Le dernier livre de Jean Lebrun - “Le journalisme en chantier”  sera presenté à El Sur, 35 boulevard St.Germain, à Paris, le 4 novembre a 18h. Avec Jean Lebrun et Alexis Ipatovtsev.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies, directement ou par commande. Il vient de paraître aux éditions Bleu Autour …

Présentation de l’éditeur :
« Au terme d’un voyage radiophonique au long cours,
ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l’avenir, un journalisme actif », écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd’hui peut-être anachronique.
Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l’Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l’hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs déÂsormais. Les temps changent, sans qu’il faille désespérer d’un artisanat nouveau.

 A l’occasion de la dernière émission que Jean Lebrun vient d’animer depuis El Sur avant de prendre la route des festivals et de mettre un terme à l’aventure Travaux Publics, il m’est difficile d’écrire quoi que ce soit … l’émotion, sans doute … Alors, comme souvent, lorsque l’émission a lieu, je suis, chez moi entre la cuisine et le bureau, à ajouter au compte goûte liens ou biblio sur le site de l’émission … Ce soir,  impossible pour moi d’assister à  cette dernière à El Sur, ma petite famille qui vient de s’agrandir avait besoin de ma présence à la maison, c’est donc avec tendresse que j’ai écouté, ce dernier rendez-vous argentin et parisien … Difficile d’en écrire plus … Peut-être dans quelques jours … Alors pour marquer le coup, je laisse, avec grand plaisir cet espace “virtuel” à Sophie Berger qui vous propose de partager avec elle sa photographie personnelle du lieu … Merci à elle …
Au Café El Sur
Des pensées remontent à la surface au rythme des bulles qui se pressent contre la paroi d’un verre de bière argentine. On repense à l’article du journal que l’on vient de refermer. En écho, un autre journal, celui de France Culture. Il est 18h20 au Café El Sur. De petits paquets de gens par petites tables. Un Å“il sur le boulevard, une gorgée de bière. On repense à ce que l’on pourrait avoir envie de dire sur ce que l’on a lu dans le journal. On saurait de quoi on parle, on a l’expérience du terrain. Oh, bien sûr, il y a les blogs ou les « post » de nombreux médias sur internet, mais il faudrait oser y aller, poser noir sur blanc des mots qui apparaîtraient à l’écran… On ferait entendre la fanfare quand on hésite à sortir la flûte à bec. Alors on sait qu’on va se taire, à moins que… Lire la suite »

Préparant toujours actuellement pour la grille d’été de France Culture, plusieurs émissions sur l’histoire des séries télévisées américaines, j’ai pris un peu de recul du côté de Travaux Publics. Je cède donc volontiers ma place, sur ce Blog à d’autres collaborateurs de Jean Lebrun. Toutefois, il y a plusieurs jours, le temps d’une journée j’ai pu orchestrer pour Jean Lebrun au côté de Valérie Beaumont, Sophie Montagne et Laurent Rousseaux, une émission réalisée dans le Perche. Pour aller plus loin, je cède, cet espace à Valérie Beaumont (photo ci-contre) où elle nous parle justement de Travaux Publics et en particulier de son séjour dans le Perche pour l’émission du 28 mai 2008 …
Le Perche par Valérie Beaumont
Le rythme pressé des pas qui martèlent le sol, les talons qui claquent métronomiquement, une routine radiophonique à maintenir, la même chaîne, inlassablement, l’ascension de l’immeuble, sans sherpa, une fleur de trop dans le tapis et les courses qui dégringolent jusqu’au premier. Le blasphème n’est pas loin des lèvres. Je vais rater les premières minutes de ce qui sonne le début d’un rituel quotidien: le débouchage d’une bouteille, l’aiguisage du couteau, l’étalage des ingrédients nécessaires à la préparation du repas du soir et l’allumage du poste de radio posée au-dessus de ma tête, entre le thé vert, le bol-pamplemousse et la poupée vaudou des bayous. Lire la suite »

Préparant actuellement pour la grille d’été de France Culture, plusieurs émissions sur l’histoire des séries télévisées américaines, j’ai pris, quelques temps, un peu de recul du côté de Travaux Publics. Je cède donc volontiers ma place, sur ce Blog à d’autres collaborateurs de Jean Lebrun. Ce soir, un billet signé Sophie Berger (photo ci-contre) qui a eu la charge et l’honneur de préparer, en peu de jours, l’émission du 4 juin 2008 sur Yves Saint Laurent …
Yves Saint Laurent et la mémoire de la voix
Faire une émission en hommage à Yves Saint Laurent après la nouvelle de son décès semble s’imposer tout en même temps que naît le sentiment que le moment offre l’écueil de l’émotion et de la canonisation hâtive. Comment en parler sans que la mélodie ne sonne définitivement faux ? Comment assembler quelques notes qui donnent corps à celui qui n’a plus vie ? C’est peut-être moins aux proches, aux nombreux hommes et femmes qui s’empressent de parler d’ « Yves » et de jouer la comédie du merveilleux à l’imparfait, peut-être moins à ceux-là , qu’à celui-ci qu’il faudrait donner voix. Celui-ci ?  Peut-être serait-il un peu plus juste d’écouter seulement, le temps d’une émission, Yves Saint Laurent lui-même, dont la voix se déroule en bobines dans les couloirs de l’INA. Lire la suite »

