Je sais que j’aurais du revenir plus tôt, à Pâques, par exemple … comme les cloches ! Et il est vrai que j’ai délaissé cet espace un peu trop longtemps, certains me l’ont reproché, d’autres non et ont souri.
J’avais perdu le rythme, que je retrouve avec les beaux jours et alors que beaucoup de choses se sont passées depuis mon dernier billet, cette activité me manquait et j’avais envie de vous retrouver à l’approche de l’été. Peut-être sous une forme moins ambitieuse que celle que j’avais annoncée (alors là , j’entends les souris, les écrans et les claviers s’esclaffer !) … des billets légers, plus réactifs, pour vous donner une idée de notre actualité, de l’air du temps qui prévaut à un moment donné dans les couloirs de la maison ronde, peut-être … à suivre, à voir … bref, j’ai plutôt envie de suivre mon envie !
Actuellement, c’est la grande préparation de la grille d’été. Les programmes sont décidés, mis dans les cases horaires … mais chacun s’active, programme ses invités, ses déplacements, ses sujets pour ceux qui seront en direct, enregistre débats et sons, mixe et monte, réalise les micros pour les autres.
Les programmes annuels vont s’arrêter le 20 juillet pour revenir le lundi 25 août. Mathématiquement, tout change à l’aube du 21 juillet pour s’arrêter la nuit du 24 août. Là encore, certains vont sourire ou se tenir les côtes ! Je sais bien que cela s’appelle une (double) ironie du sort !
Et pour la définition de cette expression, je vous conseille la lecture de la page 235 (et suivantes) du livre de François Bégaudeau, Entre les murs, 1er Prix France Culture/Télérama en 2006, roman éponyme du film (houlà , quel vocabulaire ! je me surprends moi-même !) réalisé par Laurent Cantet qui vient de remporter la Palme d’Or du 61e Festival de Cannes.
Bref, entre la célébration des 39 ans du premier homme sur la Lune et celle des 436 ans de la Saint-Barthélémy, France Culture vous propose une belle grille d’été, à point, aux petits oignons, garniture au choix, à volonté, soit diverse, variée, légère, sérieuse pour toujours mieux vous accompagner pendant vos vacances … ou vos non-vacances.
Et dès le 21 juillet, en soirée, alunissage à la cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon !
A suivre … ![]()
Addendum (re-houlà !) : ne ratez pas sur nos ondes Filmer Entre les murs , le documentaire sur le tournage du film de Delphine Saltel et Philippe Rouy, le 16 juin de 16h à 17h dans Sur les docks !




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1 juin 2008 à 15:47
Re-bienvenue pour cette rentrée printanière du blog,
Je vais répondre plus légèrement et rapidement, pour être dans le ton:
- j’espère donc que la réactivité du blog sera à la hauteur de la pub diffusée à ce sujet sur la station!
- côté esclaffement, c’était plutôt en lisant qu’on allait avoir une série sur la Saint Barthélémy pour cet été. En effet, une vieille maxime proverbiale énonce, au sujet de France Culture, que “si escoutes France Culture et que c’est l’esté, alors point aux massacres et force larmes ne vas échapper”. Il faudrait analyser sociologiquement et en profondeur ce goût franceculturien pour la castagne génocidaire. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai sursauté en lisant qu’on allait parler de l’homme sur la lune, c’est à dire un sujet non-social, non-génocidaire, non-mémoriel. J’espère que ce ne sera pas trop politisé, cependant, parce qu’il y aurait matière à militantisme (contexte de guerre froide etc.)… Bravo, en tout cas.
- pas fan de Bégodo, désolé. J’ai du mal à supporter sa démagogique stérile. Sa méthode ne respecte ni les matières enseignées, ni les élèves, qu’on renvoie à eux-mêmes, sans ouverture. Mon métier me permet de voir, en première ligne, que les élèves n’aiment pas qu’on joue aux “jeunes” avec eux. Ils veulent qu’on les prennent pour des adultes. Le phénomène Bégaudeau sera sans doute comme le phénomène Beigbeider : un phénomène soluble dans la célébrité, et pshittt. J’aime beaucoup Cantet, mais pas Bégaudeau. J’espère que le film est moins démagogique et rabaissant que le livre.
