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Tous les billets de décembre 2009

Les frontières linguistiques en Europe

parlement, frontière, Serbie, Grece, France, Allemagne, langues rĂ©gionales, minoritĂ©s, europe 3 commentaires »
27 déc 2009

 © ai

Nous sommes au  Conseil de l’Europe, Ă  Strasbourg, oĂą se tient la rĂ©union du Congrès des pouvoirs locaux et rĂ©gionaux. A en juger par les casques sur les tĂŞtes des dĂ©lĂ©guĂ©s, la majoritĂ© n’arrive pas Ă  comprendre la langue de l’orateur, le Maire de Kragujevac. Au Conseil de l’Europe, la plus ancienne institution europĂ©enne qui rĂ©unit aujourd’hui 47 Ă©tats du continent, on entend toutes les langues du continent ! Donc pour travailler ensemble, il faut des interprètes. En tout, il y a 12 cabines d’interprètes autour de l’hĂ©micycle. Certaines sont vides. Dans la cabine grecque, je retrouve Marie-NoĂ«lle Batut qui coordonne le travail des traducteurs.
Le jour du Congrès, les grecs, effectivement, ont amenĂ© leur propre traducteur. Car les grecs, tout comme les serbes, veulent absolument s’exprimer dans la langue de leur pays !
Pour certaines langues, surtout les langues rĂ©gionales, il est presque impossible de trouver un interprète! Marie-NoĂ«lle prie pour que, Ă  l’occasion d’une prochaine reunion, les bretons ne demandent pas interprète du gaĂ©lique !

Comment organiser la cohabitation entre les langues « majoritaires » et « minoritaires » sur notre continent ? Le Conseil de l’Europe a Ă©laborĂ© une convention destinĂ©e Ă  protĂ©ger les langues minoritaires : « la Charte europĂ©enne des langues rĂ©gionales ou minoritaires » dont Alexey Kozhemyakov est le chef du secrĂ©tariat :

ai

Et comment procèdent les états signataires ?

ai

La Charte ne défend pas directement les personnes physiques, mais elle crée des obligations pour les états. La Charte est-elle réellement contraignante pour les signataires ?

a
 © ai

24 des 47 pays ont dĂ©jĂ  ratifiĂ© la Charte qui a fĂŞtĂ© ses 10 ans en 2008. Elle est devenue l’un des documents essentiels pour le Conseil de l’Europe. Un Conseil qui constitue l’incarnation mĂŞme de l’Europe, de ses valeurs. Mais elle cible uniquement les langues faisant partie de « l’hĂ©ritage culturel » de chaque pays membre. Une notion pas très prĂ©cise. Est-ce que la langue turque fait  partie de l’hĂ©ritage allemand, comme, par exemple, la langue Romani ?

ai

Et combien de langues y a-t-il, au total, à défendre en Europe ?

ai

L’Allemagne a ratifiĂ© la Convention et la Charte. La France, toujours pas…

Le FMI, l’Ukraine et une vache sacrĂ©e

dollar, elections, CEI, FMI, banque, crise, financiere, Pologne, Ukraine 1 commentaire »
20 déc 2009

