Pierre Boulez et le bel avenir de la guerre : une semaine au son du canon !
histoire, musique, société, émissionsL’antenne de France Culture se place sous une double actualité, cette semaine : la guerre et la musique. Dès lundi 10 novembre et jusqu’au samedi 15, un bataillon d’émissions part à l’assaut des ondes, sur le thème de la guerre hier, demain et après-demain, alors que nous commémorerons mardi, le 90e anniversaire de l’armistice. Vous notez que, ce qui était jusqu’à la semaine dernière le nom de code de cette semaine, annonce hier, demain, après-demain, mais pas aujourd’hui. Surtout pas !Â
Aujourd’hui - je veux dire à l’heure où j’écris - le titre a changé et s’est transformé définitivement en Le bel avenir de la guerre*. Moins de mots, plus de concision, c’est le propre des titres.
Le bel avenir de la guerre illustre ainsi au plus près l’idée de Jean Lebrun : ne pas s’arrêter à la commémoration du passé, mais se projeter, dans le futur, dans l’avenir, sans commenter ce qui se passe actuellement pour mieux se consacrer à la réflexion et l’analyse . Si on constate la situation actuelle dans le monde, on ne peut que penser qu’effectivement, les conflits ont, auront des lendemains qui chantent malheureusement. Mais je vous laisse le soin d’écouter les émissions de cette semaine, qui, chacune dans leur ligne éditoriale habituelle, vous ouvriront de nombreux champs de réflexion sur la question.
Celle qui a le chic pour les titres (ceux qui suivent sont d’elle), c’est la rédaction multimédia, qui, avec Demain, la guerre (c’est une variante !) sur le site internet de France Culture vous invite à découvrir votre feuille de route de la semaine : entre autres, le programme de l’antenne - le bataillon d’émissions - dans Sur tous les fronts, Ici Londres pour entendre des lectures de textes d’Albert Londres, lus par Marc de Roy, tandis que L’art de la guerre vous propose en deux parties, les visions de six artistes contemporains sur la guerre et comment elle les inspire dont le chorégraphe Angelin Preljocav, et le plasticien Harald Fernagu.
En force alliée, Rue89 s’est associée à France Culture, et consacre cette semaine un dossier spécial à ce thème intitulé Lignes de fronts : Textes, images, cartes pour mieux comprendre les guerres et conflits qui ont déchiré ou déchirent encore le monde. Et sur les deux sites alliés, un forum - Engagez-vous !  sur celui de France Culture - pour entrevoir ce que pourrait être un conflit en 2018.
C’est pour quand l’armistice ?
Peut-être le mercredi 12 novembre … Pierre Boulez sera l’invité d’Ali Baddou dans Les Matins de France Culture et d’Arnaud Laporte dans Tout arrive ! deux émissions, deux ambiances, deux angles différents pour s’entretenir avec ce musicien, ce compositeur d’exception, évoquer son oeuvre et son apport à la musique à l’heure où Le Louvre invite Pierre Boulez.
Et si la musique adoucissait vraiment les moeurs ?
 *Le bel avenir de la guerre par Philippe Delmas (Gallimard).



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12 novembre 2008 à 18:50
Non, la musique n’adoucit pas les moeurs !
La seule fois où j’ai vu Mr BOULEZ, c’était au festival d’avignon dans la cour d’honneur, il y a trés longtemps. Au bout de 3 minutes, il arrêta sa représentation dont le niveau sonore couvrait tout bruit et quitta la scène sans un mot d’explication. On nous annonça (au bout de 10 minutes quand même) que la police chassait les troupes qui paradaient sur le parvis et dérangeaient le “maitre”. Avignon devait faire silence! C’est à ce genre de comportement irréverencieux pour le public, intolérant pour le peuple que l’on évalue le “génie”. Il ne savait visiblement pas que lorsqu’un génie joue (j’en ai vu et entendu quelques uns), plus rien ne nous dérange. Je suis donc parti en faisant du bruit. Depuis je lui en veux car chaque fois qu’il joue ou qu’il parle, je n’entends que son mépris et son intolérance pour le genre humain. C’est éprouvant.