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Tous les billets de la catégorie GRANDE BRETAGNE

Feed the world?

Afrique, alimentation, Art, GRANDE BRETAGNE 4 commentaires »
15 fév 2010

« Feed the world », cĂ©lèbre refrain de la cĂ©lèbre chanson « Do They Know It’s Christmas?” enregistrĂ©e par 3 gĂ©nĂ©rations de cĂ©lĂ©britĂ©s. En 1984, 1989 et 2004, la chanson fut numĂ©ro 1 du top40 britannique…Fin 1984, on apprend que la famine a frappĂ© le peuple Ă©thiopien. Le chanteur irlandais Bob Geldof  dĂ©cide d’enregistrer une chanson pour recueillir de l’argent afin de nourrir les Ă©thiopiens. Mais pourquoi, depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations, ces types de campagnes sont-elles nĂ©cessaires pour « nourrir l’Afrique » ? L’Afrique a-t-elle vraiment besoin de ces stars du rock ?… ou au contraire, ces chanteurs ont-ils besoin de l’Afrique pour se façonner une image de bons samaritains ? J’ai telephonĂ© Ă  Nairobi, au Kenya, pour en discuter avec l’Ă©conomiste James Shikwati :

« Si vous avez une famine et que vous devez sauver des personnes de cette famine, ou si vous avez un tremblement de terre ou mĂŞme une inondation, et que tout ce que vous faites c’est d’apporter des biscuits français ou d’autres choses du mĂŞme genre… vous savez, il faut bien penser que, dans une perspective longue, cette aide va tout simplement dĂ©truire l’agriculture locale et le savoir-faire local ! Car tout ce qu’elles vont faire c’est attendre les nouvelles livraisons de biscuits français. Il faudrait vraiment repenser comment aider les gens dans de telles situations. »

Mais vous n’ĂŞtes pas opposĂ© Ă  l’aide humanitaire d’urgence ?

« Si quelqu’un est emprisonnĂ© dans des dĂ©combres, une vĂ©ritable aide consisterait Ă  l’en sortir. Mais si l’aide consiste Ă  maintenir des personnes dans les dĂ©combres, ce n’est pas une aide ! Donc, oui, dans les situations d’urgences, sortons les gens des dĂ©combres, mais dans les situations oĂą les gens sont prisonniers de la pauvretĂ©, la meilleure solution est de leur donner des moyens de sortir de cette pauvretĂ©. Regardez : qu’est-ce qui les maintienne dans la pauvreté ? En Afrique, nous sommes concentrĂ©s uniquement sur la production de matières premières…»

Il faut donc libéraliser davantage les marchés ?

« Beaucoup d’Ă©conomies africaines essayent de s’orienter sur les exportations vers l’Europe ou les Etats-Unis… et ils ignorent les marchĂ©s locaux. Mais ils se battent contre les murs du protectionnisme Ă©conomique europĂ©en ou amĂ©ricain ! Donc, les africains s’occupent de la production de très bas niveau, et tout ce qui est Technique, Technologie, Recherche et DĂ©veloppement se fait en Europe. »

Double Ă©trangetĂ©, donc. Des marchĂ©s mondiaux fermĂ©s, et des marchĂ©s locaux non exploitĂ©s. Et si l’on essayait d’augmenter les investissements ? La corruption constituerait-elle un frein Ă  cet Ă©gard ?

« Souvent, dans les medias occidentaux, vous lisez que les africains sont des gens très corrompus. Et en mĂŞme temps on s’apitoie sur le fait que les africains vivent avec moins d’un dollar par jour. Dommage que ceux qui lisent ces nouvelles ne se posent pas une simple question : d’oĂą viens l’argent volé ? En fait, c’est l’argent de donateurs. C’est le produit d’interactions entre les intĂ©rĂŞts des donateurs et les Ă©lites politiques et intellectuelles  africaines. Le rĂ©sultat est que vous avez un club de gens qui prennent un pourcentage sur l’aide… Et dans les medias, on parle d’un « continent corrompu ». »

Encore une fois, c’est l’aide qui perverti les comportements. Mais alors quelle est la solution ?

« Si on pouvait se retrouver dans une situation oĂą les gouvernements africains Ă©taient soutenus par les contributeurs africains eux-mĂŞmes, alors ces dirigeants se sentiraient plus responsables face Ă  leurs Ă©lecteurs. Mais la situation est diffĂ©rente. Ils sont concentrĂ©s sur les relations avec les donateurs parce qu’ils savent que ce sont eux qui vont financer les autoroutes, et tout le reste… Et ils ignorent leurs propres citoyens. Donc, l’aide internationale dĂ©truit Ă©galement les piliers de la dĂ©mocratie.»

