Les hasards parfois, ma bonne dame, ça vous cueille. Ce matin, c’est une émission de France Culture, eh oui, qui m’aidait à ouvrir les yeux dans le métro parisien. Les Jeux d’archives d’Antoine Perraud, derniers en date. Il s’adressait cette fois pendant une heure à Jérôme Prieur. Heureuse introduction sur le sujet de l’archive, question ouverte, surprise de l’interlocuteur et beau développement au débotté.

Une des premières archives choisies par Jérôme Prieur fut la voix d’Antonin Artaud, pour une prestation radiophonique explosive datant d’avant Pour en finir avec le jugement de Dieu (je voulais mettre en lien l’excellent site UbuWeb, mais les ayant-droits ont apparemment fait retirer l’enregistrement qu’on y trouvait). Prieur parle du Club d’Essai, qui a enregistré Artaud, et d’un ingénieur du son qu’il fit témoigner dans son film La véritable histoire d’Artaud le Momo, qu’il a réalisé en 1992 avec Gérard Mordillat. Son nom : Gervais Marchal. Ce qui m’a fait pensé qu’il y a quelques personnes qui revendiquent l’initiative d’avoir mis Artaud devant le micro du Club d’Essai. J’en avais rencontré un, Paul-Louis Mignon. Peut-être tous ont-ils raison, après tout. Je n’ai pas vu le film de Prieur et Mordillat, des pistes de réponses s’y trouvent peut-être.

Bref, plongé dans l’émission, j’arrivai ce matin dans le hall d’une fameuse chaîne culturelle franco-allemande où je tombai sur… Jérôme Prieur ! Il avait apparemment bien apprécié ce moment dans les archives sonores pour les Jeux d’Antoine Perraud et m’annonçait que j’allais entendre un canular de Francis Blanche, qui devait suivre dans l’émission. Effectivement, il a demandé à entendre une archive d’Europe (n°)1. Ce qui fut donc fait.  

Réflexion sur le passé qui s’emboîte dans le présent, l’émission entendue ce matin donna lieu à un podcast qui entrait en collision avec le monde physique… Toujours surprenant.