jan 14
En fin de week-end, un petit billet pour vous signaler le personnage de Mireille, qui s’exprime dans le magazine de la rédaction diffusé samedi et réalisé par Omar Ouahmane et Yassine Bouzar.
Ce reportage, consacré à Sangatte cinq ans après la fermeture du Centre de la Croix-Rouge, raconte, selon les propres termes d’Omar Ouahmane, le quotidien des migrants, les nuits passées dans les forêts proches ou dans les entrepôts abandonnés, les arrestations par la Police de l’air, les gardes à vue ou les rétentions le temps de l’examen des demandes d’asile.
Ce reportage, consacré à Sangatte cinq ans après la fermeture du Centre de la Croix-Rouge, raconte, selon les propres termes d’Omar Ouahmane, le quotidien des migrants, les nuits passées dans les forêts proches ou dans les entrepôts abandonnés, les arrestations par la Police de l’air, les gardes à vue ou les rétentions le temps de l’examen des demandes d’asile.
Dans ces vingt minutes, le témoignage de Mireille, 54 ans, mère de onze enfants et quinze fois grand-mère résonne…
Simplement parce qu’elle habite ici et qu’elle croise, chez ses réfugiés, un désespoir bien plus grand que le sien, elle les soigne, les recueille et les aide.



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14 janvier 2008 à 12:53
J’arrête pas de pleurer à l’écoute de F culture, quand j’ai la mauvaise idée de l’écouter.
Caroline SVP, par pitié, n’en rajoutez pas une couche sur votre blog. Si c’est “la radio à l’envers”, il faudrait qu’on y rigole, non ?
14 janvier 2008 à 12:59
Larmaloeil/Jc, désolée d’en rajouter, loin de moi cette idée (si vous saviez!) mais je m’interroge, n’auriez-vous, vous aussi, comme moi, que de mauvaises idées ?
14 janvier 2008 à 15:31
Que voulez-vous dire par “loin de moi cette idée (si vous saviez!)” ?
Bb
14 janvier 2008 à 16:58
je possède la fonction “humour et crises de fou rire” ! et croyez bien que je la partage avec d’autres à France Culture.
A très bientôt et bonne fin de journée
Caroline
14 janvier 2008 à 20:21
Bien d’accord avec LarmalÅ“il et Bébert, aussi. Caroline, de grâce, comprenez-nous, nous avons du pathos tous les jours à revendre sur France Culture ! De l’émotion, des drames, de la souffrance, des tragédies, du génocide, de la discrimination, du misérabilisme par quintaux… Je crains que nous soyons nombreux à ne pas vous suivre sur ce terrain … Ne le prenez pas mal
mais c’est l’overdose ! Pour preuve, la semaine d’Emmanuel Laurentin. Les victimes, encore les victimes, toujours les victimes. Mais d’où vient donc ce penchant morbide de FC pour l’auto-flagellation, la culpabilisation, la mauvaise conscience ? Faut-il à ce point s’excuser d’être une chaîne considérée comme élitiste ? Le compassionnel (chic) semble être devenu l’une des marques de fabrique de la chaîne.
Si vous possédez la fonction “humour”, à la bonne heure, mais permettez-moi, Caroline, ce n’est pas avec vos collègues qu’il faut la partager – quel intérêt pour nous ? – mais à l’antenne, avec les auditeurs. Or cette chaîne est souvent d’un sinistre…
Où demander l’asile culturel ? Sur quelle chaîne irons-nous demander refuge ?
Bien cordialement à vous, dans tous les cas.
EZ
14 janvier 2008 à 21:33
Bon bon … on va dire qu’on est tombé sur une mauvaise semaine alors ! au sujet de la Fabrique de l’Histoire d’Emmanuel Laurentin, je vous invite à écouter la livraison de la semaine prochaine mais trouvera-t-elle grâce à vos yeux, Yann, Ez, Bébert ?

Comme je suis mutine, je vous laisse dans l’attente de connaître le sujet qui risque de teinter fort l’antenne de France Culture, surtout le vendredi 25 et samedi 26 janvier. Et vous verrez que nous avons à coeur de respecter une grande diversité des thématiques et des sujets, Emmanuel en tête.
Ceci dit, notre site dans les programmations des émissions le dévoile peut-être déjà ?
Caroline
PS : loin de nous la volonté de nous excuser d’être une chaîne élitiste ! Car vous l’avez très certainement compris, sérieux et fiable être nous souhaitons (Yoda, en matière de “zénitude” et de sagesse est un de mes maîtres), et accessible considérée être.
