ACCUEIL
en direct
programmes
l'information
les fictions
UNIVERS
émissions
dossiers
multimédia
actualité culturelle
agenda
médiathèque
WEBRADIOS Connaissance
Création
podcast
communication
blogs
forums
aide à l'écoute
fréquences
nous écrire

Tous les billets de la catégorie France

Le grand bouleversement dans la géographie du commerce mondial des drogues

drogues, Afrique, France 1 commentaire »
6 mar 2010

Un bateau  a Ă©chouĂ© près de cĂ´tes de GuinĂ©e-Bissau…« Quand les gens sont venus pĂŞcher, ils ont vu quelque chose qui ressemblait Ă  de la farine. Certains ont pensĂ© qu’il s’agissait d’engrais pour faire pousser les tomates ! D’autres ont imaginĂ© que c’Ă©tait quelque chose que l’on utilise dans le poisson sĂ©chĂ©…» L’un des pĂŞcheurs a mĂŞme essayĂ© de peindre son bateau avec cette poudre blanche…

Ces pĂŞcheurs guinĂ©ens sont devenus les tĂ©moins d’un grand bouleversement dans la gĂ©ographie du commerce mondial des drogues, car le bateau Ă©chouĂ© Ă©tait rempli de cocaĂŻne. Il venait d’AmĂ©rique. Depuis un certain temps dĂ©jĂ , les cartels sud-amĂ©ricains considĂ©rèrent qu’il est de plus en plus difficile d’envoyer les drogues directement vers  l’Europe. Ils choisissent donc d’autres routes et passe dĂ©sormais par l’Afrique. La GuinĂ©e-Bissau est devenue une des principales bases dans cette nouvelle logistique. Antonio Maria Costa est le reprĂ©sentant  de L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime :

« La cocaĂŻne est conditionnĂ©e, mĂ©langĂ©e avec les produits d’exportation traditionnels comme les noix de cajou, les crevettes congelĂ©es ou encore le textile. Et, ensuite, elle est exportĂ©e vers l’Europe. »

Selon les Nations Unies, un quart de cocaĂŻne saisie en Europe est en provenance de l’Afrique.

« La somme d’argent dont on parle ici est immense si on la compare Ă  la petite taille des Ă©conomies des pays de l’Afrique de l’ouest. Pour vous donner une idĂ©e : en Afghanistan, ou le problème est très aigu aussi, l’Ă©conomie d’opium reprĂ©sente 50 ou 60% du revenu national. Dans un pays comme GuinĂ©e Bissau, c’est peut-ĂŞtre 200% ! »
Avec ces sommes gigantesques, il est très facile de renverser des gouvernements ou mĂŞme de les rendre complices du trafic de drogue. Ces entretiens avaient Ă©tĂ© enregistres Ă  quelques mois seulement du coup d’Ă©tat en GuinĂ©e-Bissau. Deux ans plus tard, le 15 fĂ©vrier dernier, les ministres de six pays de l’Afrique de l’Ouest se sont rassemblĂ©s Ă  Dakar pour une rĂ©union consacrĂ©e Ă  la lutte contre le trafic de drogue. La confĂ©rence Ă©tait intitulĂ©e « Le temps de l’action, tous ensemble ». « Ensemble » signifie aussi : « avec les europĂ©ens » - les premiers consommateurs de la marchandise illĂ©gale transitant par l’Afrique. Pas Ă©tonnant donc, qu’Ă  cette confĂ©rence de presse on ait pu entendre… Brice Hortefeux. Il est frappĂ© par « l’impact du trafic de drogue en France avec la banalisation de la cocaĂŻne, le retour de l’hĂ©roĂŻne et l’emprise du cannabis sur des pans entier de la sociĂ©tĂ©, ce qui dĂ©stabilise la jeunesse et favorise le dĂ©veloppement d’une Ă©conomie souterraine de plus en plus puissante offrant Ă  des gangs polyvalents, très violents, très organisĂ©s et transnationaux des ressources considĂ©rables. » A suivre…

