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Poisson de juin

peche, Belgique, crise, europe 0 commentaire »

Paris, 25 juin 2009 (AFP)

Un tiers des requins ocĂ©aniques - parmi lesquels le grand requin blanc et le requin marteau - sont menacĂ©s d’extinction, en raison essentiellement de la surpĂŞche, selon une Ă©tude rendue publique jeudi…

Bruxelles, 25 juin 2059 (AFP)

Selon les scientifiques europĂ©ens rĂ©unis au “Congrès de la mer” depuis hier, nous sommes entrĂ©s dans une nouvelle ère de la consommation des produits aquatiques.

Les poissons sont toujours là, leur diversité est intacte, mais les stocks « traditionnels » ont bien changé !

La consommation de produits halieutiques ayant plus que doublĂ© depuis le siècle dernier, les biotechnologies ont dĂ» prendre le relais…

Aujourd’hui, la quasi-totalitĂ© des poissons a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ© pour s’adapter aux espaces aquatiques les plus diverses. DorĂ©navant, les sardines, les maquereaux, les thons peuvent vivre en eau douce… les crevettes roses ont peuplĂ© par milliards presque tous les fleuves du monde et notre correspondant en Belgique nous rapportait que les poissons sans arrĂŞte font fureur sur les tables des meilleurs restaurants bruxellois.

La Valeur Kulvik

capitalisme, fond, investissement, Suisse, bourse, euro, financiere, Luxembourg, Finlande, banque, crise 0 commentaire »

Difficile de mettre la main sur Hannes Kulvik. Toujours entre un conseil financier a Genève et son pays natal, la Finlande, sans oublier Londres et, bien sur, Luxembourg, le siège de son fond d’investissement, « Sifter Fund », ou, plutĂ´t, ses fonds, car ils sont plusieurs, mais toujours fondĂ©s sur le mĂŞme principe. « Sifter » signifie « trier ». La compagnie de Hannes Kulvik a crĂ©e un outil d’Ă©valuation - le Stocksifter - qui permet de donner une estimation en temps rĂ©el de la valeur objective des 15,000 sociĂ©tĂ©s les plus importantes du monde, hors fluctuations boursières momentanĂ©es. Est-il possible ou non de connaitre la valeur d’une entreprise Ă  un moment donnĂ© ? Keynes ne le croyait pas, mais on n’est pas obligĂ© d’ĂŞtre KeynĂ©sien…Pour analyser 15.000 compagnies, il ne faudrait pas moins de 135 analystes qui travailleraient dur pendant 2 ans. Stocksifter le fait automatiquement… et en temps rĂ©el ! Et l’outil vous donne la valeur rĂ©elle de chacune de ces entreprises. Cette « valeur », c’est la valeur dite « valeur », du nom de son inventeur. Ensuite, vous affinez progressivement la recherche et vous choisissez les meilleures opportunitĂ©s d’investissement. Une vingtaine d’entreprises, qui sont, elles, Ă©tudiĂ©es par des analystes en chair et en os. Sifterfund ne spĂ©cule pas, il investit. Ce sont les entreprises qui crĂ©ent la valeur, pas les marchĂ©s - tel est le mot d’ordre. Nous n’achetons pas des « titres », nous achetons les entreprises qui sont sous-Ă©valuĂ©es par la bourse. L’analyse mathĂ©matique alliĂ©e Ă  une dose de conservatisme. Sifterfund pense avoir trouvĂ© une formule magique.

Geert Wilders, le grand vainqueur de l’Ă©lection europĂ©enne

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Depuis le « non » nĂ©erlandais Ă  la Constitution EuropĂ©enne, l’Europe est devenue attentive aux dĂ©bats nĂ©erlandais. MalgrĂ© les consignes de la Commission EuropĂ©enne, qui avait invitĂ©s le Pays Bas Ă  ne pas publier les rĂ©sultats de l’Ă©lection europĂ©enne qui s’est dĂ©roulĂ©e hier,  on apprends ce matin que Le Parti de la libertĂ© (PVV) du dĂ©putĂ© Geert Wilders est le grand vainqueur du scrutin. Il se prĂ©sentait pour la première fois aux europĂ©ennes et remporte 4 sièges, peut-ĂŞtre 5 selon certaines estimations. Avec 15 % des voix, le PVV devient la deuxième formation des Pays-Bas!

