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Tous les billets de la catégorie bourse

Apparemment, ce sera la Grèce

Grece, BCE, FMI, bourse, euro, Espagne, UE, crise, financiere, Belgique, Allemagne 0 commentaire »
1 mar 2010


 © ai

Godfrey Bloom - membre du parti de l’Independence du Royaume Uni - est connu pour avoir son franc-parler. Il ne cache pas qu’il est entrĂ© en politique Ă  cause de Maastricht, de la monnaie commune contre lesquels il s’est battu. La douloureuse expĂ©rience de 1992 qui avait vu la participation de la livre sterling au Système MonĂ©taire EuropĂ©en a fortement marquĂ© sa pensĂ©e. Souvenez-vous, les attaques spĂ©culatives contre la livre sterling l’ont faite sortir du système de monnaies dotĂ© d’un ancrage de paritĂ© fixe, un système prĂ©curseur de l’euro. Aujourd’hui Godfrey Bloom pense que la Grèce se trouve dans une situation similaire :

« Très peu de pays remplissaient effectivement les critères de Maastricht. La Grèce ne le faisait pas, de mĂŞme que la Belgique, l’Italie, le Portugal, ou  l’Espagne ! TĂ´t ou tard, ça devait mal se terminer. La seule question Ă©tait de savoir  quelle en serait la première victime ? Apparemment, ce sera  la Grèce. »

Effectivement, on sait aujourd’hui que la Grèce a « maquillé » ses comptes pour rentrer dans la zone euro et, plus rĂ©cemment,  qu’elle avait Ă©galement maquillĂ© les chiffres de son dĂ©ficit budgĂ©taire. Certains Ă©conomistes, comme Paul de Grauwe, pensent que les critères de Maastricht ne sont pas essentiels pour l’existence de la monnaie commune. Godfrey Bloom, Ă©conomiste Ă©galement, les trouve utiles et pointe quelques autres difficultĂ©s :

« La zone euro n’est pas une zone monĂ©taire optimale, telle que nous, les Ă©conomistes, la dĂ©finissons. Nous allons toujours avoir des Ă©conomies nationales très diffĂ©rentes qui suivent les diffĂ©rentes Ă©tapes du cycle Ă©conomique. Ca fonctionne comme une boĂ®te de vitesses. Première pour dĂ©marrer, deuxième pour descendre les Champs ElysĂ©es, etc. Et il ne serait pas raisonnable que votre collègue, qui a dĂ©marrĂ© 10 minutes plus tard que vous, soit obligĂ© d’utiliser la mĂŞme vitesse que vous ! On ne sort pas de son garage Ă  la mĂŞme vitesse que lorsqu’on est sur une autoroute ! La monnaie est une vitesse. Une seule monnaie ne peut pas ĂŞtre efficace pour une Ă©conomie fondĂ©e sur le tourisme, une autre sur l’agriculture, et encore une autre sur l’industrie. La seule manière de la rendre efficace est d’assurer des transferts de capitaux. »

Comme ca se fait entre les rĂ©gions d’un mĂŞme pays ?

« Ou, d’ailleurs, comme aux Etats Unis, qui ne sont pas une zone monĂ©taire optimale non plus ! Les Etats-Unis sont composĂ©s d’Ă©tats aussi diffĂ©rents que la Californie, le Michigan, le Wyoming… Mais il existe un système de rĂ©serve fĂ©dĂ©rale, qui, en dernier ressort, joue le rĂ´le de prĂŞteur. »

La Banque Centrale EuropĂ©enne n’a pas d’instrument pour sauver un pays en difficultĂ©, c’est certain. Mais l’entraide entre les Ă©tats reste possible, n’est-ce pas ?

« Il est vrai qu’on est heureux de prĂŞter assistance aux membres de sa famille. Mais le transfert de capitaux suppose une taxation plus Ă©levĂ©e et un appui politique très fort. Les seuls capables de le faire sont les allemands. Ils sont connus pour leur discipline financière. Mais si vous ĂŞtes rigoureux avec votre argent, voudriez-vous qu’on le donne Ă  votre voisin qui va aller le  perdre au casino ? »

Dernière question Ă  Godfrey Bloom. Godfrey Bloom, l’Ă©conomiste…Et si on trouve le moyen de surmonter cette crise qui touche la Grèce, l’Espagne, l’Italie, et d’autres encore… peut-on imaginer que l’euro survive et devienne une vĂ©ritable monnaie de rĂ©serve, ce qui Ă©tait le deuxième but de sa crĂ©ation ?

