Emission « CREAM PASSIONNEL » en DIRECT et en PUBLIC du café Costes Etienne Marcel.
Avec Gaspard YURKIEVICH et Guido VOSS, stylistes au lendemain de leur collection homme hiver 2008-2009, UNTITLED, black, une procession noire sur la musique de WAGNER.
Chronique BIJOUX ET BICEPS, pour Paquita PAQUIN qui défile au rythme des collections haute couture hiver 2008-2009. Arrêts sur image avec CHANEL qui monumentalise au Grand Palais, et Christian LACROIX qui centre « pompidouïse » ses peintures sur soie.
Séquence LIVE avant-première : Deux garçons, une fille, et autant de possibilités pop pour le nouvel album de COCOSUMA, We’ll Drive Home Backwards (sortie la semaine prochaine). Voix nouvelle, texte demi-teinte et orchestrations légères, bref l’idéal du « son qui fait sens » pour reprendre la devise du label Third Side Records.
Partie 1 : Générique, C’est parti ! MINUI/DIX et 2 minutes…
Partie 2 : Paquita PAQUIN entre en scène
Partie 3 : Séquence LIVE COCOSUMA


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1 février 2008 à 10:40
j’ai bien aimé l’émission d’hier, j’espère que l’on pourra voir des vidéos
drôle de constater que je venais d’aller au vernissage de claude leveque, et que j’aime beaucoup l’oeuvre d’anita molinero. Pour ma part, l’abris fait de capot de voiture est la pièce la plus réussie de cette exposition…
enfin, au sous-sol pierre la police est toujours aussi bon, et surprenant avec cette nouvelle série…
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1 février 2008 à 14:39
Ce que je vois et j’entends m’interloque : en quoi est-ce différent d’une radio de campus parisien? Pourquoi doit-on prendre une heure d’antenne à France Culture pour diffuser cela? Vraiment je ne comprends pas… Petit à petit, on oublie ce qui fait de la radio un média si particulier.
Yann, amateur de radio amateur, mais pas sur France Culture
1 février 2008 à 22:22
alors yann que nous proposes tu?
je suis à l’écoute de ta radio…
mais pour revenir à tes interrogations…
Personnellement, Minuitdix apporte autre chose. Alors, le ton est peut etre branché ou je ne sais quoi, mais il y a un quelque chose qui m’intéresse, le ton est décontracté, et personnellement à cette heure ci, moi ça me plait bien.
oui la radio est un média bien particulier, la télé aussi. Et oui nous aimons la radio amateur, mais je ne pense pas que france culture revendique cela.
Pour moi cette tranche horaire est bien utilisée, elle est raffraichissante, le ton est là . Je n’aprouve pas tout, ni même totalement les invités côté art contemporain, car ils ne sont pas tout le temps bousculés, et j’ai l’impression que l’on cherche à les caresser dans leurs certitudes, ce qui peut être lassant. Mais parler d’art est toujours intéressant, enfin pour moi.
voilà je ne remet pas le lien en signature, car je n’aime pas faire de pub,
bien à toi
bien à vous
2 février 2008 à 11:12
Bonjour stéphane,
Ce que je peux proposer, et qui n’est malheureusement pas trop dans les habitudes de Radiofrance, c’est de mettre de côté l’idée de grille de programmation fixe et inamovible et confier cette tranche à des producteurs tournants, pour des séries d’émissions qui dureraient chacune deux ou trois mois, on aurait ainsi un renouvellement des idées, des approches et des thèmes. Je ne sais pas si vous vos souvenez de Clair de Nuit, par Jean Couturier, qui passait sur France Culture le samedi (ou le dimanche) soir? Une émission d’une heure avec :
- une “tentative première”, ou les premiers pas d’un futur producteur dans la fiction (de bonnes découvertes)
- un entretien
- un “mnémosyne”, d’Irène Omélianenko (un peu indescriptible)
- un “Kamtchatka romantique” de Thierry Beauchamp : une petite nouvelle surréaliste, absurde et hilarante (là encore, il faut écouter car c’est très difficile à décrire).
J’en garde des souvenirs après pas mal d’années, ce qui veut bien dire quelque chose… Mais j’en retiens l’ouverture, la créativité, la surprise, et le tout, sans pose “urbaine et contemporaine”. C’était monté, assemblé, très agréable à écouter, et surtout inimitable des nuits de France Culture.
Je reproche à Minuit Dix d’émettre plus ou moins pour eux-mêmes, et je ne sais pas s’il y a suffisamment d’auditeurs qui se sentent urbains, contemporains, bruyants pour justifier une heure quotidienne. Je me sens vraiment exclu et peu concerné par cette mentalité assez agressivement jeune (alors que je le suis) (plutôt jeune) et parisienne.
