Mardi 29 janvier, Eric Besson était l’invité des Matins de France Culture. Je laisserai à d’autres bien plus experts (et doués !) que moi dans l’art de la critique et du commentaire s’exprimer sur le déroulé et le contenu des propos tenus. Mais, mon oreille s’est tendue - je vous laisse imaginer le tableau - lorsque le Secrétaire d’Etat, pour expliquer le système d’évaluation des ministres qui a tant fait couler d’encre récemment, a invoqué le fait que France Culture ne devait pas échapper non plus à la définition d’objectifs et de critères d’évaluation. Force est de reconnaître que cela semble vrai. Tout, dans notre univers, semble effectivement devoir subir évaluation ou atteinte d’objectifs. Y compris France Culture ?
J’ai souri. Car immédiatement s’est imposé à moi le premier des critères - pas le seul ! - qui nous permet de vérifier si nous sommes toujours sur le bon chemin : le pourcentage de l’audience cumulée que nous transmet régulièrement Médiamétrie.
La dernière livraison de l’institut de mesures s’est faite il y a déjà plusieurs jours. Et France Culture a réalisé une performance jamais atteinte jusqu’à présent - oserais-je dire une fois de plus, car c’est le troisième record en deux ans -, en étant créditée de 1.7% d’audience cumulée sur la période novembre-décembre 2007.
Alors oui, n’en déplaise aux mauvais esprits, nous avons été très très heureux, les uns les autres, les “historiques”, les nouveaux, les “à l’antenne”, les “hors antenne”, les jeunes, les anciens … Tous nous avons réalisé que vous étiez deux cent mille de plus que l’an dernier à la même période à écouter notre antenne, deux cent quatre vingt mille de plus en deux ans ! A écouter plus longtemps aussi France Culture !
Dans les couloirs, pendant plusieurs jours, le même leitmotiv : ” ça fait du bien de savoir qu’il y a de plus en plus de monde derrière le poste à nous écouter, car quand même, si on fait de la radio, c’est pour être écouter … par le plus grand nombre possible”.
Et jamais je ne pourrai croire ceux qui ne manqueront pas de nous taxer de “course à l’audience”. 1.7% ! Tellement peu, si on considère les chiffres des radios premières au box-office ! 1.7% ! Tellement peu, si on considère la culture comme essentielle.
Alors, comptez sur nous, les “à l’antenne” et les “hors antenne”, pour tenter encore plus de vous séduire avec de … l’actu et de l’analyse, de la connaissance et de la culture.
J’oubliais … la semaine dernière, nous avons eu connaissance des chiffres de Paris-Ile de France : 2.7% contre 1.2% l’année dernière !
Un mot, un seul ! A vous tous, MERCI ![]()
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Je reste plusieurs minutes à observer les allées et venues, les rires, les quelques échanges qui me parviennent, je suis étonnée aussi par la diversité du public, les générations se confondent, se mélangent.
Certes Daniel Cohn-Bendit sera là - et il attire toujours les foules - certes, Luc Ferry lui portera très certainement la contradiction.
Mais effectivement, Que reste-t-il de Mai 68 ? c’est le thème choisi pour ce Grain à moudre spécial, coanimé par Brice (Couturier) et François Armanet du Nouvel Observateur et qui annnonce son ambition, avoir, quarante ans après, la tentation de l’inventaire de ce mouvement. Lire la suite »
Ce reportage, consacré à Sangatte cinq ans après la fermeture du Centre de la Croix-Rouge, raconte, selon les propres termes d’Omar Ouahmane, le quotidien des migrants, les nuits passées dans les forêts proches ou dans les entrepôts abandonnés, les arrestations par la Police de l’air, les gardes à vue ou les rétentions le temps de l’examen des demandes d’asile.
Dans ces vingt minutes, le témoignage de Mireille, 54 ans, mère de onze enfants et quinze fois grand-mère résonne…
Simplement parce qu’elle habite ici et qu’elle croise, chez ses réfugiés, un désespoir bien plus grand que le sien, elle les soigne, les recueille et les aide.