Oula, moi qui voulais faire court et réactif…
A+
Gerineldo
1 juin 2008 à 18:03
Yann, le retour aussi ??? Youpi ! en fait il fallait simplement que je revienne ici pour que vous me suiviez ….
Mais je dois tout de même corriger quelques erreurs d’interprétation que d’emblée, mon billet a créées.
Je pointais une ironie (double) du sort qui fait débuter et s’achever la grille d’été à deux dates commémoratives : mais comme “pas ronds les chiffres sont, célébrations ne seront”
Et comme pourrait dire mon maître Yoda, “Attendre encore un peu il faut, pour sans peine, aux jours beaux, la chaîne connaître” !
Bon dimanche
Caroline
1 juin 2008 à 19:21
Arg, serait-il possible d’effacer un des deux posts? (le premier par ex) erreur de manip…
2 juin 2008 à 22:56
bonjour Caroline,
Quant à moi, il me tarde de savoir si Alain Veinstein sera toujours sur les ondes à la rentrée….Dîtes-moi que oui où je passe sur rtl -))
Je n’ai pas lu ‘entre les murs’, bien qu’on me l’ait fortement conseillé..et je n’aime pas les livres qui font consensus. Et le fait qu’il fut primé par France Culture ne présage de rien de bon..attendu par exemple que “et mon coeur transparent” est une abomination.
+++
4 juin 2008 à 18:20
Aah oui, moi aussi, je zappe si Alain Veinstein n’est pas là à la rentrée. Allez, soyons généreux, et espérons que non seulement il reste, mais qu’en plus il prolonge son horaire au-delà de, disons, minuit dix (hum). Cela permettrait à une “illustre” émission de se déplacer vers le Mouv’ (là où se trouve sa véritable identité) et de nous donner à la place d’autres moments de délectation franceculturienne qui n’appartiendraient à aucune autre station. On pourrait en profiter, hop hop, pour accorder déplacer Chanson Boum sur France Inter (là où elle a vraiment sa place), et hop, *****extase absolue*******.
J’apprends en plus que Frédéric Mitterrand est nommé à la Villa Médicis. Bravo pour lui donc, et cela permettra aussi à France Culture de réorienter un peu le samedi après-midi. Son émission pipole appartient vraiment à un autre temps (années 70-80) et à un autre médium (la télé). J’espère qu’on en profitera pour faire du “france culture” à la place (ie. du gai savoir, accessible et original).
Bigre, je suis en train d’imiter Vincent Lemerre, à essayer prédire l’avenir!
A+
Gerineldo
4 juin 2008 à 21:25
PS : j’allais oublier : il faut dire à Frédéric Mitterrand surtout de ne pas partir à la Villa sans emporter sa chanteuse et son accordéoniste! (ouf ouf ouf)
4 juin 2008 à 21:31
Je suis d’accord avec Gerineldo à 50%. A savoir que minuit dix n’est pas l’émission qu’il faut après Veinstein. C’est tout simplement une agression au milieu de la nuit..mais c’est juste l’horaire qui ne va pas, puisque l’émission en elle-même, pourquoi pas.
Sinon, Alain Veinstein, si tu nous lis, sache que les auditeurs t’aiment car tu es vraiment LA voix des nuits de france culture. Si on comprend que tu aies envie d’arrêter, comprend aussi que pour bcp tu es irremplaçable à cette heure de la nuit..
Personne ne pourra remplacer tes ‘mmmhh’ avec lequels tu acquiesces.
5 juin 2008 à 0:55
Ce qui me fait sourire c’est qu’à ce degré de connaissance (critique) pour Gérineldo/Yann, il faut écouter du matin au soir France Culture, et … pas en one shot (pardon !)
Caroline
Ps ; je répondrai très vite à vos interrogations
5 juin 2008 à 15:06
Ok pour Minuit Dix. J’ai une autre idée : on pourrait essayer de déplacer l’émission à 5h10 du mat’ ? (” A 5h10… c’est 5h10!” ça sonne bien).
