Depuis deux ans, je me prépare à l’échéance. On m’a d’abord laissé entendre qu’il me fallait expier de quelques années de responsabilité, dans l’équipe de direction de France Culture, les vingt deux années de liberté qu’on m’avait généreusement octroyées à l’antenne. Je me suis peu à peu convaincu. N’ai-je pas tenté tous les exercices possibles et imaginables: au petit matin, l’escalade par la terrasse du Conseil d’Etat, du bureau du ministre de la Culture et le soir, en plein hiver, l’accès en raquettes jusqu’à un studio improvisé dans un refuge du Haut Jura ? Il ne me resterait qu’à faire une émission pendu au plafond et la tête en bas mais n’est-ce dangereux pour un monument historique de France Culture?
Un jour, Claude-Jean Philippe m’a questionné: “Vous passez tellement de temps à préparer vos émissions, les questions que vous posez aux invités comme leurs réponses que vous ne leur laissez pas le loisir de seulement commencer, qu’on se demande quelle vie vous menez.” Sur le moment, je n’ai pas su que dire et voilà, quatre ans plus tard, je réagis: j’arrête. La radio telle que je la pratique exige un tel engagement physique que le bonhomme risque de s’user. Surtout, avec l’âge, le vieil acrobate que je suis devenu ne peut plus prétendre provoquer l’admiration ou l’identification chez les jeunes générations: bien malin est celui qui sait aujourd’hui sauter du trapèze des classiques à celui des adolescents et tendre son fil entre des univers culturels éclatés, atomisés, individualisés. Mieux vaut retrouver cet anonymat que j’ai toujours désiré.
Alexandre, sur notre site, me dit fort justement: “En cessant votre émission, vous rejoignez les personnages que vous préfériez parmi vos invités, ceux qui sont fiers de leur modestie.” Le bonhomme risquait de s’user, la formule de l’émission aussi. Elle convenait à l’époque du débat présidentiel, quand la France se disait prête à un bouleversement du sol au plafond. Elle avait encore son utilité pendant la préparation des municipales: notre mobilité, notre attention aux enjeux locaux correspondaient à la période. Mais maintenant? Je me vois mal consumer ma vie à commenter la vie de Nicolas Sarkozy… Or la discussion des affaires publiques passe présentement par cette obligation quotidienne: le président impose son agenda, les français réagissent en râlant sans discontinuer mais en refusant de s’avouer que l’Elysée n’est que le miroir de ce qu’ils sont devenus. Je rêve sans doute d’un peuple qui, s’occupant moins de ses propres affaires, n’aurait pas secreté, en l’élisant et en le scrutant minute après minute, un président à ce point obsédé par son histoire personnelle. “Travaux publics” correspondait à une certaine conception des affaires publiques qui n’est plus exactement de saison.
La démocratie athénienne recommandait la parrhèsia, c’est à dire l’obligation de dire franchement ce qu’on pense à propos des affaires publiques. L’habitude s’est prise, même chez nos auditeurs qui participaient fidèlement à nos modestes assemblées, de parler d’autre chose, des foucades monégasques du couple présidentiel par exemple, et de se taire sur l’essentiel. Mais je m’offusque aussi vertueusement qu’inutilement, sans doute. Au théatre, le public parle même quand il se tait et c’était la même chose à chacune des occasions de fraternité que nous créions. Une auditrice silencieuse, à la dernière parisienne d’El Sur, m’a d’ailleurs tendu un courrier qui résumait ce qu’elle n’osait exprimer de vive voix: “Merci de vous être entouré de jeunes journalistes qui, pour certains, ont déjà fait leurs preuves et, pour d’autres, sont pleins de promesses. Merci de ne pas être tombé dans le parisianisme et d’être allé faire régulièrement des émissions en province. Merci pour votre gentillesse envers le public, y compris les piliers taiseux”.
Au moment où “Travaux publics” va prendre bientôt les couleurs du souvenir, me revient soudain en mémoire une autre lettre, reçue, celle-ci, par la poste, et d’une inconnue. Elle était venue peu après un “Culture-matin” que j’avais voulu achever au ras des vagues, sur la plage du Sillon à Saint-Malo, histoire d’ouvrir des horizons à ceux qui se sentent enfermés dans des murs. La correspondante disait, parlant d’elle-même mais elle aurait aussi bien pu parler de la France: j’ai été jeune et belle et maintenant c’est la maladie, le racornissement, la sclérose en plaques mais je vous sais infiniment gré de m’avoir fait entendre, quelques instants, la mer.


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1 juillet 2008 à 17:12
Bien vu,bien joué & bonne continuation pour vos prochaines escales publiques ou privées .Salutations & merci pour cette leçon de “radio”.
2 juillet 2008 à 9:51
Votre départ m’attriste beaucoup. Même sur France Culture il y a de moins en moins de bonnes émissions, l’entropie monte au galop, telle l’océan à l’assaut du Mont Saint Michel… J’aurais tant préféré voir partir l’épouvantable Emmanuel Laurentin, pour qui l’Histoire se limite à celle de l’Hexagone depuis 1970 (et seulement à condition qu’il s’agisse de gauchisme ou de psychanalyse) et qui se garde bien, lui, d’avoir un espace ouvert aux commentaires sur le site de son émission…
La vôtre, au contraire, est une invitation à la curiosité et à la réflexion, et je vais regretter de n’avoir jamais pris le temps, lors d’un passage à Paris, de faire un tour du côté d’El Sur.
Merci pour l’émission d’hier à Marseille qui m’a permis de découvrir les a passionnants travaux de M. Boudouresque.
Au revoir, et peut-être à bientôt.
2 juillet 2008 à 14:13
salut Jean,
Quelques lignes pour te dire que j’ai été ravi et enthousiaste d’avoir partagé avec toi quelques bonnes années de journalisme radiophonique, un journalisme comme je l’ai toujours souhaité quand j’ai commencé ma carrière au début des années 90 : un mélange d’initiative, de jubilation, d’imagination et surtout de grande liberté. Tu as été un “patron” (tu as du mal avec ce mot mais c’était la réalité pour ceux qui constituaient ton équipe) qui nous poussez à nous dépasser dans notre travail, à ne pas se contenter des évidences et des réflexes moutonniers des journalistes. Je me souviens de ma première réunion en octobre 1994 pour choisir les invités des émissions à venir. Tu m’as interpellé avec ton habituel ton mi-moquer mi-sceptique en me demandant ce que j’avais à proposer. Timidement, j’ai lancé un nom d’une vedette politique (dont j’avais lu je crois un papier dans Libé). Toute l’équipe, et toi avec, vous avez éclaté de rire, me signifiant par là qu’à Culture-Matin, on ne prends pas n’importe qui, sous-entendu, surtout pas les plus médiatisés du moins on le fait avec parcimonie (sur ce point ça a pas mal changé depuis quelques années) . J’étais un peu secoué par ce bizutage collectif mais j’ai alors compris qu’un monde s’ouvrait à moi au niveau professionnel, que tout était possible. Et plus les invités avaient un parcours insolite, occupés un rang socio-professionnel atypique, plus ton visage s’irradiait, comme une promesse d’une nouvelle émission passionnante.
Voilà, Jean, on se connaît finalement personnellement peu (peut-être ce même caractère qui nous empêche de trop nous livrer et une part de timidité) mais sur le plan professionnel j’ai pu mesurer tout ce que tu as pu me transmettre sans que tu te rendes compte j’en suis sûr.
Bonne route à toi Jean et un de ces jours, quelque part, à la terrasse d’un café méridional ou autre.
Amitiés,
David H.
2 juillet 2008 à 15:05
Voilà bien longtemps que je suis à l’écoute des émissions que vous nous offrez…certes c’est Jean LERUN l’hôte, je ne vais pas vous accabler d’un panégeryque.votre modestie est trop bien placée….mais combien d’illustres inconnus pour le grand public nous avez-vous fait rencontrer!!!…combien de chemins de traverse avons-nous parcourus avec vous et vos invités.!!!.grâce à vous , grâce à eux nous avons parfois poursuivi ces chemins et très souvent avons pu ainsi nous ouvrir des horizons….FRANCE-Culture doit s’honorer de cette démarche que vous avez suivie avec persevérance, avec obstination….merci….heureux de vous avoir approché à St MALO il y a peu…la photo est collée au transistor.!!..et notre maison au Mont-DOL prête à vous acceuillir si vous souhaitez vous y arrêter pour nous parler d’autres découvertes.
Bonne contination.Merci et transmettez à toute votre équipe mes remerciements pour leur travail.
Respectueusement.
Mr HEMIDY Robert
2 juillet 2008 à 16:14
Si j’ai bien compris, vous serez dans l’équipe de direction de la radio. Je m’en réjouis. Et je ne peux pas vous reprocher d’arrêter Travaux publics, si vous risquiez d’user votre santé. Mais votre déprime me travaille: vous avez l’air de ne plus trop y croire. Dans votre rêve il y avait forcément quelque chose d’irréalisable. Mais, s’il vous plaît, n’y renoncez pas… Réduisez peut-être simplement la voilure. On a tout le temps pour y arriver
2 juillet 2008 à 21:09
Je vous ai rejoint aujourd’hui anonymement aux Danaïdes ne sachant pas que c’était un des derniers Travaux Publics.
Attristé par la nouvelle, j’ai d’autant plus été enchanté de joindre votre image à votre voix.
A votre écoute très régulièrement depuis de nombreuses années, j’ai eu la surprise d’entendre hier même heure, Charles-François Boudouresque mon maître de thèse au temps glorieux de la vie estudiantine, des découvertes et des espoirs.
Votre maîtrise de l’outil radiophonique, de la question et de la pertinence m’impressionne moi qui ne suis qu’un piètre parleur.
Merci de donner tant d’images à la parole, tant de relief au son.
Puisiez-vous continuez, vos collègues et vous même, à honorer nos oreilles d’une radio intelligente et expurgée d’inutiles parasites publicitaires.
Puisse ce privilège durer encore longtemps.
Encore merci.
Gérard GIRAUD
2 juillet 2008 à 23:11
Merci Monsieur Lebrun pour toutes ces émissions si super du Cluny à El Sur en passant par Saint-Malo et Blumerey.
Egoïstement, c’est un peu l’angoisse : qui vais-je écouter maintenant ?
Pour vous avoir vu danser, le micro à la main, allant d’un invité à l’autre et construisant en direct l’émission,cette belle architecture de paroles, je garde à l’esprit l’image de l’acrobate, du funambule qui réalise quelque chose de très difficile sans que cela paraisse.
