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Après les assises du journalisme de Lille: la langue des médias
Non classĂ© 2 commentaires »26 mai 2008
Les secondes Assises du journalisme viennent de s’achever. “Travaux Publics” y a tenu sa petite place, au bar comme de bien entendu et Ă l’heure du cocktail quotidien. Pour rĂ©unir des professionnels d’une profession qui a beaucoup de raisons de s’inquiĂ©ter de son avenir, le lieu, en plein centre de Lille, citĂ© d’affaires internationale, Ă©tait parfaitement choisi. Son nom, d’abord, “Le nouveau siècle” : les journalistes sont des dĂ©vots du nouveau, ils savent d’expĂ©rience comment le rĂ©cit cathodique qu’ils construisent quotidiennement, sĂ©quence après sĂ©quence, Ă©touffe peu Ă peu le rĂ©cit historique sous les fausses Ă©vidences de la modernitĂ©. L’atmosphère de l’endroit n’Ă©tait pas non plus pour surprendre les gens de presse : ils sont dorĂ©navant habituĂ©s Ă se laisser guider par des hĂ´tesses gourmĂ©es, Ă travers un labyrinthe moquettĂ©, jusqu’au pied d’une tribune oĂą s’Ă©changent des discours parfois enflammĂ©s mais qui ne dĂ©clenchent jamais d’incendie : les rĂ©glements de sĂ©curitĂ© font que les plafonds sont ignifugĂ©s. Dans ce sinistre dĂ©cor pour managers, quand il s’est agi de trouver un saint patron Ă l’assemblĂ©e qu’ils tenaient, les professionnels de la profession ont nĂ©anmoins choisi le polonais Richard Kapuscinski. Celui qui ne travaillait jamais en “pool” ni dans les zones rĂ©servĂ©es, celui qui, jusqu’Ă sa disparition rĂ©cente, put se permettre, protĂ©gĂ© par sa rĂ©putation exceptionnelle et aussi son habitude de la pauvretĂ©, de refuser ce Ă quoi ses admirateurs se retrouvent prĂ©cisĂ©ment condamnĂ©s aujourd’hui. Lire la suite »
 Il arrive que des auditeurs nous traitent Ă leur table. A Metz, un beau matin, nous avons mĂŞme eu l’heureuse surprise de dĂ©couvrir que la note de toute l’Ă©quipe avait Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e Ă l’avance…
Ici, il s’agit seulement d’un dĂ®ner, dans le logement de fonction d’un principal de collège. L’appartement n’a pas les mĂŞmes charmes que le vieil hĂ´tel de Metz mais se rĂ©vèle, Ă l’usage, tout Ă fait convenable: merci aux collectivitĂ©s locales qui construisent et entretiennent beaucoup mieux que l’Education nationale. J’ai Ă©tĂ© conviĂ© en solo - qui, d’ailleurs, aurait voulu m’accompagner dans cette banlieue assez reculĂ©e? Et, pour l’occasion, le chef d’Ă©tablissement a rĂ©uni toute sa petite famille. Sa couvĂ©e, nourrie, dès le plus jeune âge, comme Ă la becquĂ©e, par France Culture, ne laisse pas de surprendre dans le climat d’aujourd’hui: les deux enfants entendent travailler dans la fonction publique! Et leurs conjoints pareillement. D’entrĂ©e de jeu, ils me servent un acte de foi en l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral: j’aime bien goĂ»ter cela, c’est plus prĂ©cieux qu’un apĂ©ritif.
Comme chaque annĂ©e Ă la mĂŞme Ă©poque, lorsque les remparts de Saint-Malo sont pris d’assaut par une foule bruissante d’Ă©crivains, d’Ă©diteurs et par un public toujours plus avide de voyages et d’Ă©tonnement, les festivaliers les plus aguerris Ă ce genre de rassemblement auront pris l’utile prĂ©caution d’activer, plusieurs jours ou plusieurs semaines Ă l’avance, la manivelle Ă rĂ©servation, dĂ©sireux d’occuper –entre deux dĂ©bats– les tables-clĂ©s dans les meilleurs restaurants de la rĂ©gion. Olivier Roellinger, l’incontournable capitaine corsaire de la gastronomie cancalaise, prĂ©sent depuis de nombreuses annĂ©es sur le festival, avec les rencontres “Saveurs du Monde”, est bien Ă©videment le chouchou de tous les esthètes de la langue, de ceux maniant aussi bien la plume que la fourchette. Lire la suite »
La question que pose JerĂ´me Bouvier pour ses Assises du journalisme de Lille me trotte dans la tĂŞte depuis quelques nuits. Je suis comme le Capitaine Haddock sur le Ramona, Ă qui on a demandĂ©: “Dormez-vous la barbe sous les draps ou bien au-dessus ?”: j’enverrais bien mon interrogateur par dessus bord. Mais si j’ai appris une chose du mĂ©tier, c’est la bienveillance; je me plie Ă l’exercice. Cependant, l’Ă©vitisme et l’orgueil Ă©tant ma seconde nature, je vais, si vous le permettez, ne parler qu’en mon nom propre. Lire la suite »


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