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Tous les billets de la catégorie Portugal

Les frontieres alimentaires chez Pasi et Rita

Royaume Uni, cuisine, alimentation, frontière, capitalisme, Portugal, Finlande, voyage 2 commentaires »
17 oct 2009

 © ai

Bienvenue chez Pasi et Rita, un couple finno-portugais installé à Londres.  Il est 18h00 et selon la tradition finlandaise, Pasi nous prépare le diner. Au menu : poisson et galettes de haricots rouges, une recette brésilienne.

 © ai

La cuisine exotique est à la mode chez vous, Pasi ?

« Oui. La cuisine « globale » est arrivĂ©e dans les villes finlandaises. Parmi mes amis, certains optent pour le vĂ©gĂ©tarisme, d’autres sont fans de la cuisine indienne ou mĂŞme orientale. Les gens choisissent librement la zone gĂ©ographique qui les intĂ©resse. Pour certains ce sera  l’Italie, pour d’autres autres pour la France… »

 © ai

S’intĂ©resser aux recettes exotiques - et Ă  la cuisine tout court - ne va pas de soi dans la famille de Pasi :

« J’ai Ă©tĂ© Ă©levĂ© dans une famille oĂą toute la nourriture provenait de boites de conserves. Ma situation est probablement assez extrĂŞme mais elle symbolise toute une tradition nord-europĂ©enne pour laquelle manger est devenu une activitĂ© utile, obligatoire, bien plus qu’un plaisir ou mĂŞme un moment privilĂ©giĂ© pour se retrouver en famille. »

 © ai

Rita, comme Pasi, est une enfant des années 1970. Mais sa tradition culinaire est tout à fait différente :

 © ai

« Quand vous voyez vos parents cuisiner depuis votre plus jeune âge, que vous avez l’habitude de voir la transformation d’un morceau de viande ou d’un poisson, avec ses yeux, sa queue… vous n’avez pas peur des ingrĂ©dients ! Vous n’avez pas peur de cuisiner contrairement aux gens qui habitent ici, Ă  Londres, et qui s’Ă©crient : « oh mon dieu, c’est un poisson vivant !!! ». Vous apprenez les bases : comment couper les oignons, les faire revenir, comment saler la prĂ©paration etc.»

 © ai

Pasi regarde son livre de recettes pour terminer la préparation de son plat brésilien pendant que Rita me parle des frontières alimentaires entre le Portugal et la Finlande :

« Pour nous, le vin, c’est tout Ă  fait naturel. Pour eux, c’est plutĂ´t la vodka ou la « koskenkorva » ou encore un autre alcool fort. Pour eux, le vin, c’est cher, c’est français, c’est « ou-la-la ! »,  bref, c’est chic ! »

 © ai

Et pendant que Rita me sert un verre de bon vin blanc portugais, elle continue à pointer les différences :

« Le petit dĂ©jeuner finlandais traditionnel, c’est une bouillie avec des fruits par-dessus et du cafĂ©. Pour nous, une bouillie, ce n’est pas possible! C’est de la nourriture pour les enfants ! Comme si quelqu’un l’avais dĂ©jĂ  prĂ©mâchĂ© pour vous ! Beurk ! Pour le petit dĂ©jeuner portugais c’est terriblement simple : juste du cafĂ©, un morceau de pain avec du beurre. C’est tout ! »

Et comment on déjeune, Rita ?

« Ici, en Angleterre, vous voyez partout les gens debout avec leurs sandwichs pendant la pause dĂ©jeuner. Au Portugal, vous ĂŞtes assise devant une assiette ! Peut ĂŞtre une petite assiette, mais une assiette quand mĂŞme ! Devant  un plat chaud, une soupe, par exemple. Et les gens prennent une heure et demie voire 2 heures pour manger. Pasi m’a appris qu’en Finlande, on apporte sa nourriture au bureau. Je trouve ça complètement dingue ! Mais, en mĂŞme temps, quand on pense que dehors, il peut y avoir du blizzard, ça paraĂ®t moins Ă©trange !