Je reprends à mon compte les termes de l’auditrice que vous citez :” merci de vous être entouré de jeunes journalistes… merci de ne pas être tombé dans le parisianisme… Merci pour votre gentillesse envers le public.”
Keuz am eus da c’houzout ne vo ket Travaux publics ken !
Merci bras,
Chans vat deoc’h ha kenavo,
Pascale
3 juillet 2008 à 1:14
Bonsoir Jean LEBRUN,
Nous vous avons écouté très souvent depuis quatre ans, dans des lieux que l’on dit retirés, en pleine campagne, là où le chant des oiseaux se mêlait aux sirènes des urgentistes passant devant “EL SUR”…
Au tout début, nous n’arrivions pas toujours à saisir vos cheminements, et votre façon de “faire” de la radio nous étonnait.
Au fond, ce qui nous a toujours touchés, c’est cette
manière de vivre en direct avec vos hôtes d’un soir :
autant de milieux éclectiques, de façon de penser, de débats de société, souvent riches de contradictions, de liberté de ton, d’humour, de gravité, de reflexions décalées … et tout cela, aux quatre points cardinaux de l’hexagone et du globe, lorsque le budget de la radio publique le permet !
A contre courant des approches régionalistes, vos itinérances ont fait la part belle à des personnalités locales qui ont su nous faire approcher du sens de leurs vies à travers leurs préoccupations du moment.
Vous avez même donné la parole aux plus timides, aux plus fragiles et aux enfants si absents des cercles de la discussion.
Merci pour ces échanges directs, pour l’endurance de toute votre équipe, pour la qualité et l’éthique de son travail.
Nous n’aimons pas beaucoup les habitudes, mais il nous faudra pourtant bien nous déshabituer du RDV de travaux publics !
Bon chemin à vous !
Avec toute notre reconnaissance.
3 juillet 2008 à 9:30
Bonjour Jean Lebrun
Un mot : curiosité.
Et vous : vous êtes curieux.
C’est le mot.
Merci
3 juillet 2008 à 10:49
Cher Jean LEBRUN,
Vous avez raison de vous retirer, les rides, que dis-je des ravins vous menacent, et vous ne pourriez pas faire grand-chose d’énergique pour l’avenir. j’espère cependant avoir quelques occasions où vous revoir dans les années à venir. Très occupée, je n’ai pu assister à la dernière d’El Sur. Rien ne valait vos émissions à Radio France! Soyez-en remercié.Vous connaissant depuis longtemps, je regrette de ne pas avoir partagé votre expérience de Saint-Denis qui a l’air très importante pour vous. A bientôt peut-être quand même!
Françoise GUERINEAU.
3 juillet 2008 à 15:01
“On ne part pas” A.Rimbaud.
Monsieur,
Moi qui vous pratique -si je puis dire- depuis nombre d’années, j’ai été prise à mon propre piège : celui de croire que je savais vous lire entre les lignes, ainsi, quand je vous ai entendu dire: “j’arrête l’antenne* dès le 18 juillet”, j’ai pensé à vos grandes errances de l’été avec France culture hors de Paris… souvent les mots disent mais cachent aussi.
C’est en parcourant l’une de vos émissions -n’ayant accès à internet que de manière occasionnelle- que je “suis tombée” sur un message d’auditeur ayant mieux que moi, décrypté vos dires! Suivait alors une avalanche de lettres exprimant la même idée, j’avais donc fait une mauvaise lecture de votre phrase!!!
Mais alors, suis-je la seule à n’avoir pas reçu le message “réel”**? cela avait été dit avec une telle légèreté, comme une information de routine, l’air de rien, pour ainsi dire !!
Mais quelle mouche vous a piqué? Pourquoi tombez-vous dans ce travers -dans l’air du temps- de l’âge? On a l’âge de la qualité de ses émissions comme celui de ses artères!!! et, le jeunisme ambiant -qui a déjà sévi à France culture- alors, l’on a vu partir des valeurs sûres comme Lucien Attoun dont les émissions (m’ont tout appris, réconciliée avec le théâtre), donnaient accès au savoir, maniaient une sorte de pédagogie… ludique, douce… Et je pense savoir de quoi je parle, ayant enseigné sur l’autre rive, rive qui agite actuellement Sarkozy (il est passé par ici, il repassera par là!)…
Que vous dire? je boude vos émissions -il est vrai- depuis quelques années, je veux dire que je n’y assistais pas, mais je vous écoutais attentivement,je grommelais quand un propos me disconvenait, je vous trouvais toujours francocentriste, parfois européocentriste, niant ou plutôt négligeant souvent les autres cultures, je vous écrivais pour vous dire mon désaccord, mais aussi pour abonder dans votre sens… J’ ai toujours aimé cette clairière -souvent sereine- en fin de journée, parce que vous faisiez partie de mon paysage humain -pour parler comme Nazim Hikmet-
Mais alors, cette heure entre chien et loup que vous “occupiez” -dans toutes les acceptions du terme-quotidiennement, qui permettait -à l’heure où l’on regagne ses pénates, quelque peu harassé(e)- de trouver encore la force de suivre un débat dans la convivialité, de garder ses sens en éveil, vigilants… Que va devenir cette heure, si vous la désertez? Nul n’est irremplaçable?? Que nenni! Un exemple: les émissions de Joëlle Gayot sont de grande qualité (elle était la cheville ouvrière de Lucien Attoun),mais quand je les écoute très, très rarement (je le confesse), l’ombre de la statue du Commandeur -moins effrayante il est vrai que celle de “Don Juan”!- plane sur son émission, alors,de guerre lasse, j’abdique, et vais de temps à autre à “Théâtre Ouvert”.
Vous n’avez jamais été absent, certes, quand l’on vous voit, l’on se dit que vous êtes une force de la nature…bretonne!
A. Camus disait: “il y a des êtres qui justifient le monde….”**** Vous, à votre manière, vous justifiez France culture, vous êtes l’un des murs porteurs…Cette métaphore du bâtiment vous sied à merveille, elle cristallise tout le travail que vous accomplissez à france culture, les auditeurs que votre émission charrie…
Mais alors,une question indiscrète s’impose: votre public ne va-t-il pas vous manquer? vous auriez pu le préparer à votre départ, tout doucement, subrepticement, comme l’on “prépare” à la séparation prochaine, les personnes que l’on apprécie! nous ne sommes pas vos amis -je parle pour moi et vous le concède!- cependant,vous avez cultivé avec vos auditeurs, une sorte de proximité dans la distance (et vice versa)***.
Nous -auditeurs- nous retrouverons souvent, avec une heure suspendue, blanche dans notre emploi du temps, une heure hors-temps, une heure vide et le vide de cette heure sera ” incomblable”, vous excuserez cet affreux néologisme!
…Et si comme dit Lacan, vous ne cédiez pas à votre désir? Celui de partir…
Que vous dire? j’espère avoir de vos nouvelles…
Vous excuserez toutefois la longueur de cette lettre proportionnelle à la béance de l’heure à venir..
cordialement,
rH.
* Formule juste (après le recul que j’ai pris!)
** “C’est rusé,un inconscient” comme écrivait Louis Aragon .
*** cf: M.Blanchot.
**** La phrase complète- si mes souvenirs sont exacts est “il y a des êtres qui justifient le monde, qui aident à vivre par leur seule présence”.Je serais incapable de vous dire, de quel texte cette phrase est extraite…
3 juillet 2008 à 21:38
salut Jean, tu fais bien de partir et tu le défends bien
Bravo et merci pur les matins et les débuts de soirée
dommage pour tous ceux qui se régalaient très souvent
tu connais l’adresse
on écoutera les oiseaux chanter
le matin leur chant n’est pas le même que le soir
allez bon vent et ne prend pas froid
Jean-Marie
3 juillet 2008 à 22:17
Cher Jean,
Demain il fera beau sur les grand’s routes
Demain il fera beau sur les chemins
Demain un jour nouveau
Demain tous les oiseaux chanteront sur la route demain…
bonne route cela se chante en marchant et sans radio..!!!
le coeur léger!!!???
A bientôt à la croisée de petits chemins qui sentent bon le clevner…liselotte
on continue de t’entendre dans nos mémoires…
4 juillet 2008 à 9:33
Cher Jean Lebrun : Vieil acrobate dites-vous, j’ai pu vous voir un jour à Toulouse vous accroupir avec une souplesse attentive auprès d’un vieux républicain Espagnol pour lui donner la parole. Nous les Toulousains qui entendons ces mêmes mots et ce même accent depuis plus de 50 ans avons fini par les édulcorer comme un folklore local. Ce jour-là, votre geste a rendu une dignité et une actualité à ces hommes et à leur vie.
Vous absent de l’antenne, il me restera François Chalin et Métropolitains, l’une des rares émissions à ouvrir sur le large, et où on parle plutôt librement des affaires publiques.
Merci
Anne
4 juillet 2008 à 13:57
Radion France… & ça continue!!!
Je sais mon TC Jean que vous ne restez pas insensible à nos revendications. Si vous êtes en Avignon vendredi qui vient, vous et les autres….
Mes T Sincères Amitiès
SG
Tous unis nous pouvons y arriver !
1–Mobilisation générale pour le 11 juillet à 18 heures . Rassemblement à Avignon devant les locaux de France Bleu Vaucluse, 25 Rue de la République.
Une délégation déposera les pétitions . Nous avons actuellement plus de 1 100 signatures. Sans compter celles qui ont été déposées directement par certains.
Venez avec casseroles, vieux bidons, sifflets, clairons etc. On doit se faire entendre !
Chacun invite son réseau, ses relations, avec les mots qu’il veut, avec les mots du cœur, pas de raisons idéologiques, pas d’idéal, rien que du pratique, des mots simples. Ne nous divisons pas, pas maintenant !
Surtout dire à tous qu’on doit manifester sans débordement à l’exemple de Jean-Pierre Belmon qui, jusqu’au bout, a montré une dignité exemplaire.
2—Vous trouverez ci-joint le texte d’un tract. Chaque association, éventuellement chaque personne, peut le photocopier pour s’en servir de tract à distribuer dans la semaine sur les marchés, dans les manifestations culturelles etc. et à distribuer le 11 sur la Rue de la République (Attention, dire deux mots sur le sujet en le donnant afin qu’on ne le confonde pas avec une publicité aussitôt jetée pour un spectacle du Off ,!). Faites-en un maximum.
