En 1916, sur la Voie SacrĂ©e, sans cesse dĂ©chaussĂ©e par le gel, passaient quotidiennement près de 2000 vĂ©hicules, chargĂ©s d’hommes et de matĂ©riels: ils allaient nourrir la Bataille, cette insatiable. Aujourd’hui, celui qui a pris Ă Paris Est l’unique convoi du matin desservant l’improbable gare “TGVMeuse” l’emprunte Ă son tour pour rejoindre Verdun mais à bord d’une navette qui aurait paru bien frĂŞle l’AnnĂ©e terrible. Les autres passagers transitent par Châlons et se retrouvent dans le petit autorail achetĂ© chez Bombardier par la rĂ©gion Champagne-Ardennes. Suippes, Sainte-Menehould, Les Islettes, Clermont-en Argonne et voici, enfin, le terminus…Verdun, qu’on nommait le coeur de la France, n’en est plus qu’un membre nĂ©gligĂ©, quasi disjoint. Lire la suite »


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