« Vous auriez besoin d’avoir la mĂŞme discipline fiscale partout, et cela dans chacun des 21 pays membres. Mais ce n’est pas possible ! A moins que l’on retire un peu de dĂ©mocratie aux Ă©tats membres et qu’on leur impose un système commun. Cela vous ramène au point de dĂ©part, Ă  savoir dans quelle mesure le projet europĂ©en est-il dĂ©mocratique ? On a créé la monnaie commune principalement pour des raisons politiques. C’est comme un couple qui se sĂ©pare et qui dĂ©cide de faire des enfants pour prĂ©server son mariage. Cela ne marche jamais ! »

 © ai

L’Euro sans L’Union

BCE, bourse, capitalisme, Lisbonne, euro, banque, prĂ©sidence, UE, crise, Allemagne 0 commentaire »
30 nov 2009

Le 31 dĂ©cembre 1998, Jacques Santer, le prĂ©sident de la commission europĂ©enne de l’Ă©poque annonce « un Ă©vĂ©nement de toute première importance » : la crĂ©ation de l’euro au 1er janvier 1999. Dix ans et 2 prĂ©sidents plus tard, oĂą en est l’union monĂ©taire ?  J’ai posĂ© la question à  Paul De Grauwe, conseiller de l’actuel prĂ©sident de la commission, Mr. Barroso. De nombreux gouvernements de l’Union ont laissĂ© filer leur dĂ©ficit budgĂ©taire et se sont endettĂ©s pour relancer leur Ă©conomie. La Commission europĂ©enne les rappelle Ă  l’ordre et leur demande de  respecter les critères de Maastricht. A-t-elle une chance d’y parvenir, Paul De Grauwe?

ai

Pourtant Jean Claude Trichet vient de déclarer au journal Le Monde que « respect des critères de Maastricht est essentiel ».

ai

Ni plus ni moins ! A quoi donc servait-il ? Peut-on vivre dans l’union monĂ©taire sans les critères de Maastricht ?

ai

Avant d’entrer dans la zone euro, la RFA a pleinement rĂ©ussi son union monĂ©taire avec l’ex RDA. Mais aujourd’hui, l’Allemagne rĂ©unifiĂ©e montre-t-elle  la mĂŞme solidaritĂ© envers les autres pays de la zone euro pour qui il devient de plus en plus difficile d’emprunter le d’argent tant ils sont endettĂ©s ?! Vous Ă©tiez partisan d’Ă©mission d’obligations communes Ă  tous les membres de la zone euro, des « eurobonds », Paul De Grauwe. Ou en sommes-nous aujourd’hui ?

ai

Et si un Ă©tat, comme l’Irlande par exemple, se retrouvait en faillite ? Que feraient les allemands ? Quels sont les risques majeurs concernant la cohĂ©sion de la zone euro ?

ai

Eh oui ! Dans un article qui date de 2006, Paul De Grauwe Ă©crivait : « l’Euro est nĂ©faste Ă  l’Ă©conomie de l’Italie ! ». L’euro a Ă©tĂ© conçue principalement pour pousser les pays vers  l’union politique. Dix ans après sa crĂ©ation, nous n’avons toujours pas de gouvernement europĂ©en. Cette situation est-elle viable ? En 2006, Paul De Grauwe rĂ©pondait que non. Que rĂ©pond-il aujourd’hui ?

ai

La dĂ©cision de la cour constitutionnelle allemande de cet Ă©tĂ© tend Ă  montrer que l’Allemagne n’ira pas plus loin dans le transfert de souverainetĂ© vers les institutions communautaires. Il n’y aura donc pas de vĂ©ritable gouvernement de l’Union. Une conclusion Monsieur le Conseiller de la PrĂ©sidence :

ai

La Valeur Kulvik

capitalisme, fond, investissement, Suisse, bourse, euro, financiere, Luxembourg, Finlande, banque, crise 0 commentaire »
18 juin 2009

