Ceci est d’abord un message personnel destiné à l’internaute qui se plaint, à juste titre, d’avoir été injurié plus d’une fois au fil de ce blog. Vérification faite des occurrences qu’il mentionnait dans un courrier, chacune, à moins que je n’aie fait erreur pendant ma relecture, avait été effacée avant qu’il n’intervienne. Soit dans les heures qui avaient suivi leur inscription ici.

     Néanmoins, quelques minutes, quelques heures, c’est encore trop. D’où le deuxième volet de ce message, à caractère général maintenant. Dorénavant, chaque commentaire de ce blog attendra dans une file de modération que j’aie eu le temps de l’approuver ou de le supprimer. La spontanéité sera entravée mais la rareté sera au moins gage de qualité.

     A ce propose je voulais signaler à votre sagacité un article d’Adam Cohen récemment paru dans le “New York Times” et traduit dans “Le Figaro” du 26 février dernier. “Le Web peut aussi voler en haute altitude”, titre-t-il, avec volontarisme. Et de détailler le succès de deux émissions de BBC Radio4, “In our time” et “Thinking about” . Ces moments de radio très redemandés accueillent  chaque semaine un panel d’universitaires autour de thèmes apparemment aussi peu captivants que le positivisme logique mais  proposent aussi bien des sujets apparemment fantasques du genre “la virilité tendance gros bras dans l’enseignement supérieur”. Ainsi, note Adam Cohen, “lors d’une émission traitant de la sociologie des comportements au volant, on expliquait que, lorsque deux couples de la classe moyenne voyagent en voiture, les propriétaires s’asseoient généralement devant, laissant l’autre couple derrière. Or, quand deux couples de la classe ouvrière partent en balade, les hommes s’asseoient généralement devant et les femmes derrière.” Ces observations ouvrent des abîmes de perplexité qu’il faut en effet, pour tenter de les surplomber sereinement, beaucoup de podcasts en passerelle!

     Il me vient en mémoire une image des “Aventures de Tintin.” Le capitaine Haddock ne parvient pas à s’endormir sur sa couche du “Ramona”. Faut-il qu’il tienne la barbe sous les draps ou au-dessus? Le soir venant, vous lisant, me poserai-je des questions aussi angoissantes: est-ce que je passe ce commentaire-ci, et celui-là, sous le tapis? Ou pas? En tout cas, j’essaierai de maintenir une liberté de bon aloi; simplement, en dépit de la référence à Haddock, et de mon whisky du soir, j’en appellerai à la sobriété. 

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