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Tous les billets de la catégorie Finlande

Les frontieres alimentaires chez Pasi et Rita

Royaume Uni, cuisine, alimentation, frontière, capitalisme, Portugal, Finlande, voyage 2 commentaires »
17 oct 2009

 © ai

Bienvenue chez Pasi et Rita, un couple finno-portugais installé à Londres.  Il est 18h00 et selon la tradition finlandaise, Pasi nous prépare le diner. Au menu : poisson et galettes de haricots rouges, une recette brésilienne.

 © ai

La cuisine exotique est à la mode chez vous, Pasi ?

« Oui. La cuisine « globale » est arrivĂ©e dans les villes finlandaises. Parmi mes amis, certains optent pour le vĂ©gĂ©tarisme, d’autres sont fans de la cuisine indienne ou mĂŞme orientale. Les gens choisissent librement la zone gĂ©ographique qui les intĂ©resse. Pour certains ce sera  l’Italie, pour d’autres autres pour la France… »

 © ai

S’intĂ©resser aux recettes exotiques - et Ă  la cuisine tout court - ne va pas de soi dans la famille de Pasi :

« J’ai Ă©tĂ© Ă©levĂ© dans une famille oĂą toute la nourriture provenait de boites de conserves. Ma situation est probablement assez extrĂŞme mais elle symbolise toute une tradition nord-europĂ©enne pour laquelle manger est devenu une activitĂ© utile, obligatoire, bien plus qu’un plaisir ou mĂŞme un moment privilĂ©giĂ© pour se retrouver en famille. »

 © ai

Rita, comme Pasi, est une enfant des années 1970. Mais sa tradition culinaire est tout à fait différente :

 © ai

« Quand vous voyez vos parents cuisiner depuis votre plus jeune âge, que vous avez l’habitude de voir la transformation d’un morceau de viande ou d’un poisson, avec ses yeux, sa queue… vous n’avez pas peur des ingrĂ©dients ! Vous n’avez pas peur de cuisiner contrairement aux gens qui habitent ici, Ă  Londres, et qui s’Ă©crient : « oh mon dieu, c’est un poisson vivant !!! ». Vous apprenez les bases : comment couper les oignons, les faire revenir, comment saler la prĂ©paration etc.»

 © ai

Pasi regarde son livre de recettes pour terminer la préparation de son plat brésilien pendant que Rita me parle des frontières alimentaires entre le Portugal et la Finlande :

« Pour nous, le vin, c’est tout Ă  fait naturel. Pour eux, c’est plutĂ´t la vodka ou la « koskenkorva » ou encore un autre alcool fort. Pour eux, le vin, c’est cher, c’est français, c’est « ou-la-la ! »,  bref, c’est chic ! »

 © ai

Et pendant que Rita me sert un verre de bon vin blanc portugais, elle continue à pointer les différences :

« Le petit dĂ©jeuner finlandais traditionnel, c’est une bouillie avec des fruits par-dessus et du cafĂ©. Pour nous, une bouillie, ce n’est pas possible! C’est de la nourriture pour les enfants ! Comme si quelqu’un l’avais dĂ©jĂ  prĂ©mâchĂ© pour vous ! Beurk ! Pour le petit dĂ©jeuner portugais c’est terriblement simple : juste du cafĂ©, un morceau de pain avec du beurre. C’est tout ! »

Et comment on déjeune, Rita ?

« Ici, en Angleterre, vous voyez partout les gens debout avec leurs sandwichs pendant la pause dĂ©jeuner. Au Portugal, vous ĂŞtes assise devant une assiette ! Peut ĂŞtre une petite assiette, mais une assiette quand mĂŞme ! Devant  un plat chaud, une soupe, par exemple. Et les gens prennent une heure et demie voire 2 heures pour manger. Pasi m’a appris qu’en Finlande, on apporte sa nourriture au bureau. Je trouve ça complètement dingue ! Mais, en mĂŞme temps, quand on pense que dehors, il peut y avoir du blizzard, ça paraĂ®t moins Ă©trange !