Baden Airpark

transport, frontière, France, voyage, Allemagne 0 commentaire »
8 fév 2010

 © Baden Airpark

En juillet 1993, les derniers soldats canadiens quittent les deux bases canadiennes de l’OTAN Ă  Baden-Wurtemberg. Derrière eux, ils laissent un aĂ©roport, un beau cadeau ! A partir de 2001, il devient l’aĂ©roport principal de la capitale, Stuttgart. Plus de 10 millions de passager Ă  transporter et une seule piste d’atterrissage ! En Allemagne, il est très difficile d’obtenir un permis de construire pour une nouvelle piste, donc Stuttgart a dĂ©cidĂ© d’utiliser la piste canadienne. Le gĂ©rant de l’aĂ©roport, Manfred Young, est devant le tableau des vols :

« Nos destinations principales sont Berlin et Hambourg. Ca fait plus de 700 km pour chaque trajet. Les clients sont principalement des hommes d’affaires. Ils travaillent Ă  Hambourg et ils doivent se rendre Ă  Berlin pour voir le gouvernement. Un peu comme les Strasbourgeois vont Ă  Paris… Autres destinations - vacances : la Turquie, la Grèce et l’Italie. »

C’est la compagnie lowcost Air Berlin qui gère les voyages d’affaires. Pour les vacances, il y a une autre compagnie lowcost avec un passĂ© très français. Elle s’appelle… Ryanair :

«  Ryan Air a quittĂ© Strasbourg en septembre 2004. Avant cette date, la compagnie Ă©tait payĂ©e  pour y rester. 1,5 millions d’euros lui Ă©taient versĂ©s chaque annĂ©e par la Chambre de Commerce afin qu’elle assure  un vol Strasbourg-Londres ! Et puis Air France a intentĂ© un procès Ă  Ryan Air, en accusant la compagnie de concurrence dĂ©loyale et finalement  le tribunal a interdit cette subvention ! En consĂ©quence,  Ryan Air a dĂ©clarĂ© ceci : « ok, si nous n’avons plus d’argent, nous partons ! »

La compagnie s’est donc installĂ©e chez vous. Etes-vous  aussi gĂ©nĂ©reux que les Alsaciens ? Combien la payez-vous ?

« Je ne paie rien ! C’est la compagnie qui doit payer pour utiliser mon aĂ©roport Elles verse Ă  peu près 10 euros par passager. C’est pour cela que je n’ai pas de problèmes financiers comme c’est le cas de Strasbourg ! »

 © Baden Airpark

Mais pourquoi un tel mĂ©pris pour Strasbourg et un tel dĂ©sir de s’installer chez vous ?

« Autour de l’aĂ©roport de Strasbourg, vous avez 2 millions de clients potentiels. Dans ma zone de chalandise, il y en a 5 millions ! »

Pourtant vous ĂŞtes Ă  40 km l’un de l’autre seulement. Il n’y a aucune porositĂ© entre ces deux rĂ©servoirs d’usagers ?

« Si, l’annĂ©e dernière nous avons eu 17% de clients français. Mais 83% restent allemands ! Mannheim, Ludwigshafen, Heidelberg, Freiburg… les grandes villes allemandes, voilĂ  Notre zone. Tout ces gens peuvent venir facilement chez nous en train ou par l’autoroute. La plupart des Français viennent en voiture. Mais il y a aussi une compagnie privĂ©e qui fait la navette entre Strasbourg et l’aĂ©roport de Baden.»

La capitale de l’Europe est obligĂ©e d’utiliser l’aĂ©roport de Baden lors des sessions du Conseil de l’Europe ou du parlement EuropĂ©en :

« Les Berlinois, par exemple, sont obligés de passer par notre aéroport. Strasbourg a essayé et a même payé pour assurer une liaison vers notre aéroport ! Mais avec un remplissage de moins de 30%, personne ne pourrait maintenir cette ligne! »

Est-ce que cela vous arrive de prendre l’avion Ă  Strasbourg, Monsieur Jung ?

« Nous ne sommes pas des concurrents pour l’instant, car Strasbourg propose des destinations que nous ne faisons pas. J’ai prochainement un rendez-vous Ă  Toulouse et je vais donc me rendre Ă  Strasbourg, car aucune compagnie n’est moins cher qu’Air France pour un Strasbourg-Toulouse ! Air France assure des vols vers Lyon, Marseille, le Maroc,  ce sont des destinations que nous ne faisons pas. »

C’est donc « le Maroc » pour les vacanciers alsaciens… et « la Turquie » pour les allemands de Bade. La frontière entre la France et l’Allemagne  reste très nette. L’aĂ©roport badois a enregistrĂ© un retour Ă  la croissance en novembre et dĂ©cembre, celui  de Strasbourg accuse une nouvelle chute du trafic en 2009 de 16,6 %.