Une telle tranche pourrait donner leur chance à tellement de producteurs, et à tellement d’auditeurs! Je reste assez ahuri lorsque je tombe, jour après jour, sur cette façon brouillonne et confidentielle de faire de la radio.^
Cordialement,
Yann
2 février 2008 à 13:02
la proposition est belle et doit etre écoutée par ceux qui ont le pouvoir de l’appliquer…
De mon côté je ne me sens pas rejeté par minuitdix même si tout n’est pas de mon domaine. Le côté confidentiel existe légèrement c’est vrai mais je ne sais pas si c’est un mal…
j’espère que les intéressés te liront yann…
bien à toi
stéphane
2 février 2008 à 14:01
merci pour ta réponse : disons que ça fait un moment que je suggère des choses aux intéressés, et que je leur signale ce qui, à mon sens, est en dessous du niveau de France Culture. Mais il ne se passe rien, et on ne répond même pas, et la lente transformation se continue (suppression de rendez-vous populaires et émergence d’émission par et pour une certaine élite urbaine et branchée). Il y a un énorme sentiment d’impuissance, surtout pour ceux qui ont une petite idée de ce qu’on peut faire avec la radio. Et je n’ai pas envie d’abandonner, car case après case, ce sera toute une radio d’exception qui sera “remplacée”. La liste des “disparitions” est longue, et il reste encore des exceptions culturelles (émissions pré-1999) qui peuvent sauter. Il me semble qu’on fait du “pandering”, comme disent les américains, et Minuit Dix répond bien à cela : “nous n’avons pas de magazine branché sur France Culture, il faut en faire un, au risque de faire un mélange entre JL Foulquier et B. Lenoir”.
France Culture a ouvert des blogs pour discuter, mais il semble que la direction n’a pas l’intention de prendre acte des propositions émises dans ceux-ci (je renvoie au blog “La radio à l’envers”), car ils ne sont là que pour communiquer, pas pour discuter. Dommage.
Et pour finir, Minuit Dix s’ajoute à une liste d’autres émissions confidentielles parisianistes… C’est dur. Chaque fois que j’entends le générique, c’est comme une agression, comme si on me criait dans les oreilles : “qui es-tu toi qui n’est pas branché? Accepte notre bruit ou sors”. Pas très agréable…
Cordialement
Yann
2 février 2008 à 22:04
de on côté je e me sens pas branché…
mais je comprends…
mais n’abandonnes pas dans la lutte…
7 février 2008 à 2:22
Bonjour, juste ce mail pour entrer dans votre débat et signifier par là que les avis qui y sont proposés sont aussi pris en compte. Pour autant je voudrais revenir sur ce qualificatif de “branché” qui est toujours brandi quand on ne suit pas le mouvement, et aborde des sujets et des pratiques (souvent passées sous silence) d’une manière qui ne correspond pas aux présupposés culturels.
Je comprends parfaitement que le rythme soutenu de l’emission puisse dérouter ceux qui voudraient que la pensée s’élabore nécessairement dans la durée. Je pense que la fulgurance est aussi un moyen de penser, et que par exemple le temps ramassé d’une chronique ( telle qu’elles sont travaillées et à chaque fois théorisées ici) est suffisant pour amorcer une piste de réflexion. Et je me refuse à croire qu’aborder le design (par une spécialiste et historienne dans ce domaine), le net et les jeux vidéos (par des personnes référentes) , le cinéma (avec un des plus brillants critiques si ce n’est le meilleur), l’art contemporain, le graphisme, la littérature … soit le fait d’une émission nécessairement branchée ni générationnelle. Mais il est vrai que certains auront toujours du mal à admettre qu’on puisse avoir autour de la même table Carl André et un groupe de Pop japonaise, Roger Tallon et un game designer. Cela n’a rien d’un projet branché, mais bien d’une esthétique pop qui ne cherche pas à reconduire des hiérarchies et stéréotypies culturelles.
Dernière mise au point : ce terme “urbain” qui semble poser problème et cautionner la branchitude fantasmée, peut-être serait il judicieux de l’entendre du côté de son sens courtois.
merci de votre écoute et de votre curiosité.
7 février 2008 à 13:28
Moi perso ça ne me choque pas de voir différentes paersonnalités comme vous les citez à la même table. AU contraire. Ce serait refuser qu’un artiste conceptuel n’a pas son mot à dire sur le design et le contraire aussi.
Si j’ai utilisé le mot branché, ce n’est pas dans ce sens. Mais , il est vrai que l’on emploie bien ce mot à tort et à travers.
Je continue à penser que l’émission est utile. Et je comprends qu’elle amorce un début de reflexion. j’approuve cela.
Enfin merci de votre lecture.
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http://le-permanent.over-blog.com/
8 février 2008 à 8:17
J’adore MINUIT DIX…
Vous avez une réelle cohérence théorique dans ce que vous proposez et dans la manière dont vous le proposez. Une cohérence rare, originale et pourtant reflétant des pratiques tout à fait existantes.
