Oui, je sais, on a la culture qu’on peut ! et il est sûr que la télévision m’a tout de même beaucoup bercée (je rassure certains de mes fans qui se reconnaîtront, je lis beaucoup tout de même : je fais partie de la génération de transition … entre le livre et l’image !)? Mais pourquoi ne pas ouvrir un “fil” comme là encore, disent certains de mes fans, sur le podcast, ou nous pourrions partager nos expériences, nos impressions : créons un feuilleton comme celui auquel je fais allusion par le titre de ce billet (à cet égard, je vous engage à aller naviguer sur l’excellent blog de mon ami, Benoit Lagane de Travaux Publics, qui est consacré aux séries TV, pour ceux que cela intéresse évidemment, les autres, n’y allez pas mais … je m’égare !)
Le pitch, comme on dit chez les professionnels, le voici : il était une fois, une superbe radio qui diffusait des programmes exceptionnels, réalisés par des gens extraordinaires, et surtout écoutés par des auditeurs incroyables et adorables.
Dans l’épisode précédent, le pilote intitulé “Changez de point de vue !” le seul souci proéminent de ce monde radiophonique ou tout allait bien (je ne parle pas de mes fans, qui souvent râlent, mais ils ne sont pas très nombreux, et il en faut dans tout casting) c’est le podcast ! Autrement dit, en bon français, le téléchargement d’émissions fabuleuses, réalisées par …. mais je crois que je l’ai déjà écrit, ça.
Comme il s’agit d’un feuilleton interactif, les contributeurs se sont partagés en deux catégories distinctes (grosso modo !), pour poursuivre nos communes aventures blogesques : les nostalgiques de la radio d’avant … et ceux satisfaits de celle d’aujourd’hui mais qui ont exprimé leur mécontentement sur le podcast. Les nostalgiques sont devenus mes fans et j’essaie de leur faire admettre la beauté, la magnificence et la virtuosité de la radio d’aujourd’hui , mais comme je ne suis pas très douée, ils restent sur leurs positions (il faudra que je fasse une formation complémentaire pour y arriver !). Et là, tout de suite, nous étions dans une impasse pour écrire la suite du feuilleton.
donc, solution numéro 2 : le sujet Podcast.
J’ai donc promis aux podcasteurs que je transmettrai leurs messages, suivrait le problème, à défaut de le régler moi-même avec mes petites mains.
Et aujourd’hui, dans ce premier épisode de PODCAAAAAST… ton univers impitoyaaaaaableeee !, après le pilote Changez de point de vue, première information :
le 15 février 2008, donc dans très peu de temps, même si les jours de podcastage comptent triple quand le fonctionnement est déficient, Double Bande Passante, la star la plus énigmatique, la plus attendue, la plus épiée de ce feuilleton, fait son entrée, non pas en guest star mais en premier rôle récurrent ! Et oui, chers amis, Bande Passante devrait voir son rôle augmenter, pour vous permettre de toujours mieux nous écouter quand vous le souhaitez ! Bon, ceci dit, je dois aussi voir un autre problème … celui du volume des podcasts, beaucoup trop bas quand on écoute France Culture dans un environnement hostile, notamment urbain (bus, voitures, pompiers, bruits de portes de métros qui ferment …). Au prochain numéro ? ![]()
fév 04



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4 février 2008 à 23:42
Méfiez-vous! Benoît Lagane va vous en vouloir de lui avoir piqué son passionnant sujet, et Emmanuel Giraud vous en voudra de lui avoir piqué sa vis comica!
Un petit mot : c’est moins une question d’époque qu’une question de style. Je ne suis auditeur de France Culture que depuis 1995-96, mais j’ai appris depuis ce jeune âge à distinguer l’effort radiophonique de la mise en boîte facile. Il y a encore dans le France Culture d’aujourd’hui du très bel effort radiophonique, des émissions est purement radiophonique, et d’autres qui pourraient être (et le sont) partout ailleurs. Voilà voilà, je voulais juste que vous saisissiez la nuance, pour ne pas que nous ayons à expliquer un point que je pensais éclairci.
5 février 2008 à 9:44
Quote Caro : “les contributeurs se sont partagés en deux catégories (…) : les nostalgiques de la radio d’avant… et ceux satisfaits de celle d’aujourd’hui mais qui ont exprimé leur mécontentement sur le podcast”
Alors là il faut m’expliquer un peu cette deuxième catégorie d’auditeurs : s’ils aiment “la radio d’aujourd’hui”, pourquoi ont-ils besoin de podcaster ?
En tant que jeune auditeur (je veux dire, auditeur depuis moins de dix ans) j’aime, non pas la radio d’avant comme dit Caro, mais tout simplement la radio de qualité qu’on peut entendre parfois aujourd’hui - peut-être est-ce là une nuance un peu difficile à comprendre, le persiflage condescendant est tellement plus facile…
Mais cette radio-là est certes différente de ce que la dirlocherie actuelle entend par culture et art radiophonique, parce que le papotage superficiel genre vie des stars sur RTL que propose AVN en ce moment, c’est à mourir de rire…
Bb
5 février 2008 à 11:41
petite rectif : il faut lire “Il y a encore dans le France Culture d’aujourd’hui du très bel effort radiophonique, des émissions qui ne pourraient pas exister ailleurs, et d’autres qui existent partout ailleurs, et ne sont pas faites pour être à la radio.” Pas facile de taper au clavier avec un bras levé pour se protéger (coups de balais!)
Merci!
6 février 2008 à 12:16
Bonjour à tous,
un lien sur le sujet…
http://www.audiencelemag.com/?cat=2
“Et l’écoute en différé !
C’est l’Observatoire des Usages de l’Internet (O.U.I), fidèle à sa mission de veille sociologique, qui permet d’appréhender l’émergence de cette nouvelle pratique. Moyennant quoi, Médiamétrie pourra en temps utile, c’est-à-dire si le nombre de pratiquants atteint une dimension significative, proposer au marché une mesure spécifique de l’écoute en différé. Pour l’instant, 10 % des Français ont déjà écouté la radio en différé, soit quelque cinq millions de personnes, les deux tiers en streaming (sur le site Internet de la station), le tiers restant en podcasting, après avoir téléchargé une tranche ou une émission. En fait, ce mode d’écoute est utilisé de façon ponctuelle et donc avec une fréquence encore assez peu régulière. Au cours du dernier mois, un peu moins de 4 % des 13 ans et +, soit près de deux millions de personnes, ont écouté la radio en différé. C’est tout de même l’équivalent d’une ville comme Paris.”
Le podcast, ne rentre donc pas encore dans les mesures d’audience.
A méditer…
V.
6 février 2008 à 15:55
@vers : ce serait intéressant de savoir si ces statistiques calculent l’audience podcastantes en pratique régulière ou ponctuelle (ou unique). En tout cas, le formidable progrès proposé par la radio, à mon sens, c’est le luxe de mettre quatre piles dans un appareil plus petit qu’un grille-pain et d’être surpris par une émission au sujet que l’on ne connait pas et dont on veut en savoir plus, sans avoir à passer par le numérique, toujours un peu lourd dans la procédure.
J’en profite : une petite observation sur la phrase d’intro : “Oui, je sais, on a la culture qu’on peut !” C’est une phrase qui m’a fait sursauter car elle devrait être “impossible” pour quelqu’un travaillant à France Culture. Je m’explique : c’est une vision très circulaire des choses, qui renvoie directement au “I am what I am” statique bien dans l’air du temps. On n’est pas obligé d’avoir “la culture que l’on a”. On peut aussi avoir la culture que l’on apprend tous les jours, d’où le rôle indispensable qu’a joué France Culture pour un nombre infini d’autodidactes, qui ont découvert par accident beaucoup de choses en tombant sur des émissions aux sujets variés, et ont enrichi leur propre jardin de cette façon.
J’aurais un peu de mal à dire que “j’ai la culture que j’ai”, car c’est un souci purement humain que de vouloir “dévorer” des connaissances, sans se satisfaire. Même si je sais peu de choses, j’essaie de progresser. Et France Culture permettait de faire cela. Maintenant, disons qu’on s’adresse à des économistes, des grands fonctionnaires, des politologues, des sociologues, des performeurs façon Minuitdix, bref, des gens qui “sont ce qu’ils sont”, et pas des tartempions qui voudraient découvrir des choses développées et mises en forme nulle part ailleurs.
Concernant les séries télé, oui, j’en ai vues quand j’étais tout petiot et un peu plus tard, mais j’évoque ces souvenirs en riant avec des collègues, des amis. Je ne les publie pas, ou je n’en fais pas un art poétique… Enfin, on a les motivations qu’on a!
Cordialement
Gerineldo
antispam : Malraux : ya du progrès, c’est plus Zidane
6 février 2008 à 20:00
@Yann/Gerineldo : concernant ma phrase d’intro du billet, je pensais que vous auriez pu constater qu’il s’agissait d’humour de ma part mais bon … Impossible n’étant pas français, on peut très bien écrire ce genre de phrase en travaillant à France Culture
et j’admire votre capacité pleine d’assurance et de promptitude à juger ce que je suis à partir d’un trait d’humour. Mais effectivement, vous me faites réfléchir sur un point essentiel : peut-on être cultivé(e) et posséder de la dérision et de l’humour ? Répondez-moi, Yann, que l’on peut avoir les deux, cela me rassurerait !
Je précise, pour éviter tout malentendu, que cette réponse est bourrée d’humour !
6 février 2008 à 21:46
@ caro : non non, ce n’est pas vous que je juge, mais un penchant un peu fâcheux de France Culture, qui fractionne et corporatise son auditoire : les économistes à telle heure, les golfeurs du Larzac à telle autre (un récent Travaux Publics), les professionnels de santé à telle autre, etc. Il n’y a plus le réflexe de proposer des émissions que tout le monde (muni d’un minimum de curiosité) peut écouter et retirer quelque chose. On va finir par écouter ce qu’on est (”I am what I listen”, ce qui est aussi la logique du podcast!). Concernant l’humour, oula, terrain délicat : j’ai l’impression de pouvoir y réagir, voir peut-être d’en générer (qui sait) mais le sujet est mystérieux. Par exemple, il m’arrive de tourner et retourner dans tous les sens les chroniques d’Emmanuel Giraud, dont on m’assure qu’elles sont drôles (enfin, dont E.G. m’assure qu’elles sont drôles), et pourtant, je n’y repère pas plus de drôlerie que dans un ticket de caisse de supermarché (il utilise des mots ampoulés, fait des liaisons exagérées et utilise le passé simple, mais je n’ai pas l’impression que cela soit suffisant pour être drôle). Pas facile, donc. Il m’arrive d’envoyer des messages moqueurs aux producteurs de FC, qui se prennent très au sérieux, et ils ne voient pas l’humour dans ces petites remarques, ce qui est dommage! (ils sont susceptibles)
Culture et dérision, l’un nourrit l’autre, non? C’est souvent en étant original qu’on est le plus drôle, à mon sens, avec des références nouvelles (cf. les Monty Python). Quand je vois qu’un producteur semble obsédé par les mêmes thèmes et qu’il ne fait pas beaucoup d’efforts pour proposer de l’inédit, je lui envoie un petit message de dérision, mais oulalalala, qu’est-ce qu’on se prend au sérieux, au point de répondre avec des attaques et des injures (ce qui n’est pas drôle).