Et Air France? Eh bien, la compagnie a abandonnĂ© en octobre dernier la ligne Strasbourg-Londres pour laquelle elle s’Ă©tait si farouchement battue en 2003…

Les frontières linguistiques en Europe

parlement, frontière, Serbie, Grece, France, Allemagne, langues rĂ©gionales, minoritĂ©s, europe 3 commentaires »
27 déc 2009

 © ai

Nous sommes au  Conseil de l’Europe, Ă  Strasbourg, oĂą se tient la rĂ©union du Congrès des pouvoirs locaux et rĂ©gionaux. A en juger par les casques sur les tĂŞtes des dĂ©lĂ©guĂ©s, la majoritĂ© n’arrive pas Ă  comprendre la langue de l’orateur, le Maire de Kragujevac. Au Conseil de l’Europe, la plus ancienne institution europĂ©enne qui rĂ©unit aujourd’hui 47 Ă©tats du continent, on entend toutes les langues du continent ! Donc pour travailler ensemble, il faut des interprètes. En tout, il y a 12 cabines d’interprètes autour de l’hĂ©micycle. Certaines sont vides. Dans la cabine grecque, je retrouve Marie-NoĂ«lle Batut qui coordonne le travail des traducteurs.
Le jour du Congrès, les grecs, effectivement, ont amenĂ© leur propre traducteur. Car les grecs, tout comme les serbes, veulent absolument s’exprimer dans la langue de leur pays !
Pour certaines langues, surtout les langues rĂ©gionales, il est presque impossible de trouver un interprète! Marie-NoĂ«lle prie pour que, Ă  l’occasion d’une prochaine reunion, les bretons ne demandent pas interprète du gaĂ©lique !

Comment organiser la cohabitation entre les langues « majoritaires » et « minoritaires » sur notre continent ? Le Conseil de l’Europe a Ă©laborĂ© une convention destinĂ©e Ă  protĂ©ger les langues minoritaires : « la Charte europĂ©enne des langues rĂ©gionales ou minoritaires » dont Alexey Kozhemyakov est le chef du secrĂ©tariat :

ai

Et comment procèdent les états signataires ?

ai

La Charte ne défend pas directement les personnes physiques, mais elle crée des obligations pour les états. La Charte est-elle réellement contraignante pour les signataires ?

a
 © ai

24 des 47 pays ont dĂ©jĂ  ratifiĂ© la Charte qui a fĂŞtĂ© ses 10 ans en 2008. Elle est devenue l’un des documents essentiels pour le Conseil de l’Europe. Un Conseil qui constitue l’incarnation mĂŞme de l’Europe, de ses valeurs. Mais elle cible uniquement les langues faisant partie de « l’hĂ©ritage culturel » de chaque pays membre. Une notion pas très prĂ©cise. Est-ce que la langue turque fait  partie de l’hĂ©ritage allemand, comme, par exemple, la langue Romani ?

ai

Et combien de langues y a-t-il, au total, à défendre en Europe ?

ai

L’Allemagne a ratifiĂ© la Convention et la Charte. La France, toujours pas…

Les batailles des TGV

Asie, transport, train, France, Japon, voyage, Etats-Unis, Allemagne 1 commentaire »
30 oct 2009


