
©I.Lassalle/Radio France - La Comédie-Française, place Colette à Paris
La Comédie-Française, place Colette à Paris © I.Lassalle / Radio France
“Le 15 janvier 2008. C’est aujourd’hui.
Le 15 janvier 1622, il y a exactement 386 ans, à Paris; on baptisait Jean-Baptiste Poquelin.
Le 17 février 1673, à Paris, rue de Richelieu, on transporte Molière chez lui, alors qu’il interprétait Argan lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire au théâtre du Palais Royal.
36 pièces, farces, comédies héroïques ou comédies-ballets, comédies-pastorales et autres stances, vers, sonnets, bouts rimés, c’est l’oeuvre que Molière laisse après un demi-siècle d’existence.
Le 21 octobre 1680, une lettre de cachet de Louis XIV ordonne la fusion des deux seules troupes parisiennes de l’époque, la troupe de l’Hôtel Guénégaud et celle de l’Hôtel de Bourgogne, c’est l’acte de naissance de la Comédie-Française.
Le 5 janvier 1681, les acteurs …”
Il est 20h30, le mardi 15 janvier 2008, Muriel Mayette, Administrateur général de la Comédie-Française, est au pupitre côté cour et débute par ce texte de Pierre Notte, le Secrétaire général, l’hommage de la troupe actuelle et de toutes les équipes du Français à Molière, celui que tous appellent encore le patron.
Ce spectacle original, où les textes et l’évocation de Molière s’unissent aux métiers de ce qui est toujours son théâtre, n’appelle qu’une unique représentation, avec pour seule trace celle qu’il laissera dans la mémoire des spectacteurs réunis dans la salle Richelieu ce soir-là et de l’ensemble des équipes de la Comédie-Française.
A priori, pas de photo, pas de reportage, et surtout pas de captation, pas d’enregistrement hormis l’émission spéciale de France Culture ce mardi 15 janvier de 20h30 à 22h.
En compagnie de Catherine Hiégel, Blandine Masson et Marc Voinchet, sur notre antenne, vous feront vivre l’ambiance et les coulisses de ce spectacle singulier : brefs extraits en direct du spectacle, entretiens avec les comédiens en entrée ou sortie de scène, avec les représentants des équipes qui réalisent les costumes, les décors, les lumières, les accessoires …
Judith Chemla, Catherine Salviat, Michel Robin, Loïc Corbery, Christian Gonon, Clotilde de Bayser, Dominique Schmidt, Renato Bianchi … viendront aux micros de France Culture pour vous faire partager ce moment unique et la passion de leur métier au service du théâtre.
Avant cette journée d’hommage, vous pourrez approfondir vos connaissances sur Molière et la Comédie-Française en allant visiter notre dossier spécial : making-off réalisé sur le travail de la troupe de la Comédie-Française, liens et bibliographie disponibles sur Molière et le Français vous y sont proposés.
De 12h à 13h30, Tout arrive, en direct et en public de la Comédie-Française, recevra Muriel Mayette, Administrateur, Jean Liermier et Léonie Simaga, respectivement metteur en scène et comédienne de Penthésilée d’Heinrich Kleist.
De 16h à 17h, Sur les docks propose Simul et singulis, la Comédie-Francaise, un documentaire d’Amaury Chardeau réalisé par Françoise Camar, et avec notamment Christian Gonon, Catherine Hiegel, Catherine Salviat, Yann Collette, Muriel Mayette et Joël Huthwohl, des lectures de La ville des abeilles de Maurice Maeterlink.
Enfin, tout au long du mois de janvier, chaque dimanche de 20h à 22h, Théâtre & Cie vous propose un cycle Molière avec Tartuffe, Le malade imaginaire et Le misanthrope.
Simul et singulis, être ensemble et être soi-même,
la devise de la Comédie-Française depuis sa création en 1680.
Bonne écoute et bonne navigation !