Personnellement, j’ai tendance en priorité à rire de ce qui me paraît drôle! (mais je peux rater des choses)
Gerineldo
antispam : “prevert”. On a de la chance, en ce moment.
6 février 2008 à 22:13
ah bon, vous me rassurez alors Yann/Gerineldo !!! Ceci dit, je peux vous accorder que nous ne semblez pas dépourvu d’humour et que - appréciation toute personnelle - vos remarques quand elles en sont enrobées me font sourire, et même si elles sont critiques, je laisse passer.
et mon pauvre blog n’y pourra rien, malgré ma bonne volonté (il parait que quelquefois cela ne suffit pas)
Quant au fractionnement de notre auditoire … vous nous prêtez des idées qui, vraiment, mais vraiment, ne nous effleurent pas un instant l’esprit et des méthodes pour lesquelles nous n’avons ni les moyens ni le temps et encore moins l’envie. a part faire un stage de plusieurs jours dans la radio pour voir de vos yeux voir comment elle fonctionne, je ne vois pas de solution !
Enfin, que certains producteurs vous répondent sans avoir saisi l’ironie ou sans avoir apprécié dans toute sa saveur votre humour lorsque vous leur écrivez, rassurez-moi, il me semble que cela vous arrive, vous aussi ? De mémoire, l’ironie de certains de mes messages ne vous avait pas touché, me semble-t-il ? Alors, pardonnez-leur de ne pas avoir suffisamment de recul pour mieux recevoir, par moments, vos flèches : à vous lire, je note tout de même qu’ils vous répondent, c’est plutôt pas mal, non ???? ce n’est pas le cas de tous les media ?
notez que je n’ai pas mis d’accent à media, donc je ne mets pas de s … je dis ça au cas ou certains compteraient mais fote d’ortograf
6 février 2008 à 22:20
ah, moi aussi Yann/Gerineldo, je préfère vous lire quand vous n’insultez pas, ni envoyez d’attaques… Et je ne dis pas ça uniquement pour vous.
Et pour compléter ma réponse ci-dessous, oui, je suis assez d’accord avec votre analyse sur le podcast et le fait qu’on écoutera plus facilement des émissions qui nous conviennent. Mais il n’empeche que pour savoir qu’elles nous conviennent, il faudra bien avoir eu l’opportunité de tomber dessus auparavant, non ? C’est pour moi le même principe que celui du magnétoscope ou maintenant du DVD recorder … et pourtant je continue à regarder la TV, à aller au cinéma, à lire …
6 février 2008 à 22:29
Par deux fois, j’ai eu ‘maastricht’ en antispam. Encore une fois et je saurai enfin définivement écrire le nom de cette ville hollandaise que nous portons tous dans nos coeurs.
Sinon, merci Caroline pour ce post, qui me rassure. Mathias Deguelle avait parlé de tout cela dans le dernier zapping de france inter. J’aime penser que nos petits mais gentils coups de gueule ici n’y sont peut-être pas étrangers.
Rien à voi mais je me pose des questions sur cette espèce d’unanimité qu’il y a autour des séries tv us nouvelle génération (prison break, experts..etc) qui, personnellement me répugnent pour leur côté glauque et sécuritaire. j’aimerais savoir ce qu’en pensent les auditeurs de fc qui passent ici. @ +
6 février 2008 à 22:41
Je vous rassure, j’ai moi-même un service de communication qui est chargé de lire la première mouture de mes messages, et qui les adoucit, les corrige et les polit avant de les envoyer. C’est un effort très contrôlé (mais quelquefois ils ne font pas attention et j’atteins le clavier avant qu’ils n’aient le temps de m’arrêter et là ça fait mal).
Le fractionnement n’est peut-être pas perçu comme tel dans la Maison Ronde, mais c’est malheureusement comme cela que les choses ressortent de ce côté-ci de la radio. J’essaie d’être curieux, de nature, mais quelquefois, quand j’écoute le début d’émissions, avec le chapo introductif, je me dis qu’il me sera impossible de m’intéresser à ce genre de chose (ou à ce genre de traitement du sujet) pendant toute une heure. Alors j’éteins, chose qui ne m’arrivait jamais auparavant. C’est une forme d’élitisme. Quand vous découvrez que la Rumeur du Monde parlera pendant toute la durée de son émission de la planète financière un samedi midi, alors que vous êtes en WE et que vous voulez vous aérer l’esprit, vous savez que vous avez affaire à du corporatisme.
Pour les producteurs, disons qu’ils comprennent très bien ce que je veux dire, n’ont pas de réponse satisfaisante à me donner, et je me fais taper dessus comme un malpropre (sauf une fois, Frédéric Mitterrand, quand je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire d’offrir des fleurs et un gâteau d’anniversaire à Nana Mouskouri, parce que ça tournait à la “Chance aux Chansons”, il a reconnu que c’était trop)
“à vous lire, je note tout de même qu’ils vous répondent, c’est plutôt pas mal, non ???? ce n’est pas le cas de tous les media ?”
Vous savez ce que je vais vous répondre
France Culture est un service public, il y a donc une obligation de réponse, et donc un respect évident de l’auditeur contribuable à observer. On pourrait faire exception si France Culture était noyée sous les auditeurs, comme une station généraliste, et que le temps manquait, mais ce n’est pas le cas, et les questions, remarques, critiques (ou louanges) précises et argumentées doivent être assez rares dans la boîte mail des producteurs. Autant de raisons de prendre le temps de répondre à l’auditeur qui s’intéresse à sa station. Vous ne trouvez pas? France Culture n’est pas comme les autres médias, justement…
Gerineldo
PS : ce n’est pas du pinaillage, mais c’est en anglais qu’on parle de “media” comme un mot sans accent et au pluriel latin (de mediums). L’usage en français commande qu’on francise l’accord des mots étrangers. Si les pédants parlent de “scenarii”, ceux qui connaissent leur orthographe parlent de “scénarios”. On peut (et doit) parler de “médias”, sinon on devrait parler aussi de “medium” (singulier), et ça veut dire autre chose.
7 février 2008 à 0:01
oh mais je ne sais que trop que avez votre service de censure, Yann, pour pouvoir passer sur ce blog !
mais vraiment, censurez-vous car c’est à ce moment là que la conversation blogesque devient drôle, donc sympathique et, oserais-je dire, intéressante … grâce à toutes ces retenues !

Quant au fractionnement dont vous parlez, j’aimerais bien que d’autres bloggeurs s’expriment pour savoir si ce sentiment - car nous parlons de sentiment, et vraiment pas de réalité ! - est partagé. Pour ma part, je ne compte pas le nombre de fois, à France Culture ou ailleurs, par la radio, la lecture ou d’autres moyens - je découvre des “choses” ou au contraire, je refuse de m’obliger à les découvrir … parce qu’il faudrait, parce que cela ferait bien etc. Tout ne me convient pas, tout ne me va pas, mais je vous rassure, je tente, dans ce monde du podcast et de l’info par internet, de ne pas être juste I am what I am ! je pourrai vous parler de ce que je pense de l’information par internet, alors que j’ai été élévée et formée par la lecture des journaux papier !
Bien évidemment qu’en tapant la phrase sur les médias qui vous répondent, je savais que vous me répondiez Service public ! Je ne dirai pas qu’il y a obligation de réponse, car nous n’étions pas obligés de mettre en place des mini-sites d’émissions par lesquels vous pouvez directement parler aux producteurs, ce que non seulement ils acceptent de faire mais qu’ils ont demandé, car, voyez-vous, ils pensent que la radio initie un lien particulier avec vous, qu’ils peuvent prolonger, approfondir directement par internet, et que c’est leur mission et leur envie de le faire. En aucun cas, une obligation, car nous aurions pu continuer à répondre à vos questions, par le service auditeurs (oui, je sais, il faudrait, selon vous, qu’il soit digne de porter son nom, donc ne me répondez pas là dessus, svp)et permettez-moi de vous contredire, mais sachez que même si nous ne sommes pas noyés sous les auditeurs, ceux qui nous écoutent sont certainement les plus nombreux à utiliser tous les moyens pour continuer à dialoguer avec la chaine et ceux qui la font : je sais le nombre de messages téléphoniques reçus, je sais le nombre de messages via le service auditeurs internet, et je sais le nombre de messages qui arrivent via les sites des émissions ! Détrompez-vous donc, et pour vous accréditer mes dires, sachez que nous avons quasiment autant d’internautes usagers de notre site, celui de France Culture, que d’auditeurs de la chaine. Et là où nous sommes bien en phase, c’est que vraiment France Culture n’est pas un média comme les autres
J’ai aussi bien souri à votre non-pinaillage, que j’espérais, car je vous rassure j’écris au pluriel, médias et scénarios (même si j’ai utilisé sur ce blog précédemment scenarii !) car quand vous parlez de medium, on vous regarde comme si vous sortiez de chez madame Irma !
A vous lire … sur d’autres sujets que “c’était mieux avant” !
Caroline
PS : désolée pour les smileys c’est plus fort que moi, comme les points d’exclamation, de suspension qu’aime tant Bébert !
7 février 2008 à 10:03
Bonjour,
à Loïc, à propos de sa question concernant les séries américaines. La seule que j’aie vue, parmi ce que vous citez, c’est hier soir et par hasard 3 épisodes d’”experts”. Est-ce qu’on peut dire que quand on en a vu trois on n’a pas trop de surprises à espérer pour d’éventuels suivants… il y a des chances. Ceci dit, j’ai trouvé que ce n’était finalement pas si éloigné des ressorts de Sherlock Holmes, en particulier pour ce qui est de la reconstitution maniaque (”scientifique”)des crimes les plus sordides. La grosse différence, c’est le traitement du temps: intrigues simultanées, résolutions ultra-rapides.
Cordialement,
V.
7 février 2008 à 18:17
Vincent,
je trouve justement que tout est trop scientifique dans cette série contrairement à Sherlock Holmes qui utilise quand même pas mal ses méninges (et où il y a une vraie atmosphère)..dans les experts, non, l’homme n’est qu’un faire-valoir, au service des ordinateurs et des réseaux (ou tout le monde est fiché évidemment). Pour peu que les ‘experts’ aient trouvé un cheveu ou une trace de sperme, on peut dire que pour eux le travail est fini, commence celui des robots. Tout ça se passe évidemment essentiellement dans le noir et il est souvent question de viols, de gangs,de violences urbaines..etc. aucune atmosphère dans ses séries. Les flics se parlent sans émotion, sans un sourire. Comme des robots.
