Silence, le blog de Travaux Publics va couler. Sans doute les plongeurs les plus malins du net pourront-ils le retrouver sous les eaux et les fureteurs dénicher en librairie le petit livre collectif issu de notre équipe, “Le journalisme en chantier”, édité par une maison au nom marin, Bleu autour.
Qu’on se rassure, ce sabordage est parfaitement organisé, avec le concours des meilleures compagnies d’assurance. Pour ma part, je suis tranquillement installé à quai. J’ouvre, dans peu de jours, un blog que je rédigerai dans le confort de nos bureaux et qui va prendre naturellement le relais de celui qui se clôt. J’y raconterai comment les émissions que je contribue à préparer, notamment “A voix nue” et “Sur les docks”se préparent, comment, en somme, elles s’arment.Et comment, ensuite, elles reviennent à bon port, et dans quel état. Aucun de mes aiëux n’a rassemblé assez de moyens pour devenir un vrai armateur mais je me souviens que certains étaient capitaines, d’autres, charpentiers de marine ; l’un d’entre eux a même participé à la construction du dernier “Pourquoi pas?” du commandant Charcot…
Pourquoi pas, donc, un “making-of”? Non ! C’est le titre d’une rubrique quotidienne de “Libération”! Le blog s’intitulera “Quai de Seine”. La vignette qui l’illustrera représentera un capitaine bougon, lequel regardera d’un oeil vigilant les bateaux qui appareillent… Premier départ le lundi 12.


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9 janvier 2009 à 20:53
Words, words, words…. Je , je, je… Mais pourquoi faut-il que cette radio, et que ses stars de producteurs soient si bavards ? Ce que l’on attend de vous, Jean Lebrun, si vous permettez, c’est que vous *fassiez*, non que vous orniez de mots et d’images poétiques un travail dont nous n’avons pas encore la teneur. Pourquoi s’intéresserait-on davantage au “making of d’une émission”, à ses coulisses ou à ses petits à -côtés, plutôt qu’à l’émission elle-même ? Qu’a-t-on besoin de savoir comment se fait un À voix nue si celui-ci est mauvais ? Donnez plutôt aux auditeurs qui écoutent France Culture depuis peu des éléments et des critères pour savoir “auditer” avec pertinence.
Mais non. On continue, Ã FC, de confondre l’ombre et la proie.
Les auditeurs peuvent juger *seuls* de l’élaboration d’une émission, car le résultat n’est que trop perceptible pour qui n’écoute pas passivement. C’en est d’ailleurs fort triste pour certains néo-prod.
Nous jugeons seuls, et sur pièces. Foin de bavardages. Des faits. Du travail. De la qualité. De la diversité, s’il-vous-plaît. De l’imagination. Faites votre travail de radio, à l’antenne, où il doit être fait, et laissez-nous faire le nôtre…
Cordialement
9 janvier 2009 à 21:36
Au delà de la ligne d’horizon … autrement à découvrir ?
Va pour “Quai de Seine” avec l’an neuf.
Cordialement
Ch.
10 janvier 2009 à 14:46
Bonjour,
Eh bien, cher Jean, quelle mise en scène pour ces adieux qui n’en sont pas! “Je quitte cet endroit, pour en retrouver un autre, où je pourrai me raconter, tout comme avant, et où, surtout, vous pourrez trouver un lien pour acquérir mon livre (disponible dans toutes les bonnes librairies participantes, ou par courrier à …). Ainsi, je vous quitterai, cher auditeurs, pour vous retrouver dans la pièce à côté, où tout recommencera, et où nous valseront la Valse des Adieux qui n’en sont pas, padam padam padam… Et je continuerai à vous dévoiler les révélations des dessous des coulisses des émissions que nous réalisons, ma pipe d’intellectuel et moi… (car je suis un grand homme de radio, savez-vous?).”