©VNöel / France Culture / Tout arrive ! à la Comédie-Française le mardi 15 janvier 2008
©CCesbron/France Culture/ avant l’antenne, le 15 janvier, avec Jacques Taroni, réalisateur de l’émission, à gauche



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14 janvier 2008 à 18:01
Bon, il me semble qu’avec Molière, nous sommes en plein dans ce que certains de nos auditeurs appellent la Culture, sans oublier l’humour dont nos programmes semblent manquer selos les mêmes, et, surprise, pas un seul commentaire !
Caroline.
14 janvier 2008 à 20:56
Oah, faut pas s’aigrir si vite!
Il s’agit de la promotion d’un évènement culturel, et les internautes qui viennent ici le font car ils ont enfin l’impression que quelqu’un à France Culture les écoute. Alors ils parlent radio, et on les comprend.
14 janvier 2008 à 20:58
Il me semble qu’en plus la Comédie Française est très abondamment mentionnée sur France Culture, je pense à un looooooooong feuilleton qui avait été enregistré sur le sujet (diffusé et rediffusé). Alors faut pas nous en vouloir si on cherche un peu de diversité! Je l’ai peut-être déjà dit, mais France Culture a une méchante tendance à se répéter thématiquement.
14 janvier 2008 à 21:01
Pourquoi pas une série sur la Royal Shakespeare Company? Les théâtreux de France Culture n’en parlent jamais? Ce serait l’occasion de changer d’air.
14 janvier 2008 à 21:50
Hello Yann,
Peut-être que la Comédie-Française est très abondamment mentionnée sur France Culture, mais elle reste notre premier théâtre national, à l’histoire prestigieuse, et à la qualité reconnue, et elle continue à construire son histoire et le talent de ses équipes ne se dément pas. Alors, il me semble normal que France Culture partage et fasse partager l’actualité du Français à l’ensemble de ses auditeurs.
Et l’absence de de diversité dont vous parlez peut être dûe au fait que vous semblez être un auditeur aguerri et sérieusement averti de la radio.
Ceci dit j’engrange les idées, soyez-en sûr
15 janvier 2008 à 9:28
Mais c’est très bien cette soirée d’hommage à Molière, oui c’est de la culture, et c’est bien venu !
(Je n’écouterai pas malheureusement, je suis incapable d’écouter cette calamité de Voinchet)
(Et dites à Christian Gonon qu’il a commis une erreur impardonnable dans son enregistrement de “Vieille chanson du jeune temps”, de Totor, dans l’Anthologie de la poésie française chez Frémeaux :
Je ne savais que lui dire
Je le suivais dans le bois
La voyant parfois sourire
Et soupirer QUELQUEFOIS
et non pas “parfois”, qui tue complètement le rythme !!!
Vous voulez bien passer le mot ? C’est chic.)
Bonne journée
Bb
15 janvier 2008 à 9:36
Un commentaire sur l’absence de commentaires que vous remarquiez, chère Caroline, dans votre premier commentaire :
quand on nous bassine avec de l’éco-politique-actu-social et tout ces machins, nous venons rouspéter, nous l’ouvrons, nous écrivons des messages, bref on s’excite. Quand on nous sert de la culture : je me tais ; j’écoute ; je suis bien. (Surtout quand c’est Molière)
Bb
15 janvier 2008 à 9:40
Ouh là, bonjour l’étourderie :
Je ne savais que lui dire
Je LA suivais dans le bois
(un lapsus pareil c’est un coup à griller toutes mes chances avec Caro, ça…)
(toutes mes excuses au Grand Crocodile)
Bb
15 janvier 2008 à 10:38
Bonjour,
juste pour vous signaler (en fait, plus spécifiquement à Bébert) que je souhaiterai ardemment que les attaques personnelles soient proscrites des échanges que nous avons sur le site de France Culture. Il me semble que certains sites peuvent accueillir ce type de débat, non ?
Pour info, je veux bien faire passer certains messages mais il apparait que celui que vous voulez transmettre est très spécifique : je vous conseille de transmettre votre observation par courriel au producteur de l’émission concernée, si vous le voulez bien. Ainsi ne perdrez vous aucune de vos chances avec moi.
15 janvier 2008 à 10:54
Bigre ! j’ai commis une attaque personnelle ? Alors je tiens à présenter mes excuses. Tout en précisant qu’il n’y a eu aucune attaque personnelle.