Le 8 octobre 2008, le prĂ©sident de l’Ukraine, Viktor Yushenko, s’adresse Ă  ses compatriotes. Depuis que la coalition des forces dĂ©mocratiques, issue de la « rĂ©volution orange », a Ă©clatĂ© au mois de septembre, le pays est ingouvernable. Yushenko annonce donc la tenue prochaine d’Ă©lections lĂ©gislatives. Aucune allusion Ă  la crise financière survenue deux semaines plus tĂ´t. Pourtant, la situation Ă©conomique ne laisse pas penser que l’Ukraine sera Ă©pargnĂ©e. Elle sera mĂŞme bientĂ´t si malade que le PrĂ©sident devra revenir sur sa propre dĂ©cision et finalement annuler le scrutin quelques semaines plus tard ! Selon l’ex-ministre de l’Ă©conomie - Victor Sousloff - interrogĂ© par Radio LibertĂ©, le raison est simple : l’Ukraine vit Ă  crĂ©dit de façon dĂ©raisonnable:”C’est une question de politique Ă©conomique. Vous attirez des capitaux, vous organisez un accès très facile aux crĂ©dits mais ne rĂ©gulez pas du tout les flux des capitaux… chose que la Banque Centrale devait faire normalement, elle devrait regarder oĂą vont les 85 milliards de dollars empruntĂ©s ! Vous savez, cet argent est principalement parti vers les crĂ©dits hypothĂ©caires, de consommation, pour acheter les voitures… Bref, cette politique devait se terminer par un crash ! Et puis on commence Ă  se plaindre que notre acier ne se vend plus Ă  cause de la crise ! Eh bien, il fallait Ă  l’Ă©poque dĂ©penser l’argent pour moderniser le secteur de la mĂ©tallurgie ! »

L’expert ukrainien, Alexandre Zholud, enfonce le clou :

«Toutes les exportations ukrainiennes ont chutĂ©. Et on n’achète plus ukrainien mĂŞme avec des prix bas ! Cela concerne les principaux produits d’exportation : les mĂ©taux, les engrais, les produits agricoles, les machines… Donc les volumes d’exportations baissent, et les recettes aussi ! »

Les rĂ©serves ukrainiennes s’Ă©levaient Ă  30 milliards de dollars en octobre 2008. La dette globale dĂ©passait les 100 milliards de dollars. La moitie de cette dette est constituĂ©e de la dette des banques qu’il fallait rembourser pendant les pires mois de la crise. La solution : emprunter encore ! 16,5  milliards de dollars empruntĂ©s Ă  un faible taux  - 4% -  auprès du FMI. L’Ă©conomiste Vladimir Lanovoy:

« Le crĂ©dit du Fmi est très important pour l’Ukraine, car la balance commerciale du pays est nĂ©gative ! On doit payer plus d’argent que nous en disposons. Les investissements et autres entrĂ©es d’argent depuis l’Ă©tranger ne suffisent pas. Si nous n’avions pas l’apport du FMI, le grivna - la devise ukrainienne - deviendrait instable et serait sans cesse dĂ©valuĂ©e ! »

ThĂ©oriquement, le FMI ne devrait pas prĂŞter Ă  un pays dont l’Ă©conomie est si mal gĂ©rĂ©e que la question de son remboursement de prĂŞt peut ĂŞtre sĂ©rieusement posĂ©e. Du coup, le FMI impose toute une sĂ©rie de mesures de rigueur. Irina Akimova, « le ministre de l’Ă©conomie de l’ombre » de la partie de l’opposition les Ă©numère :

« Tout d’abord, c’est la rĂ©duction du dĂ©ficit budgĂ©taire. En 2009, on devait avoir un budget sans dĂ©ficit ! Mais que signifie un budget sans dĂ©ficit quand les dĂ©penses sociales sont si importantes ? Cela veut dire que les revenus rĂ©els de la population vont baisser ! Et c’est une mesure très impopulaire ! Évidemment, s’attendre Ă  de telles mesures de la part du Premier Ministre - Mme Timoshenko - est très improbable. D’autant plus qu’elle est l’une des candidates pour les Ă©lections prĂ©sidentielles Ă  venir. Elle doit tenir ses promesses et on se souvient qu’au dĂ©but de l’annĂ©e, elle nous a promis des standards de vie « a l’europĂ©enne » avant la fin 2009 ! Dans le mĂŞme temps, le chĂ´mage augmente, nous avons des problèmes de paiements d’arriĂ©rĂ©s de salaires et de retraites. Comment le gouvernement va-t-il remplir ses obligations sociales tout en soutenant le marchĂ© intĂ©rieur et la production - voilĂ  la vĂ©ritable question ! »

Vladimir Lanovoy n’est pas content :