J’aime :
- la musique (de la part de la réalisation surtout),
- l’alternance de chroniques écrites et d’entretiens plus libres (ce qui donne un bon rythme),
- les thèmes (notamment les cultures numériques) qui encore une fois font preuve d’une réelle compréhension contemporaine
- les invités qui sont souvent peu entendus ailleurs.
Et puis vous êtes drôles !
J’aimerais :
- plus de femmes !
- plus de pertinence (plus décalé ?) pour l’art contemporain (même si c’est déjà bien !)
- une vraie chronique bande-dessinée (ou au moins un regard averti parce que des fois…)
- une chronique “genre”, feministe ou bien queer (même si c’est déjà présent).
Voilà !
Woooshh….
ps : est-ce que vous mettez quelque part les références des chansons qui passent ? Si non, il le faut !
9 février 2008 à 13:54
“le magazine des choses courtoises/aimables parce que contemporaines et l’inverse est vrai”… J’ai du mal à y croire!

France Culture a une image “branchée et parisienne”, et j’entends pas mal de gens me dire “urbain, ça veut dire parisien, et contemporain, ça veut dire branché”. J’ai l’impression que Minuit Dix renforce encore cette image, sciemment ou pas.
J’ai lu aussi ce que propose Kirsten ci-dessus, mais tout cela n’est-il pas du domaine du Mouv’ et de France Inter? Il faudrait laisser France Culture respirer un peu, et éviter de lui donner un rôle de “récipient global”, où tout ce qui est fait pour être ailleurs doit y être représenté, au détriment des contenus originaux. On met sur France Culture ce qui se trouve ailleurs, mais on ne trouve nulle part ailleurs ce qui pourrais se trouver France Culture. Il y a risque d’extinction!
Pourquoi refuser de faire du contenu inédit, et remplir une à une les tranches horaires avec de l’existant ailleurs? C’est une question que je pose régulièrement, et que personne à France Culture ne semble pouvoir répondre, c’est dommage!
9 février 2008 à 23:30
Je n’habite pas Paris, je n’habite pas même en France et pourtant j’écoute MINUIT DIX pratiquement tous les jours (en ballado-diffusion) et je me sens concernée par le discours qu’y s’y tient. Je ne pense pas que MINUIT DIX soit une émission exclusivement parisienne ni même exclusivement française, j’y perçois même parfois des courants de pensée peu présent en France, notamment dans des thèmes proches des Cultural studies, Gender studies, Urban studies… de tradition anglo-saxonne. Je sais bien que c’est ma propre vision de l’émission, mais par exemple dans “urbain” j’entend la prise en compte des transformations culturelles par la ville à un niveau tel qu’il faut à présent comprendre également les campagnes au-travers de cette urbanité. Il ne s’agit pas d’exclure les campagnes, ils s’agit de comprendre que l’urbain ne se définit pas sur une opposition entre ville et campagne. Et ceci est un trait primordial à toute pensée contemporaine. MINUIT DIX prend en compte des sujets, des voix qui ne se retrouvent pas autre part et en cela fait un travail politique absolument pas pris en charge par France Inter et encore moins par le Mouv’.
10 février 2008 à 14:46
Bonjour,
Il est possible que l’écoute en ballado-diffusion désamorce le côté “in your face” quand on écoute hors du contexte des soirées de France Culture. L’émission, sur la grille, se trouve en sandwich entre Surpris par la nuit, Du Jour au lendemain, et les Nuits de France Culture, toutes émissions à l’ambiance très différence de la tonitruance de Minuit Dix. Comme je ne suis pas équipé podcast, je tombe dessus au milieu des soirées calmes, intimes et réfléchies de France Culture. Soit je baisse le volume, soit j’éteins. Je sais que la direction de FC fait un effort de lisibilité de la grille, mais là , j’ai du mal à comprendre.
Les sujets que vous mentionnez sont intéressants, mais ne pourraient-ils pas, donc, être traités différemment, avec plus de recul, moins de “sauts au plafond”, et à une autre heure? Ce serait davantage un service rendu aux auditeurs, car je peux vous promettre que dans mon coin, personne, mais alors personne ne pourrait faire l’effort de s’intéresser aux sujets de l’émission, car ils sont perçus comme complètement étrangers à ceux qui ne feraient pas partie de la jeunesse dorée parisienne (alors que les sujets de Surpris par la nuit ont davantage de résonnance et incitent à l’exploration).
Jusqu’ici, la mise en forme radiophonique un peu “rapide et instantanée” me fait penser à une version jeune du défunt Pop Club de José Artur.
Pourquoi ne pas déplacer l’émission sur une des webradios de France Culture? Son public, je le soupçonne, est équipé pour la recevoir et l’enregistrer, et cela ne briserait plus la quiétude réflexive des Nuits de la station.