 © ai

Au Portugal et en Finlande, le déjeuner se termine par un café, mais là encore on trouve une nouvelle frontière. Pasi :

« Un dĂ©jeuner finlandais se termine avec au moins 20 cl de cafĂ©-filtre. Le cafĂ© portugais, c’est dans une tasse Ă  cafĂ© pour Mickey Mouse ! »

Pasi et Rita vont se marier l’annĂ©e prochaine. Bien malin qui pourra dire quel sera le menu…

post(e)-frontière

frontière, Finlande, Russie, UE, voyage 1 commentaire »
3 sept 2009

 © ai

L’annĂ©e 2009 est riche en commĂ©morations. Il y a 2 siècles exactement, la Russie conquiert les provinces orientales de la Suède.  Cette rĂ©gion devient un Grand-duchĂ© de Russie, et s’appelle la Finlande. Les frontières d’une entitĂ© autonome apparaissent sur les cartes. Sa frontière orientale, en CarĂ©lie,  correspond Ă  peu prĂ©s Ă  la frontière historique entre la Suède et la RĂ©publique du Novgorod russe, tracĂ© en 1323 ! Elle sĂ©pare l’orthodoxie et le protestantisme, les systèmes juridiques et mĂŞme les monnaies - la Finlande introduisant sa markka, la Russie gardant le rouble. Mais la frontière reste intĂ©rieure.

Profitant de la rĂ©volution russe de 1917, la Finlande dĂ©clara son indĂ©pendance. Les carĂ©liens se retrouvent alors entre le rĂ©gime bolchĂ©vik et le monde capitaliste. Puis, vient 1939 et le pacte germano-soviĂ©tique. Un autre anniversaire ! Selon les accords conclus il y a exactement 70 ans, la Finlande tombe dans « la zone d’intĂ©rĂŞts soviĂ©tiques ». Le 30 novembre 1939 les chars soviĂ©tiques bousculent alors les postes-frontières finlandaises. Les soviĂ©tiques venaient en Finlande pour la « libĂ©rer » du capitalisme et accueillir dans l’union fraternelle des rĂ©publiques socialistes. Seul problème : les Finlandais n’en voulaient pas ! La guerre sanglante se terminait par un traitĂ© fixant une nouvelle frontière - la Finlande perdant alors une partie de la CarĂ©lie. La tentative de profiter de l’attaque nazie contre les soviĂ©tiques pour rĂ©cupĂ©rer les territoires perdus, se solde par un Ă©chec en 1944. Et le traitĂ© de Paris - de 1947 - fixe dĂ©finitivement cette frontière dans les forets carĂ©liens, Ă  peu près, lĂ  oĂą s’arrĂŞte l’armĂ©e rouge en 1940. Jusqu’en 1989, encore un anniversaire, cette frontière sĂ©parait les 2 systèmes Ă©conomiques adverses - le capitalisme et le socialisme marxiste…. Une frontière infranchissable pour les soviĂ©tiques.

Vingt ans après, Ă  l’heure de la globalisation des Ă©changes, qu’en est-il de cette frontière si chargĂ©e historiquement ? Eh bien,a la sortie de Vyborg vous avez une agrĂ©able surprise : le poste-frontière numĂ©ro 1. Un homme en uniforme rentre dans le bus et vous demande de prĂ©senter votre passeport. De temps en temps il arrive qu’il ajoute un « s’il vous plait », mais c’est rare ! Après avoir jetĂ© un regard sur les passeports il sort, les portes se referment, et le bus repart. Les personnes naĂŻves croient que c’est ça la frontière et que vous ĂŞtes dĂ©jĂ  en Finlande. Mais pas du tout ! Surprise numĂ©ro 2 ! Au bout de quelques dizaines de kilomètres vous arrivez au poste-frontière numĂ©ro 2 ! Au bout de quelques mètres, le bus s’arrĂŞte encore un fois et tout le monde sort pour passer par un vĂ©ritable contrĂ´le des passeports dans un immeuble isolĂ©. Ensuite, on vous demande de prĂ©senter votre passeport quand vous remontez dans le bus et puis, juste devant le poteau frontalier finlandais apparait encore un homme en uniforme qui vous annonce : « Passport control ! Montrez vos passeports ! »

minibus russe a la frontière finlandaise, juillet 2009 © a la frontière russo-finlandaise