3—Très important, invitez vos élus (maires, Conseillers Généraux, Régionaux, Députés, Sénateurs) à venir participer à la délégation qui déposera les pétitions. Dites-leur qu’il y va de l’identité du Vaucluse et des zones limitrophes. Que leur présence donnera du poids à la démarche.
4—Vous trouverez aussi ci-joint un texte qui se trouve sur le site de France Bleu Vaucluse et vous permettra d’etayer vos arguments. Où l’on voit que France Bleu Vaucluse est en contradiction totale avec ses propres textes fondateurs.
5—Enfin diffusez l’information suivante : Le Directeur de France Bleu Vaucluse répond en ce moment qu’il a demandé des propositions à Jean-Pierre Belmon, c’est faux !
6–Le 11 juillet nous devons être le plus nombreux possible.
TRANSMETTEZ LES CONSIGNES à vos amis et connaissances.
Tous unis nous pouvons y arriver !
Voir notre site : http://radionostro.free.fr/
4 juillet 2008 à 18:35
Bien dommage,le programme du 4.VII.08 a été bouleversifié par l’émotion. C’est regrettable.
4 juillet 2008 à 21:27
Bonsoir,
Je vous ai découvert, vous et votre émission cette année. Votre blog, je le visite pour la première fois ce soir la fleur au fusil. Et pan! on me dit que c’est finit, j’arrive après la bataille.
Tant pis je ferrai la prochaine avec les bleus qui restent.
Vous allez me manquer avec votre humour retors.
Merci et bonne continuation.
5 juillet 2008 à 0:03
Ah, je ne vous verrai pas à El Sur. je vous croisai seulement il y a sans doute 12 ans avec M. Gentilini dans les cours de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, le matin. Cela restera pour moi un vrai souvenir de Paris, d’un Paris qui ouvre sur le monde par des gens comme vous.
Votre diction devrait être enseignée à tant d’orateurs. Choix d’accentuation, débit, emphase. Un régal, sans doute un don, qu’il nous faut transmettre.
Mon souhait de pataphilosophe amateur, si vous êtes à la direction : limitez l’influence des psychanalistes (Roudinesco et al.) sur l’antenne, ainsi que des incontournables Comte-Sponville et autres donneurs de leçon par habitude médiatique (ils ont dut avoir un message, il y a longtemps). Les pensées originales françaises existent (Proche de vous : D. Kaplan, plus loin, Bernard Stiegler, etc.). J’aime bien l’idée que la “culture” est la frange des choses qui offre un dépassement avant tout par la puissance des règles simples de la base : des lettres, des mots. En peintures des masses, des lignes, des vibration. En musique, eh bien c’est plus directement cablé encore, cette partie de notre monde est celle qui se donne le plus sa propre “grammatisation”,et d’ailleurs France Musique n’est pas France culture.
Et bon courage si vous avez à arbitrer les futurs “frittages” Finkilekraut/Martel. J’ai été affligé de voir le niveau baisser des deux côtés, c’est un cas d’école. Diam’s a sa façon d’avoir raison , autour d’elle on vit le “BEP de mécanique” etc. , Mais Martel n’a pas à être empathique avec elle. Finkielkraut de son côté traite l’abaissement vulgaire de cette partie de la France comme une tare, alors que ce n’est qu’un symptome. Le diagnostic me semble dans les lignes de l’ami Stiegler. Ne nous l’usez pas trop médiatiquement, il est vrai. LE débat du 28 février (sur le futur, avec De Rosnay, Attali, Stiegler etc.) est le genre de chose que France Culture peut pousser en version radiophonique, dans une version du “Grain à Moudre” un peu plus riche en terme de construction intellectuelle (Grain à moudre souvent bon par ailleurs).
Bravo pour l’image que vous transmettez aux jeunes aussi.
5 juillet 2008 à 21:11
Je vous regrette déjà depuis plusieurs années, car chaque fois que vous avez changé d’émission ,j’ai regretté la précédente. Là ce serait définitif? Alors oui, France Culture est en marche pour rejoindre RTL. J’en conçoit grande tristesse. Bonne route, cher ami de 30 ans.
5 juillet 2008 à 21:15
Merci pour avoir tenu si remarquablement les chocs.
6 juillet 2008 à 16:03
la lecture fortuite et pour moi première du “blog” ce dimanche 6 juillet me laisse abasourdie mais si je réfléchis, pas complètement!FC change et se dégrade doucement ou plus
violemment parfois….et autant j’appréciai l’intimisme et le calme qui régnaient à “culture matin” autant j’ai souvent eu du mal aux travaux hyper-publics.”M’enfin” j’écoutais souvent et espérais toujours ; m’enrichir , éclaircir mon brouillard , entendre quelque chose de vraiment solide (que j’utiliserai dans mon travail…)Mais rarement j’ai été podcaster “TP”:c’est bien possible que je n’ai pas bien suivi les méandres parfois très bruyants des sentiers lebrunesques , mais bon c’était à l’ heure de la préparation du diner ou d’ interruption téléphonique et je sentais plutôt un chaos rigolard sur les ondes qu’une réflexion paisible .
En lisant les autres commentaires j’ai cru comprendre que vous alliez vers les sphères dirigeantes .?.
Que va devenir FC? La personne précédente n°18 voit un destin RTL!
Dans le monde de l’éducation de juin 1997 vous disiez:”l’originalité de FC provient pour une bonne part,de sa discrétion:c’est une radio qu’on trouve plus qu’une radio qui s’affiche.” & “Nos auditeurs qui déteste le strass savent que nous ne sommes pas fondamentalement différents d’eux.Rien ne serait plus fâcheux que de rompre cet équilibre.”
A bon entendeur……
Mais cela n’empêche pas de remercier vraiment Jean Lebrun et son équipe ( je les ai vus au Cluny,à St Malo et à El Sour et j’ai été très impressionnée; je cédais un peu au spectacle?
…
PS:Ce que vous dites dans votre texte sur les Français et leur président me semble TRES juste
6 juillet 2008 à 16:39
Cher Jean Lebrun,
Quasiment chaque jour ouvré en fin d’après-midi, je m’obligeais à dire zut à mes collègues de travail un peu plus tôt que voulu, à vite grimper dans ma voiture, à ouvrir l’auto-radio et à me brancher sur Travaux Publics. Mon rendez-vous quotidien primait sur le reste.
Maintenant, je vais devoir travailler plus longtemps, puisque je n’ai plus d’excuse pour partir plus tôt …
Me manquera surtout ce courant d’air frais que vous nous apportiez chaque jour, de par l’éclectisme de vos sujets, de vos lieux, de vos invités, avec des surprises (beaucoup) et des retrouvailles (quelques unes): mon frère Michel en direct de Strasbourg, mon copain de fac Thierry JEAN, le café de Schirmeck à côté duquel se trouvait le boucher-charcutier qui me faisait cadeau d’une rondelle de saucisse quand j’étais gamin, le quartier de Wazemmes à Lille fréquenté lorsque je me suis installé dans le Nord; et cet El Sur où je suis si souvent passé (pour aller en face, mais en nocturne donc trop tard pour avoir enfin le plaisir de vous saluer).
Vous avez en fait raison: la nouvelle génération n’est pas celle qui vous a suivi depuis Culture Matin jusqu’à Travaux Publics en passant par Pot-au-feu, n’est pas celle éduquée par la radio depuis tout p’tit, n’est pas celle qui pense (politique) avant de voir (people), n’est pas celle captivée par les chemins de traverse, par les destins anonymes, par la confrontation des idées.
Effectivement, la nouvelle génération est moins disposée à se poser une heure durant pour réfléchir.
Mais précisément: je commençais tout juste à expliqer à mes enfants que la radio n’est pas qu’une tapisserie sonore, et ils commençaient enfin à porter une oreille attentive à d’autres voix / voies …
Va falloir faire avec; ou plutôt sans; enfin si, quand même: AVEC nos propres moyens, et non plus avec l’aide (manipulatrice ? oui parfois, je l’avoue …) d’un journaliste qui nous a bien tenu par la main pour nous faire réfléchir. Finalement, Cher Jean Lebrun, ne nous auriez-vous pas rendus un peu flaimards ?
Je vous apprécie beaucoup, vous et votre travail.
Dominique Reeber
6 juillet 2008 à 18:34
Monsieur Jean Lebrun Bonjour,
Puisque vous quittez l’antenne avant d’être usé, j’ai vue une annonce qui peut vous intéresser :
Recherche Responsable Communication h/f
Rattaché au futur secrétaire national, vous définissez la stratégie de communication du groupe et mettez en œuvre les plans de communication des deux axes suivants :
-Communication interne
Vous organisez les différents événements du groupe, vous orchestrez des débats francs et constructifs, vous articulez la communication quotidienne autour de pôles de compétence concrets et distincts.
-Communication externe
Vous coordonnez la communication publique des pôles, et construisez la lisibilité nationale de leurs travaux respectifs. Vous maintenez au groupe une communication fidèle, concrète et pédagogique, dans un univers médiatique démagogique et futile d’une facilité royalement tentante.
Le poste requiert une vision globale du présent et du passé, d’ici et d’ailleurs, un excellent relationnel, ainsi que la capacité à travailler en équipe et à s’adapter à une grande diversité d’interlocuteurs.
Vous faites preuve d’écoute, de créativité, d’imagination, de modestie, et de diplomatie. Vous savez démasquer et refouler les lobbyistes et les nombrilistes.
Vous justifiez d’une solide expérience des débats d’enjeux locaux, nationaux et internationaux, mais avez néanmoins gardé une lueur d’espoir.
Merci d’adresser votre candidature sous la référence ‘sauvons le PS’ au 10 rue Solferino 75333 Paris cedex 07.
Wencesla (un admirateur de la jeune génération)
6 juillet 2008 à 21:15
Zut ! vous ne serez plus sur la grille de septembre.
Zut ! car votre emission était vivifiante et enrichissante.
Zut ! zut ! à quand l’information concernant la nouvelle grille de rentrée ?
7 juillet 2008 à 7:30
jean lebrun bonjour,
Depuis quelques jours , je MARONNE . Fort contrariante et déplaisante ” nouvelle ” !
“Culture matin “,” pot au feu”…et maintenant… STOP ?
J’ai tant pesté aussi de n étre pas libre les debuts de semaine à Paris! Agenda bousculé pour Avignon : je serai à chacune de ces dernieres et precieuses emissions.