Hélas, mes horaires ne me permettent que rarement d’écouter France Culture en dehors de son prime time, c’est pour cela que je souffre. Mais dites-moi, écouter France Culture du matin au soir, n’est-ce pas une bonne chose? N’est-ce pas ce qu’on appelle un auditorat fidèle, ie. qu’on devrait choyer? Ce serait bien si on quittait l’objectif de la captation en one shot pour offrir de la diversité pour tout le monde à toutes les heures…
5 juin 2008 à 20:52
5h10 ??? Ah non, je ne suis pas d’accord ça coupe les nuits de Philippe Garbit !! et ça on ne peut pas
Et oui, évidemment qu’on a envie que vous nous écoutiez le plus souvent et le plus longtemps possible ! Et quand je parle de one shot, c’est toujours de l’humour de ma part !
…
“offrir de la diversité pour tout le monde à toutes les heures” : cette phrase me plait, car c’est exactement comme ça que je qualifierai la grille d’été qui vous sera révélée bientôt ! et j’ai pensé d’ailleurs pensé à vous aujourd’hui (véridique !), Yann, en travaillant dessus : certaines émissions devraient vous plaire (et là , je suis au premier degré, sans ironie) et j’espère ne pas me tromper ! Dans tous les cas, je me délecte à l’avance de nos futurs échanges cet été
Quant à Bégaudeau, je ne suis pas suffisamment compétente pour juger ses méthodes de transmission du savoir.
Mais j’ai lu le livre et si sa lecture m’a beaucoup fait rire, elle m’a aussi fait l’effet d’un coup de poing dans la figure auquel je ne sais pas répondre … l’impuissance mêlée à l’espoir : drôle de cocktail ! et j’attends avec impatience la sortie du film car moi aussi, tout ce que réalise Laurent Cantet m’emballe : un style unique subtil et délicat.
Caroline
PS : @loïc, lisez Entre les murs, le sujet du livre n’est pas consensuel et vous le refermerez en vous posant des tonnes de questions …enfin, c’est mon avis !
6 juin 2008 à 11:22
Tiens, bonjour Caro, Gerineldo, Loïco et les autres !
Bégaudeau, c’est le prof qui, à un élève qui ose demander en classe “qu’est-ce que c’est un Autrichien ?”, lui répond qqch du genre, t’inquiète pas c’est quelque chose de “pas important”, et cela au nom de l’idée qu’il ne faut pas humilier un enfant.
Résultat :
- l’enfant qui attendait une réponse à la case qu’il ouvrait dans son esprit, est maintenu dans son ignorance initiale
- la réponse lui fait sous-entendre que ne pas savoir une chose est susceptible d’être humiliant…
Super.
Et en plus, Bégaudeau se vante de cette action.
C’est donc à ce genre de qu’on confie l’enseignement de nos mômes ???
Hallucinant.
Que ce bonhomme aille sur les plateaux télé, à Cannes sur la Croisette, boive des cocktails avec des patrons de radio, bref qu’il aille partout, mais surtout qu’il arrête de faire prof !
Bb
6 juin 2008 à 19:36
Ah oui, ne gênons pas Philippe Garbit (je garde encore un excellent souvenir de sa série sur les années 60 de l’été dernier). On pourrait opter pour la nuit du dimanche au lundi, une fois par mois, à 3h10? (”A 3h10 du mat’ une fois par mois, c’est 3h10 du mat’ une fois par mois, l’émission de tout ce qui est parisien et branché, et l’inverse est vrai”, ça sonne bien aussi).
Bon, je suis impatient de découvrir cette grille d’été, alors. Quand sera-t-elle officiellement présentée? S’il n’y a pas de pleureuses, de commémorations, de préchi-précha, de débats techno-politiques (ou techno-économiques), d’interviews copains-copines ou de cours de philo idéologique, alors je reste scotché à la radio toute la journée…
6 juin 2008 à 23:24
Bébert !!! mon bonheur est presque total !!! mais ne seriez vous pas un peu réducteur : une seule phrase, sortie de son contexte, pour qualifier un livre entier ???? Ne pouvez-vous pas y voir, ce que j’y vois, de l’ironie, l’arme suprême pour se protéger, se carapaçonner, croire toujours aux lendemains qui chantent, avoir encore l’espoir, une ironie, partagée dans le livre, autant par le prof que par les élèves ? Et, citation de mémoire du livre de François Bégaudeau : “C’est vrai, quoi, m’sieur, vous charriez trop ! un truc de ouf !