« Le FMI ne s’occupe pas des reformes structurelles ! Et il ne demande pas aux gouvernements de changements institutionnels ou de changement de politique sectorielle. C’est prĂ©cisĂ©ment pour cela que ses actions n’aboutissent pas aux rĂ©sultats escomptĂ©s ! Il pense seulement Ă  comment Ă©viter que les finances de l’Ă©tat se retrouvent en faillite Ă  cause des obligations extĂ©rieures et aux dĂ©ficits internes. Je dirais mĂŞme plus, il nous demande d’opĂ©rer quelques changements dans les dĂ©penses budgĂ©taires qui sont contre les reformes structurels ! Prenez le cas de la compagnie gazière « Naftogaz de l’Ukraine ». Il y a une urgence Ă  la restructurer ! Et pourtant le FMI exige qu’on leur donne de l’argent sans condition, juste pour Ă©quilibrer leurs comptes ! »

De toutes façons, les conditions du FMI - qu’elles soient bonnes ou mauvaises - ne sont pas dument remplies. Le Fond MonĂ©taire international a suspendu le payement de la troisième tranche de crĂ©dit. Le Fond sait qu’avant les Ă©lections prĂ©sidentielles du 17 janvier, il ne faut pas s’attendre Ă  ce que la rigueur budgĂ©taire soit au rendez-vous. Un simple exemple : le parlement  a fait fi du vĂ©to du prĂ©sident concernant la loi sur le financement, par la Banque centrale, de la prĂ©paration des championnats d’Europe de football programmĂ©s en Ukraine et en Pologne pour 2012.

Véto ou pas, le foot reste une vache sacrée.

Dix ans sans changement climatique

IPCC, rechauffement, GIEC, Climat, crise, Allemagne 3 commentaires »
12 déc 2009

Clip de campagne de Dominique Voynet pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle. Nous sommes en 2007. La chef de fil des Ă©cologistes français est persuadĂ©e que la sècheresse de 2003 - tout comme l’ouragan Katrina - est la consĂ©quence directe du rĂ©chauffement climatique. J’ai demandĂ© Ă  l’un des experts du GIEC - le Professeur Mojib Latif de l’UniversitĂ© de Kiel en Allemagne, spĂ©cialiste de la modĂ©lisation climatique - quand est-ce qu’aura lieu la prochaine catastrophe de ce genre. RĂ©ponse:  « On ne peut pas prĂ©dire un tel Ă©vènement. Ce fut une fluctuation mĂ©tĂ©orologique. Tout ce que peut faire le modèle (et  ceci est le cĹ“ur des problèmes liĂ©es Ă  la modĂ©lisation du climat), c’est de prĂ©dire que ce genre d’Ă©vènement deviendra plus frĂ©quent. Mais on ne saura jamais dans combien de temps prĂ©cisĂ©ment. »

Mais comment fonctionne la modélisation du climat ?

«Vous devez spĂ©cifier certains paramètres externes comme la contribution de la mer, de la terre, des glaciers dans les montagnes… il faut prendre en compte l’Ă©paisseur de glace en arctique etc. Et puis il faudra faire ce qu’on appelle « la paramĂ©trisation ». Le modèle ne peut pas dĂ©crire tous les phĂ©nomènes. Les phĂ©nomènes de petite Ă©chelle, comme les nuages, ne peuvent pas ĂŞtre dĂ©crits. Donc il faut les calculer indirectement et voir ensuite comment prendre en compte leur contribution. »

Quels sont les limites de ce modèle ?

« Par exemple, avec ce modèle climatique, vous n’obtenez pas le refroidissement du milieu du XXème siècle. On ne peut pas simuler les annĂ©es 1940 ou les autres phĂ©nomènes comme le refroidissement de 1991/1992 dĂ» aux Ă©ruptions volcaniques. Mais le plus important est que nous voyons la tendance gĂ©nĂ©ral du rĂ©chauffement. Et on peut l’expliquer uniquement si on inclut les gaz Ă  effet de serre. Si on les exclue, on ne peut pas expliquer le rĂ©chauffement sur, disons, les 50 dernières annĂ©es. »

Comment le modèle explique-t-il que,  malgrĂ© l’augmentation constante de la concentration de CO2, la tempĂ©rature a diminuĂ© sur plusieurs dĂ©cennies dans le siècle passĂ©?

