Le 31 dĂ©cembre 1998, Jacques Santer, le prĂ©sident de la commission europĂ©enne de l’Ă©poque annonce « un Ă©vĂ©nement de toute première importance » : la crĂ©ation de l’euro au 1er janvier 1999. Dix ans et 2 prĂ©sidents plus tard, oĂą en est l’union monĂ©taire ?  J’ai posĂ© la question à  Paul De Grauwe, conseiller de l’actuel prĂ©sident de la commission, Mr. Barroso. De nombreux gouvernements de l’Union ont laissĂ© filer leur dĂ©ficit budgĂ©taire et se sont endettĂ©s pour relancer leur Ă©conomie. La Commission europĂ©enne les rappelle Ă  l’ordre et leur demande de  respecter les critères de Maastricht. A-t-elle une chance d’y parvenir, Paul De Grauwe?

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Pourtant Jean Claude Trichet vient de déclarer au journal Le Monde que « respect des critères de Maastricht est essentiel ».

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Ni plus ni moins ! A quoi donc servait-il ? Peut-on vivre dans l’union monĂ©taire sans les critères de Maastricht ?

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Avant d’entrer dans la zone euro, la RFA a pleinement rĂ©ussi son union monĂ©taire avec l’ex RDA. Mais aujourd’hui, l’Allemagne rĂ©unifiĂ©e montre-t-elle  la mĂŞme solidaritĂ© envers les autres pays de la zone euro pour qui il devient de plus en plus difficile d’emprunter le d’argent tant ils sont endettĂ©s ?! Vous Ă©tiez partisan d’Ă©mission d’obligations communes Ă  tous les membres de la zone euro, des « eurobonds », Paul De Grauwe. Ou en sommes-nous aujourd’hui ?

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Et si un Ă©tat, comme l’Irlande par exemple, se retrouvait en faillite ? Que feraient les allemands ? Quels sont les risques majeurs concernant la cohĂ©sion de la zone euro ?

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Eh oui ! Dans un article qui date de 2006, Paul De Grauwe Ă©crivait : « l’Euro est nĂ©faste Ă  l’Ă©conomie de l’Italie ! ». L’euro a Ă©tĂ© conçue principalement pour pousser les pays vers  l’union politique. Dix ans après sa crĂ©ation, nous n’avons toujours pas de gouvernement europĂ©en. Cette situation est-elle viable ? En 2006, Paul De Grauwe rĂ©pondait que non. Que rĂ©pond-il aujourd’hui ?

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La dĂ©cision de la cour constitutionnelle allemande de cet Ă©tĂ© tend Ă  montrer que l’Allemagne n’ira pas plus loin dans le transfert de souverainetĂ© vers les institutions communautaires. Il n’y aura donc pas de vĂ©ritable gouvernement de l’Union. Une conclusion Monsieur le Conseiller de la PrĂ©sidence :

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