Et pour ce livre, je maintiens mon avis avec une citation de deux schtroumpfs datés entre 5 et 7 ans, ex-futurs élèves de Bégaudeau s’il exerçait encore : “trop bien, trop mortel” ! je vous rassure, ils parlaient de Dragon Ball Z mais personne ne m’a interdit de leur réciter l’Albatros, si ce n’est que j’ai été prévenue qu’à 5 ans, celui qui écoutait ne pouvait pas être intéressé car il ne pouvait pas comprendre. Réponse immédiate du Gizmo de 5 ans : “z’comprends pas tout, mais j’aime bien moi !”.
6 juin 2008 à 23:34
@Loïc : promis, dès que la grille d’été est mise en place et que nous attaquons la rentrée, je vous dirai de suite …
mais vous me direz … et je me prépare déjà à notre future joute blogesque avec délectation !
@Yann : ça ne marche toujours pas pour une diffusion à 3h1à , ça coupe encore les nuits de Philippe même si ce n’est qu’une fois par mois ! Et petite info, Philippe Garbit est bien présent cet été.
Je suis sûre que vous échapperez à au moins une des calamités que vous énoncez mais laquelle ?
bonne nuit à tous et excellent week-end !
Caroline
6 juin 2008 à 23:36
PS : @Yann, mais … vous n’aimez aucun style de musique, voire vous n’aimez pas la musique du tout ou … ?
7 juin 2008 à 8:56
@ caro : Pas la peine d’être agressive comme cela, je suis resté relativement poli et courtois, il n’y a pas lieu d’attaquer injustement les gens à cause de leurs préférences… Pas grave.
Oui, bien sûr, et même si je fais partie de la génération qui écoute MinuitDix, mes goûts ne vont pas dans ce sens là (ni dans le sens de la Chance aux Chansons Boum). Si je n’écoute plus France Inter, c’est bien pour ne pas retrouver sur France Culture les mêmes émissions musicales! S’il fallait que Minuit Dix soit le seul fournisseur de musique et le prescripteur des goûts musicaux, alors aïe aïe aïe ma mère… Il pleut suffisamment dans mes contrées sans en rajouter
Aah, j’espère bien échapper aux Sept Calamités de France Culture cet été!
A+
Gerineldo
7 juin 2008 à 10:29
Arghhhhh comme dirait yann ! loin de moi toute agressivité : mais c’est une question que je me posais … car ni Minuit dix, ni chanson boum et encore moins l’accordéon de Ca me dit ne trouvent grâce à vos yeux donc, par conséquent, je me demandais “mais alors, quelle type de musique aime-t-il?” cela n’allait pas plus loin que ça et mille pardons, Yann, si je vous ai agressé !
7 juin 2008 à 17:21
alors que je me suis laissé dire que CS était fan de Julio Iglesias.
9 juin 2008 à 19:41
Oarf, heureusement qu’on peut aimer autre chose que la variété française ou la musique de campus… Pour l’accordéon de Frédéric Mitterrand, cela fait partie d’un package : la chanteuse, l’accordéoniste et le style d’interview brossareluisant et courtisan de FM (”vous êtes merveilleux, vous me bouleversez, vous m’émouvez, comment faites-vous pour être aussi extraordinaire? Ca se travaille?”). Pour revenir à la musique sur France Culture, l’idéal serait de trouver quelque chose de la trempe, de la qualité, de l’originalité, de la profondeur du Jazz est un Roman, d’Alain Gerber. Ce serait fantastique, et cela remplacerait avantageusement Minuit Dix, le tout selon le même argument : pourquoi diffuser sur France Culture ce qui existe partout ailleurs, et pourquoi ne pas profiter du statut unique de France Culture pour faire du “France Culture”. Mais je ne sais pas si les dirigeants actuels savent vraiment ce que c’est que faire du “France Culture”, et ce que cela peut signifier d’inventivité et d’originalité (formats et thèmes)… Tout ce qu’on a créé récemment va dans le sens du “partout ailleurs” (c’est vrai, non?) (sauf pour le professeur Rollin).
