Médiamétrie a rendu publiques ses premières analyses des podcasts radio. France Culture est en troisième position ! Ainsi que l’écrit sur son blog Emmanuel Berretta, sur le point.fr : “la vraie bonne surprise provient du score exceptionnel de France Culture : 2.015.000 téléchargements. La valeur des émissions de la radio la plus haut de gamme fait jeu égal avec RTL (2.006.000 téléchargements), la radio la plus populaire.”
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Place de la Toile, voilà voilà qu’ça recommence
Technologie, Journalisme 5 commentaires »30 août 2009
Chers amis,
Place de la Toile change de tête. L’émission reste à pleine vitesse sur ses rails, et continue de traiter des nouvelles technologies et des nouveaux médias sous l’angle des usages, mais sous la baguette de Xavier de la Porte.
Xavier (je l’appelle par son prénom, c’est un ami) a déjà coanimé l’émission avec moi fin 2007-début 2008, et nul doute que #pdlt (comme on dit sur twitter) a encore de beaux jours devant elle, grâce à lui. D’autant que cet angle des “usages” reste plus que jamais original et pertinent.
Deux ans de Place de la Toile nous ont mis en position, Caroline Broué et moi, de souligner certaines urgences, de pointer des émergences, et d’accompagner parfois des questions qui ont pris, petit à petit, une place centrale dans le débat public (Hadopi, si on se concentre du l’hexagone, est un exemple). Voire d’éclairer différemment certains sujets classiques.
Et puis il y a eu les rencontres. Régulières, comme celle des Parrains et Marraines de Place de la Toile, invités depuis décembre 07 : Joël de Rosnay, Véronique Kleck, Danielle Attias, Francis Pisani, Nathalie Sonnac, Godefroy Beauvallet, Daniel Kaplan, Eric Scherer, Benoît Thieulin, Jean-Gabriel Ganascia, Dominique Cardon, Patrice Flichy… Et puis ceux qui apportèrent leurs regards dans l’exercice pas simple de la chronique de fin d’émission : Tristan Mendès-France, Milad Doueihi et, lors de la première saison, Bruno Patino (aujourd’hui directeur de la chaîne, quel marche-pied que cette fonction de chroniqueur ! ;-)).
Et il y a eu les rencontres ponctuelles, souvent de nouvelles voix venues sur les ondes. L’étonnement (ainsi que la reconnaissance) demeure face à des gens qui bousculent leurs habitudes, leur emploi du temps souvent serré, ou leur inclination à la discrétion, pour venir partager au micro leur expérience, leurs recherches ou leur passion dans un entretien dont l’issue est obligatoirement frustrante (il y a toujours un sujet qu’on n’a pas eu le temps d’aborder ou un développement qu’on n’a pas pu mener à terme, la faute à l’horloge). Merci à eux, merci à elles. Quelques noms reviennent. Evidemment, celui de la Fondation internet nouvelle génération, dans son ensemble (outre Daniel Kaplan : Charles Népote, Hubert Guillaud…), qui fut un interlocuteur régulier, jusqu’à cette passionnante conférence Lift à Marseille au mois de juin. Pierre Mounier qui, après avoir vertement critiqué l’émission dans ses premiers temps d’existence (hé hé hé), nous a accompagnés avec bienveillance. La voix de Paul Braffort, oulipien et chanteur, qui est venu avec sa casquette de pionnier de l’intelligence artificielle. François Bon, en plein salon du livre, forcément. Albertine Meunier, pour l’art, l’internet, la tournure d’esprit et l’avatar. Brest et son accueil. Louis Pouzin, pionnier marquant et rebelle. Rue89, LePost, Mediapart, et Slate.fr, qu’on a vu naître, qu’on a suivi et qu’on surveille du coin de l’oeil. Christophe Ducamp, pour l’effervescence et les azimuts (#monnaieslibres, #twollars, #microformats, #openID etc etc…), Davduf pour avoir évoqué l’internet indé avec ferveur, Robert Spier de NPR pour cette émission où on a pu parler radio & web… Et tant d’autres.
Et puis il y a ceussent qui font du web à France Culture : Hervé Gardette, Isabelle Lassalle, Eric Chaverou et Antoine Lachand… Interlocuteurs, oreilles ouvertes.
Enfin, il y a vous : les internauditeurs. Qui commentez, qui mailez, parfois appelez, critiquez, proposez, encouragez. Dans un sens ou dans un autre, ça aide, ça structure. Et ça matérialise l’oreille attentive. Merci à vous.