Il y a juste eu une demande (loufoque, c’était voulu) de transmettre un mot à un comédien qui, dans l’enregistrement commercialisé d’une œuvre, a commis une « erreur » sur un mot (erreur que j’estime « impardonnable »). Aucun mot agressif, aucune insulte, je n’ai aucun lien personnel avec le comédien, et le mot concernait non pas une affaire privée mais une œuvre publique : donc, il n’y a là ni attaque, ni quoi que ce soit de personnel dans ce message somme toute inoffensif et ne méritant pas la tartine justificatrice que je viens d’étaler, sorry donc…
Bonne journée
Bb
15 janvier 2008 à 11:07
Vous avez très bien compris : pas d’attaques personnelles !
un peu plus haut dans votre message.
S’il vous plait …
15 janvier 2008 à 12:24
Mouinhh, pas chic votre coup de ciseaux.
Sérieusement, elle est où cette attaque personnelle ? je vois toujours pas…( après réponse coupez à son tour ce message-ci, je ne broncherai point, va)
Bb
15 janvier 2008 à 21:10
Hello CC,
Ce que vous dites est un peu paradoxal, car vous donnez l’argument justifiant le manque de diversité! Ce que vous dites de la Comédie Française pour le théâtre, on peut l’appliquer dans de nombreux domaines. Prenez l’histoire : il suffit de dire : la Deuxième Guerre Mondial est l’évènement majeur du XXè siècle, elle nous influence encore et ses conséquences sont énormes. C’est pourquoi les émissions d’histoire ne doivent pas s’intéresser aux autres périodes, et continuer à explorer, émission après émission, les mêmes thèmes autour de cette période. Et surprise, c’est exactement ce qui se passe. Demandez à Manu Laurentin, il ne s’attarde pas vraiment aux siècles qui ont précédé le XXè, au risque (pris, repris, rerepris, rererepris) de se répéter thématiquement. Il m’est arrivé d’écrire aux producteurs pour leur suggérer des idées et des périodes historiques qu’il serait intéressant d’étudier, et qu’on entendrait nulle part ailleurs, mais ils ne prennent même pas la politesse de répondre. Vous comprenez donc l’effet de “cercle” que cela produit. Les choix thématiques semblent dictés par une seule voix, très parisienne. Le théâtre, c’est la Comédie Française. Pas grave si on ne sait rien d’autre, France Culture a décidé que c’était le partenaire le plus important de la chaîne. Il y aurait des émissions passionnantes à faire sur le théâtre d’autres pays. Même chose sur de nombreux autres sujets. Je trouve cela assez hypocrite d’ “avoir à coeur la diversité des programmes” et en même temps d’affirmer que certains partenaires ont le droit d’ “écraser” les autres contenus.
Défendre France Culture, c’est s’affronter à des tas de paradoxes : il faut expliquer qu’on cherche de la culture face à des gens qui cherchent de l’info, et ne pas être compris. C’est expliquer qu’on veut de la diversité, de l’ouverture, et on répond que les mêmes sujets traités sont les meilleurs.
Il y a un fossé monumental entre les efforts de communication déployés par la station, et la réalité des programmes. Vous parlez d’auditeur aguerri : en fait pas vraiment, je n’ai découvert France Culture qu’en 1996 environ, et je ne l’écoute qu’au maximum deux ou trois heures par jour, mais j’écoute aussi ce qui se fait ailleurs, ce qui permet de mettre en relief les écueils de France Culture, les choses qui passent pour être de la radio mais n’en sont pas (Travaux Publics, par exemple, il y a pas mal de gens d’accord sur le sujet) etc. France Culture pourrait être beaucoup de choses, mais il y a une obsession de l’image, de la communication, des partenaires, des grandes institutions (SciencePo), qu’on retombe sans arrêt dans les mêmes cercles, les mêmes lunes, les mêmes idéologies, et les mêmes partenariat!
