Bon oui, ce titre de billet est affreux, se voulant une référence (pas du tout transparente, en fait) à Video killed the Radio Star, l’hymne de la transition médiatique
Utilisateur quasi quotidien de Google Reader, j’ai un petit quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelque temps, à propos du RSS. On constate deux mouvements concomitants : la simplification du RSS (j’utilise Reader et je “syndique” sans manipuler aucun code, sans même chercher autre chose que les sites dont je veux des nouvelles régulières) et la multiplication des terminaux portables.
Le RSS (Real Simple Syndication ou Rich Site Summary), inventé par Dave Winer en 1997, comme le rappelle Philippe Couve dans son synthétique portfolio “Une brève histoire d’internet”, permet d’exporter un contenu web sous forme d’un fil (comme un fil d’agence de presse) sous un format simple, reconnu par tous les terminaux. Et si le RSS devenait explicitement l’outil (ancien, finalement) de la (prochaine) évolution marquante de l’internet, qui serait celle de la marginalisation de la page, du site classique ? On consulte de plus en plus l’information en ligne dans un cadre mobile et sans fioriture graphique. Reader, c’est déjà ça. Mais, il y a un peu plus longtemps déjà, Delicious, le marque-pages en ligne, avait par exemple aussi montré la voie de la sobriété.
Paradoxalement, c’est peut-être dans cette sobriété forcée (du fait de la taille et de la multimodalité des terminaux portable) que se trouvera un style graphique réellement numérique, qui se détachera enfin de la référence au papier…
Si on se met dans une petite perspective historique, ce serait l’aboutissement (sans doute pas définitif) d’un mode de présentation du contenu en ligne de plus en plus fragmenté. Il y a 15 ans, le mot clé, c’était le “portail”. Aujourd’hui, on consomme l’article, l’émission, le reportage, le post… Et la diffusion fragmentée est facilitée par le RSS.
[Ajout-lien du 24 fév 23:44 => “By 2012, “people will be browsing the Web more on their phones than on PCs or laptops””, signalé par Francis Pisani sur le TumblR de Transnets]
>>>
Sinon, depuis trois semaines, Place de la Toile se dédouble sur twitter. En direct, tous les vendredis à 11h, chaque auditeur/ internaute peut réagir, commenter, et poser des questions sur l’émission en train de se faire. Pour ça, il faut être inscrit sur twitter et poster des messages qui comprennent la balise #pdlt. Ce qui permet de voir la contribution apparaître sur cette page. Qui devient un lieu de débat parallèle et qui nourrit, le cas échéant, la discussion à l’antenne.
>>>
Et, puisqu’on parle ici de radio et de web, petit annonce : vous avez jusqu’au 5 mars pour dire ce que vous imaginez pour la radio de demain sur le forum DemainRadioFrance.



Imprimer