Nul n’est irremplaçable nous dit-on ? BALIVERNES
merci pour cette belle emission de l’été 2006
à ce soir
claire bazin
7 juillet 2008 à 10:49
Bonjour,
je suis un de vos innombrables et anonyme auditeur, qui vous écoute depuis plusieurs années, y compris lorsque vous étiez à Culture Matin.
Vous allez me manquer terriblement!
Ce qui était agréable, c’est qu’à l’heure de l’apéritif, il suffisait d’allumer le poste pour avoir de la joie et de l’humour, tout en réfléchissant à des choses sérieuses, voire fondamentales….
C’était bien: une légère ébriété et votre émission, tout cela s’accordait très harmonieusement.
Merci pour toutes vos émissions et pour votre détachement sur ce monde un peu fou qui nous entoure.
Bon vent!
Amicalement,
Christophe.
7 juillet 2008 à 18:32
POÏ POÏ POÏ POÏ !
je pleure en grec !
7 juillet 2008 à 19:23
Très cher jean Lebrun, j’ai voulu croire qu’il s’agissait de l’annonce de vacances, avant la grille de rentrée…
Votre belle intelligence, votre humour, votre humanité, votre entregent… vont nous manquer.(je parle des auditeurs ! )Certes il y a beaucoup de personnes talentueuses à France Culture, mais sans vous ce ne sera plus jamais pareil.Ce fut déjà difficile de s’habituer à votre départ des Matins… mais cela vous a permis de vous lever plus tard…et puis nous vous retrouvions le soir et cela donnait de la profondeur , du piquant et du sens à notre journée.
Me voilà bien mélancolique.Moi aussi je pleure.
Grazie mille. Arrivederci Cher Jean Lebrun.Et bonne route pour la suite.
Que France Cuture nous donne de vos nouvelles ! En attendant, bon festival !
7 juillet 2008 à 19:44
P.S. j’ai vérifié : cela fait 22 ans que je vous écoute ! C’est dire à quel point vous nous manquerez ! Encore merci à vous génial équilibriste !
7 juillet 2008 à 20:16
Nouvelle tentative d’accès à votre “blog”
Je voulais croire à l’annonce d’un départ en vacances, las…
Voilà si longtemps, très Cher jean Lebrun que vous faites partie de notre vie, et que votre belle voix nous accompagne, de matins, en pots au feu,puis en Travaux publics…Et il est vrai que cela bouillonnait, et s’agitait…votre belle intelligence, votre culture, votre humour, votre entregent…vont manquer à vos auditeurs.
Vos émissions ont donné du piquant et du sens à nos vies ! Non , je n’exagère pas;
grazie mille, arivederci, Jean lebrun, et que France Culture, à la rentrée, donne de vos nouvelles.
8 juillet 2008 à 8:26
Monsieur Jean Lebrun,
Je vous écoute depuis plus de 15 années.
Je crois que lorsque vous serez parti la semaine prochaine, il ne restera aucun modérateur à la radio pour nous faire emprunter des chemins de traverse et ainsi pour nous faire prendre le temps d’écouter une émission de radio dans ce qu’elle devrait être simplement et essentiellement: un art de la conversation.
A ce soir encore,
Cordialement,
8 juillet 2008 à 11:15
Diable! Serais-je donc la seule à me réjouir pour toi, Jean, de la curiosité, de la nouveauté?
Tous ces mots d’affection, de tristesse, et à l’imparfait… Bref, j’ai le sentiment d’entendre sur ces billets: “maintenant que la jeunesse s’éteint au carreau bleui…”. Brrr, c’est d’un triste!
Pourtant, amis, n’oubliez pas les dernières paroles de cette chanson: ” Il fait beau comme jamais
C’est un temps contre nature
Comme le ciel des peintures
Comme l’oubli des tortures.
Frais comme l’eau sous la rame,
Un temps fort comme une femme,
Un temps à damner son âme
un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais ”
parce que sont ces vers qui te vont le mieux, mon cher Jean!
Bises.
Zoé.
9 juillet 2008 à 7:59
Jean
Merci pour ton papier « blogué » où j’ai retrouvé à la fois un morceau de notre histoire et ton souffle à toi, pas essoufflé comme tu le suggères, mais non, le souffle suivant, pas si facile à trouver, je peux en témoigner. Culture est une histoire, pas une famille –ce serait trop encombrant. Tu as réussi à faire de l’espace et de la vie autour de toi, ce n’est pas un mince exploit, même si parfois tu semblais souffler dans ton micro comme le bon dieu dans son antre (c’est une image qui te plaira).
Très fraternellement en tout cas dans ce virage et en espérant lever un de ces 4 un verre de café à ta santé
9 juillet 2008 à 12:07
C’est donc fini. Il faudra nous y habituer. Je garde un grand souvenir de votre venue à Nice l’année dernière. Bonne route
9 juillet 2008 à 14:54
doublement déprimée, cher Jean Lebrun, je vous avais tourné un message, avais cru qu’il vous était arrivé, ai constaté qu’il n’en était rien, et suis incapable d’en repondre un qui soit aussi spontané, je commençais en vous disant combien vous me manqueriez, combien vous aviez tort de laisser la place à des journalistes incultes, je terminais je crois en vous disant allez on vous aime, on va vous manquer aussi,
Poutous et A+
10 juillet 2008 à 11:11
… un peu en retard en province !
Je viens d’apprendre la fermeture du troquet.
Merci pour toutes ces années.
J’avais assisté à plusieurs émissions de “Culture Matin” au tout début de l’enregistrement en public. J’habitais alors à Paris.
Grâce à vous, j’avais rencontré Yann Paranthoën et d’autres, apprécié la revue de presse d’Emmanuel Laurentin qui a fait son chemin depuis cme tant d’autres de votre équipe.
Je me souviens d’un matin où il venait d’avoir un enfant… qui doit commencer à être grand.
Récemment, je vous ai à nouveau rencontré lors d’un de vos passages à Tours et ce matin, j’écoutais le podcast de l’émission sur la traversée de la Chine à vélo en grimpant moi-même une forte côte pour aller au boulot.
Merci et à bientôt.
Profitez de votre présence à la direction pour veiller à la suite et à Fce Culture en général. C’est tellement important !
Bonnes vacances et à bientôt.
VL
10 juillet 2008 à 13:36
Depuis 3 semaines dans le Grand Nord européen, j’ai du mal à me remettre dans une ville de pierres (Paris). Aujourd’hui, je commence à émerger…et je découvre en consultant votre site : VOUS NOUS QUITTEZ;
L’émotion et l’admiration m’envahisent. Je ne sais laquelle des deux prendra le dessus.
Ce sera sûrement l’admiration : si peu de gens savent partir quand il faut.
Dans votre livre, j’avais ressenti une certaine désillusion. C’étaient peut-être les prémices de votre désir d’arrêter .
Je n’ai qu’un mot : Merci pour des années de bonheur radiophonique.
11 juillet 2008 à 18:59
Chapeau bas, maître Lebrun.
11 juillet 2008 à 19:03
Cher Jean Lebrun
je n’ai pas compris tout de suite la chose mais j’ai été intrigué ce soir en vous écoutant par le ton appuyé, comme trop lourd, sur le mot “dernière émission” de vendredi prochain…et de lire cette page, votre commentaire (j’aime le passage sur le nombrilisme de la réaction face à sarko l’élu du coeur et des tripes, maintenant de la bile française…), pas compris que cela faisait également quatre ans que je vous écoute autant que je peux, presque tous les jours, que je passe au café el sur voir le pourquoi du sourire complice et de l’intelligence que j’ai derrière mon poste radio…j’avais oublié le temps…un infini s’était installé, celui de l’actualité. je ne sais si je m’en remettrais, le temps dira s’il ya lieu. mais dans tous les cas : bravo! bravo de cette voix grave qui m’a donné un maître ès gravitude et un rival pour ces dames (les cheveux sont à l’avenant…), bravo pour ce talent de journaliste qui a su se faire “oublier” devant les personnes, les invités, le public…pour avoir fait exister et avoir su concentrer l’attention sur les évènements majeurs du présent : l’intemporalité de la vie quotidienne, la vie de tous les jours, celle qu’on vit. pas celle dictée par d’autres…le “on”. et bravo pour avoir toujours su jouer de votre intelligence avec tous et d’avoir, par votre travail acharné, su rendre ce dernier tellement transparent à travers un sens de l’humour qui obligeait l’argumentaire parfois complexe d’un invité à se dévoiler simplement. les chicanes ne résistaient pas devant l’ouverture de l’évidence à la complexité de la simplicité. vous avez su la restituer. merci pour cela. et pour le ton…bref. merci.
pour les journalistes, je n’en suis pas, mais j’espère que certains qui vous ont suivi ou d’autres continuerons cette entreprise, celle d’être soi sans concession, sans trop de soi…méta-phore.
bonne route à vous.
Jean-Claude
11 juillet 2008 à 19:43
et puis, j’oubliais (le premier post avait été effacé car je n’avais pas tapé le sésame anti-spam…hyper-modernité étonnante, le sésame présent est “zidane”…sur France cul!!! prémice des changements en cours!)
donc, je voulais juste encore remercier Jean et son équipe, son émission, ses émissions : merci pour l’INUTILITE offerte. salutaire dans ce monde.
JC
11 juillet 2008 à 20:57
Cher Jean Lebrun, je vous écris comme à un ami proche et dans l’anonymat. J’ai apprécié votre manière de mettre en perspective, soulever les “lièvres” , faire parler ceux qui ont quelque chose à dire, et qui sont dans les combats sur le terrain. Qui fera ces débats à la frontière des disciplines avec la politique? Merci grand voyageur, vous n’étiez pas que de passage.
11 juillet 2008 à 22:17
Cher Jean Lebrun,
Auditeur quasi-quotidien de Travaux Publics depuis deux ans, je vous (i)informe que j’ai régulièrement écouté votre émission avec intérêt, mais aussi parfois avec ennui ou agacement, ce qui ne manquera pas, sans doute, de vous déplaire…(ii) je vous remercie, (iii) en réponse à vos propos: “bien malin est celui qui sait aujourd’hui sauter du trapèze des classiques à celui des adolescents et tendre son fil entre des univers culturels éclatés, atomisés, individualisés”. Je vous ai écouté longtemps sans vous voir. Par curiosité j’ai traîné du côté de votre plateau lors du dernier salon du livre et ai “mis un visage” sur votre voix. Vos propos sont, je vous assure, le reflet de votre état d’âme: avant de vous avoir vu, je ne les aurais pas compris.