Vivement que quelqu’un ouvre les fenêtres de la Maison Ronde…
16 janvier 2008 à 0:37
Entièrement d’accord avec l’analyse de Yann. L’absence de diversité de la programmation, le rétrécissement des centres d’intérêt (aux sciences sociales, aux problématiques contemporaines, aux sorties et aux événements culturels du jour, aux institutions culturelles françaises et parisiennes) me semble aussi l’un des grands problèmes que posent les choix actuels. Difficile aujourd’hui d’envisager un sujet culturel s’il n’y a pas quelque commémoration, éphéméride ou actualité à la clef qui impose une journée spéciale, une semaine thématique ou quelque autre grande opération collective. Même les Chemins de la connaissance (et les nouveaux chemins) ont fini par être pilotés par cette nécessité impérieuse d’actualité. Or, les personnes qui s’éduquent, se cultivent, se forment grâce à FC (il y en eut, il y en a, et beaucoup) souhaiteraient vivement qu’elle retrouve son rôle d’encyclopédie culturelle et qu’elle abandonne un peu cette fonction de commentaire, de glose et de décryptage du monde actuel comme il va. Même pour les questions culturelles, l’angle est strictement contemporain, ce qui transforme FC en simple “magazine culturel”, ce que l’affreux “canal critique” de FC appelle la “Téléramisation” de France Culture. On a oublié la perspective de la culture et de la connaisance dans la mesure où la programmation est toujours fermement entée sur l’actualité la plus courte. Vous semblez oublier parfois, si vous permettez cette remarque, que FC a un auditorat canadien, suisse, belge, francophone en général. On se demande si les problématiques et sujets parisiano-parisiens du jour (sorties, polémiques culturelles, éphémérides etc. ) passionnent nos amis francophones, même les plus proches. Je suppose, Caroline Cesbron, que vous connaissez bien les grilles de programmes des années passées et que dans ce cas-là, vous comprendrez sans peine ce que nous disons.
Hélas, je ne suis pas d’accord avec vous Caroline, quand vous dites que la culture est partout. Cela me rapelle un slogan auto-promotionnel particulièrement malheureux pour la chaîne (j’espère que je ne “dérape” pas !) où une adolescente, sociologue improvisée, affirmait sans ciller que “la culture est partout, ces deux-là, sur un banc, en train de boire, j’veux dire, c’est aussi de la culture”. Mieux vaut ne pas épiloguer.
Et pour terminer, si vous me le permettez, très cordialement, n’essayez pas de “convaincre” car il ne s’agit pas d’une opération rhétorique de “com’”. C’est à la programmation et au travail des producteurs de convaincre les auditeurs.
(Je mélange quelque peu les problématiques surgies dans les divers fils, ne m’en veuillez pas).
Merci de votre attention,
EZ
16 janvier 2008 à 1:40
Yann, Ez, juste un petit message.
Nous ne sommes pas d’accord sur le fond, j’en conviens aisément, notamment sur ce que doit être la notion de Culture. Car, sans tomber dans l’excès de “l’adolescente sociologue improvisée”, je crois à une notion de culture plus larqe que la vôtre. Et je suis d’accord avec Ez, c’est le travail des producteurs qui doit vous convaincre, moi, je ne fais que de la “comm”,c’est-à-dire que j’essaie de mettre simplement leur travail en valeur. Et, permettez-moi de penser sincèrement, même si vous n’êtes pas d’accord avec moi une fois de plus, que leur travail est remarquable.
, nous connaissons l’importance de nos auditeurs hors de France et 2008 devrait les - vous - satisfaire (partiellement) car nous irons à leur rencontre dans les pays que vous avez mentionnés.
lorsque tous les deux vous parlez de “parisianisme”, car nous avons la ferme volonté de développer nos “partenariats” avec les institutions culturelles en région, qui accueillent très souvent des manifestations théâtrales de qualité. Pour exemple, d’ores et déjà, le Théâtre des Célestins à Lyon, ou la MC2 à Grenoble … Et je sais, une de fois de plus, que je n’aurai pas répondu à toutes vos remarques.