Le parti se distingue par ses prises de position contre l’Islam (et notamment contre l’attitude des musulmans vis-Ă vis des homosexuels et des femmes) mais aussi par son discours anti-Ă©lites, notamment Bruxelloises. Au ParlĂ©ment EuropĂ©en ils refuseront toute alliance tant avec le groupe libĂ©ral, trop europhile Ă  leurs yeux, qu’avec le Front national français ou Vlaams Belang flamand.

Les deux grands partis au pouvoir, le CDA (chrétien démocrate) et le PVDA (travailliste) , sont les deux grands perdants du scrutin européen. Le premier perd deux sièges et quelque 4,4 points des suffrages, à 20 % environ. Les travaillistes enregistrent une déroute historique, passant de 7 à 3 sièges et de 23,6 % à 12,2 %! Seule consolation pour le camp fédéraliste : le score de D66, une formation libérale centriste, qui passe de 1 à 3 sièges.

Le retour de Margaret Thatcher

parlement, referendum, Lisbonne, elections, LEAP2020, GRANDE BRETAGNE, UE, europe 0 commentaire »

  © CONSERVATIVE PARTY

Il y a 30 ans, Margaret Thatcher arrivait au pouvoir au Royaume-Uni…Fin avril 2009, Ă  l’approche des Ă©lections europĂ©ennes, David Cameron - le leader actuel des conservateurs britanniques - lance une campagne pour un rĂ©fĂ©rendum sur le traitĂ© de Lisbonne - pourtant dĂ©jĂ  ratifiĂ© par le Parlement. « Si le TraitĂ© de Lisbonne rentre en vigueur sans consultation du peuple britannique et si les Conservateurs sont au pouvoir, notre gouvernement prendra les mesures qui s’imposent », dĂ©clare le Parti de Winston Churchill. Faut-il comprendre que le Royaume Uni sortirait de l’Union EuropĂ©enne ? Non, mais selon James Elles, eurodeputĂ© conservateur, ” l’Union devrait servir surtout Ă  s’adapter au nouveau monde du 21eme siècle - le monde de la concurrence, notamment avec l’Asie”. La conception  de l’Europe du Parti Conservateur est assez gaulliste - l’Europe  des nations, un marchĂ© Ă©conomique commun, mais pas de rĂ©els pouvoirs politiques, car cela menacerait la souverainetĂ© nationale (la souverainetĂ© europĂ©enne n’existe pas du fait de l’absence de « peuple europĂ©en »).Les français adorent caricaturer les conservateurs britanniques : mĂ©chants « ultralibĂ©raux », dangereux europhobes… Alors logiquement, donc, avec la crise actuelle, le Parti de Margaret Thatcher devrait ĂŞtre vouĂ© Ă  la Disparition ?! On devrait voir apparaĂ®tre un Olivier Besancenot dans le pays d’Oliver Cromwell ? Mais non, pas d’espoir pour le vote protestataire, surtout communiste. Dans les enquĂŞtes d’opinion, les Tories ont plus de 10% (!!!) d’avance sur les Travaillistes. Ils vont gagner les Ă©lections et… ils vont peut-ĂŞtre faire perdre la majoritĂ© au Parlement EuropĂ©en au Parti Populaire EuropĂ©en, car David Cameron veut siĂ©ger seul. Est ce que ca va Ă©liminer les concurrents  ouvertement “anti-unionistes” du Parti de l’indĂ©pendance de la Grande Bretagne? La rĂ©ponse le 4 juin.