Espérant vous entendre encore…
12 juillet 2008 à 9:47
Vous avez fait mon bonheur Le Matin
puis le soir.
Quel autre bonheur puis-je espérer ?
Vous m’avez donner une autre vue sur l’info, vous êtes un pro. il me reste vos émissions en ré-écoute.
Simplement,
Merci Jean Lebrun
12 juillet 2008 à 12:12
Cher Jean Lebrun,
L’ annonce de vôtre départ est si brutale !Ce sont les larmes …qui m’empêcheront aujourd’hui de m’exprimer comme je le voudrais .Je ne peux pas croire que l’on entendra plus votre belle voix ,chaude et grave. Votre émission si vivante ,parfois frustrante car certains sujets,
rarement abordés ailleurs,auraient mérité des élargissements,approfondissements… Mais telle était la couleur ,primesautière … Encore un pan qui s’effondre et le coeur se serre . Nous vous écoutions aussi les matins avec mon fils en primaire … Inventez nous au moins une émission hebdomadaire ! (Je me réjouis que vous restiez au moins à la direction ) Comment vous joindre ensuite ,lorsque ce blog n’existera plus ? J’étais venue une fois à “El Sur ” ,ayant l’intention de revenir …Donc” Tout de bon ” à vous ,comme disent les suisses romands, et ,j’ose espèrer une autre émission ,même si moins souvent !
Trés chaleureusement ! Avec un immense regret !
12 juillet 2008 à 18:48
etrange litanie des veterans ,vous avez pris a votre compte la formule “der des der” et donc l’illusion de la paix qui suit le combat ! quelle paix allez vous apporter a certains que je connais pour qui votre voix était justement la respiration necessaire ! merci de nous laissez espérer des rendez vous privés et publics meme si le rythme de matines puis de vepres et son rituel étaient vraiment un sacerdoce ! pourquoi pas une emission hebdomadaire ou mensuelle qui serait le rendez vous non plus conventuel mais paroissial voire rare comme un office pontifical ! la direction de france culture pourrait vous accorder ,nous accorder ces rendez vous ! je vous propose un premier autour des dandys barbey d’aurevilly et oscar wilde reunis debut septembre en normandie !
merci au nom de15 années d’ecoute parsemées de dialogues ,a tres bientot j l d rj et alii
14 juillet 2008 à 10:59
PPDA aurait reçu 45 000 messages lui disant kenavo, Travaux Publics en est encore loin du compte. Il est vrai que l’antenne quitte PPDA avant qu’il ne la quitte. Il faut toujours savoir partir à temps. Un merci particulier à ceux qui l’ont compris et le disent dans leurs courriels. Dans les médias le renouvellement générationnel des audiences, si difficile, passe notamment par le renouvellement générationnel des producteurs et des animateurs. Dans mes nouvelles fonctions, j’aiderai les nouveaux venus, c’est ce qui m’a toujours le plus passionné dans ce métier, et, rassurez-vous, je veillerai, dans la mesure de mes forces à ce qu’ils restent fidèles à ce qui fonde la légitimité de France Culture.
Juste une remarque à celui qui, fidèlement et régulièrement, signe Sexus Empiricus. C’est vrai, naguère, au temps ancien de Culture Matin, je prenais peu de vacances et il fallait “presque l’intervention des forces de l’ordre” pour me contraindre à m’éloigner du studio. Les formes changent mais les habitudes restent : cet été, je m’éloignerai … De mon stylo, je compte rassembler quelques réflexions issues de notre expérience commune d’auditeurs et de journalistes. Cela fera l’objet d’un nouveau petit livre aux vaillantes et discrètes éditions Bleu Autour : ce sera ma modeste contribution aux états généraux de la presse de cet automne, convoqué par Nicolas Sarkozy, ça y est j’ai encore prononcé son nom, il est temps que je m’arrête.
14 juillet 2008 à 13:39
Du temps de Jean Lebrun,
On prenait son temps.
Les animateurs ne hurlaient pas dans le micro, ils parlaient, lentement, clairement.
Ils étaient attentifs à leur langage, point d’anglicismes insensés, point de barbarismes.
Point d’insultes non plus, et que du beau français.
On avait des amis à la radio, c’était mieux qu’au bistrot.
On était surpris, enthousiastes, irrités, jamais nauséeux.
On vous parlait de tout, de rien, mais toujours de quelque chose.
Le monde, le vrai, entrait dans ma cuisine.
On apprenait, on s’exerçait, on progressait
Il nous semblait qu’on ne nous cachait rien.
Et avec plaisir on attendait… la prochaine émission
Du temps de Jean Lebrun
14 juillet 2008 à 14:19
Des regrets, bien sûr.Comment pourrait-il en être autrement après toutes ces années, de Culture Matin à Travaux Publics.Merci pour toutes ces émissions, pour le plaisir de vous avoir vu à Montpellier lors du festival de Radio France (tès impressionnée par votre manière de faire et votre véritable engagement physique).
Bonne route vers de nouvelles anentures à la direction de France Culture.
Un dernier regret cependant, ne pas pouvoir assister à l’enregistrement de la dernière jeudi soir à Montpellier pour de bêtes problèmes de retour.
14 juillet 2008 à 19:32
Mon cher Jean Lebrun,
je ne peux m’adresser à vous qu’avec la tranquille familiarité du paysan parlant de “son cher” clocher… Sonneur matutinal, puis vespéral, de nos angélus, vous et vos équipes, depuis 22 ans donc, vous employez inlassablement à garder l’église au milieu de notre village radiophonique. Et pour cela, merci.
Après Messieurs Bydlowski, ou Spire, pour ne citer que deux belles figures qui nous manquent, vous abandonnez le poste ! Certes, à leur différence, votre départ résulte d’un choix assumé, dans la clairvoyance et la sérénité. Pas de crise existentielle, ni de pression politique, mais un exercice physique et psychique sans doute épuisant, dans un contexte sociomédiatique de plus en plus unipolaire, dont l’amorphisme critique peut légitimement décourager. Or, nul doute que l’exigence professionnelle qui vous anime passe à la fois par un rythme de travail et un investissement personnel dévorants, et une quête infatigable de la diversité, véritable fil rouge de vos émissions.
Votre choix est courageux et honnête, dont acte.
Je souhaiterais ajouter à cet éloge mérité, une doléance aimablement malicieuse.
Puisque vous allez désormais fréquenter le respectable aréopage des décideurs de la chaîne, pourriez-vous y exercer fermement les qualités évoquées dans mon modeste dithyrambe…
… Au moment où France Culture disparaît de l’espace satellitaire (pensons aux contribuables qui n’accèdent pas à France Culture par la voie hertzienne ?),
au moment où la refonte annuelle de sa grille, à l’instar de ce qui a lieu depuis quelques années, risque d’évacuer les productions les moins éco politiquement rentables (correctes ?),
au moment où les voies alternatives manquent cruellement de relais,
au moment où le journalisme sombre désespérément dans le commentaire convenu,
au moment où des professionnels de la philosophie se diluent à leur tour dans l’aplatissement misérable et coupable de la réflexion (je pense à certaine émission du samedi matin),
au moment où les vecteurs historiques de l’humanisme profond s’effacent, et avec eux peut-être l’humanisme lui-même (une pensée particulière pour Brodislav Gueremec, l’un parmi les plus brillants penseurs du temps présent que vous m’avez fait découvrir et apprécier voilà bien longtemps),
à ce moment-là donc, puisse votre implication “administrative” contribuer à nous préserver d’un désastre annoncé.
Pardon de vous charger à nouveau,
là où vous ambitionniez d’alléger votre fardeau !
Très cordialement,
Antoine Larochette.
14 juillet 2008 à 20:03
Un jour, invité par l’Aafc (Association des auditeurs de France Culture) à un déjeuner au dernier étage du Centre Pompidou, vous nous aviez fait savoir que vous n’aimiez pas le culte de la personnalité mais il m’est impossible à présent de ne pas vous faire part de mon admiration sans réserve.
Permettez-moi donc pour une fois, juste retour des choses aussi, de vous renvoyer la balle pour vous assurer que tout ce travail acharné, cette exigence de qualité que vous nous avez offerte sans relâche, nous a enchantés quasi quotidiennement ; que vous ne parliez jamais dans le vide et que nous étions des centaines et des centaines à vous écouter assidûment. Comment ne pas vous témoigner notre reconnaissance ? Il ne s’agit après tout que de “rendre à César ce qui est à César”.
Tantôt Grand Méchant Loup se pourléchant les babines, tantôt Petit Chaperon dans son Kabic (costume breton à capuche) de couleur rouge, vous avez réussi à nous intéresser à tout, jonglant avec brio avec les mots, votre sens de la répartie et votre humour imparable.
Distiller la connaissance sans jamais nous lasser et nous faire rire, c’est exceptionnel et si jouissif pour l’auditeur. Quel bonheur de se laisser emporter dans les méandres d’une tête pensante si bien faite. François Angelier a dit un jour que vous êtes un « écailleur de conscience ». Serait-ce une spécialité malouine ? Qu’en est-il de cette façon particulière de prononcer ces mots : question (« quession ») et cahier (« cahiet ») ?
“Culture-matin”, c’était au petit déjeuner mon supplément vitaminé et un coup de starter donné à mes neurones… Grâce à vous, je partais “boostée” pour la journée…
Le Cluny, le Bouillon Racine, le Palais de Tokyo, El Sur…
“Pot au feu”, “Travaux Publics”, j’étais “accro” ! Lorsqu’en l’an 2000 je suis partie vivre aux Etats Unis, je vous ai emporté dans mes bagages pour vous retrouver à nouveau, avec le décalage horaire et via internet, dès le saut du lit…
Que je prenne mon premier café de la journée chez moi à San Francisco, à Seattle ou plus récemment à New York, j’entendais aussi les petites cuillères tournées dans les tasses à El Sur et vous voyais juché sur un tabouret ou accroupi entre les tables!
Un jour, dans la foule du Salon du livre alors que vous aviez l’air d’un martien avec votre équipement de transmission sur les épaules, vous vous êtes approché si près de moi que je n’ai pas pu m’empêcher de vous dire :
« J’étais venue pour vous voir mais je ne pensais pas vous voir de si près ! »
A peine étais-je soulagée d’avoir bravé ma timidité qu’une lumière rouge nous signalait votre passage immédiat à l’antenne et que vous me mettiez un micro sous le nez m’invitant à répéter expressément ce que je venais de dire ! Je faillis défaillir !