Difficile de mettre la main sur Hannes Kulvik. Toujours entre un conseil financier a Genève et son pays natal, la Finlande, sans oublier Londres et, bien sur, Luxembourg, le siège de son fond d’investissement, « Sifter Fund », ou, plutĂ´t, ses fonds, car ils sont plusieurs, mais toujours fondĂ©s sur le mĂŞme principe. « Sifter » signifie « trier ». La compagnie de Hannes Kulvik a crĂ©e un outil d’Ă©valuation - le Stocksifter - qui permet de donner une estimation en temps rĂ©el de la valeur objective des 15,000 sociĂ©tĂ©s les plus importantes du monde, hors fluctuations boursières momentanĂ©es. Est-il possible ou non de connaitre la valeur d’une entreprise Ă  un moment donnĂ© ? Keynes ne le croyait pas, mais on n’est pas obligĂ© d’ĂŞtre KeynĂ©sien…Pour analyser 15.000 compagnies, il ne faudrait pas moins de 135 analystes qui travailleraient dur pendant 2 ans. Stocksifter le fait automatiquement… et en temps rĂ©el ! Et l’outil vous donne la valeur rĂ©elle de chacune de ces entreprises. Cette « valeur », c’est la valeur dite « valeur », du nom de son inventeur. Ensuite, vous affinez progressivement la recherche et vous choisissez les meilleures opportunitĂ©s d’investissement. Une vingtaine d’entreprises, qui sont, elles, Ă©tudiĂ©es par des analystes en chair et en os. Sifterfund ne spĂ©cule pas, il investit. Ce sont les entreprises qui crĂ©ent la valeur, pas les marchĂ©s - tel est le mot d’ordre. Nous n’achetons pas des « titres », nous achetons les entreprises qui sont sous-Ă©valuĂ©es par la bourse. L’analyse mathĂ©matique alliĂ©e Ă  une dose de conservatisme. Sifterfund pense avoir trouvĂ© une formule magique.

Le paradis des courtiers

bourse, capitalisme, Londres, livre, dollar, LEAP2020, crise, financiere, banque, euro, GRANDE BRETAGNE 1 commentaire »
28 mai 2009

city of london © A.Ipatovtsev
La circulation n’est pas très dense devant le nouveau siège de la bourse de Londres, près de l’Ă©glise Saint Paul. La bourse a Ă©tĂ© créée en 1801, dans un autre quartier, le quartier du change, lĂ  oĂą se trouve aujourd’hui la City, l’endroit oĂą s’effectuaient les transactions marchandes… Ă  l’intĂ©rieur des « coffeehouses ». Ranald Michie, professeur Ă  l’UniversitĂ© de Durham, est spĂ©cialiste de l’histoire des marchĂ©s financiers : « C’Ă©tait au moment des guerres rĂ©volutionnaires françaises, sous NapolĂ©on. La dette du gouvernement anglais augmentait rapidement. 800 millions de livres vers la fin de la guerre - une somme astronomique a l’Ă©poque. Donc il est apparu un besoin d’avoir une place oĂą l’on pourrait vendre des titres. Mais il fallait Ă©galement Ă©liminer le risque de non payement, le risque de contrepartie. »La bourse pourrait ĂŞtre dĂ©finie comme un marchĂ©, mais un marchĂ© contrĂ´lĂ© par des règles et des rĂ©gulations. C’est la diffĂ©rence avec « le marché » tout court. Et aujourd’hui, c’est quoi la bourse, professeur Michie ?