Le paradis des courtiers

bourse, capitalisme, Londres, livre, dollar, LEAP2020, crise, financiere, banque, euro, GRANDE BRETAGNE 1 commentaire »

city of london © A.Ipatovtsev
La circulation n’est pas très dense devant le nouveau siège de la bourse de Londres, près de l’Ă©glise Saint Paul. La bourse a Ă©tĂ© créée en 1801, dans un autre quartier, le quartier du change, lĂ  oĂą se trouve aujourd’hui la City, l’endroit oĂą s’effectuaient les transactions marchandes… Ă  l’intĂ©rieur des « coffeehouses ». Ranald Michie, professeur Ă  l’UniversitĂ© de Durham, est spĂ©cialiste de l’histoire des marchĂ©s financiers : « C’Ă©tait au moment des guerres rĂ©volutionnaires françaises, sous NapolĂ©on. La dette du gouvernement anglais augmentait rapidement. 800 millions de livres vers la fin de la guerre - une somme astronomique a l’Ă©poque. Donc il est apparu un besoin d’avoir une place oĂą l’on pourrait vendre des titres. Mais il fallait Ă©galement Ă©liminer le risque de non payement, le risque de contrepartie. »La bourse pourrait ĂŞtre dĂ©finie comme un marchĂ©, mais un marchĂ© contrĂ´lĂ© par des règles et des rĂ©gulations. C’est la diffĂ©rence avec « le marché » tout court. Et aujourd’hui, c’est quoi la bourse, professeur Michie ?

« D’un cĂ´tĂ©, rien n’a vĂ©ritablement changĂ©. Mais une chose a changĂ© pourtant - il n’est plus question de dette de l’Ă©tat, seules les actions d’entreprises y sont Ă©changĂ©es !).  Deuxième changement - le rĂ´le des banques. Il y a très peu de courtiers indĂ©pendants, les affaires sont faites par les banques. Et puis, la technologie aussi… Pendant longtemps, le « trading floor » Ă©tait souverain ! Pour vendre des titres, il fallait ĂŞtre membre de la bourse. Aujourd’hui, tout se fait Ă©lectroniquement. Vous pouvez interagir avec les autres courtiers de chez vous Ă  travers l’Ă©cran de votre ordinateur. »

Le bruit des voitures Ă  l’extĂ©rieur de la bourse de Londres…. A l’intĂ©rieur, l’ambiance est beaucoup plus silencieuse car la vente Ă  la criĂ©e est remplacĂ©e par des transactions Ă©lectroniques. Et ca depuis le « big bang » de Margaret Thatcher - la libĂ©ralisation du fonctionnement de la bourse - qui a  facilitĂ© l’arrivĂ©e rapide de banques amĂ©ricaines et ouest-europĂ©ennes Ă  Londres et  dĂ©veloppĂ© le marchĂ© financier grâce Ă  la baisse des coĂ»ts. La City, auparavant considĂ©rĂ©e comme un lieu Ă©litiste pour gentlemen anglais, est aujourd’hui le paradis des courtiers « golden boys ». Le marchĂ© londonien des titres est le plus important d’Europe. Mais comment une entreprise choisit-elle la bourse dans laquelle elle sera cotĂ©e ?

« La compagnie regarde les prix qu’elle peut obtenir pour ses titres et elle Ă©value les charges pour ĂŞtre listĂ©e Ă  Londres ou a New York. Et ca ne dĂ©pend pas uniquement de la bourse, mais Ă©galement des autoritĂ©s. Vous savez, après le “scandale Enron, les Etats-Unis ont augmentĂ© la charge rĂ©gulatrice qui pèse sur les entreprises. RĂ©sultat : les entreprises sont parties de New York pour venir chez nous. Donc, si maintenant, avec la crise, l’Union EuropĂ©enne durcit la rĂ©gulation pour l’introduction en bourse, les entreprises partiront ailleurs. C’est inĂ©vitable ! »

Ceci est donc une forme d’avertissement du Professeur Richie aux rĂ©gulateurs français ! Dans quelques jours, Xavier Rolet - l’ancien directeur de Lehman Brothers France - prendra la tĂŞte du London stock exchange qui regroupe les places de Londres et de Milan. Avec la crise, les introductions en Bourse sont devenues rares, les montants des transactions boursières diminuent et la valeur des titres fond. La valeur des groupes du Footsie-100 s’est ainsi rĂ©duite de 34% en 2008. En plus, après une nouvelle dĂ©règlementation rĂ©cente, les nouveaux acteurs -  Turquoise et  Instinet - empiètent de plus en plus sur les parts de marchĂ© de la bourse de Londres.

