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Tous les billets de la catégorie Son

Généalogie

Histoire, Son 0 commentaire »
4 fév 2010

Syntone, tenu par Etienne Noiseau, est le blog à suivre quand on s’intéresse à la création radio. Son dernier post en date, évoquant le très beau livre dirigé par Christian Rosset, qui paraît chez Phonurgia Nova éditions*, pose la question de l’hommage, de sa valeur au présent. D’où je tire cette phrase : “De son vivant, Paranthoën était déjà une exception. Peut-on bâtir un modèle à partir d’une exception ? ” Là se trouve une tension partagée, ici et ailleurs, commune à bien des domaines sans doute : comment faire cohabiter la conscience d’une généalogie, d’une série de références, et la création au présent ?

Christian Rosset, qui travaille régulièrement pour Les Passagers de la Nuit, avec des “Avis d’orage” totalement contemporains, sera dans la position de l’invité demain vendredi à 23h. On parlera de Claude Ollier, auteur et homme de radio à l’Atelier de création radiophonique, où il a beaucoup travaillé avec Yann Paranthoën. Il sera question du livre, bien évidemment.

>>> lire le billet d’Etienne Noiseau sur Syntone… 

* je dois à l’honnêteté d’écrire que je participe à ce livre à travers une interview d’YP datant de 2004.

France Culture, 3e radio la plus podcastée de France

Son, Technologie 2 commentaires »
16 déc 2009

Médiamétrie a rendu publiques ses premières analyses des podcasts radio. France Culture est en troisième position ! Ainsi que l’écrit sur son blog Emmanuel Berretta, sur le point.fr : “la vraie bonne surprise provient du score exceptionnel de France Culture : 2.015.000 téléchargements. La valeur des émissions de la radio la plus haut de gamme fait jeu égal avec RTL (2.006.000 téléchargements), la radio la plus populaire.”

>>>Lire la suite…

Pop, Rémo !

Histoire, Son, Journalisme 0 commentaire »
26 oct 2009

Rémo Forlani, homme de radio. Il faisait partie de cette génération qui s’était rêvée autre - écrivain surréaliste, peintre, peut-être. Et qui, enrichi de son parcours et de cet horizon, s’était retrouvée derrière un micro pour faire autre chose. De la radio.

J’avais parlé deux fois avec Rémo Forlani. Il se baladait souvent dans le coin des Gobelins, à Paris. Je me souviens de lui, sortant à toutes bombes du marchand de journaux, ou assis tranquillement sur un banc, une grande jambe sur une autre, ou au café - l’Interlude ou le Canon des Gobelins… C’est à cette dernière table que je l’ai aperçu une dernière fois, en septembre je crois, à l’orée du boulevard Arago, qui fut aussi celui de Tardieu et de Crémieux, autres voix de radio…

Rémo Forlani m’avait dit quelques mots sur Gérard Sire, dont il fut le collaborateur dans sa maison de production “Pilote productions” dans les années 60 : une ruche créatrice où se retrouvaient aussi Jean Yanne, Jacques Martin, Claude Lelouch… Dans son autobiographie “Toujours vif et joyeux”, il donnait l’impression d’un slalomeur dans la vie artistique. Cinéma, théâtre, dessin, radio… Compagnon de route de Resnais, scénariste pour un Tintin de cinéma, travaillant à la télé, à la radio. Et connaissant son premier grand succès au théâtre.

Ses lignes donnent l’impression qu’il n’était pas peu fier de ce slalom et en même temps, comme souvent, le regret d’un manque de reconnaissance par manque de “spécialité”. Voix parlant de cinéma sur RTL, Rémo Forlani a eu la vie d’un pionnier de la pop culture, et du mélange artistique qui l’accompagne. Pop, Rémo, pop !

Podcast 1930

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13 juin 2009

Tout est dans tout, et inversement. Et depuis longtemps, surtout. L’essaimage des contenus, la fragmentation de la diffusion… Voilà des idées qui reviennent de temps en temps dans les lignes du présent blog.
Mais ça ne date pas d’hier. Le flux des programmes hertziens est une illusion de flux. En matière de broadcast radiophonique plus encore qu’ailleurs.
Le métier de la radio c’est intrinsèquement de découper. Monter un reportage, c’est découper. Calibrer un documentaire, c’est découper. Faire d’une fiction une série, c’est découper.

Mieux, la radio a inventé le principe du programme à la carte. Ca s’appelle la syndication. Pareil que le dernier S de RSS : Real Simple Syndication. Mais depuis des lustres.
La syndication, c’est le principe de faire diffuser ses programmes à l’unité, par décrochage ou reprise.
Les Etats-Unis ont une grande pratique de la chose, les radios locales faisant partie de grands réseaux, de grands “networks”, auxquels elles se raccrochent entre deux moments de programmes natifs, locaux.
La France a moins cette tradition, mais le réseau France Bleu, à Radio France, est un exemple de syndication. Les banques de programmes musicaux produits par Radio France, aussi. Et FIP pratique aussi la syndication, puisqu’une FIP locale peut “décrocher” sur FIP nationale - - de manière indolore pour l’auditeur.