« Voici le train le plus rapide du monde - le TGV français, le train à grande vitesse. Lors son voyage inaugural, en février 1981, le TGV a survolé la campagne française à une vitesse de 236 miles par heure, battant ainsi le record du monde. »
Les adjectifs utilisĂ©s dans ce documentaire amĂ©ricain sur les trains Ă  grande vitesse, rĂ©alisĂ© en 1982, sont « amazing ! », « dazzling ! »,  « superb ! ». Que de superlatifs… Evidemment, l’actualitĂ© du moment Ă©tait le lancement rĂ©ussi du TGV en France. On semblait presque oublier que les trains Ă  grande vitesse existaient dĂ©jĂ  depuis 18 ans. En fait, c’est le Japon qui fut le premier Ă  les introduire. La construction du premier tronçon du Shinkansen - le Train Ă  grande vitesse japonais - a durĂ© 5 ans et a Ă©tĂ© inaugurĂ© pour l’ouverture des jeux olympiques, le 1er octobre 1964. Le Japon n’est pas un plat pays et les lignes ferroviaires historiques Ă©taient très sinueuses, ce qui empĂŞchaient les trains de rouler Ă  des vitesses très Ă©levĂ©es.
Par consĂ©quent, il fallait construire des lignes spĂ©ciales et de très lourdes infrastructures supplĂ©mentaires : des viaducs dans les villes, de nouveaux quais, des nouvelles gares en pleine ville…  Un travail titanesque, source de la fiertĂ© nationale, comme le montre cet entretien dans un train:
“La technologie amĂ©ricaine est très avancĂ©e gĂ©nĂ©ralement. Mais il me semble que le Japon a su concentrer ses efforts pour dĂ©velopper certaines technologies comme le Shinkansen dont le niveau sera, Ă  mon avis,  difficilement atteignable pour les autres pays Ă  l’avenir.”
Mais le fier voyageur ne pouvait pas savoir que son propre Premier Ministre, monsieur Suzuki, aurait bientĂ´t l’occasion de voyager Ă  bord du train Ă  grande vitesse construit en France.

retrouver ce média sur www.ina.fr

La concurrence est donc arrivée. Chacun fait la cour aux acheteurs potentiels.
Et puis arrive le troisième projet de train Ă  grande Vitesse, l’Inter city express allemand. Nous sommes en 1991. La diffĂ©rence principale avec ce  projet est que les train Ă  grande vitesse et les trains classiques circulent sur les mĂŞmes voies.
Trois projets concurrents donc… Mais lequel s’exporte le mieux ?
Les amĂ©ricains rĂ©flĂ©chissent depuis 1982 et c’est seulement au printemps de 2009, (soit 27 ans après !) que l’administration Obama a annoncĂ© que huit milliards de dollars du plan de relance de l’Ă©conomie nationale seront rĂ©servĂ©s Ă  la rĂ©alisation du train grande vitesse. Les français ont rĂ©ussi Ă  pĂ©nĂ©trer le marche sud-corĂ©en, mais pas sous la prĂ©sidence Mitterrand, mais 22 ans après! Les plus rapides Ă  vendre leurs technologies sont pour l’instant…. les allemands. Reportage de la Deutsche Welle en 2008:

«Pour ce train, le voyage en bateau Ă  travers la Baltique va durer plus de 2 jours. Les wagons de ce nouveau train Velaro sont dans 2 compartiments Ă  marchandises sĂ©parĂ©s. Le nouveau train est le rĂ©sultat d’un travail chez Siemens qui a durĂ© 2 ans. Il faudra adapter le train aux conditions climatiques difficiles car il est destinĂ© au marchĂ© russe. Le marchĂ© russe, c’est l’un des plus prometteurs pour Siemens».
« Velaro », le dĂ©rivĂ© de troisième gĂ©nĂ©ration de « l’Inter city express » allemand est dĂ©jĂ  vendu en Espagne pour la ligne Madrid-Barcelone, mais aussi en Russie et en Chine.
Et les pionniers du TGV, les japonais ? Eh bien, le premier et le seul pays auquel ils ont rĂ©ussi Ă  vendre leur technologie fut Taiwan… et très tard, en 2004… 40 ans après le lancement du projet !

L’Université de la bourse

Moscou, dollar, bourse, capitalisme, radio, euro, France, banque, rouble, Russie 0 commentaire »
19 mai 2009

« Il existe aujourd’hui un large consensus, au sein des Ă©lites Ă©conomiques et politiques, pour juger que la culture Ă©conomique des Français est insuffisante. Ce manque de culture Ă©conomique expliquerait la mĂ©fiance, voire l’hostilitĂ©, de larges fractions de l’opinion Ă  l’Ă©gard de l’Ă©conomie de marchĂ©, un comportement qui trancherait par rapport Ă  celui observĂ© chez la plupart de nos voisins europĂ©ens», Ă©crit Philippe Fremeaux dans « Alternatives Ă©conomiques » de mai 2009.