©I.Lassalle/Radio France - La Comédie-Française, place Colette à Paris
La Comédie-Française, place Colette à Paris © I.Lassalle / Radio France
“Le 15 janvier 2008. C’est aujourd’hui.
Le 15 janvier 1622, il y a exactement 386 ans, Ã Paris; on baptisait Jean-Baptiste Poquelin.
Le 17 février 1673, à Paris, rue de Richelieu, on transporte Molière chez lui, alors qu’il interprétait Argan lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire au théâtre du Palais Royal.
36 pièces, farces, comédies héroïques ou comédies-ballets, comédies-pastorales et autres stances, vers, sonnets, bouts rimés, c’est l’oeuvre que Molière laisse après un demi-siècle d’existence.
Le 21 octobre 1680, une lettre de cachet de Louis XIV ordonne la fusion des deux seules troupes parisiennes de l’époque, la troupe de l’Hôtel Guénégaud et celle de l’Hôtel de Bourgogne, c’est l’acte de naissance de la Comédie-Française.
Le 5 janvier 1681, les acteurs …”
Il est 20h30, le mardi 15 janvier 2008, Muriel Mayette, Administrateur général de la Comédie-Française, est au pupitre côté cour et débute par ce texte de Pierre Notte, le Secrétaire général, l’hommage de la troupe actuelle et de toutes les équipes du Français à Molière, celui que tous appellent encore le patron.
Ce spectacle original, où les textes et l’évocation de Molière s’unissent aux métiers de ce qui est toujours son théâtre, n’appelle qu’une unique représentation, avec pour seule trace celle qu’il laissera dans la mémoire des spectacteurs réunis dans la salle Richelieu ce soir-là et de l’ensemble des équipes de la Comédie-Française.
A priori, pas de photo, pas de reportage, et surtout pas de captation, pas d’enregistrement hormis l’émission spéciale de France Culture ce mardi 15 janvier de 20h30 à 22h.
En compagnie de Catherine Hiégel, Blandine Masson et Marc Voinchet, sur notre antenne, vous feront vivre l’ambiance et les coulisses de ce spectacle singulier : brefs extraits en direct du spectacle, entretiens avec les comédiens en entrée ou sortie de scène, avec les représentants des équipes qui réalisent les costumes, les décors, les lumières, les accessoires …
Judith Chemla, Catherine Salviat, Michel Robin, Loïc Corbery, Christian Gonon, Clotilde de Bayser, Dominique Schmidt, Renato Bianchi … viendront aux micros de France Culture pour vous faire partager ce moment unique et la passion de leur métier au service du théâtre.
Avant cette journée d’hommage, vous pourrez approfondir vos connaissances sur Molière et la Comédie-Française en allant visiter notre dossier spécial : making-off réalisé sur le travail de la troupe de la Comédie-Française, liens et bibliographie disponibles sur Molière et le Français vous y sont proposés.
De 12h à 13h30, Tout arrive, en direct et en public de la Comédie-Française, recevra Muriel Mayette, Administrateur, Jean Liermier et Léonie Simaga, respectivement metteur en scène et comédienne de Penthésilée d’Heinrich Kleist.
De 16h à 17h, Sur les docks propose Simul et singulis, la Comédie-Francaise, un documentaire d’Amaury Chardeau réalisé par Françoise Camar, et avec notamment Christian Gonon, Catherine Hiegel, Catherine Salviat, Yann Collette, Muriel Mayette et Joël Huthwohl, des lectures de La ville des abeilles de Maurice Maeterlink.
Enfin, tout au long du mois de janvier, chaque dimanche de 20h à 22h, Théâtre & Cie vous propose un cycle Molière avec Tartuffe, Le malade imaginaire et Le misanthrope.
Simul et singulis, être ensemble et être soi-même,
la devise de la Comédie-Française depuis sa création en 1680.
Bonne écoute et bonne navigation !
©VNöel / France Culture / Tout arrive ! à la Comédie-Française le mardi 15 janvier 2008
©CCesbron/France Culture/ avant l’antenne, le 15 janvier, avec Jacques Taroni, réalisateur de l’émission, à gauche



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