« La part de la bourse de Londres dans les entreprises de l’indice boursier Footsie 100 ne reprĂ©sente aujourd’hui que 68% du volume des ventes. 32% des transactions s’effectue donc ailleurs. Mais cela ne veut pas dire que ces titres sont partis Ă  New York ou a Euronext. Non ! Ils sont partis vers les plateformes Ă©lectroniques. Mais le prix de rĂ©fĂ©rence est toujours fixĂ© par la bourse de Londres. »

L’Université de la bourse

Moscou, dollar, bourse, capitalisme, radio, euro, France, banque, rouble, Russie 0 commentaire »

« Il existe aujourd’hui un large consensus, au sein des Ă©lites Ă©conomiques et politiques, pour juger que la culture Ă©conomique des Français est insuffisante. Ce manque de culture Ă©conomique expliquerait la mĂ©fiance, voire l’hostilitĂ©, de larges fractions de l’opinion Ă  l’Ă©gard de l’Ă©conomie de marchĂ©, un comportement qui trancherait par rapport Ă  celui observĂ© chez la plupart de nos voisins europĂ©ens», Ă©crit Philippe Fremeaux dans « Alternatives Ă©conomiques » de mai 2009.

Les anciens pays de l’est  europĂ©en n’ont plus envie de chercher des alternatives au capitalisme, ils prĂ©fèrent essayer de le comprendre. Tenez, sur un excellente radio « Echo de Moscou », on a ouvert « L’universitĂ© de la bourse ». Un auditeur, Igor, s’interroge : « J’ai une petite somme d’argent libre, aux alentours de 1000 dollars. Vous pourriez me donner un conseil, quoi dois-je faire ? »

« Je conseillerais Ă  Igor de ne rien faire avec ses 1000 dollars. A quoi bon ? Igor Ă  1000 dollars, il va le convertir dans une autre devise, il va gagner 10%. 100 dollars c’est quoi ? C’est beaucoup ? Vous comprenez, cette petite somme ne permet pas de travailler sur les marchĂ©s. Il vaut mieux le mettre sur un compte dĂ©positaire dans une banque ». Donc, pour jouer en bourse, il faudra ĂŞtre un peu plus riche qu’Igor, suggère subtilement Vladimir Gavrilenko, directeur de l’UniversitĂ© de la bourse de Moscou, l’invitĂ© de l’Ă©mission radiophonique « l’universitĂ© de la bourse » du 15 avril.

Le programme, comme tout ce qui est fait sur « Écho de Moscou », est interactif. On peut appeler pendant le direct, on peut poser ses questions en amont sur le site de l’Ă©mission…. Comme cet auditeur qui se demande si « le comportement des acteurs a la bourse est dĂ©fini par le niveau de connaissances acquis ou plutĂ´t par la psychologie humaine ? »

Monsieur Gavrilenko lui rĂ©pond : «Vous comprenez, qu’est ce que dĂ©finit  le prix sur le marché ? La psychologie de la foule. Si aujourd’hui nos concitoyens dĂ©cident que la crise est finie et que le moment est venu d’acheter des actions, l’index de notre bourse va s’envoler ! Pourquoi ? Parce que les gens ont de l’argent. Mais nous avons tous peur et nous ne savons que faire de cet argent. Souvenez vous, il y a quelques mois j’ai fait un pronostic en disant que l’index de la bourse de Moscou allait monter de 300 points ? Regardez - fĂ©vrier 2009, l’index Ă©tait Ă  500, aujourd’hui on est a 800 ! Pile poil ! Donc ceux qui, Ă  l’Ă©poque, imaginaient que l’effondrement allait se poursuivre ont eu tort. 500 points - c’est la limite basse. Mais celui qui achète aujourd’hui en espĂ©rant profiter de la hausse rapide se trompe aussi. Nous avons atteint un palier en ce moment, il y aura d’abord une baisse, mais ensuite il y aura une troisième vague de croissance. Il faudra investir au tout dĂ©but de cette troisième vague. Comment le faire pratiquement, appelez le 661 22 20 et venez chez nous assister Ă  nos sĂ©minaires thĂ©matiques tous les jeudis !».