Je te confirme qu’en ayant vu ces 3 épisodes, tu as tout vu. Non seulement tu as tout vu des ‘experts’ mais des autres également, à commencer par ‘prison break’, NCIS ou ‘fbi portés disparus’. Remarque que je m’en fouterais ça..s’il n’y avait pas cette espèce de consensus autour de la qualité de ces séries.Si les gens sont fascinés par ça, tant mieux ou tant pis pour eux. Moi je trouve qu’on se bouffe assez de sécuritaire avec nos politiques pour en plus s’en farcir le soir.
je note aussi que lorsque les scénaristes de ces séries se sont mis en grève, ça a foutu un beau bordel..preuve que le tout est fait au km par des gens payés pour ça. Sans passion.
P : pour les podcasts, ça marche mieux (pas bien hein, mieux) depuis 2 ou 3 jours.
7 février 2008 à 19:58
Loïc, j’espère que tout ira mieux aux alentours du 15 février ! si c’est le cas, ou si ce n’est pas le cas, je compte sur vous pour me le dire
Je sais aussi qu’il faut que je transmette un autre petit souci : celui du volume trop bas des podcats. Je m’en occupe dès que possible (ce qui veut dire, qu’effectivement, je n’ai encore rien fait).
Quant aux séries US, celles que je préfère sont d’un tout autre ordre : Desesperate housewifes et dr House, dont le cynisme me fait hurler de rire (j’espère ne jamais tomber sur un tel spécimen à l’hôpital tout de même !) … Ah et j’oubliais ma favorite mais qui ne semble plus être diffusée actuellement, West wing, en français Maison Blanche (si je ne dis pas de bêtise).
Bonne soirée
Caroline
8 février 2008 à 19:17
Bonsoir Caroline, bonsoir à tous,
en retard de plusieurs contributions, je souhaitais cependant régir sur certains points.
Caroline,vous écrivez ceci (message n° 12) : “Quant au fractionnement dont vous parlez, j’aimerais bien que d’autres bloggeurs s’expriment pour savoir si ce sentiment - car nous parlons de sentiment, et vraiment pas de réalité ! ”
Si cela peut être utile, je partage l’analyse de Gerineldo et croit avoir écrit quelque chose sur ce blog allant dans son sens. Mais permettez-moi une autre remarque. Vous opposez “sentiment” (le nôtre, erroné sans doute) et “réalités (ce que FC fait, ou a l’intention de faire). Les historiens et sociologues qui interviennent sur France Culture (ils sont désormais légion) vous diraient sans mal que les “perceptions” et les “sentiments” sont **aussi** des réalités, (peut-être même la seule réalité ? mais ne soyons pas excessifs). Ce qu’en tout cas un auditeur entend – ou croit entendre – , est la seule *réalité* de la radio. Vous pouvez toujours commenter la “réalité” de l’émission que vous vouliez faire. Mais in fine, le fait massif est celui de la perception qu’en ont les auditeurs. Votre notion de “stage” destiné à dissiper les malentendus des auditeurs est sans doute sympathique. L’ennui est que nous sommes assez nombreux à penser, me semble-t-il, que ce que dit la radio, elle doit le dire entièrement à l’antenne. Une émission devrait contenir *tout* ce qu’elle a à dire. Personnellement, les explications de texte des producteurs sur leurs propres intentions ne me seraient d’aucune utilité car ce que je juge ou ce qui me plaît, c’est le résultat de leur travail. Autrement dit, peu importe que J Lebrun et son équipe n’aient pas conçu leur émission comme ne émission catégorielle (un jour les infirmières de Nantes, et le jour suivant les garçons-coiffeurs de Montargis, en caricaturant à peine). Le fait est que certains d’entre nous la reçoivent ainsi (j’ai beaucoup apprécié le “Radio Terroirs de France”, on ne peut plus pertinent). Sans parler des pieds sur terre ou de sur les docks, qi eux aussi, “segmentent”, comme le dit P. Chevalier, la réalité et les groupes sociaux. Il y a donc dans la remarque de Yann quelque chose de bien plus juste que vous ne le pensez, car il pointe une tendance de fond.
Voyez-vous, Caroline, je vois dans votre proposition une démarche analogue à celle de cette entreprise blogueuse qui continue de me laisser perplexe. S’agit-il, dans ces blogs, comme l’affirme B. Couturier, de se donner une deuxième chance, d’exprimer un repentir, un regret ? De donner un éclairage supplémentaire sur ce qui n’a pas été dit à l’antenne, de compléter l’émission, de la prolonger, voire de la corriger après coup ? Pourtant la radio reste – c’est un avis personnel – quelque chose qui se passe sur les ondes. Par conséquent une émission commence à un générique de début et se termine à un générique de fin. Et si ce qui a été dit est “mal passé” ou a des chances d’être incorrectement perçu ( vous dites que nous nous trompons d’analyse) eh bien, la faute en est peut-être imputable au concepteur de l’émission. Cette démarche “explicative” que semble s’imposer FC – alors qu’on lui saurait tellement gré de respecter davantage son cahier des charges culturel – me fait parfois penser à ces plasticiens contemporains, qui afin d’être sûrs d’être correctement compris (ou compris comme ils le souhaitent), assortissent leur œuvre d’une glose lourdement didactique.
Cordialement à tous,
EZ
9 février 2008 à 11:29
Sans doute, mon cher Loïc… mais n’oublions pas que Sh. Holmes était aussi bien chargé au point de vue idéologique (le crime comme maladie sociale, l’opposition centre ville/faubourgs, l’héroïsation du supercalculateur cérébral…)
10 février 2008 à 16:32
Merci Caroline pour votre efficacité, ça y est je podcaste quand je veux !
Même avant la date fixée ça fonctionne à toutes les heures! Mes podcasts je les écoute surtout en vacances (notamment au portugal quand FC est inaccessible)ou je les emporte aussi lorsque je prévois de devoir patienter longtemps dans une administration, chez un toubib ou en train, c’est très appréciable. J’ai aussi de très très vieux enregistrements sur cassettes de magnéto comme un reportage sur La rumeur d’Orléan avec E.Morin, je crois que c’était un atelier de création radiophonique, et il m’arrive encore de les écouter, il va falloir que je les repique… tout ça pour dire que conserver des émissions et les confronter au passage du temps est pour moi un plaisir et un enrichissement.
Encore merci et à d’autres RV pour des commentaires plus ciblés sur des émissions.
10 février 2008 à 21:07
Caroline,
The West Wing (A la Maison Blanche) est actuellement diffusée en intégralité sur Série Club … Par ailleurs, pour répondre à Loïc et Vincent … Je suis assez d’accord en ce qui concerne les séries évoquées ci-dessus … Juste pour informations, la série qui se rapproche le plus de Holmes est sans doute le Dr House et à jeter un oeil sur d’autres séries, je vous conseille Cold Case pour sa description très personnelle et féministe de la société américaine à travers de multiples enquêtes policières évoluant à des époques différentes des années 30 à nos jours. Au-delà des séries “glauques”, jetez un oeil sur la très amusante et décalée série “Gilmore Girls”, un univers léger et délicieux comme un bon Cheese-cake, diffusée sur France 4 actuellement ou encore le débat républicain/démocrates au coeur d’une famille de Californie dans Brothers & Sisters, une série que j’aime beaucoup et peut-être bientôt sur TF1 si elle décide d’arrêter de diffuser par paquet de 3 Les Experts et de gaver ainsi ses téléspectateurs (aux Etats-Unis, un seul épisode est diffusé par semaine et c’est largement suffisant). Enfin, Loïc, ce n’est pas parce qu’on fabrique aux Etats-Unis des séries industriellement que les scénaristes travaillent sans passion. Dans certains cas, des scénaristes travaillent aux kilomètres sans idées novatrices mais dans de nombreuses productions les idées brillantes fusent aussi …
Donc ne soyons pas trop caricatural … Contrairement au monde du cinéma français, dans l’industrie de la série télé américaine, l’artiste n’est pas le réalisateur, l’auteur qui est au coeur de la création c’est le scénariste … ce qui explique pourquoi pour vous reprendre, cher Loïc, “lorsque les scénaristes de ces séries se sont mis en grève, ça a foutu un beau bordel …”
Cordialement, Benoît.
11 février 2008 à 18:24
oui, pour les podcasts, ça marche ! je suis rentré il y a deux minutes et j’ai déjà les docks sur dd.
pourvu que ça dure !
merci Caroline.
11 février 2008 à 21:39
Je voudrais savoir s’il est prévu de pouvoir écouter en différé voire de “podcaster” les émissions de la nuit ?
11 février 2008 à 23:04
A Loïc et Figuier, merci pour votre retour sur le fonctionnement des podcasts ! Je transmettrai au service concerné car, pour ma part, je n’ai fait que transmettre vos messages. Selon les informations transmises, la bande passante est en cours de “doublement” et le sera totalement le 15 février, ce qui explique le meilleur fonctionnement du téléchargement depuis quelques jours.
A Benoît, merci pour le tuyau sur West wing, je vais m’organiser pour tenter le “visionnage” ! Et j’attends avec impatience le 1er Avril, pour un Spécial Télétubbies sur France Culture
A Stéphane, je vais enquêter comme Sherlock
A EZ, je maintiens ce que j’ai déjà écrit sur le fractionnement, et je réitère : il s’agit d’équilibre à rechercher pour être écoutés par le plus grand nombre. Je suis d’accord avec votre définition de la réalité de l’auditeur, et dans la vie, un sentiment pour l’un est une réalité pour l’autre très souvent et vice-versa. Je parle en connaissance de cause, puisque dans mon métier, celui de la communication, nous sommes amenés à prendre en compte ce qui est perçu comme une réalité même si ce n’en est pas une. Un sentiment ne peut pas être erroné, le vôtre pas plus qu’un autre. Mais c’est aussi pour ça que je vous engageais à nous rencontrer : pour que votre sentiment sur nos intentions change, évolue … quitte à ce qu’il ne rejoigne pas encore notre réalité, celle que nous croyons être la nôtre.
Je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait qu’une émission de radio doit tout contenir. Je ne crois pas cela possible mais c’est mon … sentiment. Et si certains producteurs ont envie d’expliquer leurs intentions et de poursuivre hors antenne le programme, de développer, où est le souci ? Vous pouvez ne pas avoir envie d’en savoir plus que ce qui a été diffusé sur l’antenne, c’est votre choix et il est respectable. Ce qui convient ne convient pas obligatoirement à d’autres, et si nous avons envie de les satisfaire, là aussi, où est le souci ? vous avez le choix, et n’êtes pas obligée de venir sur le site, les blogs et les autres endroits possibles pour en savoir plus après l’émission ? Nous n’imposons rien me semble-t-il ? Je préfère aussi avoir plus que pas assez et pouvoir choisir mon comportement. Et si les gloses des uns et des autres sont lourdes et didactiques, faites comme moi, ne lisez pas !
A tous, très belle soirée et à bientôt.
Caroline
PS : A Stéphane, je crois connaître la réponse mais je préfère vérifier avant de vous répondre (très vite !).