minibus russe a la frontière finlandaise, juillet 2009

Au total, cinq contrĂ´les de passeports, plusieurs murs, barbelĂ©s, cameras… En tout,  il faut compter entre une heure et demie et six heures pour passer la frontière ! L’hĂ©ritage de la guerre froide est intact. Difficile d’imaginer une frontière plus Ă©paisse ! Donc, voilĂ  une frontière qui sĂ©pare la Russie et l’Union EuropĂ©enne, un partenaire Ă©conomique principal. Les routes sont Ă©troites et les camions sont Ă©normes. Ce sont principalement des camions qui transportent des voitures d’importation depuis le port de Hanko en Finlande vers St.PĂ©tersbourg. Ils occupent toute la route.  Des kilomètres de queues, des bus, des voitures… Plus de 8 millions de personnes (!) traversent cette frontière tous les ans, mais le nombre de points de passage peut ĂŞtre comptĂ© avec les doigts d’une seule main. Beaucoup de frontaliers russes font leurs courses en Finlande - c’est souvent moins cher. Ils font vivre l’Ă©conomie des rĂ©gions frontalières finlandaises, mais ils sont toujours obligĂ©s de demander un visa pour y dĂ©penser leur argent. La crise a diminuĂ© les files de camions Ă  la frontière, mais personne ne semble se prĂ©occuper de l’après-crise : toujours pas une seule autoroute cĂ´tĂ© Russe ! Petite consolation, on annonce le premier train Ă  grande vitesse de St.PĂ©tersbourg - Helsinki pour 2010. En 3 heures on pourrait rejoindre l’aĂ©roport de Helsinki, devenue le 2eme aĂ©roport pour les pĂ©tersbourgeois. Il y a 15 ans, les entrepreneurs russes pensaient que la frontière allait devenir symbolique dans un monde uni par le marchĂ© mondial. Aujourd’hui ils, ont cessĂ© de rĂŞver ! Ils savent que cette frontière est un vĂ©ritable frein pour les Ă©changes, mais ils sont obligĂ©s d’intĂ©grer le temps d’attente pour les visas dans les consulats et les queues Ă  la frontière dans leurs emplois du temps. Il en est de mĂŞme pour les  nombreux finlandais qui font des affaires en Russie.

L’annĂ©e 2009. Une annĂ©e qui ne marquera pas la fin de l’histoire de la frontière russo-finlandaise.

La Valeur Kulvik

capitalisme, fond, investissement, Suisse, bourse, euro, financiere, Luxembourg, Finlande, banque, crise 0 commentaire »
18 juin 2009

Difficile de mettre la main sur Hannes Kulvik. Toujours entre un conseil financier a Genève et son pays natal, la Finlande, sans oublier Londres et, bien sur, Luxembourg, le siège de son fond d’investissement, « Sifter Fund », ou, plutĂ´t, ses fonds, car ils sont plusieurs, mais toujours fondĂ©s sur le mĂŞme principe. « Sifter » signifie « trier ». La compagnie de Hannes Kulvik a crĂ©e un outil d’Ă©valuation - le Stocksifter - qui permet de donner une estimation en temps rĂ©el de la valeur objective des 15,000 sociĂ©tĂ©s les plus importantes du monde, hors fluctuations boursières momentanĂ©es. Est-il possible ou non de connaitre la valeur d’une entreprise Ă  un moment donnĂ© ? Keynes ne le croyait pas, mais on n’est pas obligĂ© d’ĂŞtre KeynĂ©sien…Pour analyser 15.000 compagnies, il ne faudrait pas moins de 135 analystes qui travailleraient dur pendant 2 ans. Stocksifter le fait automatiquement… et en temps rĂ©el ! Et l’outil vous donne la valeur rĂ©elle de chacune de ces entreprises. Cette « valeur », c’est la valeur dite « valeur », du nom de son inventeur. Ensuite, vous affinez progressivement la recherche et vous choisissez les meilleures opportunitĂ©s d’investissement. Une vingtaine d’entreprises, qui sont, elles, Ă©tudiĂ©es par des analystes en chair et en os. Sifterfund ne spĂ©cule pas, il investit. Ce sont les entreprises qui crĂ©ent la valeur, pas les marchĂ©s - tel est le mot d’ordre. Nous n’achetons pas des « titres », nous achetons les entreprises qui sont sous-Ă©valuĂ©es par la bourse. L’analyse mathĂ©matique alliĂ©e Ă  une dose de conservatisme. Sifterfund pense avoir trouvĂ© une formule magique.