Non, non, vous, vous ne dérapez pas
Ez, et vous n’êtes pas sans connaître mon attachement à la Francophonie et aux pays qui la composent
Yann, il était normal de s’intéresser à la Comédie-Française ce soir, à l’occasion de son hommage à son fondateur Molière. Il est vrai que la Comédie-Française est un de nos partenaires privilégiés mais ce n’est pas le seul. Vous me piquez au vif
Très sincèrement.
Caroline
16 janvier 2008 à 13:12
Oui, c’est l’éternelle question de la culture-anthropologie contre la culture-savoir. De façon très immédiate, je différencie très aisément les deux. Par exemple, Pierre Chevalier et Sonia Kronlund (qui font chacun de leur côté la même émission) font de la “culture-anthropologie”, où chaque conversation banale est un trésor (je pense aux histoire ricanantes de fesses et de seins de Sonia Kronlund d’avant hier), et où on prétend extraire de l’or à partir du quotidien. On enregistre les soupirs émis depuis un coin de table dans une cuisine, ou on s’émerveille de la branchitude des nuits moscovites, on en explique à quel point on adhère à une forme molle de pensée unique (je schématise à peine). Et de l’autre côté, on a de la culture-savoir, que l’on pouvait entendre chez R. Elkaïm-Bollinger (supprimée dans un effort de “conformisation” de l’antenne), que l’on peut entendre au Salon Noir de Vincent Charpentier, que l’on peut entendre chez Michel Ciment et ses Projections Privées. Et je vais peut-être vous surprendre, Caroline, mais des émissions de coins de table et de bancs publics, je ne retiens rien du tout. Des émissions de diffusion de connaissance mise en forme et vulgarisée, j’apprends beaucoup de choses que je retiens.
Malheureusement, l’excuse de la “culture-anthropologique” est une formidable excuse pour pas mal de producteurs de France Culture. Pas besoin de recherches, pas besoin de trop de montage, et on peut insérer n’importe quelle question d’actualité. On peut même aller jusqu’à supprimer des tranches de “culture-connaissance” avec cette belle excuse, avec des airs de ne toucher à rien. Je ne sais pas ce que vous en pensez, et aucun producteur n’a pris le temps de me répondre sur la question, mais je trouve toujours regrettable de voir les choses s’aligner, se conformer, se réduire, et la seule multiplication que l’on observe, c’est celle des doublons : doublons thématiques, doublons internes d’émissions, et doublons avec France Inter. Il est possible de faire de la radio imaginative, variée, avec de l’actualité, sans actualité, etc.
Prenons l’opération Molière : si les questions de cuisine interne de la Comédie Française ne vous intéressent pas, alors pas la peine d’écouter. L’effet “les misères des sociétaires au comptoir du bistrot” est plutôt délétère pour cette institution, alors qu’il y avait tant de moyens plus enrichissants d’en parler. Vous parlez également des partenariats avec les théâtre de région. Si, comme je le pense, il s’agit de raconter la cuisine interne de ces théâtres, au lieu de parler de la cuisine interne des théâtres parisiens, je ne vois pas trop l’intérêt. Même chose pour les opérations à l’étranger, coûteuse et sans retombée. A quoi sert-il d’aller sur place pour faire deux ou trois interviews, alors qu’une émission montée, préparée, détaillée, variée, mêlant archives, explications précises etc. peut être deux mille fois plus enrichissantes, et peut être faite depuis les studios de Radio France? La diversité géographique ne signifie pas forcément aller sur place, c’est traiter de ces sujets ouverts avec profondeur, diversité, multiplier les intervenants, les producteurs etc. Jusqu’à maintenant, les opérations “surplace” à se déplacer à grand frais à l’étranger, installer une table, des chaises et des micros dans une bibliothèque, et lancer le débat. Qu’en retient-on? Pas grand chose. C’est une façon rapide de faire de la radio, et tout à fait télévisuelle (on n’exploite pas du tout les possibilités gigantesques qu’offre le média radiophonique). Pardonnez-nous d’être amers, mais c’est difficile d’avoir encore en tête les grandes choses que l’on peut faire avec de la radio, et de voir qu’on ne sait plus s’en servir, et qu’en même temps, on en est très fier! (il suffit de constater l’autosatisfaction régnant chez certains producteurs d’une certaine émission émettant depuis un certain bistrot…).