Certes, il y a trop de “il y a” (et de parenthèses) dans ce texte, et si la pratique du blog était du journalisme, un correcteur ortho-typo assermenté aurait mis de l’ordre dans tout ça. Mais c’est pour mieux masquer l’émotion, car bon, deux ans à creuser ce sillon, ça laisse des traces.
On parle d’une émission de radio, donc c’est un travail d’équipe : Yaël Mandelbaum, compréhension, patience et coordination, et Doria Zénine, le regard repère, là, derrière la vitre… Et puis bien évidemment Caroline Broué, oui celle du tandem, du double, du duo, de la main dans la main. Je vous embrasse chaleureusement.
L’au-revoir est écrit. Il ne reste plus que deux choses à dire. Rendez-vous désormais tous les jours à 23h pour Les Passagers de la Nuit, créations et bricolages radio, en gros et en détail.
Et enfin : Place de la Toile, c’est le vendredi à 11h.
amitiés
t
NPR, Radio France : politique digitale d’une radio publique, suite…
Son, Technologie 0 commentaire »7 juin 2009
Un tweet signé Frédéric Filloux a attiré mon attention ce matin : “Pourquoi Radio France devrait s’inspirer de la stratégie numérique de National Public Radio”.
Un clic m’emmène vers son site MondayNote, où il compare le cas de la radio publique américaine NPR et celui de Radio France. Il évoque les spécificités d’organisation de la radio publique en France et surtout les enjeux politiques qui l’entourent, qui freinent, selon lui, l’adoption d’une vraie politique “digitale”.
Radio France devrait, à ses yeux, rassembler les qualités de NPR aujourd’hui : être “independent, content-rich, mass market, local.”
Hypothèse/ synthèse d’un soir, lancée au hasard de twitter, qui a déclenché un petit échange avec François Bon il y a quelque temps.
Voilà le constat de départ : sur twitter, je suis un “follower” de Ellen DeGeneres*. Ou plus exactement du fil twitter du Ellen DeGeneres Show. Pourquoi, comment ? Je ne sais plus. Je n’ai, je crois, jamais vu cette émission, et pas plus depuis que je suis ce fil. Pourtant, je reste abonné. Elle y envoie, ou fait envoyer, quelques blagues, teasing d’émissions à venir… Cette existence sur twitter, ce n’est pas le show mais c’est l’émission quand même.
Plaçons-nous alors du côté du “récepteur”, internaute-télespectateur. Il ne regarde pas le “show”, mais il connaît une réception de la production de Ellen DeGeneres. Et je proposais le mot de “réception faible”, par analogie avec les fameux “liens faibles” développés dans les réseaux sociaux entre les acteurs.
Sur le long terme, l’internaute ira peut-être voir le show. Mais il suit déjà l’émission. C’est ce que les broadcasters de tous les pays doivent comprendre en installant une vraie présence, et de l’échange “qualifiée” et pas simplement du marketing, sur les réseaux sociaux. Bref, penser leurs émissions à l’âge du RSS et du partage constant. Et en conséquence, envisager la sacro-sainte audience avec des mesures intégrant cette diversité d’attention.
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Tiens, puisqu’on en est aux questions de vocabulaire… Un contenu web qui passe sur papier, on appelle ça le “reverse publishing”. Et un contenu radio ou télé, qui passe d’abord par la case web, on appelle ça comment ? Du “reverse broadcasting” ?
*ça marche aussi avec Des Chiffres et des lettres, mais je n’ai pas trouvé leur fil twitter.
[Ajout de 23h14. Lors une conversation postérieure à la rédaction de ce billet, avec un producteur de documentaires old media qui veut penser sa bascule vers le nouvelles formes de diffusion, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : la transition sera réussie quand un documentaire commencera, par exemple, avec le premier message twitter envoyé depuis le terrain. Le documentaire comme un ensemble de moments, eux-mêmes composés d’une multitude de signaux plus ou moins denses].