« Écho de Moscou » est une radio commerciale qui vit de la publicitĂ©. Pas Ă©tonnant, donc, d’avoir des Ă©missions sponsorisĂ©es…A cotĂ© des conseils pratiques, on raconte Ă©galement les effets de la crise actuelle sur la bourse de Moscou : «Notre Ă©mission existe depuis 2 ans et, si vous vous souvenez bien, Ă  l’Ă©poque les mouvements des actions Ă  la bourse n’Ă©taient pas très forts. Aujourd’hui, les actions des entreprises russes ont augmentĂ©… de l’ordre de 100, 150, 200% depuis 1 mois ! C’est un vrai miracle ! Mais ce genre de miracle ne se produit que pendant les crises ! N’oubliez pas que ces mĂŞmes actions peuvent perdre 100-150% très rapidement. Mais vous pouvez aussi jouer sur la baisse ! Pour cela, il faut prendre une position dit « courte », ou « shorter »… vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais n’oubliez pas qu’on peut gagner plus en jouant Ă  la baisse ! Car l’augmentation est lente mais la baisse est rapide ! Appelez le 661 22 20, le sĂ©minaire commence jeudi ! »

Comment jouer sur la baisse. Comment jouer sur toutes les bourses Ă  la fois. Comment ne pas devenir accro aux jeux boursiers ?!… « L’UniversitĂ© de la bourse » de Moscou gagne, sans doute, autant avec la bourse qu’avec ses frais d’inscription. Et les auditeurs de « l’universitĂ© radiophonique », eux, apprennent le capitalisme gratuitement…

100ème anniversaire du Conseil de l’Europe

parlement, Bielorussie, LEAP2020, Espagne, France, europe 2 commentaires »

Brussels, 5 mai 2049

Depuis l’annĂ©e dernière - avec l’adhĂ©sion de la BiĂ©lorussie - l’espace de l’ancienne Union EuropĂ©enne coĂŻncide avec celui du Conseil de l’Europe. Et son assemblĂ©e parlementaire a remplacĂ© le Parlement EuropĂ©en. Cette annĂ©e, les cĂ©rĂ©monies officielles du 100ème  anniversaire de la fondation du Conseil de l’Europe coĂŻncident avec l’introduction du nouveau système de dĂ©signation de l’autoritĂ© de rĂ©gulation du Grand Espace EuropĂ©en.

L’AssemblĂ©e a introduit un système de sondage Ă©lectronique pour les dĂ©putĂ©s. Les reprĂ©sentants des peuples europĂ©ens Ă©mettent, de façon continue, leurs opinions sur le travail des RĂ©gulateurs. Lorsqu’un RĂ©gulateur descend en-dessous du seuil des 50% d’opinions favorables, il est remplacĂ© par un dĂ©putĂ©-candidat avec un niveau de popularitĂ© plus Ă©levĂ©.

Le bâtiment de l’ancien Parlement EuropĂ©en de Strasbourg - devenu le MusĂ©e de l’Europe-accueillera bientĂ´t une nouvelle exposition au titre Ă©vocateur :

« Du bulletin de vote Ă  l’opinion europĂ©enne, un siècle de dĂ©mocratie europĂ©enne. »…

Un titre qui rĂ©sume assez bien le chemin parcouru…

P.S. sur le site de l’ambassade de France en Espagne on lit:

“Les Ministres des pays membres du Conseil de l’Europe se sont retrouvĂ©s Ă  Madrid le 12 mai 2009, pour la 119ème session du ComitĂ© des Ministres et cĂ©lĂ©brer ainsi le 60ème anniversaire du Conseil europĂ©en.”

Pour l’ambassade nous y sommes, dĂ©jĂ . Conseil europĂ©en=Conseil de l’Europe.