Les anciens pays de l’est  europĂ©en n’ont plus envie de chercher des alternatives au capitalisme, ils prĂ©fèrent essayer de le comprendre. Tenez, sur un excellente radio « Echo de Moscou », on a ouvert « L’universitĂ© de la bourse ». Un auditeur, Igor, s’interroge : « J’ai une petite somme d’argent libre, aux alentours de 1000 dollars. Vous pourriez me donner un conseil, quoi dois-je faire ? »

« Je conseillerais Ă  Igor de ne rien faire avec ses 1000 dollars. A quoi bon ? Igor Ă  1000 dollars, il va le convertir dans une autre devise, il va gagner 10%. 100 dollars c’est quoi ? C’est beaucoup ? Vous comprenez, cette petite somme ne permet pas de travailler sur les marchĂ©s. Il vaut mieux le mettre sur un compte dĂ©positaire dans une banque ». Donc, pour jouer en bourse, il faudra ĂŞtre un peu plus riche qu’Igor, suggère subtilement Vladimir Gavrilenko, directeur de l’UniversitĂ© de la bourse de Moscou, l’invitĂ© de l’Ă©mission radiophonique « l’universitĂ© de la bourse » du 15 avril.

Le programme, comme tout ce qui est fait sur « Écho de Moscou », est interactif. On peut appeler pendant le direct, on peut poser ses questions en amont sur le site de l’Ă©mission…. Comme cet auditeur qui se demande si « le comportement des acteurs a la bourse est dĂ©fini par le niveau de connaissances acquis ou plutĂ´t par la psychologie humaine ? »

Monsieur Gavrilenko lui rĂ©pond : «Vous comprenez, qu’est ce que dĂ©finit  le prix sur le marché ? La psychologie de la foule. Si aujourd’hui nos concitoyens dĂ©cident que la crise est finie et que le moment est venu d’acheter des actions, l’index de notre bourse va s’envoler ! Pourquoi ? Parce que les gens ont de l’argent. Mais nous avons tous peur et nous ne savons que faire de cet argent. Souvenez vous, il y a quelques mois j’ai fait un pronostic en disant que l’index de la bourse de Moscou allait monter de 300 points ? Regardez - fĂ©vrier 2009, l’index Ă©tait Ă  500, aujourd’hui on est a 800 ! Pile poil ! Donc ceux qui, Ă  l’Ă©poque, imaginaient que l’effondrement allait se poursuivre ont eu tort. 500 points - c’est la limite basse. Mais celui qui achète aujourd’hui en espĂ©rant profiter de la hausse rapide se trompe aussi. Nous avons atteint un palier en ce moment, il y aura d’abord une baisse, mais ensuite il y aura une troisième vague de croissance. Il faudra investir au tout dĂ©but de cette troisième vague. Comment le faire pratiquement, appelez le 661 22 20 et venez chez nous assister Ă  nos sĂ©minaires thĂ©matiques tous les jeudis !».

« Écho de Moscou » est une radio commerciale qui vit de la publicitĂ©. Pas Ă©tonnant, donc, d’avoir des Ă©missions sponsorisĂ©es…A cotĂ© des conseils pratiques, on raconte Ă©galement les effets de la crise actuelle sur la bourse de Moscou : «Notre Ă©mission existe depuis 2 ans et, si vous vous souvenez bien, Ă  l’Ă©poque les mouvements des actions Ă  la bourse n’Ă©taient pas très forts. Aujourd’hui, les actions des entreprises russes ont augmentĂ©… de l’ordre de 100, 150, 200% depuis 1 mois ! C’est un vrai miracle ! Mais ce genre de miracle ne se produit que pendant les crises ! N’oubliez pas que ces mĂŞmes actions peuvent perdre 100-150% très rapidement. Mais vous pouvez aussi jouer sur la baisse ! Pour cela, il faut prendre une position dit « courte », ou « shorter »… vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais n’oubliez pas qu’on peut gagner plus en jouant Ă  la baisse ! Car l’augmentation est lente mais la baisse est rapide ! Appelez le 661 22 20, le sĂ©minaire commence jeudi ! »

Comment jouer sur la baisse. Comment jouer sur toutes les bourses Ă  la fois. Comment ne pas devenir accro aux jeux boursiers ?!… « L’UniversitĂ© de la bourse » de Moscou gagne, sans doute, autant avec la bourse qu’avec ses frais d’inscription. Et les auditeurs de « l’universitĂ© radiophonique », eux, apprennent le capitalisme gratuitement…