Or donc voilà : il n’est plus question de se dire que la radio va pouvoir s’adapter aux modes de diffusion fragmentée. Elle EST déjà un mode de diffusion fragmenté. Elle a inventé la fragmentation de la diffusion.

NPR, Radio France : politique digitale d’une radio publique, suite…

Son, Technologie 0 commentaire »
7 juin 2009

Un tweet signé Frédéric Filloux a attiré mon attention ce matin : “Pourquoi Radio France devrait s’inspirer de la stratégie numérique de National Public Radio”.

Un clic m’emmène vers son site MondayNote, où il compare le cas de la radio publique américaine NPR et celui de Radio France. Il évoque les spécificités d’organisation de la radio publique en France et surtout les enjeux politiques qui l’entourent, qui freinent, selon lui, l’adoption d’une vraie politique “digitale”.

Radio France devrait, à ses yeux, rassembler les qualités de NPR aujourd’hui : être “independent, content-rich, mass market, local.”

>>> Lisez la totalité de cette synthèse sur MondayNote…

Du podcast à la poignée de main

Histoire, Son 1 commentaire »
6 mai 2009

Les hasards parfois, ma bonne dame, ça vous cueille. Ce matin, c’est une émission de France Culture, eh oui, qui m’aidait à ouvrir les yeux dans le métro parisien. Les Jeux d’archives d’Antoine Perraud, derniers en date. Il s’adressait cette fois pendant une heure à Jérôme Prieur. Heureuse introduction sur le sujet de l’archive, question ouverte, surprise de l’interlocuteur et beau développement au débotté.

Une des premières archives choisies par Jérôme Prieur fut la voix d’Antonin Artaud, pour une prestation radiophonique explosive datant d’avant Pour en finir avec le jugement de Dieu (je voulais mettre en lien l’excellent site UbuWeb, mais les ayant-droits ont apparemment fait retirer l’enregistrement qu’on y trouvait). Prieur parle du Club d’Essai, qui a enregistré Artaud, et d’un ingénieur du son qu’il fit témoigner dans son film La véritable histoire d’Artaud le Momo, qu’il a réalisé en 1992 avec Gérard Mordillat. Son nom : Gervais Marchal. Ce qui m’a fait pensé qu’il y a quelques personnes qui revendiquent l’initiative d’avoir mis Artaud devant le micro du Club d’Essai. J’en avais rencontré un, Paul-Louis Mignon. Peut-être tous ont-ils raison, après tout. Je n’ai pas vu le film de Prieur et Mordillat, des pistes de réponses s’y trouvent peut-être.

Bref, plongé dans l’émission, j’arrivai ce matin dans le hall d’une fameuse chaîne culturelle franco-allemande où je tombai sur… Jérôme Prieur ! Il avait apparemment bien apprécié ce moment dans les archives sonores pour les Jeux d’Antoine Perraud et m’annonçait que j’allais entendre un canular de Francis Blanche, qui devait suivre dans l’émission. Effectivement, il a demandé à entendre une archive d’Europe (n°)1. Ce qui fut donc fait.  

Réflexion sur le passé qui s’emboîte dans le présent, l’émission entendue ce matin donna lieu à un podcast qui entrait en collision avec le monde physique… Toujours surprenant.

Invention, son, navigation

Son, Technologie 1 commentaire »
28 avr 2009

Le changements de supports et de mode de diffusion des contenus audiovisuels modifient le nom des choses, et appellent à l’invention. Quand on tente d’imaginer ce que pourra être la vidéo en ligne à terme, c’est-à-dire autre chose qu’une image de télévision plaquée sur un écran d’ordinateur ou sur tout écran mobile, les mots sont vite dépassés. Car enfin : “vidéo”, c’est déjà limitatif. Tout comme “émission”, “documentaire”, “fiction”… Il manque toujours la dimension de navigation, d’ergonomie, de portabilité qui devrait se faire entendre, et marquer la différence. Car ces dimensions changent l’oeuvre/ la production, l’implication du regardeur.

Un interlocuteur parlait l’autre jour d’”images qui bougent”. Et il a raison, il n’y a guère que ce vocabulaire, indéterminé, qui permette de saisir toutes les possibilités offertes et l’incertitude qui l’accompagne.

Sur le front de la radio, si l’idée d’”essaimage” sonore est portée au plus loin, la question du format (forcément régulier sur une antenne) saute. Si l’on radicalise cette logique : une production dure ce qu’elle “doit” durer, puisque l’auditeur choisit le moment où il est disponible pour écouter (tout ça n’est pas d’un bloc, évidemment). La frontière entre les genres - reportages/ documentaire notamment - est alors plus ténue. Encore une question de classification et d’invention de termes. Mais la question de la navigation et de l’ergonomie est moins forte, moins déterminante.

A moins qu’en réalité, cela nous mette devant un impératif encore plus grand d’innovation. Inventer la navigation web “dans” le son, comme il en existe une “dans” l’image… Des liens, des “interfaces” qui se passeraient de tout graphisme pour entrer directement dans nos oreilles. Mmmh… faut que je me repose, moi ;-)

Allô, la radio ?