Crise = Guerre civile. Quand France 24 fait peur.

Estonie, Chypre, Malte, Irlande, Portugal, France, Belgique, Espagne, Luxembourg, Finlande, Slovenie, BCE, LEAP2020, Grece, Autriche, banque, euro, Bulgarie, Slovaquie, Georgie, Danemark, islam, UE, GRANDE BRETAGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, Allemagne, Ukraine, Lettonie, Russie, Etats-Unis, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, financiere, crise, Suede, Turquie, europe 8 commentaires »
4 mar 2009

Si vous voulez avoir des frissons regardez ceci:

Encore? D’accord!

France24, la voix de la France dans le monde n’est pas assez serieuse? Lisez “Le Monde”: “Après la crise financière, la guerre civile ? PrĂ©parez-vous Ă  “quitter votre rĂ©gion”…

Mais quelle mouche a piquĂ© nos respectables journalistes? Pourquoi offrir une tribune a un certain Franck Biancheri? Parce qu’il est le PrĂ©sident de “Newropeans”, obscur mouvement politique trans-europĂ©en “qui prĂ©sentera des listes dans tous les Etats membres de l’Union EuropĂ©enne lors des Ă©lections au Parlement EuropĂ©en de 2009″?  Parce qu’il est ”le directeur de recherche du Laboratoire EuropĂ©en d’Anticipation Politique LEAP/E2020″? Pour reconnaitre “un prophète”, “l’ange de l’Apocalypse”. Celui qui a celui qui a tout vu venir: 1989 en 1988…Ou pour nous faire peur? Selon “La Tribune” “l’un des patrons d’un des principaux cabinets de conseil nous a prĂ©sentĂ© ces notes comme extrĂŞmement sĂ©rieuses. Lors de cette discussion informelle, Ă  la mention des «informations» donnĂ©es par le LEAP, la panique affleurait sous ses paroles.”

J’ai deja eu peur en 1999, quand Mr. Biancheri a publiĂ© une note au titre Ă©vocateur : “UE 2009 : quand les petits fils de Franco, Hitler, Mussolini et PĂ©tain prendront le contrĂ´le de l’Europe“. En 2006, il a prevu pour le 20-26 mars 2006 “DĂ©clenchement d’une crise mondiale majeure : Iran-USA”. Je cite:
“L’ouverture par l’Iran d’une bourse pĂ©trolière libellĂ©e en euros Ă  la fin de mars 2006 marquera la fin du monopole du dollar sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole. Le rĂ©sultat immĂ©diat sera de nature Ă  bouleverser le marchĂ© mondial des devises, puisque les pays producteurs pourront dĂ©sormais utiliser l’euro Ă©galement pour facturer leur production. Parallèlement, les pays europĂ©ens en particulier pourront acheter le pĂ©trole directement dans leur devise sans passer par le relais du dollar. Concrètement, dans les deux cas, cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs Ă©conomiques auront besoin d’un moins grand nombre de dollars. Cette double Ă©volution s’exercera donc dans le mĂŞme sens, Ă  savoir celui d’une rĂ©duction très significative de l’importance du dollar comme monnaie internationale de rĂ©serve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise amĂ©ricaine, en particulier par rapport Ă  l’euro. Les Ă©valuations les plus conservatrices placent l’euro Ă  1,30 dollar Ă  la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’euro Ă  1,70 dollar en 2007 ne paraissent plus irrĂ©alistes…”

Les amateurs des thĂ©ories du complot et des scĂ©narios apocalyptiques peuvent continuer sur le site Agoravox…

Claire Gatinois du Monde doit le relire aussi. Car son commentaire sur le rapport est: “Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de rĂ©flexion n’avait, dès fĂ©vrier 2006, prĂ©dit avec une exactitude troublante le dĂ©clenchement et l’enchaĂ®nement de la crise.”

Les autres…Lisez Nostradamus et n’ayez pas peur!

