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Tous les billets de la catégorie URSS

Le pacte de Varsovie postsoviétique

AzerbaĂŻdjan, ArmĂ©nie, Asie, armĂ©e, frontière, Bielorussie, islam, Russie, URSS, Georgie, medvedev 2 commentaires »
22 nov 2009

 © ai

Après la chute de l’URSS, l’ArmĂ©e soviĂ©tique est dĂ©mantelĂ©e  et  les anciennes rĂ©publiques socialistes devenues des Ă©tats indĂ©pendants acquièrent leurs propres forces armĂ©es. Mais, jusqu’au milieu des annĂ©es 90, il reste  encore des troupes  de l’ armĂ©e soviĂ©tique stationnĂ©es en dehors des frontières  de l’ex- URSS ainsi que des bases militaires au sein mĂŞme du territoire de l’ancienne Union soviĂ©tique . Il faut gĂ©rer cet hĂ©ritage et, en 1992, six pays de l’ex-URSS signent le TraitĂ© de SĂ©curitĂ© Collective renouvelable tous les 5 ans. Certaines  anciennes rĂ©publiques soviĂ©tiques le rejoignent, d’autres le quittent, et, pendant 10 ans se pose la question de l’avenir de ce traitĂ©. Finalement, en 2002, Ă  l’occasion des rĂ©formes de la CommunautĂ© des Ă©tats indĂ©pendants, qui gère l’hĂ©ritage Ă©conomique soviĂ©tique, est créée L’Organisation du traitĂ© de sĂ©curitĂ© collective. Elle regroupe aujourd’hui la Russie, la BiĂ©lorussie, l’ArmĂ©nie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’OuzbĂ©kistan. Dans quel but ? Explication de la gouvernement kirghize:

« L’armée pakistanaise repousse les talibans vers les frontières afghanes. Là-bas les terroristes vont avoir du mal à se cacher des troupes américaines et de leur aviation.  Il est donc très probable qu’ils s’enfuient vers le Tadjikistan. Quelques milliers des terroristes armés vont traverser le pays, car il est impossible de bloquer tous les pistes situées dans les montagnes. Ça veut dire qu’il existe une menace réelle que ces terroristes se retrouvent ensuite dans le sud du Kirghizstan. »

Les kirghizes ne cesse de répéter qu’il y a 10 ans le pays a subi l’incursion des islamistes, et  que l’Armée régulière n’y était pas préparée. Résultat – les islamistes ont terrorisé le pays pendant des mois. Il  faut donc créer des forces spéciales susceptibles d’agir simultanément à partir de plusieurs pays de cette région. Et c’est fait ! En 2009 l’Organisation se dote finalement de forces armées collectives. En octobre 15000 hommes des ces Forces Collectives ont fait leur premier exercice militaire au Kazakhstan en présence de 5 présidents. Pourquoi 5 seulement et pas 7 ? Parce que l’entente entre les ex- membres de l’Union soviétique est loin d’être cordiale. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, par exemple, faisait la tête depuis que les russes ont introduit des mesures protectionnistes concernant les importations des produits laitiers biélorusses ! Il n’était même pas présent lors de  la signature officielle du traité instituant les Forces Collectives! Pas très amical comme geste, selon le président russe Dimitri Medvedev :

« Dans ce genre de situation il faudrait se comporter comme de vrai partenaire. Ça veut dire quoi ? le mieux aurait été  de décrocher son téléphone et passer au moins un coup de fil ! Mais tel n’a pas été le cas ! Alexandre Grigorievitch Loukachenko ne m’a pas téléphoné. Il ne m’a pas prévenu qu’il ne viendra pas ! »

On comprend l’embarras de monsieur Medvedev… Surtout que selon l’article 14 du traité instituant l’OTSC toutes les décisions doivent être prises par consensus ! Les exercices militaires en Kazakhstan sous la bannière de l’OTSC n’étaient donc pas, formellement légitimes ! Ce que ne manquent pas souligner les biélorusses. Mais il y a d’autres problèmes de fond selon le rédacteur de la radio Echo de Moscou Sergei Bountman :

« L’organisation du traité de sécurité collective se voyait un peu comme le pacte de Varsovie postsoviétique, comme un réponse à l’OTAN. Le problème de l’OTSC, comme, d’ailleurs de toute autre organisation crée par la Russie dans l’espace postsoviétique, est sa volonté de dominer les autres membres de l’organisation. La Russie pensait pouvoir  leur dicter ses propres conditions. Et cela sans aucune contre-partie . Mais les années 2000 nous ont montré que ni ces fous de géorgiens, ni ces cosaques d’ ukrainiens, ni ces mystérieux azéris ne sont prêts à se soumettre à la Russie. Tout le monde a commencé à facturer à Moscou  la solidarité militaire. »

MĂŞme des alliĂ©s comme le Kirghizstan. Ça a coutĂ© très cher d’essayer de faire partir  les amĂ©ricains de leur base aĂ©rienne kirghizes, il en est de mĂŞme pour la  rĂ©activation d’une station-radar russe : 2 milliards de dollars de crĂ©dits, 150 millions de dollars d’ aide et l’annulation de 180 millions de dollars de dettes kirghizes ! Mais mĂŞme avec des sommes astronomiques les russes n’arrivent pas pour l’instant a acheter la reconnaissance de l’indĂ©pendance de l’OssĂ©tie du Sud!Et puis, pour certains pays, l’argent n’est pas l’essentiel:

« Bien sur l’ArmĂ©nie Ă  besoin d’argent. Mais surtout elle a besoin d’une position claire de l’OTSC sur le conflit dans le Haut Karabakh.  Et Erevan a rĂ©ussi Ă  obtenir du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des dĂ©clarations beaucoup moins consensuelles que les habituelles affirmations sur la nĂ©cessitĂ© du règlement pacifique de tout conflit. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© que quand il s’agit de la guerre, l’OTSC agit selon le principe de solidaritĂ© - l’agression contre l’un de ses membres est considĂ©rĂ©e comme une agression contre l’Alliance. ArmĂ©nie pense donc avoir reçu une rĂ©ponse claire en cas d’opĂ©ration militaire en AzerbaĂŻdjan dans la province du  Haut Karabakh.»

Mais la question se pose de savoir  si la BiĂ©lorussie ou un autres membres de cette alliance d’autocraties et dĂ©mocraties postsovietiques aura vraiment envie de faire la guerre pour les ArmĂ©niens.

9 mètres carrés

Moscou, Saint PĂ©tersbourg, immobilier, URSS, Russie 3 commentaires »
14 avr 2009

Pourquoi le grand Dimitri Chostakovitch Ă  compose une surprenante opĂ©rette la gloire du quartier Cheremushki dans la banlieue de Moscou - quartier pilote pour la construction de grands ensembles Ă  l’Ă©poque de Nikita Khrouchtchev? Pourquoi un tel enthousiasme pour un nouveau quartier de logements sociaux dans un pays oĂą tout Ă©tait social? Parce que, malgrĂ© la nationalisation de l’immobilier après la rĂ©volution, le pays vit dans un Ă©tat permanent de crise du logement. L’industrialisation et l’exode rural redessine la carte du logement. Un exemple typique : en 1932 la population de Moscou a augmentĂ© de 220000 personnes, mais  on a construit seulement 10000 nouveaux logements ! D’oĂą l’apparition des appartements communautaires. Le cĂ©lèbre Ă©crivain Vassili Axionov s’en souvient aujourd’hui :« Je vivais chez ma tante. Dans 9 mètres carrĂ©s. Je dormais sur un lit dĂ©pliant, placĂ© sous la table. Ma tante  me disait  de mettre plutĂ´t les jambes sous la table, mais moi je prĂ©fĂ©rais me cacher la tĂŞte. Comme ça j’avais l’impression d’avoir un « chez moi » ! »Le 31 juillet 1956 Nikita Khrouchtchev annonce le plan très ambitieux de construction de grands ensembles de maisons de 5 Ă©tages en prĂ©fabriquĂ©. Les murs extĂ©rieurs font - 8cm, les cloisons -4cm. Les normes d’hygiène ont Ă©tĂ© inspirĂ© les hygiĂ©nistes allemands du 19 siècle. 9 mètres carrĂ©s par personne. L’entrĂ©e mesure 110cm. Dans la salle de bain l’espace entre l’Ă©vier et le mur - exactement 50cm. Les immeubles ont Ă©tĂ© conçu pour ne durer que 25 ans - en 1980 Khrouchtchev a prĂ©vu l’avènement du communisme.

Le communisme n’est pas arrivĂ© en 1980. C’est le capitalisme qui  a triomphĂ© en 1992. La première dĂ©cision de Boris Eltsine fut de « privatiser » tout les appartements pour quelques kopecks symboliques. Les habitants des maisons Khrouchtchev sont tous devenus propriĂ©taires. Aujourd’hui le secteur de la construction connait un boom Ă  Moscou, la 2eme ville la plus chère au monde pour le prix du mètre carrĂ©. 4,5 millions de mètres carrĂ©s construits en 2002 ! Et les « khrouchtchevki », les maisons des annĂ©es 50-60 ? On les dĂ©truit et on reloge leurs habitants, pas toujours mĂ©contents de quitter leurs « ultra-low-cost » soviĂ©tique. Il y a encore quelques mois la vente aux enchères des terrains occupĂ©s par les « khrouchtchevki » a St.Petersbourg aurait attirĂ© des dizaines de promoteurs. En mars 2009 il y en avait seulement 2. L’un de 2, promoteur  Oleg Gluschenko, note

« La mise en place d’un plan prĂ©cis d’occupation des sols avant mĂŞme la construction des immeubles prendra au moins 2 ans.. Pendant ces 2 ans on ne dĂ©pensera pas grande chose. Et après… On espère que la crise ne va pas durer aussi longtemps ! »

Selon les dernières statistiques on s’attends la baisse du prix du mètre carrĂ© a Moscou et St.Petersbourg de l’ordre de 30-50 pourcent…

Magical Memory Tour: Assassinat de John Lennon. La signature de l’accord crĂ©ateur de la CommunautĂ© des États indĂ©pendants.

PSYCHOLOGIE, URSS, musique, GRANDE BRETAGNE 1 commentaire »
8 déc 2008

En faisant la mĂ©nage, j’ai retrouvĂ© un livre « Rock : un art ou une maladie ? » Lire la suite »