L’avenir radieux de la sĂ©questration

patron, France 3 commentaires »

Paris, 2 mai 2029

Selon la prĂ©fecture de Police, le dernier bilan des « sĂ©questrations volontaires » du 1er mai s’Ă©lève Ă  46 000 PDG.
En effet, comme tous les ans depuis que nous sommes tous devenus des travailleurs indépendants - et donc, de facto, nos propres patrons -  les membres de la Lutte révolutionnaire anticapitaliste ont symboliquement commémoré le 20ème anniversaire de la Grande Séquestration de 2009.
46000 membres du Parti se sont enfermĂ©s chez eux en dĂ©branchant tous les moyens de communication avec le monde extĂ©rieur… goutant, pour un instant, au sentiment Ă©trange de « l’auto-sĂ©questration patronale » !
Peu avant le dĂ©but de l’action, le Parti a de nouveau appelĂ© au rĂ©tablissement des conventions collectives, disparues depuis la dissolution de la dernière entreprise en France.

« Ce monde oĂą nous sommes tous des entrepreneurs de grĂ© Ă  grĂ©… Ce monde-lĂ , nous n’en voulons pas !!! », voilĂ  le message envoyĂ© sur la messagerie de dizaines de milliers de « PDG rĂ©volutionnaires » d’un nouveau genre…

Et tout s’Ă©claire…

parlement, elections, Pologne, crise 0 commentaire »

« Bruxelles-Strasbourg », « Strasbourg -Bruxelles »… La vie des dĂ©putĂ©s est faite de multiples dĂ©placements entre les 2 capitales europĂ©ennes. Fatiguant et couteux. D’oĂą la proposition de plusieurs eurodĂ©putĂ©s de supprimer le siège strasbourgeois du Parlement europĂ©en. D’autant qu’Ă  l’heure actuelle, alors que la campagne des europĂ©ennes bat son plein, il faut Ă©galement aller dans les circonscriptions. La circonscription de Boguslaw Sonik est dans la rĂ©gion de Cracovie, en Pologne. Ses Ă©lecteurs s’intĂ©ressent beaucoup aux frais de fonctionnement du parlement europĂ©en : “7000 euros- c’est une somme Ă©norme en Pologne.Si on ajoute les frais de fonctionnement, l’assistant, etc.on arrive a 30 ou 40000 euros par mois. Ce que stigmatisent les tabloids.”

Les eurodĂ©putĂ©s-profiteurs. C’est pour cela que la Pologne risque d’obtenir un taux d’abstention record, de l’ordre de 87%, lors de prochaines Ă©lections europĂ©ennes.

Sous l’effet de la crise, qui touche la Pologne un peu moins que les autres pays de l’union (la croissance est prĂ©sente, de l’ordre de 1%), on taille dans les dĂ©penses.
Le budget de la campagne pour la parti de Boguslaw (Plate-forme Civique, PPE) s’Ă©lève Ă  10 millions de zloty. La rĂ©gion de Cracovie a reçu 340.000 zloty. Boguslaw Sonik dispose de 10.000 euros seulement pour toute la campagne. De quoi faire une vingtaine d’affichettes pour les villages et un seul poster dans le centre ville de Cracovie.

Une campagne d’affichage bus du jeudi 30 avril au mardi 13 mai 2009 : (5 visuels)
300 faces sur les grands arrières et flancs de bus.  © po

« Et tout s’Ă©claire », une nouvelle campagne de pub pour nous, a France Culture. Ca fera de jaloux en Pologne…

dollar is forever?