100ème anniversaire du Conseil de l’Europe

parlement, Bielorussie, LEAP2020, Espagne, France, europe 2 commentaires »
13 mai 2009

Brussels, 5 mai 2049

Depuis l’annĂ©e dernière - avec l’adhĂ©sion de la BiĂ©lorussie - l’espace de l’ancienne Union EuropĂ©enne coĂŻncide avec celui du Conseil de l’Europe. Et son assemblĂ©e parlementaire a remplacĂ© le Parlement EuropĂ©en. Cette annĂ©e, les cĂ©rĂ©monies officielles du 100ème  anniversaire de la fondation du Conseil de l’Europe coĂŻncident avec l’introduction du nouveau système de dĂ©signation de l’autoritĂ© de rĂ©gulation du Grand Espace EuropĂ©en.

L’AssemblĂ©e a introduit un système de sondage Ă©lectronique pour les dĂ©putĂ©s. Les reprĂ©sentants des peuples europĂ©ens Ă©mettent, de façon continue, leurs opinions sur le travail des RĂ©gulateurs. Lorsqu’un RĂ©gulateur descend en-dessous du seuil des 50% d’opinions favorables, il est remplacĂ© par un dĂ©putĂ©-candidat avec un niveau de popularitĂ© plus Ă©levĂ©.

Le bâtiment de l’ancien Parlement EuropĂ©en de Strasbourg - devenu le MusĂ©e de l’Europe-accueillera bientĂ´t une nouvelle exposition au titre Ă©vocateur :

« Du bulletin de vote Ă  l’opinion europĂ©enne, un siècle de dĂ©mocratie europĂ©enne. »…

Un titre qui rĂ©sume assez bien le chemin parcouru…

P.S. sur le site de l’ambassade de France en Espagne on lit:

“Les Ministres des pays membres du Conseil de l’Europe se sont retrouvĂ©s Ă  Madrid le 12 mai 2009, pour la 119ème session du ComitĂ© des Ministres et cĂ©lĂ©brer ainsi le 60ème anniversaire du Conseil europĂ©en.”

Pour l’ambassade nous y sommes, dĂ©jĂ . Conseil europĂ©en=Conseil de l’Europe.

L’avenir radieux de la sĂ©questration

patron, France 3 commentaires »
2 mai 2009

Paris, 2 mai 2029

Selon la prĂ©fecture de Police, le dernier bilan des « sĂ©questrations volontaires » du 1er mai s’Ă©lève Ă  46 000 PDG.
En effet, comme tous les ans depuis que nous sommes tous devenus des travailleurs indépendants - et donc, de facto, nos propres patrons -  les membres de la Lutte révolutionnaire anticapitaliste ont symboliquement commémoré le 20ème anniversaire de la Grande Séquestration de 2009.
46000 membres du Parti se sont enfermĂ©s chez eux en dĂ©branchant tous les moyens de communication avec le monde extĂ©rieur… goutant, pour un instant, au sentiment Ă©trange de « l’auto-sĂ©questration patronale » !
Peu avant le dĂ©but de l’action, le Parti a de nouveau appelĂ© au rĂ©tablissement des conventions collectives, disparues depuis la dissolution de la dernière entreprise en France.

« Ce monde oĂą nous sommes tous des entrepreneurs de grĂ© Ă  grĂ©… Ce monde-lĂ , nous n’en voulons pas !!! », voilĂ  le message envoyĂ© sur la messagerie de dizaines de milliers de « PDG rĂ©volutionnaires » d’un nouveau genre…

Ruée vers les pièces d’or ?

LEAP2020, or, BCE, euro, France, banque, financiere 3 commentaires »
4 avr 2009

Laurent Schmitt, numismate et patron de la Compagnie générale de bourse (CGB), est spécialiste des monnaies anciennes. Monsieur Schmitt ne vit pas vraiment de la vente d’or. Rue Vivienne, il propose à la fois le change des devises, le recyclage de bijoux abîmés, mais aussi et surtout de la numismatique. Ses clients sont discrets, peu bavards et rares. Pourtant, du magazine Capital aux multiples sites internet spécialisés, on nous assure un peu partout qu’une véritable ruée vers l’or aurait commencé depuis le début de la crise, mais qu’en est-il réellement ? 

