Histoire de montrer que je ne fais pas relâche ( il faut constamment exercer sa vigilance dans cet espace ouvert à tant de vents mauvais), je voulais tenir compte de certaines informations par vous apportées avant de clore trop vite le chapitre “transistor”.
  Oui, c’est vrai chez nous, chaque foyer compte en moyenne, si les chiffres de Francoscopie 2010, sont exacts, six récepteurs de radio… Avant qu’ils ne disparaissent par la force des choses l’un après l’autre, on ne pourra pas conclure à la mort du transistor.
    Oui, c’est vrai, certaines villes offrent encore, et en vitrine, cet objet que j’ai décrété en voie de raréfaction. J’ai noté les adresses que certains me comuniquaient et pas plus tard que la semaine dernière, j’ai de mes yeux vu plusieurs transistors qui se livraient une bataille chevaleresque dans une devanture de la rue qui part de la gare de Vichy pour rejoindre les parcs.
    Et, pour signifier qu’en effet, ne soufflent pas que des vents mauvais et qu’une bataille peut être perdue sans que la guerre soit abandonnée, je voulais citer cet article de “La Tribune” du 23 décembre. Il y est dit qu’une fois qu’on annonce avec certitude la fin du signal analogique, on déclenche du même coup une nouvelle offre des industriels et une forte demande des clients. En Grande Bretagne, on vient ainsi de vendre le dix millonième appareil portatif de radio numérique. Sur le cadran des fréquences, une offre de 200 stations et  sur le devant de l’appareil, un petit écran qui permet d’ajouter des informations supplémentaires ( le nom de l’émission en cours, de la musique diffusée, de la personne interrogée) … et, hop! c’est le triomphe commercial que réserve souvent la nouveauté.
   Pendant ce temps, à Paris, on n’a pas encore fini de discuter de l’intérêt de la radio numérique terrestre. Le CSA, une fois installée en grande pompe une mission pour le déploiement de la dite RNT, bute sur l’obstacle des conclusions de la mission Tessier, dont tel ou tel de nos blogueurs a noté la sévérité. La RNT est-elle, comme le soutient l’ancien président de France-Télévisions, une étape à sauter, trop coûteuse, trop incertaine? Mais si elle évite que la radio ne se dilue dans des terminaux communs , si elle  permet le maintien, dans chaque domicile, d’un objet domestique encore voué à elle seule, l’investissement ne vaut-il pas d’être tenté?



Imprimer