Selon James Shikwati, cette philosophie du « nourrir le monde » pousse les gens encore plus dans les décombres au lieu de les en sortir.

Les africains sont-ils condamnĂ©s Ă  vivre Ă©ternellement dans la pauvreté ? Pour le savoir, il faudrait donc davantage se pencher sur une autre question - moins Ă©motionnelle mais tout aussi importante -, celle de la crĂ©ation d’emplois… un sujet moins vendeur, sans doute, que « feed the world »…

La défaite internationale devant le plastique

Asie, alimentation, pollution, Etats-Unis, GRANDE BRETAGNE, video, voyage 1 commentaire »
1 fév 2010



L’atoll de Midway, le paradis pour les albatros - les principaux habitants de ce morceau de terre de 6 kilomètres carrĂ©s, l’un des atolls les plus Ă©loignĂ©s des terres situĂ© Ă  plus de 2000 miles marins du continent le plus proche ! Les oiseaux sont inquiets, ils sentent l’approche des bombardiers. Nous sommes en 1942, sur le lieu mĂŞme de la cĂ©lèbre bataille de Midway, bataille qui marqua un tournant dans la guerre du Pacifique. Le site de la BBC World News America nous montre la vie des albatros sur l’atoll 66 ans après.

« Je suis sur l’atoll de Midway, au milieu du Pacifique, on ne peut pas imaginer un lieu plus Ă©loignĂ© de la terre ferme que celui-ci. Mais c’est lĂ  qu’arrivent les vagues de dĂ©chets emportĂ©es par les courants ocĂ©aniques. Des sacs plastiques, des bouteilles, des chaussures, et mĂŞme des ordinateurs ! Tous les jours, ces morceaux de dĂ©chets se retrouvent sur les plages et c’est dramatique, car Midway est l’habitat de la plus grande population d’albatros !  Et les parents nourrissent leurs petits avec… du plastique ! »

Les albatros meurent après avoir ingĂ©rĂ© des dizaines d’objets en plastiques. Mais qui est responsable ? Peut-ĂŞtre la Chine ? Le correspondant local de la BBC tĂ©moigne :

« Ce pays produit chaque annĂ©e des milliards de sacs en plastique de piètre qualitĂ©. Ceci n’est pas surprenant car si vous allez dans n’importe quel commerce du coin en Chine pour acheter, disons, un chewing-gum, le propriĂ©taire va vous l’emballer dans plusieurs sacs plastique ! La Chine est littĂ©ralement assiĂ©gĂ©e par les dĂ©chets plastiques ! Le pays fabrique la plupart des produits importĂ©s dans le monde, mais il est Ă©galement le pays qui doit faire face au volume mondial de dĂ©chets le plus importants. Nous sommes en 2008. La Chine voudrait bien se donner l’image d’un pays propre. Par consĂ©quent, depuis le 1 juin 2008, si vous allez dans un commerce chinois, les propriĂ©taires sont obligĂ©s de vous vendre les sacs en plastique. »

La Chine a envie de changer ses habitudes. Au moins Ă  l’occasion des grandes manifestations internationales. Et leurs voisins indiens ?

« Il n y a pas si longtemps, le gouvernement de l’Inde a commencĂ© Ă  encourager les entrepreneurs Ă  produire les sacs en plastiques localement au lieu de les importer. Aujourd’hui, cette mesure s’est retournĂ©e contre les Indiens. Il y a 3 ans, les inondations massives ont complètement paralysĂ© la capitale Ă©conomique du pays, Bombay, ainsi que les zones alentour. Cela a fait des milliers de morts ! Le responsable de cette tragĂ©die Ă©tait le sac en plastique ! Au moins partiellement. Les sacs ont simplement bouchĂ© les canalisations, empĂŞchant l’eau de s’Ă©vacuer. Aujourd’hui le sac en plastique est interdit Ă  Bombay, mais ailleurs il est toujours aussi rĂ©pandu et aussi dangereux. »

En remontant un autre courant ocĂ©anique, on arrive… aux Etats-Unis !