12 février 2008 à 14:13
Ces questions de perception sont très intéressantes : voici la perception quotidienne que j’ai de France Culture, perception fondée sur mon écoute saucissonnée (bicause boulot) de la station. Un jour de semaine typique, pour moi, me permet l’écoute suivante :
- 8h->9H : Matins de France Culture : actualité économique et politique
- 9h-9h30 : Fabrique de l’Histoire : histoire mise en rapport avec l’actualité
(boulot)
- Quelquefois : 12h->13h : actualité culturelle et journal d’actualité
(boulot)
- 18h->19h30 : journal d’actualité + Travaux Publics de Jean Lebrun (actualité parisienne et actualité régionale)
Ma conclusion : on peut très bien écouter France Culture et ne jamais tomber sur une seule émission de culture générale, étonnant, non?
Je trouve que ces choix (actualité pour le prime-time, culture générale pour les heures creuses) sont … assez significatifs, non? (”significatifs” à prendre comme “visibles façon grands néons lumineux en forme de flèche visibles à 300km”).
Voilà, en termes simples et rapides, je pense, les raisons de cette perception vécues par les auditeurs.
PS : antispam : Camus! Mieux que Zidane.
13 février 2008 à 8:05
Caroline Cesbron : « A Stéphane, je crois connaître la réponse mais je préfère vérifier avant de vous répondre (très vite !) »
Merci beaucoup. Les archives diffusées la nuit semblent souvent très intéressantes.
13 février 2008 à 12:01
De mon point de vue c’est de moins en moins étonnant car de plus en plus courant, de ne pas entendre de culture en 5 ou 6 h d’écoute continue de France Culture. Ainsi le samedi matin, pour peu que les chers Finkielkault et Jeanneney aient tous les deux opté pour un sujet éco-socio-politique (ce qui leur arrive à chacun dans la moitié des cas) on peut se trouver avec un tunnel de 7h sans culture. Pour un samedi matin de programme prétendument culturel, c’est un exploit.
Un exemple daté et récent, que chacun pourra vérifier : le 26 janvier sur FC de 7h à 13h30 on a entendu successivement, dans la série d’émissions habituelles : les OGM (Nième émission sur le sujet), l’éditeur du rapport Attali, Hubert Védrine face à Edouard Balladur, l’immigration (Nième émission sur le sujet), Manuel Valls au rendez-vous des politiques, éthique et littérature (ah tiens pour une fois Monique Canto-Sperber parle de culture), tout ça est entrecoupé de quelques journaux, au mieux les problèmes de l’actu, au pire la caisse de résonnance des ragots présidentiels, enfin on achève l’auditeur avec 45’ sur la croissance économique et le Rapport Attali.
Bilan : combien de minutes de culture en 7h de radio ?
Question : ou donc est passée notre radio culturelle ?
A part ça je précise que je respecte et apprécie toutes les personnes les noms précèdent, les producteurs comme les invités. Mais voila : 7h d’affilée sur les questions éco-socio-politique, pour une radio qui s’appelle France Culture, vous n’avez pas l’impression que quelque chose cloche ? Pourquoi si peu de culture ?
Et figurez-vous que sur une autre radio francophone d’un pays voisin, radio dont le nom ne contient pas le mot “Culture”, eh bien dans la même matinée de ce même samedi, on trouve 1h sur l’architecture des synagogues + 2h sur Van Eyck + Magazine d’1h avec théâtre, café littéraire musique, conte populaire, patrimoine audiovisuel. Alors à votre avis, l’auditeur qui aime les programmes culturels non politisés, que fait-il ? Eh bien oui, il change de poste. Que peut-il faire d’autre ? Maintenant, si à FC on ne veut plus tenir compte de cette demande-là, alors pourquoi conserver le nom de « France Culture ? »
14 février 2008 à 9:52
Salut tout le monde, je rebondis sur le message de Stéphane : les archives diffusées les nuits, voilà du programme entièrement culturel et bien fichu, personnellement je m’y régale (quand je peux) ; c’est vers ces heures-là que la radio qui diffuse à 93,55 (env) sur Paris mérite réellement son nom de France Culture…
Trois problèmes cependant :
- c’est trop court
- c’est la nuit, donc pas facile à écouter
- le plus douloureux : les archives rediffusées sont parfois mutilées ! On en coupe quelques extraits, par exemple des lectures illustrant le documentaire : c’est ce qui s’est passé dans un ancien Lundi de l’histoire consacré à Abélard, et un autre Lundi passé sur la webradio récemment, sur les mythes grecs, a perdu deux lectures (Hérodote puis le chant VIII de l’Odyssée) qui, c’est tout de même le comble, se trouvaient commentés dans les séquences conservées de l’émission…
Du coup puis-je me permettre de déployer ma banderole, hein, je peux, Caro ?
ARRETEZ DE MUTILER LES EMISSIONS
PLUS DE CULTURE SUR FRANCE CULTURE
ET CAETERA
Bonne journée,
Bb
14 février 2008 à 13:07
Bonjour Bébert
Excusez moi de vous corriger mais sur votre banderole vous gagneriez à modifier “plus de” par “davantage de culture” ou encore “nous voulons plus de culture”. Car si on lit “plus de” comme “il n’y a plus de” alors ça donne “il n’y plus de culture sur france culture” ben ça on y est il me semble et votre réclamation prend la forme du triste bilan de la chaine.
Quant à parler d’émissions “mutilées”, Bébert vous savez que vous courez un sérieux risque, parce qu’ayayayaye avec le dolorisme ambiant sur la fréquence de FC, on va se retrouver d’ici peu avec un nouveau tiré-de-mouchoir à 9h05 dans la Fabrique de l’histoire qui n’en loupe pas une du côté des tortures des massacres zet des génocides. Je vois d’ici le titre “le massacre des émissions” hmmm slurpe cha cherait bon cha.
En revanche des archives vous en trouverez de bonne farine : cette semaine Koestler Durrell Burgess JM Domenach hmmm sur les 2 web-radios de FC qui, malgré leurs intitulés un peu abusifs, constituent un authentique effort de la station en matière de culture, même si l’art radiophonique n’y est guère plus présent que sur la fréquence hertzienne. Et même un peu moins, d’ailleurs, vu la floppée de captations non-radiophoniques quoique bien intéressantes ma foi.
Cordialement à tous les contributeurs ainsi qu’à nos hôtes et à notre modératrice.
14 février 2008 à 13:16
La radio francophone d’un “pays voisin” dont parle Nessie (n°25), serait-ce la RSR en Suisse ? La morale de la chose est en tout cas impitoyable : si on veut de radio culturelle le samedi, il faut s’exiler à l’étranger… Prétendez après cela que la France est un “pays de culture” ; quelle entourloupe ce cliché !
Bb
14 février 2008 à 16:26
Nessie se permet (n°27) de m’interpeller sur mon slogan qui serait mal formulé à son goût. Pourtant, Nessie, je vous jure que ça fonctionnait bien pendant les répétitions : plusse-de-culture, plusse-de-culture, etc.
Je suis d’ailleurs en ce moment en train de le beugler au milieu du parking extérieur de la maison de la radio, et je suis persuadé que le message passe très bien (salut Caro, c’est vous que je vous vois à la fenêtre B019-3 ?)
Vous savez, ma culture est plus, argnhgnh je veux dire davantage, radiophonique et donc auditive et orale, qu’écrite… Trêve d’explications, vous venez défiler aussi ?
Bb
14 février 2008 à 16:28
J’avais pas fait gaffe mais parler de mutilation (n°26) dans un message où on évoque Abélard, il fallait le faire, mouhouhouarf…
Bb
27 février 2008 à 20:14
C’est donc déjà la fin des blogs de communication avec les auditeurs? C’était pas bien long…
29 février 2008 à 12:23
Au secours Caroline ! Que se passe-t-il ? Les enrégistrements de l’émission “les pieds sur terre” sont très rapides mais ne comprennent qu’un tiers ou deux des émissions.(27 et 28 février) Comment récupérer la totalité ?
Ah le “podcastage” (ça se dit ça ?) comme c’est compliqué ! De l’aide SVP, merci.
7 mars 2008 à 19:13
Chère Caroline,
c’est un peu triste ce blog délaissé, aussi permettez que je prenne de vos nouvelles… J’espère qu’il ne vous est rien arrivé de fâcheux.
Personnellement, je ne voulais pas consacrer trop de temps à venir ici et je pense de toutes façons que ce n’est pas utile que ce soit toujours les mêmes qui prennent la parole. Donc je m’abstenais tout en jetant un coup d’oeil de temps en temps. Mais que sont mes amis devenus? finis-je par me demander.
Me rappelant un propos de EZ, je me rendis sur un forum consacré à la critique de France Culture (forum que vous connaissez très certainement, peut-être même en tant que participante ou bien c’est qu’on vous fait parler…). J’ai donc retrouvé là EZ (elle s’appelle Emma si j’ai bien compris, c’est quand même plus charmant, moins “guerrillero”), mais aussi Bébert, Yann, Nessie… C’est une expérience esthétique (pour employer des grands mots)assez nouvelle et amusante, de découvrir un autre “fil” dans lequel les participants commentent entre eux les commentaires qu’ils envoient sur ce blog de la radio à l’envers. Assez baroque, d’autant plus qu’on en apprend de drôles sur les fausses identités (bravo Bébert!). J’ai complété ma lecture par celle de quelques autres fils, sur Jean Lebrun par exemple, par quelques bulletins expliquant et dénonçant l’évolution de FQ depuis les années 90, et par quelques articles d’Acrimed.
Ceci dit,mon but ici n’est pas de raconter ma vie mais d’essayer de participer à une discussion de façon constructive. J’aurais pu intervenir sur le forum en question… (pseudo ventremou, j’ai pensé). Mais j’ai eu envie de défendre ce blog-ci.
Bien que je ne sois pas du tout à la hauteur de la science franceculturesque d’Emma et de ses amis, j’essaie de démêler en moi-même ce qui me fait être d’accord pour une part avec eux (très schématique: ils ne sont de toutes façons pas d’accord entre eux sur tout)et d’autre part ce qui me paraît exagéré (et là, ce serait peut être la raison d’être de ce blog-ci: une discussion sans exagération).
Donc, dans l’esprit de relancer la discussion, et dans le désir de vous permettre de montrer, Caroline, que vous n’êtes pas “que de la com” (ou plutôt que FQ n’a pas sombré dans une relation purement commerciale avec son public), je tenterai d’exposer brièvement mon point de vue:
1)Effectivement, l’actualité politique et les problèmes économico-sociaux sont surreprésentés au détriment d’émissions culturelles à visée éducative, produites amoureusement et à l’avance.
2)Malgré cette réserve cruciale, la radio actuelle est dans l’ensemble d’une excellente qualité, même dans ce que certains lui reprochent. Les reproches répétés finissent par servir de grille de lecture, encore plus facilement lorsque ce sont des questions d’animosité personnelle.