Mon inquiétude la plus vive, c’est qu’en supprimant petit à petit les exemples d’émissions culturelles (prenons encore le cas de De Bouche à Oreille), on fasse volontairement perdre aux auditeurs la mémoire de ce savoir-faire, qui du coup ne peuvent plus savoir ce qu’ils ratent, et ce qu’on doit pouvoir leur proposer… France Culture est pour moi en crise d’imagination et en crise de savoir-faire.
Yann
(pardonnez ces longues tirades bourrées de fautes d’orthographe, mais je crois qu’il est important de faire entendre ces points de vue souvent ridiculisés et mal compris)
17 janvier 2008 à 14:11
Ah zut, j’ai raté - semble-t-il - un fameux moment dans ce numéro aux Français, celui où Catherine Hiegel renvoie à un Marc Voinchet, aussi professionnel que d’habitude (ce n’est pas une attaque personnelle, c’est juste de l’ironie), un “mais c’est la caméra cachée votre émission ?”.
Allez ,je veux un débriefing ! Qu’est-ce qu’il s’est passé exactement ?
Bb
18 janvier 2008 à 11:44
franchement, on se moque pas mal des commentaires de Yann, qui sont toujours les mêmes. ON A COMPRIS, YANN, CE BLOG N’EST PAS TON JOUET.
tu n’as donc rien à faire de tes journées ?
18 janvier 2008 à 17:19
Au lieu de crier, Renaud, dites-donc plutôt ce qui vous gêne dans ce qu’explique Yann de façon fort argumentée et perspicace. On peut dire que vous êtes doué pour la discussion, vous… Alors, vous allez nous dire à présent ce que doit être ce blog et pour qui ? Allez-y, on est impatients de vous lire. Mais pensez un peu à ceux qui sont intéressés par ce qu’écrit Yann ou encore à ceux qui sont en désaccord avec lui mais sont prêts à discuter. Vous n’êtes pas seul ici.
À bientôt de vous lire,
EZ
18 janvier 2008 à 18:27
Chère Ez,
vous, Tartinator, Yann et Bébert, et de mesurer nos différences, notamment comme le dit Yann, au sujet de “la culture anthropologie” et “la culture du savoir”, je suis plutôt d’accord avec Renaud : il faudrait que nous évitions de toujours dire la même chose sur ce blog, cela vaut autant pour moi, que pour vous mes quat’z'amis. 
ne vous emportez pas contre ceux, qui comme vous, écoutent France Culture, et tentent d’écrire sur ce blog. Pour ma part, alors que j’ai apprécié nos premiers échanges, qui m’ont permis de mieux vous connaître,
18 janvier 2008 à 19:17
Je ne suis pas emportée dans mon précédent message, Caroline. Il n’y a que Renaud qui ait haussé le ton en imposant son avis à tous de façon fort cavalière. J’avoue que je suis étonnée et déçue par votre réaction. Vous justifiez donc la grossièreté de ton de Renaud ? Et vous aussi vous pensez peut-être établir un quota de remarques critiques ? Que je sache Yann ne “dit pas toujours la même chose”, comme vous l’écrivez un peu vite, car il emploie toujours de nouveaux arguments et donne de nouveaux exemples. J’espère que vous ne lui reprochez pas d’avoir une certaine cohérence dans sa réflexion, n’est-ce-pas ? Il serait heureux que la plupart des participants à votre blog aient tous une réflexion aussi construite et nourrie. Mais, après tout, s’il vous semble que les commentaires se répètent, eh bien, créez donc d’autres fils, car il est peut-être inévitable que la discussion s’étiole s’il n’y a que trois posts de votre part. Que n’invitez-vous donc le si judicieux Renaud à donner son avis, lui qui n’est intervenu que de façon négative et improductive, contre un intervenant. Vous qui étiez si prompte à censurer l’autre jour des disqualifications qui pouvaient aussi être prises pour une opinion portée sur le travail d’un producteur et l’attaque personnelle injustifiée (”tu n’as donc rien à faire de vos journées” ne vouc choque pas ? Ce n’est guère cohérent, permettez-moi.