« Ici on les appelle les tumbleweed urbaines tellement il y en a partout ! D’après les estimations les plus modestes, les Etats-Unis utilisent 380 milliards de sacs plastique chaque annĂ©e. Aujourd’hui, l’AmĂ©rique en est submergĂ©e. Seule une petite partie est recyclĂ©e, la plus grande est tout simplement jetĂ©e. Ensuite, quand il pleut, les sacs se retrouvent dans les rivières puis, dans la mer. Sur les plages de Santa Monica on les voit souvent, dĂ©chiquetĂ©s, tellement dĂ©chiquetĂ©s qu’on ne les remarque mĂŞme pas. Mais ils sont partout ! La ville de Santa Monica a dĂ©jĂ  interdit le polystyrène extrudĂ©, et rĂ©flĂ©chit aujourd’hui Ă  la façon de gĂ©rer ce problème. Mais la ville de San Francisco vient juste d’interdire les sacs en plastique. Cela signifie que le nombre de sacs se retrouvant dans la mer ne cesse de croitre. »

Et ils  voyagent, comme les autres objets en plastique de plusieurs continents, vers l’atoll de Midway oĂą se trouve l’auteur de ce formidable petit documentaire : Davis Shukman.

« Ici, les gens travaillent quotidiennement pour prĂ©server la nature, essayer d’aider les 2 millions d’albatros qui vivent lĂ . Tous les jours, ils doivent se battre contre « les vagues de plastique ». Mais dès qu’ils nettoient une partie de la cĂ´te, elle est de nouveau polluĂ©e par les dĂ©chets plastiques au bout d’une semaine. »

L’atoll - symbole de la victoire alliĂ©e en 1942 - est aujourd’hui un symbole de la dĂ©faite internationale devant le plastique.

18 minutes

Royaume Uni, IDE, investissement, Londres, financiere, GRANDE BRETAGNE 0 commentaire »
11 oct 2009


 © ai

Andrew Levi est l’un des directeurs de «UK Trade and Investment»,  l’agence gouvernementale britannique qui aide les entreprises Ă©trangères Ă  s’implanter au Royaume-Uni. Lorsqu’il me reçoit dans ses bureaux a Kingsgate House, Victoria street, Ă  Londres - il insiste sur l’importance des investissements entre la France et la Grande-Bretagne. Andrew Levi regarde dans ses papiers : le Royaume Uni est l’un des investisseurs les plus importants en France ! Et les français sont les 2èmes investisseurs en Grande Bretagne ! Ces investissement ont crĂ©e 300 000 emplois de chaque cotĂ© de la Manche !

Comment expliquer que le Royaume Uni, malgré les crises, reste une destination privilégiée pour les investisseurs étrangers. Andrew Levi nous répond :

« Je crois qu’il faut, en moyenne, 18 jours pour crĂ©er une entreprise au Royaume-Uni. Mais le record est de 18 minutes ! Vous voyez ? Cela illustre bien notre façon de travailler : assez peu bureaucratique et pas très compliquĂ©e.»

Effectivement…Mais vous ĂŞtes Ă©galement rĂ©putĂ© pour votre attachement au libre-Ă©change. Cela doit Ă©galement avoir de l’importance ?!

« Nous sommes le plus gros investisseur Ă  l’Ă©tranger. Et nous sommes clairement ouverts. Car si nous voulons que nos entreprises rĂ©ussissent Ă  l’Ă©tranger, il faut offrir la mĂŞme possibilitĂ© aux entreprises qui s’implantent chez nous. Ici, il y a peu de barrières pour les investissements des entreprises Ă©trangères. Les autres pays, comme la France, en ont plus. On se souvient encore comment la production de yaourt est devenue une industrie stratĂ©gique en France ! Je n’arriverais pas Ă  trouver des exemples semblables chez nous. Nous avons des règles concernant la sĂ©curitĂ© nationale, mais on ne les applique pas contre des investisseurs potentiels. »

Selon les chiffres de « UK Trade and Investment », en 2008/2009, 1744 nouveaux projets d’investissement ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s en Grande Bretagne. 78540 emplois ont Ă©tĂ© créés ou sauvegardĂ©s. Cela correspond Ă  215 emplois par jour. Pas mal pour une pĂ©riode de crise, mĂŞme si le volume des investissements a Ă©tĂ© divisĂ© par 2 ! Mais ce sont surtout les banques londoniennes qui profitent de ce libĂ©ralisme, n’est-ce pas Monsieur Levi ?