Voilà ce que serait le nuage de tags de ce blog, s’il en avait un. Découvert Wordle aujourd’hui, qui permet de fabriquer ce type d’image en quelques clics. Beau travail de typographie (à ce point, c’est rare). A souligner, comme ça, en passant. C’est une autre manière d’analyser le contenu d’un site. Et là, je me rends compte que sur les derniers billets, peut-être que j’ai un peu insisté sur un certain moteur de recherche…
(cliquez sur l’image pour l’agrandir)
Le changements de supports et de mode de diffusion des contenus audiovisuels modifient le nom des choses, et appellent à l’invention. Quand on tente d’imaginer ce que pourra être la vidéo en ligne à terme, c’est-à-dire autre chose qu’une image de télévision plaquée sur un écran d’ordinateur ou sur tout écran mobile, les mots sont vite dépassés. Car enfin : “vidéo”, c’est déjà limitatif. Tout comme “émission”, “documentaire”, “fiction”… Il manque toujours la dimension de navigation, d’ergonomie, de portabilité qui devrait se faire entendre, et marquer la différence. Car ces dimensions changent l’oeuvre/ la production, l’implication du regardeur.
Un interlocuteur parlait l’autre jour d’”images qui bougent”. Et il a raison, il n’y a guère que ce vocabulaire, indéterminé, qui permette de saisir toutes les possibilités offertes et l’incertitude qui l’accompagne.
Sur le front de la radio, si l’idée d’”essaimage” sonore est portée au plus loin, la question du format (forcément régulier sur une antenne) saute. Si l’on radicalise cette logique : une production dure ce qu’elle “doit” durer, puisque l’auditeur choisit le moment où il est disponible pour écouter (tout ça n’est pas d’un bloc, évidemment). La frontière entre les genres - reportages/ documentaire notamment - est alors plus ténue. Encore une question de classification et d’invention de termes. Mais la question de la navigation et de l’ergonomie est moins forte, moins déterminante.
A moins qu’en réalité, cela nous mette devant un impératif encore plus grand d’innovation. Inventer la navigation web “dans” le son, comme il en existe une “dans” l’image… Des liens, des “interfaces” qui se passeraient de tout graphisme pour entrer directement dans nos oreilles. Mmmh… faut que je me repose, moi ![]()
On a de temps en temps ce sentiment, celui de l’évidence, de la simplicité… allié à celui de la nouveauté. C’est ce qui s’est passé lors de la préparation de l’émission diffusée le 17 avril qui nous a permis d’interroger Robert Spier, directeur des activités numérique de NPR, la radio publique américaine. Parmi toutes les initiatives en ligne de NPR (dont le partenariat avec l’excellente opération StoryCorps, really exciting ! - - mais qui fait en ce moment un appel aux dons pour pouvoir maintenir ses studios mobiles), un tout petit rien ne cesse de me trotter dans la tête. Cliquez donc là (ou regardez l’image ci-dessous).

C’est l’interface du site mobile de NPR. Qu’y voit-on ? Qu’y voit-on d’étonnant ? Aux côtés du nom de l’émission, et du mot “stream”… il y a le mot “call”. Qui signifie qu’on peut écouter le podcast en “appelant”. Le support de cette offre de contenu étant a priori un smartphone du type Iphone, NPR propose, pour entendre ses productions, d’utiliser le téléphone comme… un téléphone ! Et effectivement, en cliquant sur call, un numéro est composé. La voilà, la simplicité de l’évidence.
En ça, NPR revient même sur les premiers rapports entre productions sonores et téléphone. Les premières retransmissions de spectacles à distance se faisaient par téléphone (en filaire), alors que les conversations de personne à personne se faisaient par les appareils de radiodiffusion.

Il y a comme qui dirait des faisceaux. Des faisceaux qui vont dans le sens d’une nette fragilisation de l’image de Google. Vous savez, le moteur de rech… Ah non, le webmail… Ah non, le fournisseur de cartes géogr… Ah non, le bureau à distance… Naon ! le fabricant de téléphon… Non, non, non, le navigat… Non plus.
Bref. Plusieurs épisodes récents ont fait quelque bruit, voire inquiété les utilisateurs (dans ce cas-là, d’ailleurs, twitter est une magnifique chambre d’écho de ces angoisses, en temps réel) :
> L’incident sur le moteur de recherches (Le 31 janvier, les sites trouvés étaient tous signalés comme dangereux par le moteur).
> la panne de Gmail
> la (légère) instabilité de Google Docs.
> la prise de parole publique de Peter Fleischer, le responsable de la protection des données personnelles chez Google, qui s’est fendu d’une tribune dans Libération le 3 mars pour expliquer que afficher la chose suivante : “Le service Street View respecte-t-il la vie privée ? La question est tout à fait légitime. Et la réponse est oui.” Mais si la nécessité d’une prise de parole publique googlienne, relativement rare, se fait sentir, son effet est toujours à double tranchant.