Ce que peut la BCE

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20 fév 2009

Lu aujourd’hui…

Eloi Laurent, Ă©conomiste Ă  l’OFCE et enseignant Ă  Sciences-po et Stanford University: “Les Ă©carts de taux d’intĂ©rĂŞts sur les titres publics menacent la cohĂ©sion de la zone euro…
La BCE pourrait directement racheter des titres grecs, espagnols ou irlandais pour contrer les marchĂ©s financiers. Rien ne s’oppose Ă  ces solutions, sinon l’attentisme et l’Ă©goĂŻsme, Ă©galement inacceptables dans le contexte actuel.”

Jean-François Jamet , Ă©galement Ă©conomiste, Fondation Robert Schuman: “La dette publique dans la zone euro pourrait atteindre 76% du PIB en 2010; soit bien plus que la limite maximale de 60% prĂ´nĂ©e par le traitĂ© de Maastricht. La marge de manĹ“uvre des Etats sera donc limitĂ©e en sortie de crise: ils devront augmenter les impĂ´ts ou avoir recours Ă  l’inflation…
Pour crĂ©er de l’inflation dans la zone euro il faudrait que la Banque centrale europĂ©enne accepte d’acheter des obligations d’Etat, alors que son mandat le lui interdit. Cela reviendrait Ă  monĂ©tiser la dette, donc Ă  crĂ©er de la monnaie. La FED le fait.”

Donc, on peut ou on ne peut pas?

Pour la Grèce l’euro est un point de stabilitĂ©

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16 fév 2009

 © pe

Le dĂ©bat sur l’euro vous inquiète? DiplĂ´mĂ© de droit, l’ex-chef de cabinet du commissaire chypriote Markos Kyprianou, aujourd’hui membre de la Commission des budgets au Parlement EuropĂ©en, Margaritis Schinas nous rassure: son pays ne sortira pas de la zone Euro. MalgrĂ© le non-respect des critères de Maastricht :

ai

Et malgré la séduisante idée de la dévaluation:

ai

Pourtant, la Grèce devra payer deux fois plus que l’Allemagne pour rembourser ses emprunts d’État. Après plusieurs annĂ©es de convergence des taux d’intĂ©rĂŞt nominaux, les conditions d’emprunts se sont mises Ă  diverger : au plus fort de la crise, l’État allemand payait un taux de 3,2% sur ses obligations Ă  10 ans (Bund), quand la France devait acquitter 3,66%, l’Espagne 4,39%, l’Irlande 5,79% et la Grèce 6,01% (au 05/02/09).

aispeculateurs

Jean-Claude Juncker, prĂ©sident de l’Eurogroupe, imagine mĂŞme de crĂ©er une agence europĂ©enne de la dette.  Pour des raisons Ă©videntes, l’Allemagne qui emprunte aux taux les plus bas ne veut pas en entendre parler. « Il est de toute façon interdit par le traitĂ© de Maastricht que des États payent pour un pays en banqueroute ! » a rappelĂ© sans ambages mercredi 21 janvier Ă  La Croix l’eurodĂ©putĂ© conservateur allemand Elmar Brok. Son collègue grec a une autre opinion:

aiallemagne

Donc, si la monnaie unique veut survivre, la fĂ©dĂ©ralisation est inĂ©vitable? Instauration d’un pouvoir politique et Ă©conomique de l’UE, organisant une solidaritĂ© plus large entre rĂ©gions riches et rĂ©gions pauvres?

gouvernement economique ue

Mais notre gouvernement provisoire - la commission europĂ©enne, brille par son inertie, n’est pas?

commission

parlement eu fevrier 2009 © ai

Pas de risque d’Ă©clatement de l’euro?

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1 fév 2009

 © intrade.com

On sait qu’il ne faut pas crĂ©er des prophĂ©ties autorĂ©alisatrices…Mais depuis que « Le Monde » titre « Paris s’inquiète de la fragilitĂ© de la zone euro » je m’autorise de rassembler quelques citations :