@loïc : Julio Iglesias? J’avais entendu dire qu’elle était davantage fan de Frédéric François et son micro en or :-))
10 juin 2008 à 22:09
petite question @Loïc : qui est CS ???
Et pour poursuivre le passionnant débat sur l’oeuvre et les méthodes de François Bégaudeau, j’ai beaucoup aimé lire la page 17 du Monde daté de demain (je sais à Paris, on est toujours en avance ! attention, c’est de l’humour !!!), page débats, et plus précisément la contribution de Jean Crespi, docteur es lettres de l’Université Paris VII, en réponse à celle, pas moins intéressante, loin s’en faut, d’Alain Finkielkraut, dans le même journal daté du 4 juin.
Le tout évidemment, sur la langue française, optimisme ou pessimisme ?
12 juin 2008 à 12:09
AAAAAAAAARRRRRGGGGH … j’ai fait des fausses manips, commme dirait (toujours) Yann et j’ai effacé en voulant les approuver (évidemment !) le commentaire de Bébert sur les articles du Monde et celui qui demandait si Les évidences universelles seraient de retour cet été !!! pardon, pardon, mea culpa, mea maxima culpa

Bébert ne m’en voulez pas, et renvoyez-moi votre contribution, et pour notre internaute zappé par ma faute, non, cet été, pas d’évidences, mais bien d’autres programmes que je pense être très intéressants !
Caroline
13 juin 2008 à 10:38
Gaspe, désolé Caro mais je n’ai pas gardé d’archive de ma contrib, tant pis pour cette fois
Cool : respirez lentement, faites un démineur, écoutez Toufique Hakem (pour vous poiler), ça va vous détendre vous verrez…
Bonne fin de semaine !
Bb
13 juin 2008 à 17:17
Zut, ce n’est pas CS que je voulais écrire…mais CC. -)))
14 juin 2008 à 16:04
Bon, j’ai respiré lentement, j’ai fait un démineur ou j’ai explosé, j’ai écouté Tewfik … j’ai tout bien fait comme l’a demandé Bébert et c’est vrai que je suis détendue ! A moins que cette détente retouvée ne soit dûe à Minuit/Dix d’hier soir, avec Spleen et Julien Doré ??? Découverte de Spleen à cette occasion ! Et oui, j’utilise Minuit/Dix comme “talent scout” pour éviter de rester scotchée, non pas à Julio ou Frédéric mais à C.Jérome et Sheila version Disco, fin années 70 ! Années 70 ? j’ai écrit Années 70 ? Décidément, la gril(l) d’été déteint sur mon pauvre esprit !
Bon week-end à tous !
Caroline
14 juin 2008 à 19:18
Spleen, habitué de la bande FM, invité pour une Black Session chez Lenoir. Alors pourquoi sur France Culture? J’aimerai poser cette simple question de 5 mots à David Kessler, “Pourquoi faire comme partout ailleurs?”, et voir ce qu’il me répondrait. Quand il essaie de faire du différent, ça donne de longs tunnels monothématiques, des émissions fleuves, des marathons de saturation, comme ce qu’on entend au sujet d’Aimé Césaire. Pourquoi faire cet interminable tunnel de 8 heures d’affilée, alors qu’il aurait été mille fois plus intelligent (et digeste!) de saupoudrer ça dans la grille (et d’oser le mettre en prime-time, lui qui est d’habitude réservé à la technocratie politico-socio-économique). Enfin, je ne vais pas trop m’énerver contre l’actuel directeur de France Culture, c’est mauvais pour la circulation.