3)Le débat est me semble-t-il possible et souhaitable. Est-ce que les auditeurs critiques peuvent faire abstraction de leurs chères irritations (et continuer à les cultiver avec humour sur leur forum)? Est-ce que la direction de FQ, par l’entremise de Caroline, accepte de “mettre sur la table” ses objectifs, ses conceptions, pourquoi pas ses interrogations….? Ce serait donner du sens à ce blog. Mais le débat n’est pas “pour ou contre la FQ actuelle”, parce que c’est en essayant de la définir, par exemple en l’opposant à celle d’avant, qu’on bascule dans le fantasme (même s’il peut être éclairant). Le débat est bien sur la part plus ou moins grande accordée à tel ou tel type d’émission.
Pardon d’arriver avec mes gros sabots et de paraître donner des conseils à des gens qui réfléchissent à ces questions depuis des années.
Cordialement,
V.
13 mars 2008 à 11:14
Hé hé salut Vincent, n’est-ce pas que je suis bon, elle assurait la petite Kriss ! Enfin je voudrais pas laisser croire que je suis un grand pratiquant des identités multiples, j’en ai une seule par forum (Bébert ici, un autre sur le forum que tu évoques)
Si vous êtes dans le coin dites-moi donc comment va la radio france machin ? Du côté de mes oreilles, en ce moment, c’est radio culturelle, je me diffuse d’anciens chemins de la musique sur la préhistoire et l’antiquité, mouah quel bonheur…
Bien amicalement,
Bb
13 mars 2008 à 13:36
Bonjour à tous ! je suis à nouveau opérationnelle depuis lundi et nous allons pouvoir continuer à échanger … sur quels thèmes ??? vous êtes assez prolixe pour que je vous fasse confiance sur l’intensité et le nombre de sujets à aborder.
et voici quelques éléments de réponse sur vos trois questionnements ou ressentis sur les programmes de la chaîne.
Je vais évidemment faire “remonter” comme d’habitude les problèmes de téléchargement mais le plus simple, lorsqu’il s’agit d’une émission en particulier, reste d’aller sur le site de la dite émission et d’envoyer un courriel pour signaler le souci.
Vincent, j’espère que vous êtes revenu entier de votre promenade en d’autres lieux ?
1/il me semble que dans des messages précédents, j’ai parlé d’équilibre difficile à trouver entre émissions dites d’actu et programmes dits “culturels” … mais j’entends bien votre “ressenti” sur cette question. C’est un des sujets récurrents dans la chaine, lorsqu’on aborde la période de préparation des grilles, quelles soient de rentrée ou d’été. J’espère pouvoir vous livrer, pour agrémenter d’exemples ce que je vous dis là maintenant, un billet dans les semaines à venir, sur les programmes d’été.
2/Merci pour vos encouragements, malgré votre réserve effectivement cruciale. Et merci aussi d’avoir eu la curiosité de comprendre la récurrence de certaines animosités.
3/ Merci de récuser ce débat sur ancienne et nouvelle france culture qui, je vous le certifie, et je l’ai dit à certains, mettent au jour plus de fanstasmes que de vérités. Et c’est bien l’objectif de ce blog de partager avec vous, nos auditeurs, nos objectifs, nos conceptions, nos interrogations … je conçois aisément qu’il ne répond pas encore, complètement, exactement, tout à fait, à cette envie mais je ne désespère pas !
Merci enfin à ceux qui se sont inquiétés de mon absence blogesque : rien de fâcheux ne m’est arrivé, simplement une indisponibilité liées à ma vie extérieure à la Radio !
A très vite, ici, sur l’antenne ou ailleurs !
Bonne journée à tous
Caroline
13 mars 2008 à 21:25
Merci Caroline,
me voilà rassuré sur votre santé et sur vos intentions… Notez que je n’étais pas vraiment inquiet là-dessus, c’est juste pour pointer la critique soupçonneuse qui voit dans “communication” forcément le contraire de “sincérité”. Je sais bien que communiquer, pour une entreprise, consiste à faire sa propre promotion. Mais, inversement, faut-il qu’elle se dévalorise pour qu’on la juge sincère? Je crois qu’il peut y avoir un dialogue sans arrière-pensée, dans lequel on n’essaie pas de faire dire à tout prix à l’autre ce qu’on voudrait qu’il dise, surtout si c’est en fait pour le lui reprocher. Donc, je pense qu’on pourra vous interroger sur des choix de programmation et sur des suppressions d’émissions qu’on peut trouver regrettables. Et là, je rebondis sur ce que dit Bébert, qui écoute en ce moment une émission comme on n’en fait plus. Ca me fait penser à une émission que j’adorais écouter il y a quelques années (pas trop) sur France Musique: “Papier à musique” d’Alain Paris. C’était pour moi chaque fois la découverte émerveillée de quelque chose que j’ignorais totalement. Mais voilà, Alain Paris qui est chef d’orchestre a décidé maintenant de faire des émissions pour chefs d’orchestre et plus pour le public ignorant. Je le regrette, mais je ne peux pas le lui reprocher. Ca tient sans doute à peu de chose une émission, même si elle représente beaucoup pour certains auditeurs.
Je te souhaite donc bien du plaisir Bébert avec tes enregistrements, si j’avais su j’aurais fait pareil avant qu’elle disparaisse.
Un dernier détail: n’y vois aucune hostilité, mais je vais rester sur le “vous”. Simple question de cohérence, comment dire tu aux uns et pas à tous? Si on se parlait à l’oreille, comme deux masques au carnaval de Venise, ce serait différent. Mais ici, privé ou public c’est la même chose.
Au plaisir,
V.
20 mars 2008 à 9:38
Chère Caroline,
Je crois que nous sommes à présent seuls tous les deux, et j’en suis vraiment très heureux… J’ai bien senti que vous vous étiez inquiétée pour moi à cause de mon voyage sur l’autre forum. Maintenant, je crois que même Bébert (qui vous tenait la grappe depuis trop longtemps à mon goût) a fini par lâcher prise… Je suis assez content de moi.
Alors, puisque nous sommes tranquilles, est-ce qu’on pourrait reparler de cette histoire de “ressenti”? Je me demande si le ressenti est forcément individuel et différent selon les personnes, ou s’il peut être partagé par toute personne participant à la communication. Si c’est plutôt ce dernier cas, comment dire à Nessie (N° 23 je crois) que sa lecture des programmes du samedi dont elle parle(ou il, Nessie c’est le monstre du Loch Ness n’est-ce pas?) n’appartient qu’à elle?
Mais (como no?), je suis quand même d’accord avec vous, chère Caroline, toute grille de lecture est révisable. Faut-il qu’un programme soit étiqueté culturel pour qu’il le soit, et inversement, un débat philosophique ou économique ne peut-il apporter des éclairages culturels? Je suppose que la question se joue en partie aussi au niveau de l’attitude de principe de l’auditeur: soit il fait confiance et il profite de l’émission, soit il a son jugement catégorique déjà prêt. Mais il faut entendre Nessie et Emma: elles ne dénigrent pas ces programmes, elles déplorent seulement qu’ils soient monothématiques, ou en tout cas ils leur semblent relever de la même sphère, des mêmes préoccupations.
Je m’arrête là parce que j’ai peur de vous ennuyer… Mais je voudrais juste suggérer qu’il faudrait peut-être rendre plus explicites les présupposés des émissions (leur “positionnement culturel”)pour voir s’il y a réellement variété ou bien s’il n’y a pas effectivement une conception limitative de la culture.
Ca va, Caroline?
Bien amicalement,
V.
21 mars 2008 à 9:09
Ouh là, ne croyez pas, Vincent, que j’ai lâché le blog, si je n’apparais plus tout simplement que Caroline ne valide pas mes message. A l’heure où j’écris, j’en ai deux du 14 mars qui sont toujours en attente…
Bonne journée,
Bb
21 mars 2008 à 13:33
L’idée selon laquelle (Vincent, n°39) la lecture que fait Nessie des programmes d’un certain samedi n’appartiendrait “qu’à elle”, autrement dit que cette lecture serait subjective, est erronée. La classification de thèmes comme les OGM, la croissance, l’immigration en dehors des thèmes proprement culturels est tout à fait rationnelle. Visitez le portail d’actualités yahoo, ce portail est organisé en différentes rubriques (monde, politique, économie, culture, sports, science…), vous ne trouvez aucun article sur la croissance, les ogm ou la crise bancaire dans la rubrique “culture”…
Bb
21 mars 2008 à 16:16
Caroline Cesbron, ce que vous faites en suspendant la validation de mes commentaires, tout en acceptant des messages d’internautes déposés entre-temps, est malhonnête, incivil, et tout à fait médiocre.
Ayez au moins le scrupule d’informer Vincent que mon silence n’est pas de mon fait, mais est dû à votre censure.
Bb
21 mars 2008 à 18:56
Permettez-moi Bébert de ne pas être accrochée à mon écran pour savoir si vous allez écrire, ce dont je ne doute pas d’ailleurs! Et ne criez pas à la censure trop vite et trop fort : il serait bien comme je l’ai déjà dit de savoir mesure et raison garder … censure (yeux au ciel!), les mots ont un sens !
Permettez-moi de constater qu’avant vos messages, patientait tranquillement celui de Loïc !
Permettez-moi d’avoir voulu avoir le sentiment - le ressenti - de pouvoir donner raison à Vincent : quelle douce quiétude de penser que vous n’étiez plus là
quant aux messages précédents, n’ayant pas été disponible à cette période, oui, je vous confirme que vos deux messages du 14 mars, sont passés à la trappe et croyez que j’en suis désolée, Nazdeb !
A Vincent, mille mercis pour votre billet qui m’a fait rire aux éclats et nécessite une réponse que j’essaierai de vous donner sur le même ton, et le même contenu très vite si Bébert me lâche effectivement les baskets !
21 mars 2008 à 23:49
Bonjour Vincent, bonjour à Mlle Cesbron, bonjour aux lecteurs de ce blog
Je commence par le détail people : mon pseudo Nessie est en référence non au fameux Loch et encore moins aux whiskies de la région, mais à l’excellent serveur télématique des INROCKS aujourd’hui disparu, dont le nom était NESS (du moins en 3614, pour le 3615 c’était Eliott) où entre 1988 et 2000 me furent appris les rudiments de la communication électronique. Le résultat : 3 messages sur ce blog dont 2 validés, le troisième était-il trop critique ? De cela je reparlerai en fin de post.
Après cette mise au point, passons au sujet brièvement afin de ne point lasser : Vincent je ne pense pas que mon décompte des programmes du x janvier n’appartienne qu’à moi. Nombre de personnes partagent mon avis. Notez que je n’y vois point là un critère de validité, c’est tout au plus une réponse cordiale à votre remarque.