« D’un cĂ´tĂ©, rien n’a vĂ©ritablement changĂ©. Mais une chose a changĂ© pourtant - il n’est plus question de dette de l’Ă©tat, seules les actions d’entreprises y sont Ă©changĂ©es !).  Deuxième changement - le rĂ´le des banques. Il y a très peu de courtiers indĂ©pendants, les affaires sont faites par les banques. Et puis, la technologie aussi… Pendant longtemps, le « trading floor » Ă©tait souverain ! Pour vendre des titres, il fallait ĂŞtre membre de la bourse. Aujourd’hui, tout se fait Ă©lectroniquement. Vous pouvez interagir avec les autres courtiers de chez vous Ă  travers l’Ă©cran de votre ordinateur. »

Le bruit des voitures Ă  l’extĂ©rieur de la bourse de Londres…. A l’intĂ©rieur, l’ambiance est beaucoup plus silencieuse car la vente Ă  la criĂ©e est remplacĂ©e par des transactions Ă©lectroniques. Et ca depuis le « big bang » de Margaret Thatcher - la libĂ©ralisation du fonctionnement de la bourse - qui a  facilitĂ© l’arrivĂ©e rapide de banques amĂ©ricaines et ouest-europĂ©ennes Ă  Londres et  dĂ©veloppĂ© le marchĂ© financier grâce Ă  la baisse des coĂ»ts. La City, auparavant considĂ©rĂ©e comme un lieu Ă©litiste pour gentlemen anglais, est aujourd’hui le paradis des courtiers « golden boys ». Le marchĂ© londonien des titres est le plus important d’Europe. Mais comment une entreprise choisit-elle la bourse dans laquelle elle sera cotĂ©e ?

« La compagnie regarde les prix qu’elle peut obtenir pour ses titres et elle Ă©value les charges pour ĂŞtre listĂ©e Ă  Londres ou a New York. Et ca ne dĂ©pend pas uniquement de la bourse, mais Ă©galement des autoritĂ©s. Vous savez, après le “scandale Enron, les Etats-Unis ont augmentĂ© la charge rĂ©gulatrice qui pèse sur les entreprises. RĂ©sultat : les entreprises sont parties de New York pour venir chez nous. Donc, si maintenant, avec la crise, l’Union EuropĂ©enne durcit la rĂ©gulation pour l’introduction en bourse, les entreprises partiront ailleurs. C’est inĂ©vitable ! »

Ceci est donc une forme d’avertissement du Professeur Richie aux rĂ©gulateurs français ! Dans quelques jours, Xavier Rolet - l’ancien directeur de Lehman Brothers France - prendra la tĂŞte du London stock exchange qui regroupe les places de Londres et de Milan. Avec la crise, les introductions en Bourse sont devenues rares, les montants des transactions boursières diminuent et la valeur des titres fond. La valeur des groupes du Footsie-100 s’est ainsi rĂ©duite de 34% en 2008. En plus, après une nouvelle dĂ©règlementation rĂ©cente, les nouveaux acteurs -  Turquoise et  Instinet - empiètent de plus en plus sur les parts de marchĂ© de la bourse de Londres.

« La part de la bourse de Londres dans les entreprises de l’indice boursier Footsie 100 ne reprĂ©sente aujourd’hui que 68% du volume des ventes. 32% des transactions s’effectue donc ailleurs. Mais cela ne veut pas dire que ces titres sont partis Ă  New York ou a Euronext. Non ! Ils sont partis vers les plateformes Ă©lectroniques. Mais le prix de rĂ©fĂ©rence est toujours fixĂ© par la bourse de Londres. »

L’Université de la bourse

Moscou, dollar, bourse, capitalisme, radio, euro, France, banque, rouble, Russie 0 commentaire »
19 mai 2009

« Il existe aujourd’hui un large consensus, au sein des Ă©lites Ă©conomiques et politiques, pour juger que la culture Ă©conomique des Français est insuffisante. Ce manque de culture Ă©conomique expliquerait la mĂ©fiance, voire l’hostilitĂ©, de larges fractions de l’opinion Ă  l’Ă©gard de l’Ă©conomie de marchĂ©, un comportement qui trancherait par rapport Ă  celui observĂ© chez la plupart de nos voisins europĂ©ens», Ă©crit Philippe Fremeaux dans « Alternatives Ă©conomiques » de mai 2009.

