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Tous les billets de mai 2008

Vue de la Rochelle

Travaux Photos 1 commentaire »
26 mai 2008

Bandeau Belem © © RF/JC.Francis Lire la suite »

Après les assises du journalisme de Lille: la langue des médias

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26 mai 2008

Les secondes Assises du journalisme viennent de s’achever. “Travaux Publics” y a tenu sa petite place, au bar comme de bien entendu et Ă  l’heure du cocktail quotidien. Pour rĂ©unir des professionnels d’une profession qui a beaucoup de raisons de s’inquiĂ©ter de son avenir, le lieu, en plein centre de Lille, citĂ© d’affaires internationale, Ă©tait parfaitement choisi. Son nom, d’abord, “Le nouveau siècle” : les journalistes sont des dĂ©vots du nouveau, ils savent d’expĂ©rience comment le rĂ©cit cathodique qu’ils construisent quotidiennement, sĂ©quence après sĂ©quence, Ă©touffe peu Ă  peu le rĂ©cit historique sous les fausses Ă©vidences de la modernitĂ©. L’atmosphère de l’endroit n’Ă©tait pas non plus pour surprendre les gens de presse : ils sont dorĂ©navant habituĂ©s Ă  se laisser guider par des hĂ´tesses gourmĂ©es, Ă  travers un labyrinthe moquettĂ©, jusqu’au pied d’une tribune oĂą s’Ă©changent des discours parfois enflammĂ©s mais qui ne dĂ©clenchent jamais d’incendie : les rĂ©glements de sĂ©curitĂ© font que les plafonds sont ignifugĂ©s. Dans ce sinistre dĂ©cor pour managers, quand il s’est agi de trouver un saint patron Ă  l’assemblĂ©e qu’ils tenaient, les professionnels de la profession ont nĂ©anmoins choisi le polonais Richard  Kapuscinski. Celui qui ne travaillait jamais en “pool” ni dans les zones rĂ©servĂ©es, celui qui, jusqu’Ă  sa disparition rĂ©cente, put se permettre, protĂ©gĂ© par sa rĂ©putation exceptionnelle et aussi son habitude de la pauvretĂ©, de refuser ce Ă  quoi ses admirateurs se retrouvent prĂ©cisĂ©ment condamnĂ©s aujourd’hui. Lire la suite »

Un dîner au collège, chez le principal

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19 mai 2008

 Il arrive que des auditeurs nous traitent Ă  leur table. A Metz, un beau matin, nous avons  mĂŞme eu l’heureuse surprise de dĂ©couvrir  que la note de toute l’Ă©quipe avait Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e Ă  l’avance…

Ici, il s’agit seulement d’un dĂ®ner, dans le logement de fonction d’un principal de collège. L’appartement n’a pas les mĂŞmes charmes que le vieil hĂ´tel de Metz mais se rĂ©vèle, Ă  l’usage, tout Ă  fait convenable: merci aux collectivitĂ©s locales qui construisent et entretiennent beaucoup mieux que l’Education nationale. J’ai Ă©tĂ© conviĂ© en solo - qui, d’ailleurs, aurait voulu m’accompagner dans cette banlieue assez reculĂ©e? Et, pour l’occasion, le chef d’Ă©tablissement a rĂ©uni toute sa petite famille. Sa couvĂ©e, nourrie, dès le plus jeune âge, comme Ă  la becquĂ©e, par France Culture, ne laisse pas de surprendre dans le climat d’aujourd’hui: les deux enfants entendent travailler dans la fonction publique! Et leurs conjoints pareillement. D’entrĂ©e de jeu, ils me servent un acte de foi en l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral: j’aime bien goĂ»ter cela, c’est plus prĂ©cieux qu’un apĂ©ritif.

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L’Honneur du Surimi

Rond de serviette 1 commentaire »
12 mai 2008

Comme chaque annĂ©e Ă  la mĂŞme Ă©poque, lorsque les remparts de Saint-Malo sont pris d’assaut par une foule bruissante d’Ă©crivains, d’Ă©diteurs et par un public toujours plus avide de voyages et d’Ă©tonnement, les festivaliers les plus aguerris Ă  ce genre de rassemblement auront pris l’utile prĂ©caution d’activer, plusieurs jours ou plusieurs semaines Ă  l’avance, la manivelle Ă  rĂ©servation, dĂ©sireux d’occuper –entre deux dĂ©bats– les tables-clĂ©s dans les meilleurs restaurants de la rĂ©gion. Olivier Roellinger, l’incontournable capitaine corsaire de la gastronomie cancalaise, prĂ©sent depuis de nombreuses annĂ©es sur le festival, avec les rencontres “Saveurs du Monde”, est bien Ă©videment le chouchou de tous les esthètes de la langue, de ceux maniant aussi bien la plume que la fourchette. Lire la suite »

RĂ©ponse Ă  une enquĂŞte: “A quoi sert un journaliste ?”

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5 mai 2008

La question que pose JerĂ´me Bouvier pour ses Assises du journalisme de Lille me trotte dans la tĂŞte depuis quelques nuits. Je suis comme le Capitaine Haddock sur le Ramona, Ă  qui on a demandĂ©: “Dormez-vous la barbe sous les draps ou bien au-dessus ?”: j’enverrais bien mon interrogateur par dessus bord. Mais si j’ai appris une chose du mĂ©tier, c’est la bienveillance; je me plie Ă  l’exercice. Cependant, l’Ă©vitisme et l’orgueil Ă©tant ma seconde nature, je vais, si vous le permettez, ne parler qu’en mon nom propre. Lire la suite »