Je n’en reviens pas. Et les smileys n’aident pas vraiment à rendre votre réponse plus compréhensible.
Je souhaite vivement pour vous que ledit renaud vienne enrichir votre blog. Ses premières incursions sont tout à fait prometteuses.
18 janvier 2008 à 19:19
Décidément :
Vous qui étiez si prompte à censurer l’autre jour des disqualifications qui pouvaient aussi être prises pour une opinion portée sur le travail d’un producteur, l’attaque personnelle injustifiée (”tu n’as donc rien à faire de vos journées” ne vouS choque pas ?
18 janvier 2008 à 19:35
Peut-être pourrions nous, par conséquent, attendre mes posts futurs qui ne devraient pas tarder, chère Ez. Ceci dit,il me semble qu’étant du bon côté du balai, je peux imposer le quota de remarques critiques
voire fermer les fils existants en attendant les nouveaux, ce qui n’est pas encore le cas. Et je suis absolument navrée de vous avoir déçue, et désolée que vous rappeliez la censure que j’ai effectuée sur UN (1) message.
Merci à tous ceux qui ont pu (réussi) à nous adresser leurs encouragements sur ce blog … Sachez qu’ils nous vont droit au coeur :-)et que nous espérons vous lire à nouveau.
A très bientôt et excellent week-end à tous
Caroline
18 janvier 2008 à 21:59
Tâchons d’expliquer les choses brièvement (je crois que Renaud ne peut pas se concentrer très longtemps). J’écoute France Culture deux ou trois heures par jour en cumulé, et il est donc inévitable que je tombe sur des écueils, des choses que je conçois comme étant “améliorables”. J’en parle aux producteurs, je pose des questions, je donne des idées, je me permets aussi quelques sarcasmes pour les réveiller un peu. Je reçois deux types de réponses : si France Culture ne vous plait pas, allez vous en, ce qui est une glorieuse façon de traiter un auditorat fidèle (et Caroline, en tant que spécialiste de la communication, vous devez convenir que c’est une stratégie assez peu habile). Et le deuxième type de réponse, c’est … le silence. Si un “espace de discussion” est ouvert sur le site de France Culture, où les auditeurs sont invités à s’exprimer, alors pourquoi bouder son plaisir? J’ai posé quelques-unes des questions qui me préoccupent, ces mêmes questions que les producteurs sont apparemment incapables de répondre. C’est dommage, Caroline, en tant que modératrice de ce “forum”, que vous favorisiez l’invective gratuite ou l’attaque personnelle à la confrontation des idées. Je détecte, dans vos propos, entre les lignes, le même comportement que celui de ces producteurs : encourager l’éloge, décourager la critique. Je trouve tout de même incroyable qu’à France Culture, personne ne puisse répondre à de simples questions, ou justifier tel ou tel choix…
Pour revenir à la radio anglaise : la dernière fois que j’ai critiqué une de leurs émissions sur leurs forums, on m’a contacté, on m’a envoyé un CD contenant en mp3 toutes les émissions parlant du thème que je trouvais insuffisamment traité, et finalement, j’ai été invité à intervenir à l’antenne.
A France Culture, vous écrivez, vous attendez, et finalement vous vous apercevez que vous ne méritez pas de réponse. Voilà. Je soupçonne qu’il faudra plus qu’un effort de communication pour régler cela. Les Anglais appellent cela des “opérations cosmétiques”
Bon WE à tous, et vive la liberté de ce blog!
Yann
Ah oui, pour Renaud, le lien vers la communauté des ADD est ici : http://www.add.org/
21 janvier 2008 à 11:56
Ca vaut le coup de le dire et même de le claironner : les pièces de Jean-Bapt’ données ces derniers dimanches par les Français sont fabuleusement jouées et réalisées, voilà d’excellents moments. Diffuser ça en prime time le week-end, c’est assez épatant, chapeau FQ !
(en plus on n’entend pas Voin… AGNUNH RHUN non non je le dis pas)
Bon, bref, vivement les prochains…
Bb