L’Ă©conomiste et spĂ©cialiste de l’Allemagne Odile Chagny s’intĂ©resse depuis longtemps Ă la logique - toujours la mĂŞme- des rĂ©formes très nombreuses et très chaotiques depuis près de 20 ans du système des retraites en Allemagne. Un système qu’on appelle bismarckien :
William Beveridge a Ă©laborĂ© son système pendant la 2ème guerre mondiale, Otto Von Bismarck, quant Ă lui, l’a Ă©laborĂ© 60 ans plus tĂ´t, en pleine rĂ©volution industrielle et l’apparition du danger marxiste. Le système bismarckien n’est pas un système solidaire. Et on aurait tort d’appeler le système actuel allemand « un système bismarckien ». Il faudrait l’appeler plutĂ´t « un système adenaurien » :
Pourquoi ce changement de philosophie ?
Mais le système par répartition à du mal à résister au vieillissement de la population et le choc économique de réunification :
S’ensuivent une douzaine de rĂ©formes successives :
Retour partiel donc vers le système par capitalisation. Le gouvernement allemand a rĂ©formĂ© le rĂ©gime en 2001 dans le but de rĂ©duire de 70 % Ă 64 % le taux moyen de remplacement du revenu d’ici 2030 et d’encourager le dĂ©veloppement de l’Ă©pargne-retraite privĂ©e. Combiens de personnes y sont souscrits ? Seul un tiers des allemands a pris ses prĂ©cautions pour garantir son niveau de vie après l’âge de la retraite !  Le taux de remplacement minimal du revenu va subir une baisse progressive jusqu’en 2030. Et après ?



Imprimer