« Les marchĂ©s parient sur l’explosion de la zone euro » (Jean Quatremer, 16 janvier 2009). « Depuis plusieurs mois dĂ©jĂ , les marchĂ©s s’inquiĂ©taient des rĂ©percussions de la crise bancaire et Ă©conomique sur les finances publiques. Les conditions d’emprunts se sont mises Ă  diverger : l’État allemand paie dĂ©sormais un taux de 3 % sur ses obligations Ă  10 ans (Bund), quand la France doit acquitter 3,57 %, l’Espagne 4,23 %, l’Irlande 5,52 % et la Grèce 5,78 %. De leur cĂ´tĂ©, les agences de notation financière, qui ont la fâcheuse habitude de mettre de l’huile sur le feu, ont dĂ©gradĂ© tour Ă  tour les notes de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Les chiffres de croissance et plus encore de chĂ´mage et de dĂ©ficits publics attendus par Bruxelles pour 2009 montrent Ă  quel point l’Euroland est une terre de contrastes, comme disent les guides touristiques. Que le chĂ´mage s’Ă©tablisse Ă  16,1 % cette annĂ©e de la population active en Espagne quand il n’atteindra que 4,1 % aux Pays-Bas n’est pas de bon aloi. De mĂŞme la gamme des dĂ©ficits publics, allant de 2,9 % du PIB en Allemagne Ă  11 % en Irlande, est inquiĂ©tante. Comment des acteurs aussi diffĂ©rents peuvent-ils vivre avec la mĂŞme politique monĂ©taire et le mĂŞme taux de change ? » (Le Figaro).

« Si les pays de la zone euro veulent continuer Ă  vivre ensemble ils doivent donc montrer qu’ils croient Ă  leur union. Il s’agit de trouver des mĂ©canismes de solidaritĂ©, comme il en existe au sein de chaque État ou fĂ©dĂ©ration d’États, ce que sont les États-Unis, mais pas la zone euro. Techniquement, cela consisterait Ă  gĂ©rer en commun les dettes publiques, Ă  Ă©mettre des «euro-obligations», comme l’Italie en a fait la proposition. Ce qui suppose que les fourmis, principalement l’Allemagne, se portent au secours des cigales ». Faute de quoi les «mauvais Ă©lèves» devraient se tourner vers le Fonds monĂ©taire international, comme le suggère Christian de Boissieu, le prĂ©sident du Conseil d’analyse Ă©conomique.

Le directeur gĂ©nĂ©ral du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s’inquiète dans « Die Zeit » de la cohĂ©sion de la zone euro face Ă  la crise financière et signale que les rĂ©serves de son institution pourraient ĂŞtre Ă©puisĂ©es dans quelques mois. “La zone euro a  besoin de plus de coordination en termes de politique Ă©conomique, sans quoi les diffĂ©rences entre les Etats deviendront trop grandes et la stabilitĂ© de l’espace monĂ©taire unique sera mise en danger“.

“L’intervention du FMI pourrait ĂŞtre interprĂ©tĂ©e comme le premier pas vers l’Ă©clatement de la zone euro” - explique un haut responsable français dans Le Monde.

Et Jean-Claude Trichet ? Le prĂ©sident de la Banque centrale europĂ©enne (BCE), s’est voulu rassurant en rĂ©pĂ©tant la mĂŞme chose:

1. Devant le Parlement Européen, le 13 janvier 2009

2. Devant la commission des Affaires économiques et monétaires du même Parlement le 21 janvier 2009

3. A Davos le 29 janvier 2009

Pas de risque d’Ă©clatement de l’euro

On répète ensemble?

L’annĂ©e de crise. L’image du jour: Komarovo

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17 jan 2009

  © ai

Avec ses chalets flambant neufs, la banlieue de St.PĂ©tersbourg est devenue le refuge d’une nouvelle classe moyenne russe, qui dĂ©couvre les joies de la propriĂ©tĂ© privĂ© après 74 ans de socialisme. Lire la suite »

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15 jan 2009

Alexandr Vondra  a prĂ©sentĂ© jeudi ses “excuses” Ă  “ceux qui se sont sentis offensĂ©s” par la sculpture monumentale controversĂ©e Entropa. Lire la suite »

L’annĂ©e de crise. L’image du jour: Bonne annĂ©e 2009 ! (selon le calendrier julien)

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14 jan 2009

 © ai

Nous sommes a Terijoki, sur L’isthme de CarĂ©lie, devenu Zelenogorsk en 1948, après l’annexion soviĂ©tique. L’Ă©glise protestante y est fraichement restaurĂ©. Quelques dizaines de fidèles de l’Église d’Ingrie Lire la suite »