Je vous donnerais volontiers rendez-vous dans un café réel ou sur un forum-blog quelconque, afin de vous proposer nombre d’autres décomptes, dont les résultat vont dans le même sens : sur France-Culture ladite culture n’occupe qu’un strapontin. Les sièges les plus importants de la grille de FC sont occupés par des débats de société et/ou politiques, qui n’ont rien de culturel, pas même leur dimension sociologique. L’ensemble demeure intéressant car bien fichu je ne dis pas le contraire, sauf quand ça devient saturant vu la récurrence de certains thèmes : OGM, laïcité, racisme, immigration, inégalités, école, élections, quand c’est fini on recommence OGM laïcité etc, et si possible on enfile les perles sur le chapelet des douleurs avec les pauvres les petits les sans-grade les exclus les malades les perdus les taulards on se demande comment les gentils kangourous et les bons éléphants échappent à cet étalage socio-compassionnel ? Et la culture au fait, dans tout ça ? Réponse : rien, nada. Voila pour la société. Pour ce champ du savoir qu’est l’histoire, s’il semble très bien représenté sur FC, je conseille de compter les évocations de massacres, tortures, colonialismes, génocides : aucune semaine n’y échappe, ou plutôt en aucune semaine l’auditeur ne peut y échapper. Cette obsession récurrente serait comique si elle n’était à l’image du bilan : sur France-culture la culture est de trop, remplacée par les obsessions monothématiques d’une équipe trop réduite, pas assez variée, autocentrée.
Voila pour le contenu. Quant à la forme j’avais bien des choses à dire, mais mon post là-dessus étant passé à la trape, faut-il en conclure que le sujet est tabou ? Dans l’affirmative, tant pis j’irai déposer mes critiques ailleurs (Vincent, si vous connaissez un blog à me conseiller ?). Quant à notre hôtesse ici, je lui présente mes excuses pour avoir déposé 4 post critiques (eh oui 4 déjà, quasi les Upanishads ness pas), mais voyez-vous, Caroline, si vous jugez que je reviens à la charge au-delà du permis, le mieux est de me le dire clairement en mail, je ne perdrai plus mon temps ni le vôtre à intervenir ici.
Cordialement à tous, en attendant que les programmes culturels retrouvent une place décente sur France-Culture.
23 mars 2008 à 16:37
Bonjour à tous,
je suis heureux de voir qu’il y a de la vie sur le blog! Bébert est encore là, c’est bien… J’ai fait rire Caroline, c’est vraiment bien. Mais il faut que je réponde à quelques interpellations, et peut-être que je précise un peu mon point de vue.
En fait, je posais la question à Caroline: elle qui place les réactions des auditeurs sur le terrain du ressenti, comment répond-elle à ce qui paraît être une “objection objective” de Nessie? Mais comme je voudrais en même temps qu’on quitte le terrain du mécontentement et de la revendication pour aborder celui du débat intellectuel, je suggérais une réflexion à mener autour du projet culturel de chaque émission, pour voir si elles encouraient effectivement le reproche de “pensée médiatique unique”. Personnellement, je n’ai pas une opinion complètement tranchée sur le sujet, et je ne suis pas sûr qu’on puisse en avoir objectivement une. Le problème, me semble-t-il, vient du fait que ce n’est pas une question d’étiquette (quoiqu’en pense le Grand Google). Par exemple, imaginons deux émissions consacrées aux OGM, une avec un invité qui aurait écrit un livre sur le sujet, l’autre étant un débat entre des experts pour et des experts contre. Certaines personnes, que je ne nommerai pas, trouveront qu’il y a au moins une émission en trop. D’autres personnes (parmi lesquelles il m’arrive de me retrouver) jugeront que ce sont deux émissions totalement différentes. Je ne sais pas si c’est nécessaire de développer, ce serait facile, je répète simplement que ce sont deux formes culturelles différentes, et elles ne sont peut-être pas de trop pour aider à se forger un point de vue sur un sujet complexe et sérieux. Il y a certainement des choses intéressantes sur ces sujets à la télé (que je ne regarde plus depuis longtemps), mais je pense que nulle part ailleurs que sur FQ on trouve des débats et des entretiens aussi longs et libres, dans lesquels les gens ont le temps de développer leurs idées. Et quand ces idées sont celles de personnes cultivées, l’amateur de culture s’y retrouve (n’a-t-on pas entendu parler de Thomas d’Aquin dans un récent Grain à moudre sur l’euthanasie?).
Le reproche concernant le misérabilisme de FQ ne me parle pas, contrairement à celui sur l’importance respective des thèmes de société et des thèmes culturels et à celui sur la forme des émissions. Est-ce que là ce n’est pas purement du “ressenti” ( on est énervé par quelque chose et on ne remarque plus que ça)? Il faudrait peut-être pouvoir produire des tableaux statistiques… Peut-être que Caroline pourra nous éclairer. En tout cas, cher Nessie (je pense que c’est Monsieur Nessie, ness pas? pardon si je me trompe) on peut poursuivre cette discussion ici, on est bien non? Si Caroline égare quelques messages, c’est peut-être que ce sont des récriminations qui se répètent un peu. C’est vrai que pour les “non critiques” (les ventremous si vous voulez), c’est parfois fatigant, même si c’est bien écrit.
Il y a de la matière pour un débat critique: quels sont les enjeux culturels des concepteurs de la chaîne, comment s’opèrent les choix de programmation, en fonction de quelles contraintes, de quels repères… et des dizaines d’autres questions que les auditeurs les plus avertis ou attentifs se posent. Mais je crois, si je peux me permettre de donner un conseil (Yann n’est pas là?), que pour que le débat soit intéressant il faut que les positions des auditeurs soient modestes, d’abord parce que la très grande majorité des émissions sont très bonnes (ce qui ne veut pas dire incritiquables), et d’autre part parce que vous trouverez toujours des auditeurs pour trouver intéressant ce qui vous vous fait hurler.
Au plaisir,
V.
25 mars 2008 à 9:56
Réponse à n°43
Ce qui me tient ici ce n’est pas Caroline Cesbron, c’est la radio et la culture, d’ailleurs je fréquente le site de FC depuis quelques années maintenant…
Mettons par pure hypothèse que l’actuelle chargéedecomm’ parte exercer son art dans une autre institution, que sais-je moi l’immobilier ou le lobby du chocolat :
- qqn ne « lâchant pas les baskets » de CC irait aussitôt sur les nouveaux blogs immobiliers ou chocolatiers
- qqn qui resterait sur le blog de FC n’aurait aucun intérêt pour ses baskets, mais bien pour les thèmes du blog : c’est mon cas…
Quand je m’accroche aux baskets de qqn, je lui envoie des mails, or je tiens à rassurer Caro et Vincent : je n’envisage absolument pas de me mettre à envoyer des mails à CC…
Dernière chose : si on vient exercer ses fonctions dans la radio et la culture, il faut, malheureusement, s’attendre à tomber sur quelques internautes intéressés par la radio et par la culture !
Bonne journée,
Bb
25 mars 2008 à 17:53
Bonjour,
sans me renier sur le fond, je dois quand même admettre que parfois il y a de quoi être remonté. Je pense aux Pieds sur terre cet après-midi: c’était assez atroce à entendre, je n’ai tenu que 3 minutes. Mais, peut-être que l’intérêt de la chose m’a simplement échappé…
A Bébert: ne vous inquiétez pas, je ne m’intéresse pas du tout à votre vie privée, mais aux discussions que l’on peut avoir. Ce que j’observe, c’est que vos messages consistent principalement à attaquer ce blog (avec une fine ironie) et à dénoncer l’absence de culture sur France Culture. Encore une fois je trouve ça court, mais vous êtes libre… Simplement, relisez-vous: vous attaquez, et vous ne supportez pas une petite expression d’humour (pas méchante) à votre sujet.
A part ça, j’ai bien aimé entendre Paul Veyne hier matin (lundis de l’histoire?). Justement, je suis en train de le lire. Mais, je ne peux malheureusement pas écouter toute cette série d’émissions sur Foucault. Vous en pensez quoi?
Bien à vous.
V.
PS: Caroline, j’espère que vous n’êtes pas trop affectée par ces méchancetés, d’autant plus dures que vous n’êtes pas protégée par l’anonymat. J’ai cru devoir faire une réponse aimable à Bébert, parce que vous devez souhaiter qu’il y ait des discussions constructives et qui ne tournent pas à la prise de bec, mais je peux vous dire que je n’ai pas aimé du tout son message.
26 mars 2008 à 16:04
Ah, le dolorisme, vous n’êtes pas convaincu, Vincent ? Voici un exemple parmi d’autres : en ce moment même (mercredi 16h15) dans “sur les docks”, nième document sur les malheurs du monde. Le sujet du jour : l’intoxication au mercure par les amalgames dentaires, avec témoignage vibrant, récit de souffrance, larmes authentiques, conversion religieuse à la clé.
Pour un oeil un peu sévère, c’est du sensationnel bas de gamme, et du dolorisme obscène. Pour le citoyen curieux, c’est de l’information. Et pour l’”amateur de culture”, qu’il soit dans l’un ou dans l’autre des deux cas précédents, c’est un document tout simplement déplacé dans les programmes d’une chaine culturelle. Sa qualité ni son intérêt ne sont pas en cause. Mais il représente assez bien le problème actuel de la chaine : en quoi un tel étalage est-il “culturel” ? D’autant plus que la télé et la presse racoleuse font déjà leurs chiffre d’audience grâce à ce genre d’histoires. Si la chaine a choisi de s’aligner sur cette demande là, alors pourquoi lui conserver le nom de “France-Culture “?
Alors sur les programmes, des observations de ce type on peut en faire plusieurs par jour, et à certaines heures c’est un vrai loto gagnant (Pieds sur terre ; Sur les docks). Le bouquet : on ose appeler cela du documentaire. Et vous ne comprenez pas qu’on regrette Victor Hugo ? Et vous ne comprenez pas qu’on passe sur la radio culturelle de Lausanne ?
Mais puisque la critique n’a pas droit de cité ici, puisqu’elle déplait, alors que France-Culture s’aligne sur le Journal du dimanche, “il ne faut surtout pas le dire”, n’est ce pas Vincent ?
Bien.
Désolé pour cette récrimination.
Je vais maintenant poster la réponse (un peu longue) que j’ai préparée à vos dernier messages.
Cordialement à vous.
26 mars 2008 à 16:08
Re-bonjour Vincent
(Comme annoncé en conclusion de mon message il y a quelques minutes, voici une réponse un peu longue à vos derniers messages. Navré pour la longueur. C’est probablement la dernière fois que j’exprime ici ces idées qui déplaisent, puisqu’elles ne reçoivent pas de réponse).
Quoique moins enthousiaste que vous (cf post 43), je confirme vous rejoindre grosso modo sur la qualité de nombre d’émissions de FC dont quelques unes des émissions d’actu, malgré certains défauts dans la forme, défauts aussi objectifs qu’étonnants. Et je ne souscris aucunement à la critique de “pensée unique”, généralement formulée par ceux qui confondent la culture avec le catéchisme idéologique. Cela précisé, et pour vous alerter sur certains risques inhérents au dialogue, je me permettrai un innocent copié-collé :
>
>
Ces deux extraits sont puisés dans votre post 43. En ôtant les guillemets du second vous obtenez une réponse au premier. Je ne sais ce que vous en penseriez, pour ma part je respecte trop le débat pour vous retourner une telle réponse qui taxerait de simple “ressenti” votre avis, peut-être raisonné et réfléchi ? De même, on peut rester rêveur devant votre façon de coller l’étiquette « culture » sur un Nième débat obligé de l’air du temps, simplement parce que vous y avez entendu le nom de St Thomas d’Aquin. De mon point de vue la mention d’un nom de philosophe est un ingrédient bien léger pour déduire que « l’amateur de culture s’y retrouve ». Pour vous parler franchement, en tant qu’amateur de culture je ne m’y retrouve absolument pas. Et là encore, si je pratiquais la réponse « à la Vincent », je vous répondrais qu’un tel brevet de culture « n’appartient qu’à vous » (cf votre post 37). Je ne le fais pas, espérant que vous en tirerez quelque conclusion sur les conditions du dialogue.