« Si vous brĂ»lez le charbon, vous produisez des petites particules. Ces particules reflètent le soleil vers l’espace. Et cet effet a Ă©tĂ© dĂ©couvert assez tardivement, seulement vers la fin des annĂ©es 80-dĂ©but 90. Mais Ă  partir du moment oĂą on a dĂ©crit ce phĂ©nomène, tout s’est mis en place, Ă  savoir le rĂ©chauffement global des dernières dĂ©cennies consĂ©cutif aux Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et aux aĂ©rosols.»

La bataille contre la pollution des aérosols a porté ses fruits et le réchauffement est reparti depuis. Quel est votre pronostic pour les 10 ans à venir ?

« On a utilisĂ© le modèle climatique classique pour faire un pronostique Ă  court terme et ce qu’on a trouvĂ©, ce n’est pas un refroidissement, mais un arrĂŞt du rĂ©chauffement pour les 10 ans Ă  venir. »

Comment est-ce possible ?

« On a essayĂ© d’amĂ©liorer les prĂ©visions traditionnelles qui ne prenaient en compte que l’augmentation des gaz a effet de serre. On l’amĂ©liore en y ajoutant  des donnĂ©es de l’Ă©tat actuel du climat. Cela parait banal mais ça ne l’est pas ! Car il faut y inclure des donnĂ©es concernant l’ocĂ©an et pas seulement des donnĂ©es terrestres. Et les donnĂ©es sur l’ocĂ©an profond n’existent tout simplement pas ! Mais nous avons trouvĂ© un moyen de calculer les courants dans l’ocĂ©an profond Ă  partir de donnĂ©es sur la tempĂ©rature de la surface de l’ocĂ©an, qui eux, sont connus. »

Donc on attend dix ans sans changement climatique, et ensuite le rĂ©chauffement reprendra le dessus. Vous en ĂŞtes sĂ»r Mojib Latif ? Vous n’allez pas dĂ©couvrir de nouveaux paramètres ?

« Nous n’avons jamais dit que notre modèle est correct Ă  100% ! Aucun modèle ne l’est ! Et c’est pourquoi on doit vivre avec l’inconnu ! Je le souligne toujours aux hommes politiques ! Mais imaginez que vous voulez acheter un avion et que sa probabilitĂ© de s’Ă©craser soit de 50%, vous ne l’achèteriez tout simplement pas ! »Principe de prĂ©caution, donc. Mais comparer le rĂ©chauffement Ă  un crash d’avion qui ne laisse aucun survivant… La tĂŞte froide du modĂ©lisateur, le cĹ“ur chaud d’un militant?  Souhaitons que les deux n’entrent pas en conflit…

It’s the End of the world selon Harald Welzer

Effet de serre, R.E.M., Climat, livre, LEAP2020, Allemagne 1 commentaire »
5 déc 2009


“It’s the End of the world as we know it (and I feel fine)”, REM, 1987 - une des chansons prĂ©fĂ©rĂ©es de Harald Welzer. Ce psychosociologue allemand est un fan du groupe post-punk amĂ©ricain. A tel point que son denier livre porte le mĂŞme titre que la chanson. Son avant-dernier livre vient d’ĂŞtre traduit et publiĂ© en France et dont le titre suggère plutĂ´t pour un album de folk-rock tendance Ă©cologiste : « Les guerres du climat ». Curieuse thĂ©matique, au premier regard, pour celui qui s’est fait connaitre surtout comme un analyste rĂ©putĂ© des phĂ©nomènes lourds du siècle passé : la transformation des hommes ordinaires  en meurtriers de masse. Pourquoi ce changement  de thĂ©matique, Harald Welzer ?« Après avoir Ă©tudiĂ© les exĂ©cuteurs, je voulais Ă©crire une livre thĂ©orique sur la violence, une violence de masse. Parce que c’est un sujet qu’on n’a pas suffisamment dĂ©battu au niveau thĂ©orique. Et en mĂŞme temps, il y avait des discussions sur les changements climatiques. Et je me suis posĂ© la question s’il y a une relation entre les changements environnementaux dues au rĂ©chauffement climatique et les conflits violents. »