Franchement, vous ne vous lassez pas de ce star system que vous entretenez autour de vous? D’abord la comique dernière de Travaux Publics, puis l’appel massif à lettres d’amûûûrs d’auditeurs sur ce blog, et puis ces non-adieux lyriques! Vous savez, tout ce qu’on vous demande, c’est de faire de la radio, et pas de jouer les coffrets DVD Collector, avec bonus, interviews des créateurs, bêtisier, scènes coupées, making off etc… Quelle est l’étape suivante : une statue en granit de Perros Guirec, haute de 30 mètres, vous représentant juché sur un tabouret de bistrot, brandissant votre pipe et votre regard d’avenir fermement rivé sur votre nombril?
Il n’y pas si longtemps, la radio, c’était tout simple, il suffisait d’apprécier un sujet original, une voix unique, une atmosphère, un apprentissage, une découverte… Et tout cela se faisait sans qu’on se soucie le moins du monde de la trombine des producteurs, de leurs états d’âmes, de leurs heures de préparation pour l’émission, de leurs divagations obsessionnellement narcissiques (vous vous souvenez, pour la dernière de Travaux Publics, quand M. Garrigou Lagrange fit taire tout le monde pour que l’on puisse vous entendre allumer votre pipe? Je m’étais étranglé de rire en écoutant cette opérette copinante et tragi-solennelle, snif).
Tout ce que l’on vous demande, cher Jean, c’est de faire de la radio, et pas de bavarder dans la cuisine. On ne vous demande pas comment vous avez épluché les légumes, quelle a été la température du four, comment votre soufflé n’est pas retombé etc. Alors faites-donc votre travail : creusez-vous la tête pour trouver des sujets originaux (France Culture est en pleine crise de sujets et ne semble pas vouloir sortir des obsessions monothématiques des causes à défendre, alors essayez donc de secouer tout cela et d’innover un peu), travaillez dur pour mettre ces sujets en forme, et diffusez-les. Les crises et les états d’âme qui accompagnent tout cela n’intéressent que vous (et éventuellement vos proches et quelqu’uns de vos collègues).
Je sais que vous avez été un homme de radio avant de faire vos émissions de comptoir, alors s’il vous plait, remettez-vous au travail! On vous écoutera, sans indulgence, sans culte de la personnalité, et vous serez jugé à la qualité de votre travail, comme n’importe quel employé de Radio France. Peut-être qu’un jour, de nouveau, le nom de “Jean Lebrun” sera associé à une certaine forme de radio exigeante, originale, imaginative, sans faiblesse technique… A vous de refaire vos preuves après ces quelques années d’errements, et de faire vos adieux au Jean Lebrun narcissique, bateleur, démagogique et répétitif que vous nous avez fait subir.
Bien à vous,
Yann
10 janvier 2009 à 23:54
Je découvre et votre livre et la promesse d’un nouveau blog deux bonnes raisons pour voir l’avenir plus joyeux.
Merci
13 janvier 2009 à 16:21
Je vois sur le site de Sur Les Docks que vous continuez, cher Jean, avec ce narcissisme lyrique qui vous obsède, à coup d’entretien solennel entre vous et Pierre Chevalier. On dirait que vous ne savez pas occuper une fonction sans d’abord jouer les Victor Hugo radiophoniques… Jean Lebrun, ou la légende des siècles.
On serait tenté de vous demander de faire votre travail, de nous surprendre avec des sujets originaux, de nous faire profiter de l’addition des éruditions présentes à France Culture, mais qu’avons-nous aujourd’hui sur les Docks? De la nostalgie universitaire d’arrière-cuisine, de la tendresse pour un certain communisme intellectuel, des souvenirs sans intérêt, du bavardage d’entre-soi.
Je crois que le renouveau à France Culture, la redécouverte d’un certain art de la connaissance par la radio, ne passera pas vous, cher Jean, à moins que vous ne choisissiez de vous débarrasser de cette montgolfière qui vous sert d’égo, et de ce goût pour le bavardage parisianiste. Qui pensez-vous intéresser? Vous devriez, avec la rente de votre fameux livre, en vente partout, lancer votre propre station de radio : Radio Saint Jean, un média hagiographique et auto-centré. Il y a sans doute une niche parisienne pour ce genre de produits.
Yann