> … Manière de répondre à la “révolte” contre Google Street view qu’on a vu par exemple en Allemagne.
> Le navigateur Chrome qui connaît un succès très relatif.
> Google pointé du doigt lors des EGPE comme magnifique désintermédiateur en matière de publicité en ligne. Qui chagrine les régies d’un côté, et qui pressure les tarifs de l’autre.
> La crise de la pub (même si en la matière, le leader est toujours moins touché que son dauphin, et ainsi de suite)
Le questionnement sur Google n’est pas neuf, évidemment. Mais là, on dépasse la simple question habituelle du type ”que fait Google de nos données personnelles ?” - bien qu’elle reste dans doute l’interrogation majeure et qu’elle grossira encore dans les années à venir.
Car enfin, en filigrane de ces incidents objectifs, grandit une critique : celle de l’omnipotence, l’omniprésence de Google. Verra-t-on un jour un autorité demander le démantèlement de Google ? Quand Mats Carduner, DG de Google France, avait répondu aux questions de Place de la toile en novembre, il avait insisté, affirmant en substance : “Nous ne sommes pas une entreprise de contenus, mais nous permettons à nos utilisateurs d’atteindre ce qu’ils cherchent le plus rapidement et le plus justement possible”. Certes, mais quand on va sur Google Earth, on trouve bien du contenu estampillé Google. La frontière est fine entre “trouver” et “trouver quelque chose” ! Alors que comprendre dans ces propos rapportés par Mats Carduner ? Peut-être justement faut-il y lire cette crainte de la position objectivement incontournable et monopolistique. Alors, pour y faire face, Google dit : “Je ne suis qu’un maillon de la chaîne”… (C’est une simple hypothèse).
Google reste aujourd’hui l’inventeur du pagerank, l’algorythme secret et assez magique (en perpétuelle évolution) qui est à la base du moteur de recherche. L’autre invention majeure, c’est Google AdSense, qui a permis à Google d’intégrer la longue traîne des blogs et sites amateurs dans la logique publicitaire. Mais tout ça reste fragile, à la merci d’une prochaine “killer application” fabriquée dans un autre garage.
Facettes de Google qui montrent quelques signes d’instabilité (micro), structure googlienne se défendant d’une position incontournable (macro)… Quelle que soit la focale, apparaît sous nos yeux une forme de Google aux pieds d’argile. Qui reste malgré tout impressionnant.
[Billet mis à jour / forme & liens / le 23 mars]
[Actualisation 11h12 : un article signalé par Eric Scherer sur Mediawatch : “Les géants des médias US font pression sur Google pour faire remonter leurs contenus“]
“Je l’ai pas lu, je l’ai pas vu, mais j’en ai entendu causer”, titrait Cavanna dans Charlie Hebdo, a long time ago. Je dirai la même chose de Cyprien, le film de David Charhon, avec Elie Semoun dans le rôle titre. Pas vu, mais on connaît l’histoire. Celle de Cyprien, un geek asocial, qui drague en tentant des approches maladroites, comme cette phrase à l’adresse d’une de ses collègues, qui appelle pourtant tant de développements : “Est-ce que tu rebootes en mode sans échec ?” (si je n’ai pas encore vu le film, j’ai vu les bandes-annonces).
Et puis le geek en question, moqué, repoussé, souffre-douleur, se transforme magiquement en « beau gosse » sûr de lui (ça aussi, on le comprend dans les bandes-annonces). Outre les résonances intimes que cette histoire connaîtra dans les cours de récréations des collèges, elle est le reflet d’un phénomène qui s’accentue avec les années : celui du geek héros enfin socialisé et reconnu.