« Oui, votre prĂ©sident a dit rĂ©cemment que le Royaume Uni Ă©tait très dĂ©pendant des services. Et c’est certainement vrai, nous avons une Ă©conomie des services très dĂ©veloppĂ©e. L’industrie des services financiers, Ă  laquelle fait rĂ©fĂ©rence votre prĂ©sident, reprĂ©sente 8% de notre Ă©conomie. C’est, sans doute, un chiffre important, mais il reste 92% ! Juste Ă  titre d’exemple : nous sommes le 6ème pays manufacturier au monde. Et les produits manufacturiers reprĂ©sentent 12% de notre Ă©conomie.»

Voici les chiffres de juin 2009. Sur une annĂ©e : 17469 emplois dans l’ingĂ©nierie de pointe, 4692 emplois en science de la vie,  contre seulement 4483 dans le domaine des services financiers. Faut-il, donc, que la PrĂ©sidence de la RĂ©publique licencie ses conseillers responsables de la Grande-Bretagne ?

« Londres est un grand gĂ©nĂ©rateur de revenus, un vĂ©ritable moteur Ă©conomique dans le secteur des finances, des services aux entreprises, et dans le domaine du droit. Mais cela veut Ă©galement dire que tout le Royaume Uni - Londres inclus - pourrait ĂŞtre attractif pour y Ă©tablir une grande plate-forme internationale. Parce que vous auriez accès Ă  tous ces services Ă  la fois. Bien sĂ»r, vous avez aujourd’hui les visioconfĂ©rences et plein d’autres technologies de management moderne ; mais rien ne peut remplacer la proximitĂ© physique avec votre avocat et votre banquier. »

Merci Andrew Levi pour vos rĂ©ponses très… « diplomatiques » !

 © ai

Le retour de Margaret Thatcher

parlement, referendum, Lisbonne, elections, LEAP2020, GRANDE BRETAGNE, UE, europe 0 commentaire »
2 juin 2009

  © CONSERVATIVE PARTY

Il y a 30 ans, Margaret Thatcher arrivait au pouvoir au Royaume-Uni…Fin avril 2009, Ă  l’approche des Ă©lections europĂ©ennes, David Cameron - le leader actuel des conservateurs britanniques - lance une campagne pour un rĂ©fĂ©rendum sur le traitĂ© de Lisbonne - pourtant dĂ©jĂ  ratifiĂ© par le Parlement. « Si le TraitĂ© de Lisbonne rentre en vigueur sans consultation du peuple britannique et si les Conservateurs sont au pouvoir, notre gouvernement prendra les mesures qui s’imposent », dĂ©clare le Parti de Winston Churchill. Faut-il comprendre que le Royaume Uni sortirait de l’Union EuropĂ©enne ? Non, mais selon James Elles, eurodeputĂ© conservateur, ” l’Union devrait servir surtout Ă  s’adapter au nouveau monde du 21eme siècle - le monde de la concurrence, notamment avec l’Asie”. La conception  de l’Europe du Parti Conservateur est assez gaulliste - l’Europe  des nations, un marchĂ© Ă©conomique commun, mais pas de rĂ©els pouvoirs politiques, car cela menacerait la souverainetĂ© nationale (la souverainetĂ© europĂ©enne n’existe pas du fait de l’absence de « peuple europĂ©en »).Les français adorent caricaturer les conservateurs britanniques : mĂ©chants « ultralibĂ©raux », dangereux europhobes… Alors logiquement, donc, avec la crise actuelle, le Parti de Margaret Thatcher devrait ĂŞtre vouĂ© Ă  la Disparition ?! On devrait voir apparaĂ®tre un Olivier Besancenot dans le pays d’Oliver Cromwell ? Mais non, pas d’espoir pour le vote protestataire, surtout communiste. Dans les enquĂŞtes d’opinion, les Tories ont plus de 10% (!!!) d’avance sur les Travaillistes. Ils vont gagner les Ă©lections et… ils vont peut-ĂŞtre faire perdre la majoritĂ© au Parlement EuropĂ©en au Parti Populaire EuropĂ©en, car David Cameron veut siĂ©ger seul. Est ce que ca va Ă©liminer les concurrents  ouvertement “anti-unionistes” du Parti de l’indĂ©pendance de la Grande Bretagne? La rĂ©ponse le 4 juin.