15 janvier 2008 à 10:49
Un mot d’un des chiens fous de l’acr pour dire qu’on rediffuse un programme consacré au centre de réfugiés de Sangatte ce dimanche : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/acr/fiche.php?diffusion_id=55332&pg=avenir
Bise
FS
18 janvier 2008 à 10:13
Ne changez rien car, excusez-moi , mais il ne faut pas confondre sérieux et sinistre . Personnellement je me réjouis d’autant mieux que je suis consciente de le faire en toute connaissance de cause et il y a si peu de lieux pour être bien informé! Se mettre la tête dans le sable permettrait-il de mieux rire ! Et , contrairement à vous EZ ,je ne vois rien de morbide à nous montrer la réalité du monde qui nous entoure , de quelle culpabilité FC pourrait-elle se faire valoir quand elle fait bien son métier de nous révéler ce que notre petit confort de nantis voudrait ne pas savoir( pour mieux rire ? )Je vous en prie, chère Caroline continuez pour tous ceux qui rient encore mieux en sachant pourquoi !
18 janvier 2008 à 10:38
Oui mais France Culture doit-elle devenir une station de nantis qui vise un public de nantis en les tenant informés de la vie des pauvres? Ou bien une station qui vise tout le monde, y compris les pauvres, en proposant d’enrichir l’univers de chacun par la culture?
18 janvier 2008 à 10:41
@ Annie : ce n’est pas vraiment le fond du problème. Souvent, quand on ose demander davantage de contenus culturels à France Culture, et moins de misérabilisme social, on nous répond avec les arguments des nantis dans leur tour d’ivoire (ou leur caverne de Platon, comme dirait un animateur de tranche matinale de la station), coupés du monde etc etc etc… J’espérais ne pas entendre cela ici, mais bon, c’est fait. Tout d’abord, vous serez sans doute d’accord avec moi pour dire que “+ de diversité” c’est mieux que “- de diversité”, non? Or ces injections de culpabilité sociale et historique envahissent la programmation au détriment de la diversité. Si Emmanuel Laurentin remet sans arrêt le couvert sur les idéologies et les répressions du XXè siècle, tous les matins de la semaine pendant une heure, c’est que nous perdons quelque chose, vous ne trouvez pas?
Ensuite, la vocation initiale de France Culture, c’est celle d’une université populaire, c’est cette extraordinaire possibilité de mettre en forme un savoir vulgarisé, riche et agréable à l’écoute (car produit pour les auditeurs). Dites-moi si je me trompe, mais cette diffusion de savoirs s’adresse à toutes les catégories sociales. Il n’y a pas de milieu, d’âge, de lieu, qui empêche cela. France Culture est la seule station de radio de service public à pouvoir offrir cette possibilité, pourquoi la refuser? Pourquoi vouloir la voir s’aligner sur France Inter (Mermet, Kriss, Zoé Varié, Edouard Zambeaux etc.) et le reste du PAF? Il est possible, bien sûr, de faire des documentaires, des débats sur les questions d’actualité (comme cela s’est toujours fait) sans faire souffrir la part culturelle de la station, sans que cette première ne vampirise la seconde.
Enfin, quand vous observez les programmations estivales de la station, il y a de quoi se jeter dans le canal : génocides, apartheid, enfer nucléaire, grands procès… Il y a réellement à France Culture un sentiment “justicier”, qui n’a rien à voir avec un souci culturel de transmission de connaissance, mais qui a tout à voir avec l’air du temps. Dommage que les auditeurs doivent en souffrir, et voir (je répète) la seule radio culturelle de service public réduire son offre, ressasser les mêmes thèmes, rester dans des sujets parisiens, ignorer les attentes variées de son auditorat.
Cordialement
18 janvier 2008 à 10:56
@ camille : oui, c’est vrai, il y a un fort côté “bonnes oeuvres laïques”… La chronique morale d’Albert Jacquard a d’ailleurs été définie par celle qui l’a instaurée (une ex-directrice de la station) comme une chronique de “catéchisme laïque”.