Dans Die Hard IV, qui est sorti il y a quelques mois (excusez-moi, j’ai eu quelques jours de congés, j’ai vu des films), le brave et courageux John McLane (Bruce W.) est dépassé par les armes et les arguments des forces en présence, en l’occurrence une armée de hackers qui tentent une “liquidation” (la prise de contrôle de toutes les formes de réseaux). Il est aidé, pour la traduction pratique des manipulations de code, par un jeune as des réseaux et surtout, un court moment, par un gros barbu qui vit reclus dans son “QG”, à savoir la cave de la maison de sa mère. Se méfiant de la société, de la police et tout ce qui représente l’ordre social (tout en étant ultra connecté à l’actualité connue ou souterraine), fils numérique de Thoreau, cet individu est surnommé “le Sorcier”. Et évidemment, il est celui qui permet au brave et généreux John McLane (qualifié un moment de « montre à remontoir dans un monde numérique ») de repérer la cachette des méchants. Celui-ci cessera alors d’être décalé, il retrouvera ses repères anciens et la maîtrise des choses (il gagne à la fin). Merci les geeks, chapeau « le Sorcier ».
Die Hard IV et Cyprien : la culture populaire fait du geek pur et dur son héros, ou l’adjuvant décisif de son héros. Dans le premier cas, elle en fait le complice de l’ordre social (un policier), et le ramène ainsi dans une norme admise. Dans l’autre, elle rend visible cette transformation symbolique, et en fait une transformation physique.
Bill Gates avait été le premier geek à intégrer la culture populaire. Avec le chemin suivant : il était le geek devenu milliardaire, et en ça figurait une exception – une marge officielle et reconnue. Aujourd’hui, le geek est totalement intégré à la société, qui a besoin de lui. Je suis tombé il y a quelques jours sur une annonce d’emploi qui se terminait par : « profil geek apprécié ». La sous-culture (dans le sens souterraine) du geek nourrit la culture. Ses connaissances nourrissent l’économie. Et sa figurine de Dr. Spock en latex format 1/5e qui est sur son étagère fait envie à tout le monde… Euh, ah non, ça non.
Bon oui, ce titre de billet est affreux, se voulant une référence (pas du tout transparente, en fait) à Video killed the Radio Star, l’hymne de la transition médiatique
Utilisateur quasi quotidien de Google Reader, j’ai un petit quelque chose qui me trotte dans la tête depuis quelque temps, à propos du RSS. On constate deux mouvements concomitants : la simplification du RSS (j’utilise Reader et je “syndique” sans manipuler aucun code, sans même chercher autre chose que les sites dont je veux des nouvelles régulières) et la multiplication des terminaux portables.
Le RSS (Real Simple Syndication ou Rich Site Summary), inventé par Dave Winer en 1997, comme le rappelle Philippe Couve dans son synthétique portfolio “Une brève histoire d’internet”, permet d’exporter un contenu web sous forme d’un fil (comme un fil d’agence de presse) sous un format simple, reconnu par tous les terminaux. Et si le RSS devenait explicitement l’outil (ancien, finalement) de la (prochaine) évolution marquante de l’internet, qui serait celle de la marginalisation de la page, du site classique ? On consulte de plus en plus l’information en ligne dans un cadre mobile et sans fioriture graphique. Reader, c’est déjà ça. Mais, il y a un peu plus longtemps déjà, Delicious, le marque-pages en ligne, avait par exemple aussi montré la voie de la sobriété.
Paradoxalement, c’est peut-être dans cette sobriété forcée (du fait de la taille et de la multimodalité des terminaux portable) que se trouvera un style graphique réellement numérique, qui se détachera enfin de la référence au papier…
Si on se met dans une petite perspective historique, ce serait l’aboutissement (sans doute pas définitif) d’un mode de présentation du contenu en ligne de plus en plus fragmenté. Il y a 15 ans, le mot clé, c’était le “portail”. Aujourd’hui, on consomme l’article, l’émission, le reportage, le post… Et la diffusion fragmentée est facilitée par le RSS.
[Ajout-lien du 24 fév 23:44 => “By 2012, “people will be browsing the Web more on their phones than on PCs or laptops””, signalé par Francis Pisani sur le TumblR de Transnets]
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Sinon, depuis trois semaines, Place de la Toile se dédouble sur twitter. En direct, tous les vendredis à 11h, chaque auditeur/ internaute peut réagir, commenter, et poser des questions sur l’émission en train de se faire. Pour ça, il faut être inscrit sur twitter et poster des messages qui comprennent la balise #pdlt. Ce qui permet de voir la contribution apparaître sur cette page. Qui devient un lieu de débat parallèle et qui nourrit, le cas échéant, la discussion à l’antenne.
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Et, puisqu’on parle ici de radio et de web, petit annonce : vous avez jusqu’au 5 mars pour dire ce que vous imaginez pour la radio de demain sur le forum DemainRadioFrance.



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