Le paradis des courtiers

bourse, capitalisme, Londres, livre, dollar, LEAP2020, crise, financiere, banque, euro, GRANDE BRETAGNE 1 commentaire »
28 mai 2009

city of london © A.Ipatovtsev
La circulation n’est pas très dense devant le nouveau siège de la bourse de Londres, près de l’Ă©glise Saint Paul. La bourse a Ă©tĂ© créée en 1801, dans un autre quartier, le quartier du change, lĂ  oĂą se trouve aujourd’hui la City, l’endroit oĂą s’effectuaient les transactions marchandes… Ă  l’intĂ©rieur des « coffeehouses ». Ranald Michie, professeur Ă  l’UniversitĂ© de Durham, est spĂ©cialiste de l’histoire des marchĂ©s financiers : « C’Ă©tait au moment des guerres rĂ©volutionnaires françaises, sous NapolĂ©on. La dette du gouvernement anglais augmentait rapidement. 800 millions de livres vers la fin de la guerre - une somme astronomique a l’Ă©poque. Donc il est apparu un besoin d’avoir une place oĂą l’on pourrait vendre des titres. Mais il fallait Ă©galement Ă©liminer le risque de non payement, le risque de contrepartie. »La bourse pourrait ĂŞtre dĂ©finie comme un marchĂ©, mais un marchĂ© contrĂ´lĂ© par des règles et des rĂ©gulations. C’est la diffĂ©rence avec « le marché » tout court. Et aujourd’hui, c’est quoi la bourse, professeur Michie ?

« D’un cĂ´tĂ©, rien n’a vĂ©ritablement changĂ©. Mais une chose a changĂ© pourtant - il n’est plus question de dette de l’Ă©tat, seules les actions d’entreprises y sont Ă©changĂ©es !).  Deuxième changement - le rĂ´le des banques. Il y a très peu de courtiers indĂ©pendants, les affaires sont faites par les banques. Et puis, la technologie aussi… Pendant longtemps, le « trading floor » Ă©tait souverain ! Pour vendre des titres, il fallait ĂŞtre membre de la bourse. Aujourd’hui, tout se fait Ă©lectroniquement. Vous pouvez interagir avec les autres courtiers de chez vous Ă  travers l’Ă©cran de votre ordinateur. »

Le bruit des voitures Ă  l’extĂ©rieur de la bourse de Londres…. A l’intĂ©rieur, l’ambiance est beaucoup plus silencieuse car la vente Ă  la criĂ©e est remplacĂ©e par des transactions Ă©lectroniques. Et ca depuis le « big bang » de Margaret Thatcher - la libĂ©ralisation du fonctionnement de la bourse - qui a  facilitĂ© l’arrivĂ©e rapide de banques amĂ©ricaines et ouest-europĂ©ennes Ă  Londres et  dĂ©veloppĂ© le marchĂ© financier grâce Ă  la baisse des coĂ»ts. La City, auparavant considĂ©rĂ©e comme un lieu Ă©litiste pour gentlemen anglais, est aujourd’hui le paradis des courtiers « golden boys ». Le marchĂ© londonien des titres est le plus important d’Europe. Mais comment une entreprise choisit-elle la bourse dans laquelle elle sera cotĂ©e ?

« La compagnie regarde les prix qu’elle peut obtenir pour ses titres et elle Ă©value les charges pour ĂŞtre listĂ©e Ă  Londres ou a New York. Et ca ne dĂ©pend pas uniquement de la bourse, mais Ă©galement des autoritĂ©s. Vous savez, après le “scandale Enron, les Etats-Unis ont augmentĂ© la charge rĂ©gulatrice qui pèse sur les entreprises. RĂ©sultat : les entreprises sont parties de New York pour venir chez nous. Donc, si maintenant, avec la crise, l’Union EuropĂ©enne durcit la rĂ©gulation pour l’introduction en bourse, les entreprises partiront ailleurs. C’est inĂ©vitable ! »

Ceci est donc une forme d’avertissement du Professeur Richie aux rĂ©gulateurs français ! Dans quelques jours, Xavier Rolet - l’ancien directeur de Lehman Brothers France - prendra la tĂŞte du London stock exchange qui regroupe les places de Londres et de Milan. Avec la crise, les introductions en Bourse sont devenues rares, les montants des transactions boursières diminuent et la valeur des titres fond. La valeur des groupes du Footsie-100 s’est ainsi rĂ©duite de 34% en 2008. En plus, après une nouvelle dĂ©règlementation rĂ©cente, les nouveaux acteurs -  Turquoise et  Instinet - empiètent de plus en plus sur les parts de marchĂ© de la bourse de Londres.

« La part de la bourse de Londres dans les entreprises de l’indice boursier Footsie 100 ne reprĂ©sente aujourd’hui que 68% du volume des ventes. 32% des transactions s’effectue donc ailleurs. Mais cela ne veut pas dire que ces titres sont partis Ă  New York ou a Euronext. Non ! Ils sont partis vers les plateformes Ă©lectroniques. Mais le prix de rĂ©fĂ©rence est toujours fixĂ© par la bourse de Londres. »

Crise = Guerre civile. Quand France 24 fait peur.