Les anciens pays de l’est  europĂ©en n’ont plus envie de chercher des alternatives au capitalisme, ils prĂ©fèrent essayer de le comprendre. Tenez, sur un excellente radio « Echo de Moscou », on a ouvert « L’universitĂ© de la bourse ». Un auditeur, Igor, s’interroge : « J’ai une petite somme d’argent libre, aux alentours de 1000 dollars. Vous pourriez me donner un conseil, quoi dois-je faire ? »

« Je conseillerais Ă  Igor de ne rien faire avec ses 1000 dollars. A quoi bon ? Igor Ă  1000 dollars, il va le convertir dans une autre devise, il va gagner 10%. 100 dollars c’est quoi ? C’est beaucoup ? Vous comprenez, cette petite somme ne permet pas de travailler sur les marchĂ©s. Il vaut mieux le mettre sur un compte dĂ©positaire dans une banque ». Donc, pour jouer en bourse, il faudra ĂŞtre un peu plus riche qu’Igor, suggère subtilement Vladimir Gavrilenko, directeur de l’UniversitĂ© de la bourse de Moscou, l’invitĂ© de l’Ă©mission radiophonique « l’universitĂ© de la bourse » du 15 avril.

Le programme, comme tout ce qui est fait sur « Écho de Moscou », est interactif. On peut appeler pendant le direct, on peut poser ses questions en amont sur le site de l’Ă©mission…. Comme cet auditeur qui se demande si « le comportement des acteurs a la bourse est dĂ©fini par le niveau de connaissances acquis ou plutĂ´t par la psychologie humaine ? »

Monsieur Gavrilenko lui rĂ©pond : «Vous comprenez, qu’est ce que dĂ©finit  le prix sur le marché ? La psychologie de la foule. Si aujourd’hui nos concitoyens dĂ©cident que la crise est finie et que le moment est venu d’acheter des actions, l’index de notre bourse va s’envoler ! Pourquoi ? Parce que les gens ont de l’argent. Mais nous avons tous peur et nous ne savons que faire de cet argent. Souvenez vous, il y a quelques mois j’ai fait un pronostic en disant que l’index de la bourse de Moscou allait monter de 300 points ? Regardez - fĂ©vrier 2009, l’index Ă©tait Ă  500, aujourd’hui on est a 800 ! Pile poil ! Donc ceux qui, Ă  l’Ă©poque, imaginaient que l’effondrement allait se poursuivre ont eu tort. 500 points - c’est la limite basse. Mais celui qui achète aujourd’hui en espĂ©rant profiter de la hausse rapide se trompe aussi. Nous avons atteint un palier en ce moment, il y aura d’abord une baisse, mais ensuite il y aura une troisième vague de croissance. Il faudra investir au tout dĂ©but de cette troisième vague. Comment le faire pratiquement, appelez le 661 22 20 et venez chez nous assister Ă  nos sĂ©minaires thĂ©matiques tous les jeudis !».

« Écho de Moscou » est une radio commerciale qui vit de la publicitĂ©. Pas Ă©tonnant, donc, d’avoir des Ă©missions sponsorisĂ©es…A cotĂ© des conseils pratiques, on raconte Ă©galement les effets de la crise actuelle sur la bourse de Moscou : «Notre Ă©mission existe depuis 2 ans et, si vous vous souvenez bien, Ă  l’Ă©poque les mouvements des actions Ă  la bourse n’Ă©taient pas très forts. Aujourd’hui, les actions des entreprises russes ont augmentĂ©… de l’ordre de 100, 150, 200% depuis 1 mois ! C’est un vrai miracle ! Mais ce genre de miracle ne se produit que pendant les crises ! N’oubliez pas que ces mĂŞmes actions peuvent perdre 100-150% très rapidement. Mais vous pouvez aussi jouer sur la baisse ! Pour cela, il faut prendre une position dit « courte », ou « shorter »… vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais n’oubliez pas qu’on peut gagner plus en jouant Ă  la baisse ! Car l’augmentation est lente mais la baisse est rapide ! Appelez le 661 22 20, le sĂ©minaire commence jeudi ! »

Comment jouer sur la baisse. Comment jouer sur toutes les bourses Ă  la fois. Comment ne pas devenir accro aux jeux boursiers ?!… « L’UniversitĂ© de la bourse » de Moscou gagne, sans doute, autant avec la bourse qu’avec ses frais d’inscription. Et les auditeurs de « l’universitĂ© radiophonique », eux, apprennent le capitalisme gratuitement…