Car si vous vouliez vraiment débattre il vous faudrait savoir que certaines conditions doivent être réunies. La première est la validation régulière et fiable des messages déposés. Les autres conditions sont à chercher dans l’attitude des personnes et dans la véritable écoute qu’elles se prêtent mutuellement. Pour dialoguer, il faut être deux. Si le dialogue tourne court, c’est bien plus du fait de l’absence de réponse valable, que par le ton modéré ou la teneur initiale des critiques qui demeurent sans réponse. A moins que ce blog ait pour vocation de rassembler un florilège de messages émanant de fan’s. Dans ce cas, il suffit de le dire clairement. Dans le cas contraire, on peut s’étonner de l’absence d’argument de fond en réponse aux auditeurs critiques. Leur propos était simple, aussi il n’était pas besoin de le caricaturer : l’actuelle offre de programme est de loin la moins culturelle qu’il leur ait été donné d’entendre sur la fréquence de FC, laissant non satisfaite une demande de culture dont la direction de la station semble ne plus vouloir tenir compte. Sauf à s’imaginer, bien sûr, que la mention d’un nom de philosophe suffise à transformer en émission culturelle une tranche de programme 100% actu.
Qu’on se comprenne bien : je ne remets en cause ni la qualité du Grain à Moudre, ni sa pertinence, ni même sa présence dans la grille des programmes. Mais il est permis de déplorer que le type de sujets qu’on y entend traiter a envahi la grille des programmes de FC. Concernant vos 2 types d’émissions sur les OGM (cf post 43), ma désapprobation ne naît ni de l’un ni de l’autre, mais bien de la récurrence du thème, ainsi que d’une demi-douzaine d’autres tout aussi peu culturels, au contraire saturés de polémique et d’idéologie, en un perpétuel ressassement de la question sociale, de l’opprobre de l’occident, ou de militantisme pseudo-écologique, pour ne citer que ces trois généreux robinets de la dévotion contemporaine dont FC est devenu le château d’eau (tiède).
Concernant ce blog régulé par notre hôtesse CC, si on ne veut pas que certaines remarques critiques soient ici portées à la connaissance des internautes, ou bien si elles sont présentées mais non lues par leurs destinataires directoriaux, eh bien qu’y pouvons-nous ? On en conclut que France-Culture, où ne manquent ni les bonnes volontés, ni le fort potentiel, recommence seulement à entrer en communication avec ses auditeurs. Le climat des échanges ici, ou plutôt l’absence d’échanges, de même que la teneur des réponses de M. Pépin, montrent que la situation est loin d’être mûre pour le dialogue. Mes quelques posts énoncent des constats simples et exposés aussi clairement qu’il m’est possible de le faire. S’ils ne recueillent que des réponses comme la vôtre, je n’appelle pas cela du dialogue, ni du débat avec France Culture.
Quant aux véritables discussions entre auditeurs, vous savez aussi bien que moi qu’elles se tiennent en d’autres lieux, certains réels, d’autres virtuels. Entre autres, sur le site que vous avez mentionné plus haut (cf post 33), qui en contient de nombreuses sur des tons divers, avec entre deux prises de bec des argumentations qui ne sauraient être taxées de simple “ressenti”. Encore faudrait-il lire sans préjugés ni procès d’intention. Même fermé en écriture, le site demeure accessible en lecture. On y trouve un bilan des 5 dernières années de programmes. Quoique exempt de complaisance il ne peut être taxé d’unilatéralisme critique, car il n’est avare ni en remarques positives, ni en volées de bois vert. Face à ce bilan-là les arguments-massue de l’audience en expansion ou de la subjectivité ne changent rien au mécontentement des auditeurs déçus.
26 mars 2008 à 16:14
Allons bon, dans mon message tel qu’il apparait “en attente de validation”, je vois que les deux citations du second paragraphe ont disparu. Pour compléter ce message, il faut lire ainsi :
… “Cela précisé, et pour vous alerter sur certains risques inhérents au dialogue, je me permettrai un innocent copié-collé :
- La grande majorité des émissions sont très bonnes
- est-ce que là ce n’est pas purement du “ressenti”.
Ces deux extraits sont puisés dans votre post (etc etc)”
(fin du corrigé)
27 mars 2008 à 0:27
Bonjour Nessie,
Votre message me laisse plein de perplexité. D’abord sur l’utilité de lui répondre: je pense que le seul interlocuteur qui vous motive ici c’est la direction de FC. Et sans doute, le plus raisonnable pour moi serait de ne pas me mêler à des débats au-dessus de mes compétences. Ensuite, je suis perplexe par rapport à la leçon de dialogue que vous pensez me donner. Que je souhaite sincèrement m’instruire à travers le débat, vous pouvez le croire. Et je ne vois pas pourquoi vous ne reprenez pas vraiment mes idées quand vous les critiquez: je n’ai pas dit que c’était votre ressenti qui vous faisait voir de l’actu à la place de la culture, j’ai dit que c’était une vision qui paraissait objective (je dis la même chose n°33), ce n’est pas non plus parce que j’ai entendu citer le nom de Thomas d’Aquin que j’en conclus que l’émission en question était culturelle, et si je me demande si le misérabilisme que vous pointez n’est pas du ressenti c’est tout simplement parce que ce n’est pas confirmé par mes impressions. La cohérence de tout cela c’est de m’interroger, et d’interroger qui ça intéresse, sur la notion de culture et de transmission culturelle. Si quelqu’un de bien intentionné et de plus compétent que moi, et aussi meilleur connaisseur de FC -ce qui n’est pas difficile-, entreprenait de m’expliquer que les programmes qui s’occupent d’actu sont en fait des programmes culturels, cela m’intéresserait. Vous, vous dites que c’est leur prépondérance et la récurrence des thèmes qui sont un problème. Je veux bien vous croire, et vous pouvez fort bien me dire que je n’ai qu’à écouter davantage plutôt que pondre tous ces messages. Mais après tout, mon écoute épisodique et fragmentée vaut bien un sondage. Il me semble que le fond de votre critique est exprimé dans les deux séries de mots, que je me permets de séparer: ressassement, opprobre, militantisme et question sociale, occident, pseudo-écologie. De fausses questions mal traitées, selon vous, si j’ai bien compris. Est-ce qu’on ne pourrait pas repartir de cette problématique, ces questions-là et leur traitement sur la chaîne? (je dis ça en espérant que des meilleurs que moi le feront, et je suivrai avec attention les échanges…)Et j’aimerais savoir si vous avez raison, si cette problématique structure le discours la radio, qualitativement et quantitativement.
Vous dites, apparemment en vous adressant à moi, en fait surtout à la direction (c’est pourquoi ça ne m’affecte pas trop):
Mes quelques posts énoncent des constats simples et exposés aussi clairement qu’il m’est possible de le faire. S’ils ne recueillent que des réponses comme la vôtre, je n’appelle pas cela du dialogue, ni du débat avec France Culture.
Je suis désolé de ne vous faire encore qu’une réponse “à la Vincent” dénuée de tout intérêt. Mais, si d’autres auditeurs voulaient bien reprendre ces débats en toute liberté (il faut quand même reconnaître qu’il y a ici une certaine liberté d’expression, même si elle devrait peut-être être encore plus grande), et si la direction pouvait de temps en temps participer, cela ne pourrait, me semble-t-il, que contribuer à la qualité d’ensemble de la radio.
Bonne continuation,
V.
27 mars 2008 à 9:52
Salut à tous,
Alors là je voudrais bien savoir à quel moment je me suis mis à “attaquer” quelqu’un, et qui ? (mettez des citations par exemple, ça m’aidera à comprendre).
Si c’est dans le message n°42, je ne le vois pas comme une attaque, mais une récrimination tout à fait légitime : je fais part d’une censure anormale. Soyez d’ailleurs attentif à la formulation : c’est l’attitude que je juge (”ce que vous faites”), et non pas la personne, cela je ne me le permettrais pas.
Voilà plusieurs fois que je demande (à Caro, à la direction, à la médiation RF) quelles sont les règles de censure de ce forum : qu’est-il permis d’écrire ? qu’est-il interdit d’écrire ? Ce serait plus pratique pour éviter aux internautes d’écrire pour des prunes. Mais je n’ai aucune réponse, ce qui n’est pas normal. Observer un silence délibéré sur ce point me semble, de la part de responsables d’une institution publique, une attitude sans déontologie, sans éthique. C’est mon avis : qu’en pensez-vous ?
En attendant, si qqn ici se sent “attaqué” par moi je veux bien lui présenter toutes mes excuses. Ca me fait penser à un épisode avec Loïc : je publie un commentaire à un de ses messages, et juste après on me reproche de “déraper”. Ne voyant aucun dérapage dans mon commentaire, je demande à Loïc s’il s’est senti insulté par mon message, il m’écrit que non, en rien. Bref : il ne faut pas imaginer des attaques ou des insultes dans toutes les paroles qui déplaisent un tantet…
Je n’ai pas pu écouter Veyne : je crois malheureusement que c’est un sujet trop culturel pour les heures où je peux écouter la radio en semaine… Cela dit Veyne est un bonhomme que j’écouterais plus volontiers sur l’histoire elle-même que sur Foucault…
Bonne journée,
Bb
27 mars 2008 à 11:07
bonjour à tous,
vous souhaitez l’intervention du modérateur du blog mais les questionnements que vous formulez ont déjà eu leurs réponses plus avant dans cet espace : je pense que je ne pourrai que me répéter sur l’équilibre de la grille entre culture et actu, ce qu’est la culture etc.
Nous pouvons aussi entamer une discussion à partir de ces sujets non plus sur le ressenti, mais sur la relativité ?
Car si je prens le décompte de Nessie, en fonction de mes propres critères de définition de la Culture,j’ai plutôt envie de le relativiser, même si nous pouvons le ressentir comme objectif, non ? Je peux contre-argumenter sur le même mode que Nessie : si je regarde de plus près les récents Matins, j’ai pu écouter :
Serge Audier et Alain Geismar
Saul Friedländer,
Pierre Haski et Jean-Philippe Béja (sur le Tibet et la Chine, replacés dans un contexte historique pour mieux comprendre les enjeux d’aujourd’hui : et mon “ressenti”, mais tout est “relatif” c’est que ces émissions, construites pour la plupart d’entre elles à partir d’un fait d’actualité, ou d’événéments récents, participent à la “culture”.
