Dans le langage commun, la bande passante est l’élément qui permet de savoir dans quelle mesure l’on peut servir la même information à un grand nombre d’internautes au même moment à qualité constante. La bande passante s’exprime en nombre de bytes par seconde, donc elle met en rapport information et temps. C’est un débit. Bon, c’est une approximation, je ne suis pas un technicien. Je vous renvoie vers la définition de Wikipedia, qui fait elle-même le distingo entre signification scientifique et signification commune.
Je me suis rappelé une info, dont je n’ai pas réussi à retrouver la source, selon laquelle le seul site Youtube utiliserait aujourd’hui l’équivalent de la capacité en bande passante de tout l’internet de 2001. Autre manière de dire la chose : le site de partage de vidéo consomme 10% de la bande passante mondiale.
Ces chiffres ne sont pas nouveau, mais simplement, en partant de ces données, je me pose des questions : la bande passante sera-t-elle le pétrole de l’internet ? Y a-t-il une limite aux capacités de bande passante ? La quantité marginale de bande passante ne risque-t-elle pas de se renchérir ? Peut-on imaginer une « raréfaction » de la bande passante ? Auquel cas, y a-t-il un risque de voir internet… ralentir (c’est bien l’effet quand on est trop nombreux à réclamer le même podcast au même moment, par exemple) ?
Il y a certes d’un côté la fameuse loi de Moore, jamais démontrée théoriquement mais toujours vérifiée pratiquement (le doublement du nombre de transistors sur un même circuit intégré tous les 18 mois), même si certains prévoient son ralentissement depuis quelques années. Mais d’un autre côté, on nous promet une croissance sans précédent du nombre de « téléchargeurs » d’information, avec les nouveaux internautes et surtout avec les objets connectés. Une des actualités de ce début de saison était la raréfaction annoncée des adresses IP, donc des entrées sur le réseau. Mais qu’en est-il de la capacité de celui-ci à nous servir ?
Désolé, ça fait beaucoup de questions, peu de certitudes. Simple réflexion que je voulais partager…
Â




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1 octobre 2008 à 14:40
La comparaison avec le pétrole est bonne (même si selon moi la bande passante, c’est plutôt le couple “serveur-tuyau”, le pétrole étant le flux d’électrons…), d’autant que la raréfaction (et le renchérissement) de la ressource est dans les deux cas liée à l’émergence de nouvelles puissances, et donc d’internautes nouveaux (i.e. le chinois ou l’indien), prêts à dévorer les octets comme leur économie boit le pétrole…
Après, la question : qui sera l’Opep de demain ? France Telecom (hihi) ?
1 octobre 2008 à 16:19
Bonjour
En dehors des nombreuses questions posées, l’analogie entre la bande passante et le pétrole me paraît particulièrement juste. Car, tout comme la possible saturation de la bande passante, le pétrole a aussi ses experts prévisionnistes qui, périodiquement, nous affirment qu’il ne reste que 30 ans de réserve pour les uns et un siècle pour les autres ! Toujours dans la même idée, les fournisseurs d’accès nous facturent cette même bande passante en fonction des débits alloués, à l’image des compagnies pétrolières et des stations services qui fixent le prix des carburants en fonction du degré de leur raffinage. Il manque cependant une chose pour que l’analogie soit tout à fait troublante : la couleur ! On connait l’or blanc et l’or noir. Et la bande passante alors ? Quelle couleur pourrait-on donner au pétrole du virtuel ? Enfin une toile qui serait colorée !
Victor
2 octobre 2008 à 11:08
>Rémi : L’OPEP de demain ? L’ICANN ? http://www.icann.org/tr/french.html
>Victor : L’or “cuivré” ?