était que préparatifs et accueils de nos artistes invités… Anatoli Vassiliev a pris possession du Musée Calvet, pour vous proposer demain (de 19h à 21H), en public, un spectacle radiophonique à deux voix, celles de Valérie Dréville et de Stanislas Nordey, et qui sera diffusé le dimanche 20 juillet à 20h sur nos ondes : Thérèse Philosophe de Jean-Baptiste de Boyer, Marquis d’Argens.
Thérèse philosophe avait été créée par Anatoli Vassiliev au Théâtre de l’Odéon en avril 2007. Nous l’avions capté mais cela ne paraissait pas suffisant et c’est pourquoi, à la demande de France Culture, Anatoli Vassiliev crée demain pour les auditeurs de France Culture, une version spécifiquement radiophonique, vocale et musicale. A ne pas manquer le 20 juillet à 20h

Oh Toulouse ! France Culture sur 96.3 dès cette nuit

intérêt général !, émissions, Non classé 8 commentaires »

Il y a des jours comme vendredi dernier, où l’urgence massacre le quotidien ! Des textes de messages antenne à rédiger à toute allure, à transmettre la veille … et évidemment, je n’ai pas pris la peine de vérifier les informations que j’ai envoyées …

Hier mardi, appel téléphonique de Valérie, de notre atelier de création graphique et sonore pour me dire que nos messages sur les autres antennes du groupe étaient annulés : après vérification de sa part, la fréquence que j’avais indiquée était fausse !
Caroline, la tête au carré et … verte des pieds aux cheveux !

Alors aujourd’hui, un petit message sur ce blog en signe de repentance, pour bien signaler aux Toulousains auditeurs de France Culture et aux autres aussi, qu’il faudra ce soir ou demain matin, tourner le bouton de la, des radio(s) et s’arrêter sur 96.3 !

Au passage, je n’oublie pas de rappeler que France Culture sera dans la Ville rose samedi (14 juin) à l’occasion du Marathon des mots, pour une émission spéciale en hommage à l’oeuvre poétique, littéraire et politique d’Aimé Césaire.  Présentée par Joseph Macé-Scaron de 14h à 22h, à l’église Saint Pierre des Cuisines (en direct et en public), l’émission mêlera lectures, archives sonores et entretiens avec Jacques Martial, Firmine Richard, Denis Lavant et Alain Mabacnkou, Christiane Taubira, Pierre Assouline et Alexis Lacroix.