En quelques secondes, la “bête de l’impro” m’avait piégée mais je suis ravie de vous avoir permis cette introduction si adéquate puisque assurément en prise directe avec le cœur du public et d’avoir pu personnellement apporter d’entrée de l’ironie dans votre émission.
Je ne peux pas croire que notre “Jean Le Généreux”,
mon “Clooney” de l’info va complètement nous quitter et ne plus polenniser nos esprits, en marge des « émissions d’OGM » !
Fort heureusement, de la pétillante Julie Clarini au subtil Matthieu Garrigou-Lagrange, certains de vos « enfants » dont vous pouvez être très fier ont déjà pris brillamment leur envol et depuis un bon moment sur la chaîne.
“Matelot Lebrun” nommé capitaine à la barre de notre arche de Noé sur les ondes radiophoniques ? « What else? »
Du reste, ce sera peut-être plus “safe” qu’aujourd’hui à la gare maritime de Sète où vous venez de nous faire assister en direct au vol et à la destruction d’un passeport pour le Maroc ; un petit ami ne voulant pas que sa copine s’en aille là-bas ! Ceci dit, vos aventures à la “Indiana Jones” risquent de trop nous manquer…
Well, au moins que sur la façade de la Maison de la Radio France ne figure plus de publicité douteuse comme dernièrement où sur une affiche on pouvait lire « France Culture, une petite cure de culture pour briller dans vos soirées ! » avec en arrière-plan une photo d’individus “Bling Bling” !
Très bonnes vacances … pour nous revenir en pleine forme ! Kenavo. Katell
14 juillet 2008 à 22:10
Cher Jean Lebrun,
Toutes ces années d’une écoute plus ou moins régulière mais toujours attentive ont tissé des liens étranges. Petit à petit vous êtes entrés dans notre espace proche, vous êtes devenus un familier, presque un ami. Votre départ de l’antenne est donc un coup dur.
Pour amortir le choc je vous propose de faire de temps en temps une émission. Est-ce possible ?
Olivier Bourdon
15 juillet 2008 à 10:05
Mince !
Après avoir bu mon thé du matin puis épluché mes légumes du soir des centaines (milliers ?) de fois en votre compagnie, voilà que vous quittez la table…il manquera un convive un peu bavard..
Vous et votre équipe (Angelier, Voinchet…) m’avez appâté et fait dévouvir cette chaîne il y a une quinzaine d’années.
Sans rancune, merci
15 juillet 2008 à 11:41
Jean Lebrun,
J’ai croisé votre route deux ou trois fois. Et j’ai commis l’erreur (institutionnalisée, de nos jours) de passer par une école de journalisme, afin d’accréditer mon imposture auprès des “grandes” rédactions.
Maintenant j’y suis et, évidemment, je n’y resterai pas. J’y apprends la précision - manque, désormais, la science occulte de la parole - de celle, jubilatoire, ouverte, généreuse, qui se préoccupe de l’autre au lieu de caresser l’hypertrophie en vogue du moi.
La haine de la démocratie est un vent mesquin, qu’on croise un peu partout. Il est des exercices journalistiques qui ne fleurissent qu’à la marge. Et la marge, vous ne le saviez que trop bien, mérite souci, exigeance, engagement (ce mot peut avoir encore un sens), et allez, osons, une certaine forme d’excellence.
Je tente à présent de constituer mes lignes pour faire feu. Et rendre aux dires un peu plus de plaisir, de tact, et d’intelligence - une tâche dérisoire, insatiable, délicieuse, indocile et peut-être, enfin, impossible.
Je désespère de vous voir quitter les ondes - c’est ainsi. Mes grands-mères m’ont toujours enseigné que la sagesse n’était pas là où on l’imagine a priori. Vous l’avez bien compris. Le magistère trouve sa plus belle autorité dans le doute, l’échange, hors des lieux clos. Bref.
Au plaisir de vous voir ou vous revoir, et en attendant, de voir, d’entendre, ou de sentir l’effet de vos choix auprès de la direction de France-Culture,
Merci infiniment, bonjour, bonsoir, à bientôt,
15 juillet 2008 à 14:16
L’anti-spasme est maintenant “Rhin”
Habitant le quartier du Port du Rhin, à la frontière avec l’Allemagne (Kehl) où je mène un projet poétique à consonances démocratique, je ne peux pas ne pas laisser un petit mot.
Vous m’avez aidé, tout au long de ces années à tenir le cap.
Je regrette de n’avoir pas profité davantage de votre présence au Snack Michel ou au Neuhof, pour défendre et faire comprendre mon projet “La Marmite”.
A force de travail et de persévérance, elle devrait bientôt réouvrir…
Je voulais vous inviter…
“Travaux Publics” sans vous, ce ne sera plus “Trvaux Publics”.
Lors du forum de Radio France, il y a quelques mois, à l’UGC, je demandais des nouvelles de Marc Voiché qui animait avant Arnaud Laporte “Tout arrive”. On me répondit , un peu sur la défensive (j’étais arrivée en retard, et en toute apparence le débat avait été chaud!) qu’il allait bien et qu’il travaillait dans l’équipe de direction. J’ajoutais que c’était l’animateur qui faisait l’émission, mais je crois ne pas avoir été entendue.
Vous étes irremplaçable!
Je vous envoie incessamment un plus long mail.
En attendant, quelques paroles des Têtes Raides…
“ C’est fragile
L’extension de tes bras
C’est fragile
Les cordes de ta voix
C’est fragile
Le tissus de nos peaux
C’est fragile
Le courant de nos eaux
C’est fragile
Quand tu ne dis qu’un mot
C’est fragile
Les ailes des oiseaux
C’est fragile
On nait rien qu’une fois
C’est fragile
Ca claque entre les doigts”
Et… Merci, merci, merci!…
15 juillet 2008 à 17:03
euh, merci… énormément…
15 juillet 2008 à 18:11
Cher Jean Lebrun et toute l’équipe,
Je n’ai découvert votre émission qu’il y a deux ans… eh oui, tristesse de vous voir “déjà” partir. Pour moi, vous n’étiez qu’un nouveau !
Je comprends votre départ, je comprends vos craintes comme vos espoirs. Je vous souhaite bon vent et vous remercie pour les moments passés.
Kenavo ! (de Brest)
15 juillet 2008 à 22:51
PARIS 15 JILLET
J’ai sans doute oublié de vous dire assez combien j’appréciais votre boulot de journaliste cultivé, à l’esprit affûté « ça, c’était vraiment de la belle ouvrage » et du coup, vous vous tirez comme cela, quasi sur la pointe des pieds…
C’est fortuitement que j’ai saisi au vol une réflexion chez Arnaud Laporte sur votre départ iminent.. j’ai sursauté et ai bondi sur votre blog, qui hélas….ne m’a pas réconfortée….
Savez vous que depuis 5 ans que je poursuis une étude ethnologique, tout au bout du monde, après des mois d’absence, ma première sortie à l’atterrissage, a toujours été pour un « Travaux Publics» mijoté, histoire de me rebrancher en douceur sur la vie urbaine
Lors de mon prochain retour qu’est ce que je vais devenir sans « le Pot au FEU » où vous avez su si bien me mijoter plein de succulents mets, au long de toutes ces années, pour apaiser ma soif de culture pure?
Peu vous importe, ….mais peut être ai je plus de chances maintenant de vous revoir que d’autres…. si vous retrouvez au fond votre poche de pigeon voyageur, notre petite carte de visite verte = association culturelle Vivr’ Rodrigues qui vous incite, au travers de son site www.vivrodrigues.com, à envisager de nous y rejoindre.
Je n’ai rien de mieux à vous offrir pour vous dire merci pour toutes les nourritures intellectuelles dont vous m’avez enrichie, (depuis les premiers Culture Matins) que de vous faire une suggestion, surtout si vous souhaitez donner libre cours à votre plume (pour notre plus grande joie )
Pour marquer en douceur cette transition vers une nouvelle page toute neuve, pour aborder avec appétit ce tournant vers une vie autre, pourquoi ne pas partir sac à dos (comme je l’ai fait pour renaître autrement, après un salariat usant) dans une toute petite ile, même pas marquée sur la mappemonde ?
Vous ne serez pas le premier de votre profession (souvent harassante) à suivre votre instinct vital et à commencer votre « renaissance » par un voyage initiatique dans ce lieu, à y venir, et revenir, pour vous recharger, écouter à nouveau votre âme, discourir avec cette population attachante, amicale cultivée et si curieuse d’esprit de tout ce qui touche à cette France, dont beaucoup sont originaires
Marcher le nez au vent des jours durant, dans la beauté et la violence du vent, vous saouler de couleurs et de senteurs subtiles, et finir, yeux mi clos, devant un succulent punch coco, avant d’aller danser sur la plage le séga rodriguais sous un ciel de rêve
Nous vous attendons de pied ferme –nous y relayons en permanence de juillet à fevrier
Sur place, il vous suffira de demander au premier que vous croisez « où loge la Tatie de Rodrigues » tous le monde connaitra la réponse
Une petite blonde, curieuse et timide
merci pour votre subtile photo = un quai un train…vers quelque part…un dos tourné vers hier,le visage tourné vers Demain ….
bonne chance
16 juillet 2008 à 0:06
Cher Jean Lebrun,
J’aurais préféré arrêter de fumer
si ce n’était déjà fait.
Merci pour le plaisir de vous écouter toutes ces années et puisque vous allez aider les nouveaux venus, vivement qu’on vous retrouve un peu en eux.
Au revoir, A vous lire, A vous réentendre,
Adieu non, pourquoi pas du coton dans les oreilles!
16 juillet 2008 à 10:58
Une pensée aussi pour votre super chroniqueur gastronomique Emmanuel Giraud,”pur beurre” et so funny, qui ne manquait jamais de nous gratifier pour notre passage à El Sur d’une de ses gourmandises du jour !
Une des dernières fois, comme il bradait ses produits avant la fermeture, il m’a proposé ses yaourts pour “avoir une belle peau” mais un des convives s’est empressé de me dire que je n’en avais pas besoin ! I’m really going to miss you guys!
By the way, quand ce matin en sortant de la douche et en reprenant le cours de la “Fabrique de l’histoire” je vous ai entendu à une heure inhabituelle, j’en n’en croyais pas mes oreilles… L’annonce de votre départ m’avait-elle fait perdre la boule, étais-je à moitié réveillée et toujours en train de rêver ? Ni l’un, ni l’autre…
Hoping vous allez à toute heure continuer à nous surprendre.