Emmanuel Hirsch et Sylvain Pourchet (magnifique émission)
David Grossman
Sari Nusseibeh
Véronique Ovaldé
Daniel Pécaut, sur la Colombie,
Russell Banks
Jean-Pierre Vincent, Stanislas Nordey
Je pourrai aussi parler des A voix nue d’Amos Oz et de Sari Nusseibeh, des mardis littéraires, de la Fabrique de l’Histoire qui parle cette semaine de Michel Foucault, des Chemins de la Connaissance avec Alexis Tocqueville la semaine dernière …
bonne journée à tous !
caroline
27 mars 2008 à 12:24
J’ai dû mal m’exprimer, voyez-m’en désolé : la question que je posais (et que j’ai posée à plusieurs reprises), et sur laquelle je souhaite une parole du modérateur est celle-ci : qu’est-il permis d’exprimer sur le blog, qu’est-il interdit d’exprimer ? ceci afin de ne pas écrire inutilement un commentaire qui sera censuré par la suite.
La définition de la culture et la ligne de partage d’avec l’actu est une tout autre chose, vous y répondez d’ailleurs assez bien : il y a bien de la culture dans tous les exemples que vous citez.
C’est bête à dire, mais je suis passé complètement à côté, c’est d’ailleurs entièrement ma faute :
1) je n’écoute plus du tout les matins, tellement je n’y ai entendu que de l’actu, du coup je rate les quelques numéros spécialement consacrés à des sujets culturels – il y a une autre raison, portant sur la compétence des gens qui animent l’émission (Baddou, chroniqueurs), mais c’est un autre sujet. Savez-vous qu’un jour, à l’antenne même, un chroniqueur a traité de « petits salauds » les auditeurs qui critiquent la politique guerrière des USA ? c’est le genre de comportement qui ne donne vraiment pas envie de continuer à écouter
2) pour les mardis litt, fabr histoire : ses émissions sont hors de possibilité d’écoute pour les gens qui travaillent en journée, c’est du moins mon cas
Notez que votre propre décompte ne relativise en rien celui de Nessie, dont pas un thème n’était culturel (allez voir sur yahoo où sont classés les sujets comme OGM, rapport Attali, politique étrangère de la France, etc. : absolument pas dans la rubrique « culture »).
Bien cordialement,
Bb
27 mars 2008 à 14:03
Bonjour Bébert,
Je vous ai pris au mot et j’ai relu tous (?) vos messages… Je vous donne acte que vous vous exprimez avec la plus agréable courtoisie, et que vous êtes certainement quelqu’un de très sympathique. Donc, pardonnez-moi également si je vous ai maltraité. Cette petite révision des posts envoyés m’a montré aussi que j’avais tartiné plus que mon compte, et sans doute pour redire toujours plus ou moins la même chose. Alors, mignonne coïncidence, comme je fus accueilli par vous lors de mon arrivée ici, je m’en vais en vous disant au revoir.
Si je suis interpellé par Nessie ou qui que ce soit, je répondrai certainement, ou bien si certaines invitations à discuter me paraissent irrésistibles (smiley!).
Amical salut,
bonne continuation à FQ,
et bon courage à Caroline.
28 mars 2008 à 15:31
Bonjour,
Je participe à ce blog pour la première fois et je me rends compte que les débats sont souvent réccurents autour de la qualité des émissions de France Culture.
Pour les podcasts, il est vrai que le téléchargement est varie selon les horaires. Malgré cette avancée technologique dont je profite pleinement, je reste toujours attaché au récepteur radio qui suffit amplement à vous tenir captivé par une émision des “lundi de l’histoire”. Nul besoin de passer par le truchement d’appareils numériques pour entendre une présence sonore, une pensée qui avance et qui parfois doute. Les introductions d’Antoine Garapon s’écoutent avec un crayon à la main et un bloc-note. J’écoute France Culture comme un invité silencieux entouré de spécialistes dont il sait qu’ils n’ont rien à lui vendre.
A contrario, le podcast me permet d’écouter des émissions dans les transports en commun mais il est vrai que d’essayer de suivre un sujet sur l’entropie en thermodynamique avec une voie SNCF parasitaire, tient plutôt de la gageure. J’ai donc fait l’acquisition d’un dock ipod relié à une chaine hi-fi afin d’écouter pleinement les podcasts de France Culture.
Certains auditeurs ont une définition partielle de la culture, mais cette vision est communément partagée et nuit à l’image de la radio. Pour certains, France Culture serait ou devrait être une radio où viendraient s’épancher les éditeurs, écrivains ou artistes à longueur d’antenne.Tout autre sujet, comme l’économie, serait la marque d’une radio qui se fourvoyerait dans la contingence matérielle et dans un monde de basses préoccupations. Il y a quelques années, l’émission “l’Economie en question” avait présentéde manière assez magistrale toute une série d’émissions intitulées “les vraies lois de l’économie”; Cecien est donc un contre exemple. Merci à Jacques Généreux. Il ne suffit pas de réunir quelques écrivains pour faire une émission littéraire.Laissons cet exercice au pseudo-émissions littéraires à la télévision.
La culture n’est en aucun cas de la cuistrerie et elle se veut la plus universelle qui soit. A mon sens, la radio tente de viser cette unversalité en traitant différents thèmes; Cette diversité d’émissions se regroupe sous la rubrique “questions d’époque” le matin à 11 heures.
Par ailleurs “du Grain à Moudre” vise aussi à cette universalité.
Pour la fiction, j’avoue avoir du mal à en comprendre la cohérence de la programmation, même si j’ai apprécié quelques pièces.
Enfin, je remercie chaque jour la rédaction, et Dieu sait qu’ils ne sont pas nombreux, pour leur travail et leur analyses fouillées de l’actualité. Les commentaires juridiques de Laure De Vulpian restent de loin une exception dans le paysage journalistique.
Bref, voici mon “France culture” que je m’empresse toujours de faire partager et qui est comparable à aucune autre radio.
Même ma fille de 3 ans semblait fascinée par les propos récent de Badinter dans les “matins”. (humour)
30 mars 2008 à 20:57
message perso a Bebert
le bistrot a fermé je ne sais pas trop pourquoi et me voila sans forum, fiotte de fiotte,peux tu me dire si es potes se sont regrouppés ailleurs .j’ai paumé ta boite mail pour reconfiguration systeme
Caroline, ne fais pas la mijorée laisse passer mon message, allez Miss, squaw, soit chic, notre forum est cassé
9 mai 2008 à 19:23
Stéphane : 11 février 2008 à 21:39 : Je voudrais savoir s’il est prévu de pouvoir écouter en différé voire de “podcaster” les émissions de la nuit ?
Caroline Cesbron : 11 février 2008 à 23:04 : A Stéphane, je crois connaître la réponse mais je préfère vérifier avant de vous répondre (très vite !).
Bon et donc finalement, on ne sait pas…
10 mai 2008 à 8:34
Mille pardons Stéphane pour ce retard ! Il n’est pas possible de podcaster ni d’écouter en différé les émissions de la nuit, dans la mesure ou il s’agit d’archives multiples, dont la diffusion est soumise à des règles de droits d’auteur et de … diffusion très strictes. Je ne crois pas qu’il est prévu un quelconque changement puisque cela ne dépend pas uniquement de nous.
Bonne écoute et bon week-end
Caroline
6 juillet 2008 à 18:11
podcast emission fabuleuse .sonate à deux cordes.Une introduction un geste.parcours
un miracle malingre argumente le mouvement, un crabe acrobate, derive, les grains plisses derriere lui, sous le sable et afflictionnent le bruit sourd des pattes rigides en cling clinguer et baton au triangle.
Des trous noirs du silence, fuient sous le grille des pattes, la marche recourbée à la mandoline,
et ils s entrecroisent, comme des pinces des nuées aux sourd des aiguilles.Le noir assombri, le noir noir occupe à l espace comme des percées matrimoniales du noir,les traces du pas des crabes, les graines recourbées.Et perçe en bruine la rapidité lourde et fluette, du corps du crabe.La grille de l acrobate, trace les traits comme un geste parcours , pour concourir au miracle, le noir assourdissant à la rapidité du crabe. infini podcast.
24 août 2008 à 14:30
Je découvre un peu tard ce billet sur le podcasting (et avoue ne pas avoir lu tous les commentaires dans le détail) et me permets d’apporter un commentaire sur un aspect très terre-à-terre des podcasts de France Culture/Radio France à savoir: la manière avec laquelle ils sont implémentés techniquement.
Comment voulez-vous consulter correctement des podcasts si les titres des épisodes ne contiennent pas le sujet de ceux-ci? C’est à croire que ceux qui diffusent les podcasts ne les utilisent pas. J’ai écrit plusieurs fois à Radio France y compris au médiateur sans que quiconque ait daigné me répondre. Alors je profite de ce billet pour souligner encore une fois ce détail qui a son importance et qui est resté à ce jour complètement occulté.
Prenons l’exemple de l’émission (au hasard) “Place de la toile”. Celle-ci apparaît dans mon logiciel de podcast comme: PLACE DE LA TOILE 11.07.2008, PLACE DE LA TOILE 18.07.2008, etc.
Les champs de description ne décrivent évidemment pas le contenu des émissions. Par conséquent il n’y a aucune possibilité de savoir de quoi parle un épisode sans… l’écouter ou se connecter sur le site web pour se renseigner. Nous sommes à l’envers du bon sens et de l’usage car n’importe quel podcast aujourd’hui comportent des méta-données relatifs au contenus de chaque épisode. C’est la base.
Si on veut parler culture, parlons culture technologique pour une fois. De ce côté, c’est un peu le désert de Gobi chez Radio France! Les nouveaux media (qui ne le sont plus tant que ça) ont certains usages, voire certaines règles comme l’usage des CAPITALES qui donnent le sentiment que l’on hurle dans le biniou. Commençons par implémenter correctement les podcasts avant d’essayer d’évaluer le ressenti de chacun à les utiliser. On est en train d’habituer les auditeurs à utiliser (à leur insu) quelque chose de cassé en leur demandant ce qu’ils en pensent. Je ne sais plus comment le dire.
Ca y’est, je vais encore passer pour un râleur…
Caroline, auriez-vous l’extrême amabilité de faire ‘remonter’ ces griefs (amicaux) à qui de droit et si possible en faire ‘redescendre’ une solution? Merci!
28 août 2008 à 8:20
bonjour,
je “pétitionne” très volontiers avec l’auteur du message 59, dur dur de s’y retrouver pour consulter ses podcasts ; encore plus si vous les transportez sur l’iipod mission quasi impossible pour identifier les contenus de ses petits sons…. non ce n’est pas râler mais vraiment compléter ces formidables possibilités d’écoute.
cordialement et merci cd
24 septembre 2008 à 0:06
pardon Jules, pardon ep ! j’ai des phases d’absence, et vos messages sont arrivés pendant l’une d’entre elles. J’ai parlé de vos remarques sur le podcast mais je crois qu’il va falloir attendre un peu pour améliorer car nous sommes en pleine phase de développement sur les nouvelles technologies. Et nous sommes bien conscients de la pertinence de vos remarques sur les podcats.
Alors merci pour votre patience, et à très vite
Caroline