Marc Bloch après l’ “Ă©trange dĂ©faite” de 1940: “Ce qui vient d’ĂŞtre vaincu, c’est notre chère petite ville. Ses journĂ©es au rythme trop lent, ses administrations somnolentes, l’oisivetĂ© de ses cafĂ©s de garnison, sespoliticailleries Ă courte vue, son artisanat de gagne-petit.” Â
Depuis, le temps est venu des villes supĂ©rieures. Elles disputent Ă larĂ©gion parisienne la palme du bonheur de vivre: leur lutte est dĂ©jĂ gagnĂ©e. Et, entre elles, elles s’arrachent les fonctions mĂ©tropolitaines de demain : lĂ , un âpre combat fait rage qui laisse beaucoup de fières citĂ©s sur lechemin, condamnĂ©es Ă n’ĂŞtre plus que des agglomĂ©rations moyennes dansl’ombre de plus grandes. Â
Soit, dix ans après le constat de Marc Bloch et Ă l’aube des Trente glorieuses, quatre vieilles capitales d’antiques provinces, oĂą “Travauxpublics” a rĂ©cemment pris ses aises : Rennes, Grenoble, Montpellier,Besançon. De belles villes qui avaient les mĂŞmes raisons d’ĂŞtre fières de leur patrimoine, de leurs grands hommes et de leurs robins, de leurs fonctionnaires et de leurs militaires. Mais quelle diffĂ©rence dans leur dĂ©veloppement Ă la hauteur de nos annĂ©es 2000, alors qu’elles partaient avec des atouts comparables, qu’elles dĂ©collaient ensemble dans les annĂ©es 5O-60 et qu’elles devenaient toutes cinq d’importants noeuds de communication ! Lire la suite »


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