Katell
16 juillet 2008 à 16:18
Depuis Saint Malo, si matin, que d’heures de plaisir…merci
17 juillet 2008 à 13:07
Dernière émission de Jean Lebrun après quelques 23 années d’antennes radiophoniques au sein de France Culture. Un pincement, une déception, une petite mélancolie ou tendance abandonnique pourraient naître chez ceux qui conservaient quasi religieusement la voix singulièrement timbrée et les exercices de funambules que ce journaliste dans son acception forte n’a eu de cesse de porter et de transmettre. Peu d’esbrouffe, aucune démagogie, de la curiosité et de la rigueur. Un énorme travail de préparation et de cohérence tout au long des ces différentes formules. L’Inépuisable des sujets envisagés avec une vue dynamique et transversale. Du direct de très grande classe dans des lieux pour la plupart ouvert, Cluny, Bouillon racine, El sur…, avec une tenue dans la langue usitée qui aurait pu faire passer cet épisode inavouable à l’aune de l’objet archéologique ou du fossile difficilement datable. Des émissions confectionnées comme autant d’ilots de résistances. Est-il pertinent d’affirmer que Jean Lebrun fait partie des plus grands journalistes. Oui, sans l’once d’une approximation. Son parcours, assez original en est déjà la confirmation. De la Presse, Combat, La Croix et Esprit, à la Radio publique. Eveilleur de la parole citoyenne, Maternologue des pensées et gestes discrets de la société civile, me risquerais-je à dire ! Je le relierai volontiers au grands absents de la programmation actuelle, pour des causes toutes opposées évidemment, M. Bydlowski et Antoine Spire. N’oublions pas cependant le caractère d’incubateur des émissions de ce vénérable ancien pour tant de jeunes journalistes. Un dénicheur au sens aigu. Savoir s’entourer est la qualité première des esprits assez féconds. L’écoute et la curiosité irréfrénable, sur un fil dansant, dans le jeu même de l’improvisation…
Dorénavant, Jean Lebrun se tourne souverainement vers d’autres aventures de natures plus exécutives. Le corps et l’esprit ne font qu’un. Deux éléments qui doivent tenir la distance. Nul doute qu’il pourrait sévir à nouveau sous un profil d’ordre hebdomadaire ou mensuel. Les échanges en cours et tractations avec la direction actuelle ne saurait trop suspendre le temps sur ce nouveau rôle à figurer.
A Jean, tous les honneurs de la République des Idées et des Citoyens. A l’équipe de production et de réalisation.Une formule à partager avec le très cher P.Rosenvallon, invité valeureux s’il en est.
17 juillet 2008 à 13:39
bonjour jean lebrun,
comme les autres je sus effondrée d’apprendre que c’est la der des der
depuis culture matin , je vous écoute et cesse toute activité pour avoir de vraies informations
le “départ” de miguel benassayag, m’avait écoeuré, merci laure adler, (de gauche ?)
j’espère vous retrouver, inch allah, je vous fais confiance pour défendre le NIVEAU plus qu’en baisse de FC, si vous en abez la libeté, pardon j’abuse d’un mot qui devient suspect dans ce sytème de flicage
ne vous comparez pas à PPDA, vous êtes au-dessus de la mêlée paillettes ,yachts, et minettes
avec toute mon admiration
michelle
17 juillet 2008 à 14:13
bonjour, et au revoir. Pour mon plaisir personnel, je déplore votre départ de l’antenne. Mon attachement à votre voix et à votre animation (j’avais assisté avec bonheur à un enregistrement à Blois) ne relève pas du fétichisme. Mais je suis un peu triste de constater que, même sur France culture, les animateurs et les journalistes avec une solide culture générale se font moins entendre au profit des experts qui sont certes cultivés et agréables mais n’ont pas l’universalisme qu’on pourrait attendre de la culture. Un reflet de l’époque, sans doute. Et donc, c’est aussi pour cela que votre départ vers des activités de production me remplit d’espoir. Votre présence parmi ceux qui façonnent la radio de demain fait de vous un résistant dans la place, un poste avancé, un phare que nous tenterons de rejoindre, nous autres fantassins de la connaissance. Ne nous abandonnez pas.
17 juillet 2008 à 14:33
Jean, j’ai voulu me joindre à tous ces auditeurs qui regrettent votre départ, pour vous dire simplement merci et que la suite, qu’elle soit différente soit plutôt meilleure, je l’espère, même si l’on n’entendra plus votre voix à 18:30.
Nelson
17 juillet 2008 à 14:34
cher Jean Lebrun, quelle émotion à la lecture de votre texte…on y retrouve la sincérité et la chaleur de vos émissions. on y perçoit le poids des contraintes de cet exercice quotidien.
comme les hivers de Strasbourg vont être tristes et fades..
merci pour vos ouvertures sur le monde, pour cette curiosité qui nous faisait suivre chaque émisson même si le sujet nous paraissait…inoui!
merci pour votre curiosité, pour votre professionnalisme, vtre écoute attentive, la tête légèrement penchée et ce sourire de vos yeux…
merci aussi de nous avoir fait connaître ces jeunes journalistes qui apportaient un autre regard
on sentait une grande “humanité” dans votre émission.
il nous a été difficile de prendre le petit déjeuner sans vous pendant des années…
maintenant les préparatifs du dîner seront plus ternes…
nous vous attendons à une autre heure
merci et bel été
Michèle
17 juillet 2008 à 15:07
Merci! Pour ces riches heures, en espérant vous entendre encore, (comme dans l’émission d’E. Laurentin), deviner votre présence dans la grille de cet automne, et vous lire…
17 juillet 2008 à 16:52
Cher Jean,
J’aimerais bien t’écrire un longue lettre pour un bref adieu.
Mais tu sais que je te regretterai beaucoup. De culture matin à travaux publics j’ai toujours adoré ta parfaite connaissance des dossiers, ton humour corrosif ;
Au Centre culturel franco-allemand le soir j’allume souvent France Culture sur internet pour écouter ta voix devenue si familière.
Certains stagiaires ont pris la même habitude.
Tu connais la maison on sera ravi de t’y accueillir quand tu le souhaiteras.
Je t’embrasse
Bonne route.
Que les dieux te soient favorables.
Robert
Robert Walter
Directeur
Fondation « Centre Culturel Franco – Allemand »
robert.walter@ccf-ka.de
info@ccf-ka.de
17 juillet 2008 à 18:01
Cher Jean Lebrun
un grand merci d’avoir su, pendant tant d’années, faire une radio où ceux qui parlent et ceux qui écoutent sont respectés, et d’avoir pris pour le faire des chemins si inattendus et souvent jubilatoires.
17 juillet 2008 à 18:10
Cher Jean Lebrun,
Voici des années que vous ponctuez, non pas chaque début de soirée de mes semaines, mais nombre d’entre elles, et que je me réjouis de votre impertinence, de votre joie et de votre humble et caustique simplicité.
Voilà des années que je me dis : vivement que j’ai le temps d’aller assister à Pot au Feu, d’abord, Travaux Publics, ensuite.
Voilà des mois que je me dis : il faut à tout prix que j’aille filmer Jean Lebrun en province pour mon blog (en préparation) consacré à la France que j’aime.
Certes, je comprends que vous fussiez attiré par le calme relatif des étages décisionnaires de votre antenne, et j’ai espoir que vous saurez nous étonner au poste que vous occuperez ; cependant, je dois l’avouer : grande est ma frustration ! Qui, maintenant, saura répondre avec impertinence et toutefois respect aux grands comme aux petits ? Qui saura débusquer une belle âme dans tel village ou telle rue ? Qui saura instiller ce doux esprit de résistance à l’esprit du temps, sans courage ni passion ?
Mais j’en arrête ici. A quoi servirait les regrets ? Souhaitons plutôt ensemble que vous continuerez à nous enchanter, fût-ce d’une autre manière, et que vos remplaçants hériteront de cette curiosité amusée qui manque à notre pays ces temps-ci…
Très cordialement
C. Sauvenay
17 juillet 2008 à 18:15
Merci pour votre attention chaleureuse et vos vastes horizons de culture matin à travaux publics
17 juillet 2008 à 18:19
Comme tous ceux ou presque qui vous ont écrit déjà, je donnerai du “Cher Jean Lebrun”. Mais je m’en tiendrai là, tout n’a-t-il pas été dit ? Vous nous manquez déjà. Merci.
donc:
Cher Jean Lebrun
Vous nous manquez déjà.
Merci.
Je ne résiste pas à un post-scriptum, toutefois:
PS : et si vous rassembliez toutes vos émissions, Culture-Matin, Pot-au-feu, Travaux Publics, dans une collection audio ? s’il vous plaît…
17 juillet 2008 à 18:23
cher jean lebrun
23 ans c’est vrai ? je me rappelle vos compagnons du matin, Georges Walter (7.40) puis Annie Daubenton, puis Emmanuel Laurentin qui vous succède à Pétrarque, les premières Rencontres, c’était 85 ou 86 ? JLE qui a officié au noble Café de Cluny avant qu’on ne vous chasse vers le Bouillon Racine … … votre visite à Olivier Denré retiré un temps dans le Jura, que de souvenirs, quelle richesse grâce à vous … et ce goût de la Liberté, avec sept majuscules même ! merci … allez un ban pour les malouins …
17 juillet 2008 à 18:23
Cher Jean Lebrun,
de Saint Nazaire un amical salut, et un grand merci.
Christian.
17 juillet 2008 à 21:15
Alors vous partez faire le tour du monde?
A Saint Malo revenez [nous] sans naufrage.
Je sors mon grand mouchoir blanc,
bon voyage et bon vent, cher Jean Lebrun!
17 juillet 2008 à 21:18
Cher Jean,
Au contraire.
Vous étiez le meilleur des journalistes et le fait que vous partiez laisse une grande place pour former la permanence du Sarkozisme dans les esprits et dans les éducations informatives.
J’espère de tout coeur que vous allez revenir sur votre décision, et s’il faut faire des pétitions, nous les ferons.
Je venais très régulièrement, et ces derniers temps, à cause de mon travail, je me disais qu’à la rentrée, j’aurais un bonheur immense que de vous y retrouver.
J’ai du mal à voir le paysage médiatique dans l’utopie médiatique qu’est (oui, au présent, toujours) votre émission. Je suis très déçu par votre pessimisme, que je ne trouve pas de bon aloi; les excuses de Sarkozy n’y seront pour rien, il doit y avoir d’autres raisons à cela.