Il y en a, sans doute…

« Notre interprĂ©tation traditionnelle du conflit inclut les facteurs ethniques, idĂ©ologiques ou les intĂ©rĂŞts Ă©conomiques. Mais si vous ajoutez une variable supplĂ©mentaire, comme les changements environnementaux, vous en avez une autre image ! Je ne dirais pas que les changements environnementaux expliquent tout, parce que dans les processus sociaux il n y a jamais une seule variable, mais cette variable Ă©tait absente dans l’analyse des comportements des groupes sociaux et des individus.»

Vous pouvez nous donner un exemple ?

« Oui. Par exemple, prenez le conflit au Darfour - que le programme environnemental des nations unies appelle « la première guerre climatique ». Dans cette rĂ©gion, vous avez un phĂ©nomène de dĂ©sertification qui se propage vers le sud de façon très rapide. Les trois quart de la population de cette rĂ©gion vivent de la terre. Et vous avez 2 groupes concurrents : les Ă©leveurs nomades et les fermiers. Pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre oĂą se situe la source du conflit ! »

Effectivement…

« Un problème supplĂ©mentaire est que l’État est dĂ©faillante lĂ -bas. Pas de mĂ©canismes institutionnels pour rĂ©guler les conflits. Donc, vous avez une sorte d’ « open space » pour la violence. Et comme rĂ©sultat vous avez tout ce qu’on entend Ă  travers les mĂ©dias : les groupes militaires et paramilitaires qui y opèrent et terrorisent la population. Mais la chose la plus intĂ©ressante est que la cause initiale de ces violences est le rĂ©chauffement climatique. C’est seulement ensuite que vient tout ce qu’on voit dans les mĂ©dias et ce que les gens vivent lĂ  bas, Ă  savoir le conflit ethnique. Mais le conflit ethnique n’est que le second facteur ! »

Beaucoup de spĂ©cialistes du conflit au Darfour ne seront sans doute pas entièrement d’accord avec votre prĂ©sentation, Harald Welzer, notamment sur la hiĂ©rarchie des Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs du conflit. On sent, comment dire, un peu de militantisme chez le scientifique.

« MĂŞme s’il n y a pas de rĂ©chauffement climatique aujourd’hui - et mĂŞme s’il n’y en avait pas Ă  l’avenir -, je pense que nous avons suffisamment de raisons de changer notre mode de mobilitĂ©, notre façon de consommer, etc…  de changer tout notre mode de vie ! Et si cela permet de rĂ©duire les effets nĂ©fastes du rĂ©chauffement, tant mieux ! Mais on peut le faire sans dĂ©règlement climatique ! »

Ah, encore ce rĂŞve Ă©ternel : changer le monde ! Le climat, finalement, n’est qu’un prĂ©texte. C’est peut ĂŞtre pour ça que vous avez titrĂ© votre denier livre « C’est la fin du monde tel qu’on l’a connu » en hommage a cette chanson cĂ©lèbre de REM ?

« Le refrain de cette chanson est absolument gĂ©nial ! « C’est la fin du monde tel qu’on l’a connu », et puis, ils chantent «  et je me sens parfaitement bien ! ». On ne pense pas que le changement de nos pratiques culturelles constituera la fin du monde, mais la fin du monde tel qu’on le connait aujourd’hui ! Et on ne peut que s’en rĂ©jouir ! »