Bon week end à tous
PS : pourtant, Frédéric François, son micro en or…
14 juin 2008 à 21:41
Spleen sur France Culture ? mais pour des gens comme moi qui ne zappent pas indéfiniment sur les autres radios à toute heure du jour et de la nuit ! Maintenant, je sais qu’il existe et que j’apprécie sa musique ! Quant au marathon et au “prime-time”, je rappelle à Yann que nous avions rendu hommage à Aimé Césaire lors de sa disparition, que nous avons diffusé en “prime” ses entretiens d’A voix nue et que le Marathon d’aujourd’hui permet de faire entendre, quelques semaines plus tard, ses textes par de grands comédiens, dont mon amie Firmine Richard, Denis Lavant … le tout en direct mais aussi en public pour les Toulousains, qui, m’a-t-on dit sont venus en nombre tout l’après-midi ! C’est aussi ça la radio, aller vers ses auditeurs en leur proposant de la culture en chair et en os, de rencontrer des oeuvres et ceux qui les font vivre même après la disparition de leur auteur ! non ????
14 juin 2008 à 22:10
@Loïc : désolée de ne pas partager votre affection pour Julio ! et j’aime beaucoup votre blog
dont je rappelle que le lien “le blog sympa” est dans ma blogoliste … sur la droite de cette page !
15 juin 2008 à 0:19
Ah, Ali Baddou, ce grand spécialiste de la littérature, maître du prime time, a rendu hommage à Aimé Cesaire? (mpfr
(j’ai rien contre lui, c’est simplement qu’il n’a pas été embauché à la bonne station radio)
Désolé, mais 8h d’affilée sur un même thème, ce n’est pas de la radio. C’est juste un micro posé devant des gens. C’est paresseux, c’est ni fait ni à faire. Faire de la radio, c’est préparer le boulot, monter le bazar et répartir le produit fini sur une grille. Et pour rencontrer les auditeurs, on peut le faire hors antenne. L’ambiance peut être sympa sur place, mais ça peut ne pas passer du tout à la radio. Faire de la radio, c’est un métier, apparemment (c’est ce qu’on m’a dit).
Il y a d’autres moyens de rendre hommage à un auteur que de fonctionner en deux temps : l’hommage dans le feu de l’action puis le marathon logorrhéique et paf fini il disparait de la grille. On peut en parler… régulièrement, avant et après sa disparition. On peut monter des émissions, faire du travail régulier. Pas juste ces feux d’artifice soudains et éphémères. Demain, on fera le ménage et ce sera oublié.
A+
Si si, CC, je sais que vous êtes fan de Frédéric François et de son accordéon :
http://www.dailymotion.com/video/x2u8jv_frederic-francois-on-sembrasse-on-o_music
15 juin 2008 à 21:10
Petite question pour Caroline. C’est curieux cette obstination que vous mettez à appeler”Yann” le valeureux Gerineldo alors qu’il souhaite manifestement participer sous le nom de Gerineldo. Est-ce pour rétablir une quelconque “vérité” sur ce personnage bifrons que serait Gerineldo / Yann ? Ou pour montrer que vous êtes très maligne en utilisant systématiquement l’autre nom ? Dans tous les cas, s’il souhaite se faire connaître sur le pseudo de Gerineldo, il faudrait respecter son souhait, non ? N’enseigne-t-on pas cela dans les écoles de com’ ? Sans compter que les visiteurs occasionnels de ce blog ne doivent rien y comprendre…
En ce qui concerne les marathons littéraires, ils ont toujours quelque chose de la performance sportive : La Légende des Siècles, en apnée et sans vivres, La Divine comédie, à la rame et sans escale… L’ennui, voyez-vous Caroline, est que l’on organise un marathon ou un Césairethon toute la journée alors que l’on oubliera Aimé Césaire dans la porgrammation de France Culture pendant encore dix ans. Au lieu de se donner bonne conscience avec un exploit sportif d’une journée au moment de la disparition d’un auteur, si l’on répartissait un peu plus judicieusement, à l’année, le choix des auteurs, des Å“uvres, des relectures, des dossiers ? Pourquoi attendre les décès pour proposer la connaissance d’une Å“uvre ? UVUO, justement, c’est trop peu, pour explorer le champ immense des Å“uvres littéraires, picturales, etc.
Cordialement à tous,
EZ