Laurent Schmitt

Laurent Schmitt : Certains marchands vous diront “oui, je vends plein d’or, etc.” Pourquoi ? Parce qu’ils ont de l’or en caisse, ils en détiennent et veulent faire monter le cours. Mais actuellement, non on n’a pas eu une envolée. Les cours montent, on a pas plus de vendeurs. Que devrait-il se passer ? Même s’il n’y a pas d’acheteurs, on devrait avoir un nombre important de vendeurs. Or il n’y a pas de vendeurs. Donc s’il n’y a pas de vendeur, il ne peut y avoir d’acheteur puisqu’on ne peut rien leur proposer en échange. Au moment où on a eu une vraie fièvre de l’or au mois de septembre de l’année dernière, c’est-à-dire que les cours sont montés assez rapidement suite à la crise financière, les journalistes sont venus dans la rue faire des reportages, en disant “il y a une fièvre de l’or. Mais la fièvre de l’or n’a pas eu lieu. Les gens se sont interrogés, se sont renseignés mais ce n’est pas parce que le napoléon vaut aujourd’hui 125 et que le lingot est à plus de 23000 que vous avez des vendeurs. Quand vous vendez de l’or, pourquoi le faites-vous ? C’est parce que vous avez besoin d’argent. Aujourd’hui quelqu’un qui a de l’or, des lingots ou des napoléons dans son coffre, n’a pas intérêt à les vendre pour les transformer en papier. Papier qui connaît de l’inflation, de l’érosion. Et, s’il les place en bourse, il risque de perdre de l’argent s’il fait de mauvais placements.

Mais quel va être l’effet de la crise sur la valeur de l’or ?

Plus la crise va se renforcer, plus nous risquons d’avoir de l’inflation, une baisse des taux d’intérêt, une baisse de la bourse, et plus l’or va redevenir une valeur intéressante. Quand vous aviez des taux d’intérêt à 10%, quand la bourse faisait 30% par an, avoir de l’or n’avait aucun intérêt. Quand vous commencez à voir une crise et que l’on ne sait pas de quoi le lendemain sera fait, les gens peuvent se réfugier à ce moment-là sur ce type de placement. Je ne vous rappellerai qu’une seule chose, une pièce de 20 francs or pèse 6.45 grammes, 5.80 grammes d’or pur. En 1914 c’est vingt francs or. En 1919 c’est toujours 20 francs, mais ce n’est plus coté. En 1928 c’est 100 francs, en 1933 c’est 300 francs et 1942 c’est 5000 francs.

Mais concrètement, selon vous, faut-il acheter de l’or aujourd’hui ?

Vous savez, il faut avoir de l’or pour la Chandeleur, ça porte bonheur. Mais autrement, ceux qui ont de l’or doivent le garder s’ils n’ont pas besoin d’acheter une maison ou de faire quelque chose d’important. Pour ceux qui n’en ont pas et qui pensent que malheureusement les conditions économiques vont s’aggraver et qu’on risque d’avoir une guerre, etc. ayez un peu d’or. Mais d’un autre côté, faire le pari de l’or, c’est faire le pari de la crise qui dure.

Crise = Guerre civile. Quand France 24 fait peur.

Estonie, Chypre, Malte, Irlande, Portugal, France, Belgique, Espagne, Luxembourg, Finlande, Slovenie, BCE, LEAP2020, Grece, Autriche, banque, euro, Bulgarie, Slovaquie, Georgie, Danemark, islam, UE, GRANDE BRETAGNE, REPUBLIQUE TCHEQUE, Allemagne, Ukraine, Lettonie, Russie, Etats-Unis, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, financiere, crise, Suede, Turquie, europe 8 commentaires »
4 mar 2009

Si vous voulez avoir des frissons regardez ceci:

Encore? D’accord!

France24, la voix de la France dans le monde n’est pas assez serieuse? Lisez “Le Monde”: “Après la crise financière, la guerre civile ? PrĂ©parez-vous Ă  “quitter votre rĂ©gion”…

Mais quelle mouche a piquĂ© nos respectables journalistes? Pourquoi offrir une tribune a un certain Franck Biancheri? Parce qu’il est le PrĂ©sident de “Newropeans”, obscur mouvement politique trans-europĂ©en “qui prĂ©sentera des listes dans tous les Etats membres de l’Union EuropĂ©enne lors des Ă©lections au Parlement EuropĂ©en de 2009″?  Parce qu’il est ”le directeur de recherche du Laboratoire EuropĂ©en d’Anticipation Politique LEAP/E2020″? Pour reconnaitre “un prophète”, “l’ange de l’Apocalypse”. Celui qui a celui qui a tout vu venir: 1989 en 1988…Ou pour nous faire peur? Selon “La Tribune” “l’un des patrons d’un des principaux cabinets de conseil nous a prĂ©sentĂ© ces notes comme extrĂŞmement sĂ©rieuses. Lors de cette discussion informelle, Ă  la mention des «informations» donnĂ©es par le LEAP, la panique affleurait sous ses paroles.”