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4 mar 2009

Si vous voulez avoir des frissons regardez ceci:

Encore? D’accord!

France24, la voix de la France dans le monde n’est pas assez serieuse? Lisez “Le Monde”: “Après la crise financière, la guerre civile ? PrĂ©parez-vous Ă  “quitter votre rĂ©gion”…

Mais quelle mouche a piquĂ© nos respectables journalistes? Pourquoi offrir une tribune a un certain Franck Biancheri? Parce qu’il est le PrĂ©sident de “Newropeans”, obscur mouvement politique trans-europĂ©en “qui prĂ©sentera des listes dans tous les Etats membres de l’Union EuropĂ©enne lors des Ă©lections au Parlement EuropĂ©en de 2009″?  Parce qu’il est ”le directeur de recherche du Laboratoire EuropĂ©en d’Anticipation Politique LEAP/E2020″? Pour reconnaitre “un prophète”, “l’ange de l’Apocalypse”. Celui qui a celui qui a tout vu venir: 1989 en 1988…Ou pour nous faire peur? Selon “La Tribune” “l’un des patrons d’un des principaux cabinets de conseil nous a prĂ©sentĂ© ces notes comme extrĂŞmement sĂ©rieuses. Lors de cette discussion informelle, Ă  la mention des «informations» donnĂ©es par le LEAP, la panique affleurait sous ses paroles.”

J’ai deja eu peur en 1999, quand Mr. Biancheri a publiĂ© une note au titre Ă©vocateur : “UE 2009 : quand les petits fils de Franco, Hitler, Mussolini et PĂ©tain prendront le contrĂ´le de l’Europe“. En 2006, il a prevu pour le 20-26 mars 2006 “DĂ©clenchement d’une crise mondiale majeure : Iran-USA”. Je cite:
“L’ouverture par l’Iran d’une bourse pĂ©trolière libellĂ©e en euros Ă  la fin de mars 2006 marquera la fin du monopole du dollar sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole. Le rĂ©sultat immĂ©diat sera de nature Ă  bouleverser le marchĂ© mondial des devises, puisque les pays producteurs pourront dĂ©sormais utiliser l’euro Ă©galement pour facturer leur production. Parallèlement, les pays europĂ©ens en particulier pourront acheter le pĂ©trole directement dans leur devise sans passer par le relais du dollar. Concrètement, dans les deux cas, cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs Ă©conomiques auront besoin d’un moins grand nombre de dollars. Cette double Ă©volution s’exercera donc dans le mĂŞme sens, Ă  savoir celui d’une rĂ©duction très significative de l’importance du dollar comme monnaie internationale de rĂ©serve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise amĂ©ricaine, en particulier par rapport Ă  l’euro. Les Ă©valuations les plus conservatrices placent l’euro Ă  1,30 dollar Ă  la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’euro Ă  1,70 dollar en 2007 ne paraissent plus irrĂ©alistes…”

Les amateurs des thĂ©ories du complot et des scĂ©narios apocalyptiques peuvent continuer sur le site Agoravox…

Claire Gatinois du Monde doit le relire aussi. Car son commentaire sur le rapport est: “Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de rĂ©flexion n’avait, dès fĂ©vrier 2006, prĂ©dit avec une exactitude troublante le dĂ©clenchement et l’enchaĂ®nement de la crise.”

Les autres…Lisez Nostradamus et n’ayez pas peur!

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15 jan 2009

Alexandr Vondra  a prĂ©sentĂ© jeudi ses “excuses” Ă  “ceux qui se sont sentis offensĂ©s” par la sculpture monumentale controversĂ©e Entropa. Lire la suite »

Magical Memory Tour: Assassinat de John Lennon. La signature de l’accord crĂ©ateur de la CommunautĂ© des États indĂ©pendants.

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8 déc 2008

En faisant la mĂ©nage, j’ai retrouvĂ© un livre « Rock : un art ou une maladie ? » Lire la suite »

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4 nov 2008

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14 oct 2008

Je ne sais pas si vous ĂŞtes de mĂŞme avis, mais moi, j’ai l’impression que l’Europe a finalement une prĂ©sidence, ou, plutĂ´t, un PrĂ©sident. Vous vous souvenez  Ă  qui  Ă©tait  la PrĂ©sidence avant nous? Lire la suite »