Résumé de l’épisode précédent : Je me suis aventuré, il y a quelques jours sur un terrain glissant : l’évocation d’une émission appréciée pendant mon enfance “Winnie l’Ourson”. EZ, auditrice historique de France Culture, me l’a bien fait remarquer. Curieuse image que celle que j’ai pu donner, d’un collaborateur de France Culture, pauvre adulescent, larme à l’Å“il, évoquant sur ce blog ses petites madeleines télévisuelles. Pourtant, j’assume sans rougir mon billet précédent et je crois profondément en la force de ces programmes dans nos histoires personnelles - qu’ils soient télévisuels ou radiophoniques - et que l’on aime retrouver comme autant de repères quelques années plus tard …
- Télé … transmission - Episode 2 -
 Pour répondre plus longuement à la question que certains d’entre vous doivent se poser, en particulier EZ, mais pourquoi donc parler sur ce blog de mon goût pour la télévision et les séries télévisées en particulier ?
Je vais tenter d’y répondre. Lire la suite »

Enfant, j’ai eu, assez tôt, les yeux rivés sur un écran de télévision au grand dam de mes parents et de mon père, en particulier, qui n’hésitait pas à débrancher ce malheureux outil cathodique pour des séjours plus ou moins longs dans le grenier de la maison. Déjà donc, enfant, je suivais avec passion au fil des semaines, aux travers d’épisodes quotidiens ou hebdomadaires les aventures de mes héros préférés. Un peu au même titre que mes lectures régulières de Fripounet qui m’entraînaient au cÅ“ur des histoires dessinées de mes héros favoris, le dimanche après-midi, sur Antenne 2, je ne manquais pour rien au monde mes rendez-vous télévisés avec Magnum, Mac Gyver ou encore Colt Seavers.  Honteusement amoureux de Samantha Michelli de la série Madame est servie, je me demandais parfois aussi pourquoi diable Mike Seaver de Quoi de neuf docteur n’était pas mon frère ou un ami.Bref, à la télévision, certains héros ont su très tôt créer un lien fort avec moi, simple téléspectateur. Les personnages dont je suivais les aventures s’invitaient chez moi et m’accompagnèrent pendant des mois et des années. J’ai grandi et vieilli avec eux. Et je n’en suis pas mécontent. Lire la suite »
Juste après l’émission que nous réalisions, ce soir, à Pau sur les Médiathèques, je reçois dans ma boîte mail un curieux et intéressant texte de Sylvain Souklaye, l’un des collaborateurs de Travaux Publics. C’est donc, depuis mon hôtel équipé du Wi-Fi (ouf !), situé à quelques pas du Château de cette ville qui attend depuis 2003 - au moins - la naissance d’une médiathèque digne de ce nom que je découvre donc ce billet inspiré que je vous propose de lire un peu plus loin.
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Parfois, ici, dans ma petite zone personnelle sur le Blog de Travaux Publics, je souhaite vous proposer, sous la forme d’une courte chronique sonore (de 2 à 4 minutes) de vous faire découvrir l’univers d’une série dont on parle beaucoup dans les médias comme des productions “novatrices” ou encore “jamais vue”.  Pourtant, les séries dont je souhaite vous parler sur ce Blog, dans le cadre occasionnel de ce que j’appelle “Généalogie d’une série“, n’ont rien de si novatrices. Si elles s’inspirent des productions déjà produites par le passé, elles n’en sont pas moins brillantes et intéressantes.  C’est la cas de Dr House qui rend hommage ouvertement et avec brio à des oeuvres plus anciennes, séries mères ou séries soeurs, tout en créant un univers singulier. Lire la suite »

En cette journée d’ouverture officielle des Blogs de France Culture, Jean Lebrun propose dans Travaux Publics une émission consacrée à l’intime et à “l’extime”. Il reçoit, à El Sur, pour en parler Philippe Lejeune, spécialiste de l’autobiographie et auteur de Journal intime : histoire et anthologie (Textuel). En contrepoint, sur ce blog, je reprends la plume et contribue, à ma manière, au sujet de l’émission de ce soir.
Sans trop me dévoiler, ici, je vous propose donc, une rapide présentation de quelques feuilletons télévisés qui utilisent, comme élément narratif, les codes du journal intime. Or, en téléfiction, c’est par l’utilisation de la voix-off que les créateurs de séries expriment les sentiments complexes et cachés de leurs héros. Par ce biais, simple et efficace, les propos tenus « en off » par les personnages révèlent ainsi des facettes méconnues et secrètes de leurs personnalités. Cette méthode présente pour le scénariste plusieurs intérêts. D’abord, elle permet au téléspectateur de se rapprocher de la vie fictive et évolutive du personnage principal, qui nous guide au grè des épisodes dans les méandres de son univers et de ses états d’âmes. Par ailleurs, elle aide l’auteur à mettre en place une structure narrative implacable qui donne un ton singulier à sa production. Lire la suite »

Tous les lundis soirs de décembre, Canal + poursuivait, après de nombreuses productions prometteuses Engrenages, Mafiosa et Reporters, son travail de rénovation de la série télévisée française en proposant La Commune. D’un autre côté sur France Télévisions, France 2 et France 3 poursuivent, elles aussi, à leur manière, la reconstruction d’un genre longtemps considéré comme moribond. Elles tentent, tant bien que mal, de changer l’image de leurs productions maisons avec, en particulier deux productions notables. Le réveillon des bonnes est diffusée tous les jeudis, jusqu’à Noël, sur la chaîne des régions et Fais pas ci, fais pas ça série de France 2 - dont je vais reparler prochainement sur ce Blog - qui vient de terminer, après 12 épisodes pétillants, sa croisière télévisuelle.
Proposer ici une critique comparée de la Commune et du Réveillon des bonnes est impossible tant elles évoluent chacune à leur manière dans des univers propres. Par contre, toutes deux illustrent, à mon sens, avec pertinence, le tournant qu’opèrent actuellement les diffuseurs et les producteurs en matière de série télévisée : tenter de réduire l’écart existant entre leurs productions maisons et les séries américaines tant appréciées par le public.
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