J’ai deja eu peur en 1999, quand Mr. Biancheri a publiĂ© une note au titre Ă©vocateur : “UE 2009 : quand les petits fils de Franco, Hitler, Mussolini et PĂ©tain prendront le contrĂ´le de l’Europe“. En 2006, il a prevu pour le 20-26 mars 2006 “DĂ©clenchement d’une crise mondiale majeure : Iran-USA”. Je cite:
“L’ouverture par l’Iran d’une bourse pĂ©trolière libellĂ©e en euros Ă  la fin de mars 2006 marquera la fin du monopole du dollar sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole. Le rĂ©sultat immĂ©diat sera de nature Ă  bouleverser le marchĂ© mondial des devises, puisque les pays producteurs pourront dĂ©sormais utiliser l’euro Ă©galement pour facturer leur production. Parallèlement, les pays europĂ©ens en particulier pourront acheter le pĂ©trole directement dans leur devise sans passer par le relais du dollar. Concrètement, dans les deux cas, cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs Ă©conomiques auront besoin d’un moins grand nombre de dollars. Cette double Ă©volution s’exercera donc dans le mĂŞme sens, Ă  savoir celui d’une rĂ©duction très significative de l’importance du dollar comme monnaie internationale de rĂ©serve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise amĂ©ricaine, en particulier par rapport Ă  l’euro. Les Ă©valuations les plus conservatrices placent l’euro Ă  1,30 dollar Ă  la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’euro Ă  1,70 dollar en 2007 ne paraissent plus irrĂ©alistes…”

Les amateurs des thĂ©ories du complot et des scĂ©narios apocalyptiques peuvent continuer sur le site Agoravox…

Claire Gatinois du Monde doit le relire aussi. Car son commentaire sur le rapport est: “Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de rĂ©flexion n’avait, dès fĂ©vrier 2006, prĂ©dit avec une exactitude troublante le dĂ©clenchement et l’enchaĂ®nement de la crise.”

Les autres…Lisez Nostradamus et n’ayez pas peur!

Ce que peut la BCE

euro, banque, Finlande, Luxembourg, Italie, Autriche, BCE, Trichet, Slovenie, Grece, Malte, Irlande, crise, Etats-Unis, UE, Allemagne, financiere, Pays-Bas, Portugal, Belgique, France, Slovaquie, europe 2 commentaires »
20 fév 2009

Lu aujourd’hui…

Eloi Laurent, Ă©conomiste Ă  l’OFCE et enseignant Ă  Sciences-po et Stanford University: “Les Ă©carts de taux d’intĂ©rĂŞts sur les titres publics menacent la cohĂ©sion de la zone euro…
La BCE pourrait directement racheter des titres grecs, espagnols ou irlandais pour contrer les marchĂ©s financiers. Rien ne s’oppose Ă  ces solutions, sinon l’attentisme et l’Ă©goĂŻsme, Ă©galement inacceptables dans le contexte actuel.”

Jean-François Jamet , Ă©galement Ă©conomiste, Fondation Robert Schuman: “La dette publique dans la zone euro pourrait atteindre 76% du PIB en 2010; soit bien plus que la limite maximale de 60% prĂ´nĂ©e par le traitĂ© de Maastricht. La marge de manĹ“uvre des Etats sera donc limitĂ©e en sortie de crise: ils devront augmenter les impĂ´ts ou avoir recours Ă  l’inflation…
Pour crĂ©er de l’inflation dans la zone euro il faudrait que la Banque centrale europĂ©enne accepte d’acheter des obligations d’Etat, alors que son mandat le lui interdit. Cela reviendrait Ă  monĂ©tiser la dette, donc Ă  crĂ©er de la monnaie. La FED le fait.”

Donc, on peut ou on ne peut pas?