 © ai

Au Portugal et en Finlande, le déjeuner se termine par un café, mais là encore on trouve une nouvelle frontière. Pasi :

« Un dĂ©jeuner finlandais se termine avec au moins 20 cl de cafĂ©-filtre. Le cafĂ© portugais, c’est dans une tasse Ă  cafĂ© pour Mickey Mouse ! »

Pasi et Rita vont se marier l’annĂ©e prochaine. Bien malin qui pourra dire quel sera le menu…

Crise = Guerre civile. Quand France 24 fait peur.

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4 mar 2009

Si vous voulez avoir des frissons regardez ceci:

Encore? D’accord!

France24, la voix de la France dans le monde n’est pas assez serieuse? Lisez “Le Monde”: “Après la crise financière, la guerre civile ? PrĂ©parez-vous Ă  “quitter votre rĂ©gion”…

Mais quelle mouche a piquĂ© nos respectables journalistes? Pourquoi offrir une tribune a un certain Franck Biancheri? Parce qu’il est le PrĂ©sident de “Newropeans”, obscur mouvement politique trans-europĂ©en “qui prĂ©sentera des listes dans tous les Etats membres de l’Union EuropĂ©enne lors des Ă©lections au Parlement EuropĂ©en de 2009″?  Parce qu’il est ”le directeur de recherche du Laboratoire EuropĂ©en d’Anticipation Politique LEAP/E2020″? Pour reconnaitre “un prophète”, “l’ange de l’Apocalypse”. Celui qui a celui qui a tout vu venir: 1989 en 1988…Ou pour nous faire peur? Selon “La Tribune” “l’un des patrons d’un des principaux cabinets de conseil nous a prĂ©sentĂ© ces notes comme extrĂŞmement sĂ©rieuses. Lors de cette discussion informelle, Ă  la mention des «informations» donnĂ©es par le LEAP, la panique affleurait sous ses paroles.”

J’ai deja eu peur en 1999, quand Mr. Biancheri a publiĂ© une note au titre Ă©vocateur : “UE 2009 : quand les petits fils de Franco, Hitler, Mussolini et PĂ©tain prendront le contrĂ´le de l’Europe“. En 2006, il a prevu pour le 20-26 mars 2006 “DĂ©clenchement d’une crise mondiale majeure : Iran-USA”. Je cite:
“L’ouverture par l’Iran d’une bourse pĂ©trolière libellĂ©e en euros Ă  la fin de mars 2006 marquera la fin du monopole du dollar sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole. Le rĂ©sultat immĂ©diat sera de nature Ă  bouleverser le marchĂ© mondial des devises, puisque les pays producteurs pourront dĂ©sormais utiliser l’euro Ă©galement pour facturer leur production. Parallèlement, les pays europĂ©ens en particulier pourront acheter le pĂ©trole directement dans leur devise sans passer par le relais du dollar. Concrètement, dans les deux cas, cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs Ă©conomiques auront besoin d’un moins grand nombre de dollars. Cette double Ă©volution s’exercera donc dans le mĂŞme sens, Ă  savoir celui d’une rĂ©duction très significative de l’importance du dollar comme monnaie internationale de rĂ©serve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise amĂ©ricaine, en particulier par rapport Ă  l’euro. Les Ă©valuations les plus conservatrices placent l’euro Ă  1,30 dollar Ă  la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’euro Ă  1,70 dollar en 2007 ne paraissent plus irrĂ©alistes…”

Les amateurs des thĂ©ories du complot et des scĂ©narios apocalyptiques peuvent continuer sur le site Agoravox…

Claire Gatinois du Monde doit le relire aussi. Car son commentaire sur le rapport est: “Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de rĂ©flexion n’avait, dès fĂ©vrier 2006, prĂ©dit avec une exactitude troublante le dĂ©clenchement et l’enchaĂ®nement de la crise.”

Les autres…Lisez Nostradamus et n’ayez pas peur!

Ce que peut la BCE

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20 fév 2009

Lu aujourd’hui…

Eloi Laurent, Ă©conomiste Ă  l’OFCE et enseignant Ă  Sciences-po et Stanford University: “Les Ă©carts de taux d’intĂ©rĂŞts sur les titres publics menacent la cohĂ©sion de la zone euro…
La BCE pourrait directement racheter des titres grecs, espagnols ou irlandais pour contrer les marchĂ©s financiers. Rien ne s’oppose Ă  ces solutions, sinon l’attentisme et l’Ă©goĂŻsme, Ă©galement inacceptables dans le contexte actuel.”

