Les frontières linguistiques en Europe
parlement, frontière, Serbie, Grece, France, Allemagne, langues rĂ©gionales, minoritĂ©s, europeNous sommes au Conseil de l’Europe, Ă Strasbourg, oĂą se tient la rĂ©union du Congrès des pouvoirs locaux et rĂ©gionaux. A en juger par les casques sur les tĂŞtes des dĂ©lĂ©guĂ©s, la majoritĂ© n’arrive pas Ă comprendre la langue de l’orateur, le Maire de Kragujevac. Au Conseil de l’Europe, la plus ancienne institution europĂ©enne qui rĂ©unit aujourd’hui 47 Ă©tats du continent, on entend toutes les langues du continent ! Donc pour travailler ensemble, il faut des interprètes. En tout, il y a 12 cabines d’interprètes autour de l’hĂ©micycle. Certaines sont vides. Dans la cabine grecque, je retrouve Marie-NoĂ«lle Batut qui coordonne le travail des traducteurs.
Le jour du Congrès, les grecs, effectivement, ont amenĂ© leur propre traducteur. Car les grecs, tout comme les serbes, veulent absolument s’exprimer dans la langue de leur pays !
Pour certaines langues, surtout les langues rĂ©gionales, il est presque impossible de trouver un interprète! Marie-NoĂ«lle prie pour que, Ă l’occasion d’une prochaine reunion, les bretons ne demandent pas interprète du gaĂ©lique !
Comment organiser la cohabitation entre les langues « majoritaires » et « minoritaires » sur notre continent ? Le Conseil de l’Europe a Ă©laborĂ© une convention destinĂ©e Ă protĂ©ger les langues minoritaires : « la Charte europĂ©enne des langues rĂ©gionales ou minoritaires » dont Alexey Kozhemyakov est le chef du secrĂ©tariat :
Et comment procèdent les états signataires ?
La Charte ne défend pas directement les personnes physiques, mais elle crée des obligations pour les états. La Charte est-elle réellement contraignante pour les signataires ?
24 des 47 pays ont dĂ©jĂ ratifiĂ© la Charte qui a fĂŞtĂ© ses 10 ans en 2008. Elle est devenue l’un des documents essentiels pour le Conseil de l’Europe. Un Conseil qui constitue l’incarnation mĂŞme de l’Europe, de ses valeurs. Mais elle cible uniquement les langues faisant partie de « l’hĂ©ritage culturel » de chaque pays membre. Une notion pas très prĂ©cise. Est-ce que la langue turque fait partie de l’hĂ©ritage allemand, comme, par exemple, la langue Romani ?
Et combien de langues y a-t-il, au total, à défendre en Europe ?
L’Allemagne a ratifiĂ© la Convention et la Charte. La France, toujours pas…



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28 dĂ©cembre 2009 à 13:33
“Car les grecs, tout comme les serbes, veulent absolument s’exprimer dans la langue de leur pays !” Et pourquoi pas. Il existe un moyen bien plus simple Ă mĂŞme de rĂ©soudre ce problème de traduction qui est l’utilisation d’une langue internationale, simple (Ă apprendre), prĂ©cise (c’est important en matière diplomatique et juridique), claire, qui “sonne bien” et NEUTRE par rapport Ă tous les Etats. Cette langue existe depuis maintenant plus d’un siècle, connue sous le nom d’espĂ©ranto.
30 dĂ©cembre 2009 à 20:53
Mais une langue, moyen de communication, n’est jamais neutre ! Ou alors elle serait fabriquĂ©e pour des robots.
Ch
31 dĂ©cembre 2009 à 11:52
il faut cinq langues communes, et tout le monde en apprend une au moins: anglais, français, allemand, espagnol, italien.