19 janvier 2008 à 17:05
vous voulez défendre la culture alors permettez moi d’ajouter ma participation j’écoute france culture depuis ma tendre enfance et je n’habite pas passy ni paris d’ailleur mais cette radio ma permis de découvrir le monde d’une manière plus ouverte et libre que la pluspart des gens de ma génération qui l’on fait enregardant Tf1 et pour moi c’est primordial d’avoir des emissions comme les pieds sur terre qui donne la parole à tous car je ne sait pas ou je pourrait apprendre ces informations si ce type d’émisssion n’existaient pas… peut être devrai je écouter des reportages qui m’expliquent ce que pensent les autres, à leur place. D’autre part la culture passe par la mémoire et l’histoire est souvent tragique et l’actualité pose des “problèmes”… Alors ont peut ce divertir en écoutant les papoux et faire revenirs les décraqués et de bouche a oreille pour remonter la bonne humeur générale serait une idée formidable…
Pour finir la chronique d’Albert Jacquard ma cathéchisé c’est certain et par sa “faute” je me sens en décalage absolu avec le reste de la société et pourtant il reste Slama et Finkelkraute pour nous donner un autre son de cloche… enfin pour finir si vous voulez que le radio quitte son coté bonnes oeuvres laiques que proposez vous ? car autour de moi la seul offre que je trouve c’est lost prison break ou les sims et le JT pour m’ouvrir au monde… je croit finalement que je préfère écouter une radio d’élite bien pensente moi qui n’en fait pas partie. Car enfin je trouve que ces émissions sont bien loins d’être aussi larmoyante que ce qu’on voit ailleurs, pas de musique avec des trémolos pour nous faire tréssaillir, pas de larmes, juste des gens qui raconte et n’est ce pas le propre de la radio de pouvoir raconter ?
21 janvier 2008 à 15:10
Merci marie orange et bleu de dire si bien ce que je pense moi aussi .Merci .
21 janvier 2008 à 16:06
C’est marrant d’évoquer Finkielkraut, s’il y en a un qui justement s’agace de l’envahissement du “présentisme” dans les médias et les débats, et de la parole donnée aux gens de la rue etc., c’est bien lui.
j’avais le sentiment d’entendre des propos assez semblables à ce que je peux entendre tous les jours, au supermarché, dans le métro, à la cafèt’ au boulot, ce qui à mes oreilles n’a rien, mais alors strictement rien, de passionnant… Sans doute ai-je des goûts un peu bornés : quand j’ouvre la radio c’est pour entendre autre chose que ce que j’entends dans la rue.
Dans les Pieds sur terre (que je n’écoute plus, à cause de ce que je vais expliquer maintenant, justement
Mais je ne demande qu’à être détrompé, répondez-moi donc sans hésitez Annie et marie orange
Bb
21 janvier 2008 à 16:21
marie orange et bleu a formulé une exigence dont il serait regrettable que la direction ne perçoive l’écho : le réintroduction dans la grille d’émissions aussi passionnantes que De bouche à oreille le dimanche et aussi divertissantes que les Décraqués en semaine.
marie, je vous rejoins entièrement sur ces deux souhaits et même je me permets de vous faire un gros bisou sur chaque joue
(faites gaffe cependant, ce sont des émissions dites culturelles, ça n’a pas grande presse en ce moment…)
bien à vous chère co-auditrice
Bb - alias un brave péquenaut sans ambition ni diplômes, habitant un coin de banlieue guère friqué, donc ni Passy ni Paris, tout comme vous ; voyez que nous avons des choses en commun non ?
21 janvier 2008 à 17:04
Pour répondre à la question de Bébert.
j’écoute les pieds sur terre car a 18 ans (aussi bien que lorsque j’étais enfant d’ailleur) je passe les trois quart de mon temps enfermés entre 4 mur avec des professeurs ( je n’irais pas plus avant sur la critique des programmes de l’éducation nationales comparée auxquel même la pire emission de france culture est un enchantement ) et apres 8 heures de cours et avant des heures de dissertation c’est un vif soulagement d’entendre des voix de tout les jours et que pourtant je n’aurais nulle part ailleur l’ocasion d’écouter. Vous dites voix de supermarché ce n’est pas tout à fait exacte chaque emission essai de traiter une thématique et au lieu de l’illustrer avec des avis d’experts donne la paroles aux principaux interessés. si l’on prend l’exemple de cette émission combien de temps cela fait il que les médias nous parlent de sangatte, des immigrés qui viennent “nous prendre nos emploits” et “profiter su système” etc etc… Leur donner la parole c’est un moyen de comprendre leurs motivations comme celles de ceux qui les rejetent…
Voici ma vision mais il est vrai que les pieds sur terres ont peut être beaucoup plus d’interet pour ceux qui connaissent peu le sujet qui est traité. Alors j’entend bien que ca peut en lasser certains mais c’est pour moi du moins une émission culturelle car elle permet une ouverture au(x?) monde(s?). J’espère que vous comprenez maintenant mes motivations eh oui je passe ma journée dans de la “culture en boite” alors une petite tranche de réalité avant de me plonger avec délice dans des émission culturelle de haute volée ca ne peut me faire que du bien:)
15 novembre 2008 à 19:17
surtout ne pas perdre de temps en démangeaisons , leur poil à gratter devient d’une nullité peu adapté à la guerre des tranchées qu’ “ils” veulent mener : pendant que tu te grattes leurs élites font du chemin , telle est la stratégie