La radio, ni même France Culture, ne sera jamais plus comme elle l’a été - en décalage sur le temps et les impératifs des médias de notre “système”, un îlot de ce que l’on fait le mieux en France : des “Intellos” qui croient toujours en la puissance des idées; se couchant tard le soir pour lire des livres sans rapport direct de nos préocupations;
et surtout - là est bien l’essentiel - un viatique de l’impertinence, la meileure, la seule qui devrait à jamais exister: celle intelligible, cultivée, même pédante, par delà toutes les frontières de la politiques, de la science, et de la sacro sainte morale.
Vous êtes et restez pour moi une image de la “posture critique”. Et vos Jérémiades contre le petit n’y feront rien. Je garde en mémoire cette photo, cette courbure du corps et de l’Esprit,
Vous souhaitant nous revoir de sitôt…
David C.hopin
17 juillet 2008 à 21:23
Ah! Vous partez déjà! Quel dommage!
17 juillet 2008 à 22:01
Cher Jean LEBRUN,
Vous avez très bien dit - comme d’habitude - ce qu’il fallait dire, au moment où vous décidez de quitter l’antenne de France Culture.
Ils - les auditeurs ayant déjà laissé un commentaire - l’ont bien dit également, et peu importe qu’ils ne soient pas 45.000 : volontairement ou non, vous avez fini par faire partie de notre famille. On se sent tous orphelins, même les plus jeunes d’entre nous.
Je ne suis qu’un vieux - beaucoup plus que vous ! - a qui vous avez quelques fois tendu le micro, pendant une de vos émissions, depuis “Culture Matin” jusqu’à “Travaux Publics”. Les bons petits matins du bon vieux temps (avant que Laure Adler ne vous ait offert un oreiller), quand on allait prendre, une fois les micros fermés, le café au bistrot du coin, avec toute votre équipe.
Bon, j’ai eu le plaisir de vous voir encore à Nantes il n’y a pas trop longtemps. Il faudra que je me console de votre départ. Très dur !
Assez (je vous l’entends me le dire), ce n’est pas un enterrement ! Alors, tâchez de bien vous amuser là où vous serez.
Merci, merci, merci !
Paul Naegel
17 juillet 2008 à 23:23
J’ai 38 ans. Je vous écoute presque tous les jours depuis 20 ans.Je suis un anonyme rencontré à Saint-Dié les Vosges, mais où n’êtes vous pas allé? Au temps des géographes de cabinet, vous eûtes été Marco Polo. Je vous souhaite le meilleur pour la suite, et longtemps je me demanderai “que fait-il de ses journées maintenant, le Jean Lebrun qui les passait à préparer ses fiches?”. En revanche vous êtes toujours à mes cotés pour la (dé)formation de pensée que vous avez distillée pendant 20 ans: l’esprit de contradiction, de joyeuse contradiction, se faire parfois gentiment l’avocat du diable pour finalement lui tirer la queue. Un rêve mimétique: vous embrasser sur le sommet du crâne, comme après une grande victoire de football…
17 juillet 2008 à 23:31
Merci Jean
Pour la leçon de convivialité
Mon meilleur souvenir: la découverte de poètes et de leur univers
Le plus mauvais: une émission sur le thème du son et la musique avec un invité d’un niveau de connaissance lamentable
J’espère que d’autres émissions viendront, pourquoi pas nous faire découvrir des personnages-poètes au fil des chemins de France.
18 juillet 2008 à 5:03
j’étais hier à la dernière émission…aux Ursulines. cafard,perte d’une voix amie depuis des années. Gravité et gaité,avez vous dit. C’est ce que j’ai tellement aimé ,jour après jour.
18 juillet 2008 à 5:04
Tant d’années de petits matins et, en soirée, tant de bouchons au péage de Mantes qui ne furent pas tout à fait perdus grâce à vos émissions. J’ai passé un grand bout de temps à savoir jusqu’à quel point nous étions contemporains jusqu’à ce que je comprenne au fil d’indices glannés dans les blagues de vos jeunes collègues que j’étais le plus agé.
Partir faire quelque chose qui vous interesse : je vous envie
18 juillet 2008 à 5:13
Vous nous donniez le pouvoir de dire “je”… aprés faut qu’ça suive… démocratie oblige…vous en étiez le généreux et intelligent garant.
Puissiez vous pouvoir nous laisser le plus longtemps possible votre blog ouvert.
Je suis sûre de n’étre pas la seule à avoir encore des choses à vous dire.
Les anciens auditeurs pourraient aussi davantage discuter entre eux.
Il faut du temps à la parole…surtout aprés une grande tristesse (Poï, poï, poï…)
l’espace, l’écoute… Une relation avec les êtres et les choses et la poésie peut s’exercer. Vous en étiez le médiateur.
A plus tard.
18 juillet 2008 à 6:55
bonjour jean, j’aurai envie de dire bonjour pour toujours, pour toujours avoir dans l’oreille l’accordéon de marc peronne ou pour savourer votre émission dans une cabine téléphonique de concarneau pour interviewer scarlett le corre. nous avons à nous tous auditeurs tant d’histoires à raconter, VIVANTES et pas du tout racornies. votre sortie vous correspond et ressemble aussi à cette émission où vous nous aviez donné à entendre le panache de Le Toumelin (je me trompe peut etre de naviguateur)qui passé la ligne d’arrivée de course… prend le large sans le fourbi de la pompe. belles vies au pluriel jean si singulier.fanch
18 juillet 2008 à 8:18
Cher Jean
Je n’ai jamais osé vous appeler ainsi à l’occasion de nos brèves rencontres mais il est peut-être encore temps…
C’est un peu une partie de notre petite histoire qui va se perdre ; c’est sans doute une partie de votre vie (à vous et à votre équipe) qui se perd.
En y repensant, il y avait dans l’alchimie exaspérante de Travaux publics quelque chose de précieux que j’inclinais parfois à dégommer : donner une certaine parole à d’autres que ceux pour qui c’est un privilège réservé (certes parfois leur seul privilège dans ce pays où l’on s’acharne à abolir l’abolition des priviléges)
Mais donner une certaine qualité de parole : pas plus les éructations des “djeuns” dans leurs radios de djeuns que la réthorique des ci-devant croniqueurs et autres hagiographes d’eux-mêmes, de leurs maîtres, de leurs clônes.
On nous a promis la liquidation de 68 ; on nous sert par surcroît et plus gravement la liquidation de 1945 ; la liquidation de travaux publics est une (modeste) pierre à l’insidieuse restauration.
Je n’avais pas saisi en quoi Travaux publics étaient une trace fragile d’un “état de grâce” qui, nous, notre génération (sic), nous a sans doute effleuré autour de 1968. Vous risquez de ne pas souscrire à ce point de vue !
Je n’avais pas saisi en quoi Travaux publics renouvelait tans bien que mal la magie d’une TSF où l’on pouvait partager l’écho de ses propres rèves.
Bon je vais devoir écouter philippe Meyer (non je plaisante)
18 juillet 2008 à 10:19
Salut Jean. Quel bonheur que tu t’en ailles …. et que tu restes ! Te voici dirol de FC ! Ou presque. Donc on n’aura jamais de pub sur FC ! Merci Jean !
On s’attache, hein! Un Lebrun qui quitte l’antenne c’est un camarade qui part pour trop longtemps. Toi et ton équipe vous nous avez ravis : merci pour l’(im)pertinence, la CURIOSITE, la liberté et l’écléktisme. Ces caractéristiques nous manqueront sur une antenne avide d’archives de débats et de reportages.
Après Voinchet, Averty et B. Jérôme ta voix va fuir les ondes des bizarres auditeurs de FC. Pour la dernière fois ce soir (quel audimat en perspective !)…
Puissiez,-vous, toi et ton équipe, prendre soin de ce ton qui nous était si cher de cette curiosté énorme et salutaire qui chapottait chacune de vos émissions.
Restent Angelier, Chaslin, Vestein et deux ou trois jeunes.
Dans tes nouvelles fonctions, veille bien au grain, cher Jean. Que FC demeure la plus passionnante et les plus énervante des chaînes, OK.
Merci pour la liberté, Jean.
PS : quand tu seras dirol, fais un truc pour moi : dis aux type de Tout arrive de cesser leur snobisme culturel. Ils sont insupportables (propose-leur d’aller au Masque et La plume).
KeNavo
18 juillet 2008 à 11:18
Bravo et merci pour ces merveilleux moments de radio. je devrai vivre à présent avec le regret de n’être jamais allé à El Sur voir de mes yeux l’acrobate au travail. Ce talent là ne se rencontre pas si souvent dans une vie. que la votre soit encore longue et puisse votre travail à la direction de l’antenne vous apporter satisfaction. N’hésitez jamais à revenir à l’antenne. vous me manquez déjà infiniment.
18 juillet 2008 à 11:29
Mais alors, qui va nous reposer les oreilles de tant d’expressions-clichés, de tout le vocabulaire branché et de tant d’incorrections entendues au long de la journée sur France-culture???
Merci Jean Lebrun pour toutes ces riches heures!
18 juillet 2008 à 12:03
Je ne suis cette émission toujours enrichissante que depuis 6 ans (pas le loisir de l’écouter auparavant et le podcast n’existait pas…) M. Lebrun merci pour ces 6 années et méditez cette citation de Giono : “La mort attrape d’abord ceux qui courent” et vous avez suffisamment couru… Donc RELAX !!!
18 juillet 2008 à 12:49
quel dommage que mes billets ne passent pas pour vous exprimer toute ma tristesse et la honte que j’ai de nos nouveaux dirigeants
quand à yann, je le plains pour sa médiocrité
trop amicalement à toute l’équipe
murielle
18 juillet 2008 à 13:29
Très cher Jean Lebrun,
Vous arrêtez aujourd’hui, et c’est mon anniversaire. C’est le pire cadeau que j’aie jamais reçu. Même aujourd’hui où je prends un an, je reste une auditrice assez jeune pour une ménagère de moins de cinquante ans (31) et je vous assure que vous êtes le seul animateur de radio que j’aime vraiment pour tout ce qu’il fait et dit (les autres, j’aime parfois leurs invités). Comment vais-je supporter sans vous l’horrible créneau de 18-20h où je m’énerve entre cuisine chambres et salle de bain (j’ai des enfants en bas âge, hum). Votre humanité, votre humour, votre façon de taquiner les gens en permanence me faisaient vraimen