Histoire, Son, Technologie 2 commentaires »
25 avr 2009

On a de temps en temps ce sentiment, celui de l’évidence, de la simplicité… allié à celui de la nouveauté. C’est ce qui s’est passé lors de la préparation de l’émission diffusée le 17 avril qui nous a permis d’interroger Robert Spier, directeur des activités numérique de NPR, la radio publique américaine. Parmi toutes les initiatives en ligne de NPR (dont le partenariat avec l’excellente opération StoryCorps, really exciting ! - - mais qui fait en ce moment un appel aux dons pour pouvoir maintenir ses studios mobiles), un tout petit rien ne cesse de me trotter dans la tête. Cliquez donc là (ou regardez l’image ci-dessous).

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C’est l’interface du site mobile de NPR. Qu’y voit-on ? Qu’y voit-on d’étonnant ? Aux côtés du nom de l’émission, et du mot “stream”… il y a le mot “call”. Qui signifie qu’on peut écouter le podcast en “appelant”. Le support de cette offre de contenu étant a priori un smartphone du type Iphone, NPR propose, pour entendre ses productions, d’utiliser le téléphone comme… un téléphone ! Et effectivement, en cliquant sur call, un numéro est composé. La voilà, la simplicité de l’évidence.

En ça, NPR revient même sur les premiers rapports entre productions sonores et téléphone. Les premières retransmissions de spectacles à distance se faisaient par téléphone (en filaire), alors que les conversations de personne à personne se faisaient par les appareils de radiodiffusion.

   

Phonothèque

Son, Technologie 0 commentaire »
28 jan 2009

Découverte du soir : comment étais-je passé à côté de ce site-ressource/ blog ? Mystère ! C’est celui des carnets de la Phonothèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH)… Riche. Vu par un lien trouvé sur le blog d’homo-numericus, le site animé par Pierre Mounier, qui était l’un des invités de la dernière Place de la Toile.

Arts-relais & podcast : au début de “quelque chose”…

Histoire, Son, Technologie 2 commentaires »
22 jan 2009

Dans un post précédent, j’avais envisagé d’aborder la question des “arts-relais” à l’âge du podcast. Sinon, aussi, je pouvais me dire que j’allais faire l’Everest en 24h, réconcilier les deux Corées, ou faire une bataille navale avec Barack Obama. Ce genre de choses simples à organiser. Innocent que je suis, je passais, depuis, mon temps à repousser le moment de mettre l’ouvrage sur le métier.

Le sujet est revenu par le biais d’une question, entendue à Metz, dans la bouche de Pierre Morelli, lors d’une petite conférence la semaine dernière. Où justement, il était question d’information et de web. Et tout à coup, le nom de Pierre Schaeffer jaillit dans la conversation. Et la question des arts-relais : le web a-t-il connu l’âge de l’expérimentation adaptée ?

Selon la définition de Schaeffer, l’art-relais est un forme d’expression qui comprend une part artistique, où l’on peut parler d’oeuvre, et une part de message à transmettre. (Tout cela étant présentement vite dit). Le cinéma, la photo, la radio, la télévision sont des arts-relais selon cette terminologie. Et dans les âges de développement des arts-relais, il y a la période d’expérimentation. Sur les matériaux, sur les structures, sur les messages… Concernant la radio, Pierre Schaeffer a conduit cette expérimentation, à travers le Studio d’essai, qu’il dirigeait, puis Le Club d’essai, auquel il participait. Il a translaté ce questionnement pratique sur la télévision par la suite au Service de la recherche de l’ORTF. Avec, dans chaque cas, un contact des productions avec le public.

Appliquons l’idée au podcast sonore. Aujourd’hui, ce mode de diffusion reste très largement un miroir des médias “broadcasts”, traditionnels et de flux. Simplement, on découpe la production : en émissions, en reportages, en “éléments”. Même les productions spécifiquement web, non émises sur les ondes auparavant, restent encore très liées aux formes initiales. Des expériences existent… Mais l’étape de questionnement systématique, décrite par Schaeffer, reste encore à aborder. Pour le moment, ça se passe de manière diffuse. Et ça le restera, évidemment, mais on peut imaginer des lieux destinés à essayer, à tenter, à goûter. Et aboutir, au final, à une vraie connaissance de la production “délinéarisée”, du point de vue artistique et technique (art & relais). Une grammaire reste à construire, et elle n’existera en temps que telle que si quelques individus s’immergent dans cette forme d’expression.

“La radio n’en est encore qu’à ses débuts. Elle est souvent ventriloque, elle se contente d’adapter des genres qu’elle emprunte aux autres arts”. Cette citation de Blaise Cendrars, dont je n’ai malheureusement pas retrouvé l’année (je crois 1938, de mémoire incertaine), peut s’appliquer au podcast, au son essaimé dans le réseau.

Ne serait-on pas au début de “quelque chose” ? Joie, non ?