Jean-François Jamet , Ă©galement Ă©conomiste, Fondation Robert Schuman: “La dette publique dans la zone euro pourrait atteindre 76% du PIB en 2010; soit bien plus que la limite maximale de 60% prĂ´nĂ©e par le traitĂ© de Maastricht. La marge de manĹ“uvre des Etats sera donc limitĂ©e en sortie de crise: ils devront augmenter les impĂ´ts ou avoir recours Ă  l’inflation…
Pour crĂ©er de l’inflation dans la zone euro il faudrait que la Banque centrale europĂ©enne accepte d’acheter des obligations d’Etat, alors que son mandat le lui interdit. Cela reviendrait Ă  monĂ©tiser la dette, donc Ă  crĂ©er de la monnaie. La FED le fait.”

Donc, on peut ou on ne peut pas?

Pour la Grèce l’euro est un point de stabilitĂ©

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16 fév 2009

 © pe

Le dĂ©bat sur l’euro vous inquiète? DiplĂ´mĂ© de droit, l’ex-chef de cabinet du commissaire chypriote Markos Kyprianou, aujourd’hui membre de la Commission des budgets au Parlement EuropĂ©en, Margaritis Schinas nous rassure: son pays ne sortira pas de la zone Euro. MalgrĂ© le non-respect des critères de Maastricht :

ai

Et malgré la séduisante idée de la dévaluation:

ai

Pourtant, la Grèce devra payer deux fois plus que l’Allemagne pour rembourser ses emprunts d’État. Après plusieurs annĂ©es de convergence des taux d’intĂ©rĂŞt nominaux, les conditions d’emprunts se sont mises Ă  diverger : au plus fort de la crise, l’État allemand payait un taux de 3,2% sur ses obligations Ă  10 ans (Bund), quand la France devait acquitter 3,66%, l’Espagne 4,39%, l’Irlande 5,79% et la Grèce 6,01% (au 05/02/09).

aispeculateurs

Jean-Claude Juncker, prĂ©sident de l’Eurogroupe, imagine mĂŞme de crĂ©er une agence europĂ©enne de la dette.  Pour des raisons Ă©videntes, l’Allemagne qui emprunte aux taux les plus bas ne veut pas en entendre parler. « Il est de toute façon interdit par le traitĂ© de Maastricht que des États payent pour un pays en banqueroute ! » a rappelĂ© sans ambages mercredi 21 janvier Ă  La Croix l’eurodĂ©putĂ© conservateur allemand Elmar Brok. Son collègue grec a une autre opinion:

aiallemagne

Donc, si la monnaie unique veut survivre, la fĂ©dĂ©ralisation est inĂ©vitable? Instauration d’un pouvoir politique et Ă©conomique de l’UE, organisant une solidaritĂ© plus large entre rĂ©gions riches et rĂ©gions pauvres?

gouvernement economique ue

Mais notre gouvernement provisoire - la commission europĂ©enne, brille par son inertie, n’est pas?

commission

parlement eu fevrier 2009 © ai

Entropa en vidéo et en images

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15 jan 2009

Alexandr Vondra  a prĂ©sentĂ© jeudi ses “excuses” Ă  “ceux qui se sont sentis offensĂ©s” par la sculpture monumentale controversĂ©e Entropa. Lire la suite »

Entropa

Portugal, Irlande, Espagne, Belgique, France, Estonie, Lituanie, Finlande, Bulgarie, Luxembourg, Malte, Chypre, Art, Slovaquie, REPUBLIQUE TCHEQUE, Danemark, Lettonie, Allemagne, symboles, UE, Suede, Roumanie, Pologne, Pays-Bas, crise, europe 8 commentaires »
12 jan 2009

 © afp

Installer des dĂ©corations dans l’atrium du bâtiment Justus Lipsius, siège du Conseil de l’UE Ă  Bruxelles,  pour la durĂ©e de chaque prĂ©sidence est devenue une tradition des prĂ©sidences. La RĂ©publique tchèque a aujourd’hui dĂ©voilĂ© une installation d’art moderne intitulĂ©e « Entropa ». Lire la suite »