LEAP2020, FMI, or, dollar, BCE, euro, crise, financiere, banque, UE 0 commentaire »

Alan Greenspan, qui était le président de la Banque Centrale américaine de 1987 à 2006, a longtemps été un partisan de l’or, « l’or et la liberté économique sont indissociables », écrivait-il en 66. «À part l’étalon or, il n’existe aucun moyen de préserver l’épargne de l’inflation, l’or protège la propriété» disait-il.
Qu’a fait ce même Alan Greenspan pour l’or lorsqu’il était président de la FED ? Rien, si ce n’est le vendre.
Les AmĂ©ricains ont installĂ© leur rĂ©serve d’or au centre d’un camp militaire impressionnant qui est le camp d’entraĂ®nement de l’arme blindĂ©e. Il est Ă©vident que leur or ne pouvait pas ĂŞtre mieux dĂ©fendu que par ces tanks. Mais voilĂ , depuis plusieurs dĂ©cennies dĂ©jĂ , les rĂ©serves des banques centrales sont constituĂ©es de devises et non plus d’or. Le dollar amĂ©ricain est la principale monnaie de rĂ©serve. A partir des accords de Bretton Woods et jusqu’en 1971 le dollar Ă©tait rĂ©putĂ© “as good as gold”, c’est-Ă -dire aussi bon que l’or. En effet, en 1944, les leaders mondiaux du système financier rattachent l’or au dollar Ă  un cours fixe, une once d’or pour 35 dollars mais vers la fin des annĂ©es 60, le prĂ©sident Johnson desserra les liens entre l’or et les dollars avant qu’en aoĂ»t 1971 Richard Nixon ne dĂ©crète leur inconvertibilitĂ© dĂ©finitive. Plusieurs voix s’élèvent alors contre cette dĂ©cision, mais certains voyaient dĂ©jĂ  se dessiner une autre solution Ă  la crise du système monĂ©taire gĂ©nĂ©rĂ©e par la perte de l’étalon d’or.
Valéry Giscard d’Estaing : “Le système monétaire international s’est effondré il y a huit ans, en 1971, et nous sommes entrés dans la période des taux de change flottants et on a bien vu que ce système des taux de change flottants n’était pas favorable à l’économie mondiale. Nous ne pouvions pas, nous, rebâtir le système pour tout le monde, mais nous pouvions au moins le rebâtir pour nous et donc le fait que l’Europe rétablisse un système de stabilité du taux de change est un élément qui permettra – je l’espère – de reconstruire progressivement tout le système.”
C’était il y a exactement trente ans, l’année même de la création du système monétaire européen, un système qui nous a conduits vers l’euro. Aujourd’hui, l’euro est la deuxième monnaie au monde, s’agissant des transactions et depuis décembre 2006, il compte le plus grand nombre de billets en circulation. Que les espoirs étaient grands ! On se demandait même à l’époque si la monnaie européenne n’allait pas détrôner le roi dollar. Souvenez-vous, il y a seulement six mois le dollar était au plus bas par rapport à l’euro, mais la crise financière est venue à nouveau tout bouleverser, c’est à n’y plus rien comprendre. Pourquoi le dollar tient-il toujours et gagne même 22% sur l’euro depuis l’été dernier ? Depuis son lancement en 1999, l’euro n’a pas arrêté de gagner du terrain sur le dollar dans les réserves de change international. En 1999, l’euro représentait moins de 20% des réserves contre plus de 70% pour le dollar, à la fin du deuxième trimestre 2008 c’était 26.7% pour l’euro et 63.6% pour le dollar, c’est les statistiques du FMI. Est-ce que la crise va remettre en cause le statut de l’euro comme monnaie de réserve ?
A priori, non parce que lĂ  encore on a affaire Ă  des comportements de gestion de portefeuille. Qui a besoin de placer des rĂ©serves en devises ? Ce sont les pays excĂ©dentaires en balance de paiement, les opĂ©rations courantes, donc ce sont les pays pĂ©troliers, c’est la Chine. Ils ont ont le choix entre des instruments libellĂ©s en dollar et des instruments libellĂ©s en euro et Ă©ventuellement en d’autres monnaies. Ils composent un portefeuille qui leur parait optimal en fonction de leurs anticipations. L’euro a montĂ© parce que les anticipations de rendement sur les titres en euro Ă©taient supĂ©rieures aux anticipations de rendement sur les titres en dollar. Les gens vendaient des titres en dollar, vendaient les dollars, achetaient de l’euro, achetaient des titres en euro et ils font le mouvement inverse aujourd’hui.

Dollar is forever?